Résistance française à l’oppression : Les différentes définitions en fonction de l’époque

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La résistance politique à un régime en place à de tous temps été considérée par ce dernier comme un mouvement terroriste criminel. Ce qui se passe avec les gilets jaunes aujourd’hui n’est qu’un “rermake” mis au goût jour de la résistance française face à un pouvoir dictatorial que les Nazis imposaient lors de la seconde guerre mondiale.

En effet :

Je vous rappelle que la résistance française des années sombres de la dernière guerre mondiale était considérée par le régime en place de l’époque, le régime Pétain, collaborateur faisant preuve d’allégeance au régime Nizi  comme étant déviante et terroriste aux intérêts de la république.

Ces terroristes sont aujourd’hui et en toute hypocrisie, ovationnés et décorés par les gouvernements qui se succèdent depuis des décennies.

Ils sont représentés comme étant les libérateurs de la démocratie et bien que l’histoire ait été pervertie à des fins politiques, elle se répète et se répètera encore.

Sans vouloir vous choquer, la résistance de la seconde guerre mondiale n’est qu’un instrument de propagande qui ne sert que les intérêts des mondialistes d’aujourd’hui et dont les européistes font partie.

Hitler était qu’un homme de paille utilisé par des intérêts financiers colossaux afin d’instrumentaliser l’histoire, il en va de même avec les politiques d’aujourd’hui.

L’histoire de notre civilisation n’est qu’un monceau de mensonges !

Stéphane Guibert / Finalscape

Je ne suis pas à mon aise pour parler de la Résistance dans une réunion consacrée au « terrorisme ».

Il est vrai que nos adversaires, les nazis et leurs alliés français, nous qualifiaient de terroristes dans tous les moyens de propagande, affiches, journaux, radios qu’ils contrôlaient. La qualification péjorative avait pour but d’impressionner l’opinion, mais naturellement nous ne l’acceptions jamais.

En outre, nous ne qualifiions pas nos adversaires de terroristes, malgré les moyens qu’ils employaient.

Nous étions des combattants volontaires, ayant accepté une vie rude et les plus grands risques pour reconquérir la liberté. Nos adversaires étaient une armée d’occupation qui exploitait notre pays et avait pour objectif d’aliéner définitivement son indépendance. Ils disposaient de plusieurs polices dont les responsables ne respectaient aucune règle de droit, et les dirigeants français qu’ils avaient installés avaient mis à leur disposition l’appareil de l’État augmenté d’une milice aux privilèges exorbitants.

Mais il est vrai qu’en dehors de toute légalité nous avons fait usage de nos forces et de nos armes pour combattre l’adversaire et ses complices. Voilà pourquoi on peut chercher à comparer les comportements des deux camps, et les résultats de leur combat.

Pour comprendre les actions de résistance que l’occupant et Vichy qualifiaient de « terrorisme », il faut parler d’un débat fondamental qui s’établit au sein de la Résistance dès qu’elle eut accès à quelques armes, le problème connu sous le terme d’« action immédiate ».

De quoi s’agissait-il ? Dès que quelques armes furent envoyées de Londres, avec parcimonie jusqu’au printemps de 1944, les états-majors alliés et avec eux le B.C.R.A. (Bureau Central de Renseignement et d’Action), le bras exécutif du Comité français de la libération chargé des actions vers la France, considéraient que les mouvements armés devaient exclusivement se préparer à accompagner le combat final et donc devaient se garder de toute action prématurée qui les dévoilerait, faciliterait la répression et entraînerait le sacrifice d’otages. Cette position était partagée, en France, par des états-majors de l’Armée secrète et par des responsables de l’O.R.A., Organisation de Résistance de l’Armée, qui groupait des officiers de carrière.

Au contraire, dans les organisations de résistance et dans les maquis, la « base » brûlait tout naturellement d’en découdre et de commencer à utiliser les moyens disponibles en armes et en explosifs pour acquérir une expérience des combats et faire sentir à l’ennemi et à la population sa présence. Cette position était aussi celle du Parti communiste et des militants qu’il influençait.

