Maltraitance animale : L214 révèle aujourd’hui les conditions de vie déplorables des cochons dans deux élevages qui fournissent la marque Hénaff

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Des porcelets mutilés, des cochons qui ne sortent jamais, des truies immobilisées dans des cages, des animaux agonisants ou morts dans les couloirs… Les coulisses de la marque de pâté la plus célèbre de France ne sont que détresse et souffrance.

Comme le chanteur arthur h., demandons à Hénaff de ne plus faire subir aux cochons ces conditions de vie misérables. Signez et partagez la pétition sur L214.com/henaff

L214 épingle deux élevages de porcs qui fournissent les pâtés Hénaff

Dans le Cochon, y’a plus vraiment quelque chose de bon ! C’est un peu ce que l’on pourrait être tenté de se dire après les multiples scandales qui entourent l’industrie du porc, notamment en Bretagne. C’est à nouveau l’association L214 qui a mené l’enquête et qui vient de dévoiler des images qui se passent de commentaire, tournées selon l’association dans deux élevages de porcs qui sont fournisseurs de la marque Hénaff.

Il s’agit de deux élevages porcins du Finistère, « Deux élevages intensifs qui produisent chaque année plusieurs milliers de cochons », explique L214.

La vidéo, commenté par le chanteur Arthur H, contient des images qui ont été tournées fin janvier 2017.

« Alors que la marque Hénaff se targue de “transparence” et montre des cochons en plein air sur son site internet, en réalité les cochons connaissent une vie de misère. Forcés à vivre sur un sol en béton nu, entassés, sans jamais pouvoir sortir, leur vie n’est qu’ennui et frustration. Les mères sont immobilisées dans des cages exiguës : elles ne peuvent ni se retourner ni s’occuper de leurs petits. Des cochons agonisants sont abandonnés à leur sort, sans soins. Des cadavres, parfois en putréfaction, s’entassent à côté des vivants. Face à ces conditions de vie intolérables pour les animaux, alertons les dirigeants de la marque. » expliquent les militants de l’association L214.

La société Hénaff se défend

La société Hénaff – dont les produits sont internationalement connus ce qui ne constitue nullement un gage de qualité gustative ou diététique –  tente de se défendre comme elle le peut :

Après les accusations – dont la véracité reste à démontrer – sur les conditions d’élevage dans certaines exploitations par L214, l’entreprise est choquée par certaines de ces images et par les commentaires associés. Elle tient à réaffirmer son attachement au respect des règles du bien-être animal. L’entreprise souhaite que soit prouvé qu’il existe un lien avéré entre ces images et ses fournisseurs. Jean Hénaff dénonce les pratiques de l’association L214, qui milite pour l’abolition de l’élevage en jouant sur l’émotion et en attaquant des entreprises ou des marques connues du grand public pour choquer, en recourant notamment à des méthodes illégales.

A travers ses pratiques, Jean Hénaff démontre au quotidien que le bien-être animal est au cœur de ses préoccupations depuis de nombreuses années : circuits courts afin de limiter les temps de transport et conditions d’abattage limitant le stress des animaux. Hénaff réalise ses achats de porcs uniquement par le biais des groupements. Ils apportent une valeur ajoutée en termes de logistiques, de soutien technique aux éleveurs et d’optimisation de la chaine d’approvisionnement.

Ces groupements veillent aux bonnes conditions d’élevage et au respect de la réglementation en vigueur, avec l’aide des services vétérinaires de l’état. Avec ces images, L214 jette l’opprobre sur une entreprise de 110 ans, engagée depuis toujours pour la qualité de ses produits. Ses activistes ne visent qu’à la destruction de toute une filière au nom d’une idéologie qui prône l’abolition de la consommation de viande. Henaff est mis en cause pour présenter une vision bucolique dans sa communication. Nous refusons d’être accusés de tromperie, nous avons toujours tenu à faire de la pédagogie autour de nos pratiques. La photo des éleveurs figurant sur les produits Hénaff démontre la volonté de l’entreprise de s’approvisionner localement. Elle permet également aux consommateurs de pouvoir identifier la provenance des produits consommés.

Dans un souci d’amélioration continue, l’entreprise, malgré sa petite taille et son profil totalement atypique dans la filière (0,2% des porcs abattus en France), travaille à la refonte de son cahier des charges fournisseurs, un travail de fond qui devrait aboutir dans les mois à venir. L’entreprise entend renforcer ses exigences auprès de la filière en intégrant encore plus fortement les problématiques du bien-être animal. Une démarche qui sera mise en œuvre en partenariat avec les groupements et les éleveurs pour consolider encore davantage le lien existant avec les différents acteurs de la filière.

>>>Pétition<<<

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