Pedo criminalité : Se confier, c’est aussi pleurer

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Mise à jour : lundi 18 mai 2020 – 07:40 –

Pedo criminalité familiale : Se confier, c’est aussi pleurer

Imagines-toi une mère qui monte tous les soirs du premier étage au cinquième pour rejoindre son amant, imagines-toi trois gosses livrés à eux-même, imagines-toi un grand frère tyrannique obligeant son petit frère à faire le gai devant l’interrupteur pour couper la lumière dans le cas ou la mère redescendrait et en l’obligeant régulièrement à le masturber, imagines-toi les punitions subies pour des résultats scolaires rendus insuffisants par manque de sommeil et les punitions infligées pour cela et j’en passe et des meilleurs.

Voilà la justice ?

Et voila en gros ce qu’a été  mon enfance.

Je me suis longtemps culpabilisé pour mon insuffisance scolaire, mes échecs et mes déboires dans la vie.

Je me suis reconstruit à la petite cuillère et je sais pertinemment que j’ai encore du travail devant moi mais cette expérience de vie  et cette prise de conscience m’auront permis d’ouvrir les yeux sur ce que pouvait être la souffrance d’un enfant. Ne pas dormir la nuit parce que tu as peur du lendemain, ne pas dormir parce que tu ne sais même plus qui tu es…  Ça, je l’ai vécu durant des années.

Si aujourd’hui, un gosse venait à moi pour confier la même chose, j’irai corps et âme pour le secourir et le protéger.

Mort aux pédophiles et mort aux abuseurs d’enfants !

Et comme épilogue concernant ma famille je ne vais pas me poser en victime en disant que je suis le vilain petit canard, ça serait me rabaisser à leur niveau ; je dirais plutôt que je me considère comme étant l’exception qui confirme la la règle et cette règle, le cas présent elle n’est pas très glorieuse.

Stéphane Guibert / Finalscape

 

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