Ce n’est pas le lieu de retracer les péripéties du débat, mais il importe d’en connaître les conclusions. Bien avant le débarquement de juin 1944, tous les mouvements de résistance avaient exprimé leur accord pour pratiquer l’action immédiate, mais contre des cibles bien déterminées : sabotage des moyens de transport, en particulier de voies ferrées; sabotage d’installations industrielles travaillant pour l’ennemi; personnel de la Gestapo, de la Wehrmacht, des polices et milices de Vichy, etc. Mais dans tous les cas des mesures étaient prises pour épargner les Français innocents, et jamais d’attentats aveugles ne furent exécutés. Ces actions avaient un triple but : atteindre l’adversaire, entraîner les résistants et leur montrer que le combat était possible et efficace.

Il ne fallait pas laisser rouiller la future Armée secrète comme avait rouillé l’Armée française pendant la « drôle de guerre » de l’hiver 1939-40.

Quant au terrorisme perpétré par l’ennemi, il serait faux de croire qu’il était toujours en réponse aux attaques de la Résistance. Il fut pratiqué très tôt sous n’importe quel prétexte pour montrer à la population qu’il était le maître. Lorsqu’il se développa en réponse à des sabotages ou des attentats, il fut immédiatement démesuré, frappant souvent à l’aveugle des innocents, fussent-ils des otages, et allant jusqu’au massacre y compris des femmes et des enfants, la destruction de maisons et des villages entiers.

Sur les murs et dans les journaux, des annonces en lettres de sang informaient la population pour la terroriser, mais par-là même, elles démontraient que l’occupant était vulnérable.

Terroriser la population pour obtenir son appui ou au moins sa passivité, tel était l’objectif de cette publicité.

Reste un aspect de ce comportement barbare qui constitue une énigme mal expliquée, c’est le silence et même le secret accompagnant une face odieuse du terrorisme nazi, celle des déportations raciales et l’extermination des juifs et des tziganes, ou la disparition de militants dans les ténèbres de « nuit et brouillard ».

Il convient maintenant d’examiner quels furent les résultats de ces deux formes opposées d’emploi de la force et des armes, et d’apprécier les résultats par rapport à la finalité recherchée.

Le terrorisme des nazis, de l’armée allemande et de leurs affiliés vichystes avait pour but objectif d’obtenir la passivité de la population, et d’éliminer les organisations de la Résistance. L’histoire nous montre qu’au fil des années et des mois qui précédèrent la Libération, l’évolution contraire se produisit. Les organisations, mouvements, réseaux, maquis, groupes francs etArmée secrète se renforcèrent et parvinrent à s’unir. Chaque coup de l’ennemi faisait franchir une étape à cette unité, qui devint leur meilleur atout. La population française comprenait et accompagnait cette évolution avec sympathie, et les exemples d’aide et de solidarité sont innombrables. La charge péjorative de ce mot « terroriste », répété par tous les médias sous contrôle officiel n’eut pas plus d’effet qu’un pétard mouillé.

Quant au prétendu « terrorisme » bien contrôlé de « l’action immédiate », je crois qu’on peut considérer qu’il atteignait ses objectifs. Il permit à la Résistance de prendre conscience de ses forces. Il montra à la population française qu’elle jouait son rôle de justicier avant de s’élever à celui de libérateur, et surtout ces actions eurent un impact non négligeable sur le moral et l’efficacité des troupes d’occupation.

Le célèbre expert militaire britannique Sir Basil Lidell Hart interrogea après guerre des généraux allemands. Voici ce que déclara le général Gunther Blumentritt, qui avait été de 1942 à 1945 le chef d’état-major du Commandant en chef du frontouest :
« En 1943, la puissance accrue des mouvements de la résistance française s’ajouta à nos autres difficultés. Ils nous causaient de nombreuses pertes, et nous obligeaient à rester toujours sur le qui vive… Le désordre croissant en France devint une sérieuse menace pour nous. De plus les coups de main et les embuscades nous causèrent des pertes considérables. Les trains de renfort et d’approvisionnement à destination du front déraillaient souvent. »

Je me garderai bien de conclure après ces remarques. Les résistants furent-ils des terroristes puisqu’ils combattaient dans l’illégalité ? Leur combat n’était-il pas légitime bien qu’illégal ?

Quant à moi, je suis fier d’avoir été baptisé « terroriste » par mes ennemis.

 

 

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