La malédiction des ressources : Qui pille l’Afrique ? Un scandale en Côte d’Ivoire qui doit être dénoncé !

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C’est en Afrique que se trouve la plus grande réserve d’or au monde mais ce métal précieux n’est qu’une infime partie des ressources naturelles dont regorge le sol de ce continent. On y trouve notamment 80% des réserves de coltan, 70% des réserves de diamants, du cobalt, du fer, du cuivre …

Bien que l’Afrique soit un continent riche, ses populations  sont parmi les plus pauvres de la planète. Comment expliquer ce contraste ?

Il existe en Afrique un pillage des ressources très organisé.

Pour extraire l’or, il existe plusieurs moyens :

  • La voie officielle, avec des permis d’exploitation donnés par les ministères. C’est le cas pour les grosses mines d’or industrielles britanniques, australiennes ou canadiennes.
  • La voie moins officielle, avec des autorisations données sous le manteau données par des préfets. C’est le cas de certaines mines d’or chinoises par exemple, protégées par des Dozos, des milices armées.
  • La voie clandestine, celle des petites mines en théorie interdites et exploitées par ceux qu’on appelle les “clandestins” dans leur propre pays, ici, les Ivoiriens.

En Côte d’Ivoire, les quatre principales mines d’or sont exploitées par des groupes étrangers : un groupe britannique, Randgold, un groupe australien, Newcrest Mining et un groupe canadien, Endeavour Mining.

Pour la mine d’or détenue par le groupe britannique par exemple, 89,7% des recettes de l’exploitation revient à Randgold, seuls 10% reviennent à l’État ivoirien et 0,3% à des investisseurs extérieurs.

Charcuter les sols n’est pas sans conséquences. L’exploitation minière détruit les sols et pollue les eaux.

Une mine d’or chinoise rejette ses déchets dans le Bandama, l’un des plus longs fleuves de Côte d’Ivoire. Il est aujourd’hui devenu entièrement doré et on y trouve presque plus de poisson, ce qui a détruit l’économie locale et le travail des pêcheurs. Les riverains des exploitations industrielles sont souvent les premières victimes de l’extraction de ces ressources.

En 2015, le groupe SIAT, une entreprise belge spécialisée dans l’agro-industrie, s’est implantée sur 11’000 hectares de terre. Selon les villageois, lorsqu’ils et elles ont protesté contre cet accaparement, les manifestants ont été violemment réprimés par la gendarmerie. Deux personnes seraient mortes, 70 auraient été emprisonnées et plusieurs disparu, dont des enfants.

Un reportage AJ+

G.S / Finalscape

 

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