La crise des migrants en Europe, le volte face d’une population désabusée par ses élites et ses médias

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Cette image qui fit le tour du monde, fut le point de départ mais aussi et surtout le point de non retour à une migration massive vers l’Europe.

Cette image instrumentalisée par les médias, ce petit garçon tout d’abord pris pour un syrien et qui c’est ensuite avéré être Turc, Aylan Kurdi, qui fit pleurer dans toutes les chaumières, ce petit garçon dont la mort tragique fut prise en otage par les médias occidentaux, exposé aux vues de tous et dont l’émotionnel collectif permit à ce phantasme de venir en aide à la veuve et à l’orphelin, fut en fait le cheval de Troie permettant une migration sans précédent vers l’Europe des pays africains et du Moyen-Orient.

Ce petit garçon est devenu aujourd’hui, dans l’inconscient collectif, l’objet de toutes les controverses en matière de migration.

Alors qu’à l’époque tous et plus particulièrement la France et l’Allemagne étaient acquis à la cause des migrants voilà qu’aujourd’hui les discours semblent vouloir faire volte face avec des commentaires racistes et haineux à leur égard.

je ne vais pas entrer dans les détails géopolitiques liés à la crise migratoire mais je suis les mouvances sur les réseaux sociaux depuis plus de 5 ans et me suis rendu compte que pour beaucoup, les pros migration à l’époque du petit Turc retrouvé mort sur cette plage sont les mêmes qui la renie aujourd’hui.

L’émotionnel est un bien mauvais conseiller car il nous dirige vers des alternatives sans lendemain, des alternatives destructrices dont nous devons payer le prix fort que ce soit sur le plan politique mais aussi et surtout géopolitique.

Les réseaux sociaux se nourrissent de nos émotions primaires pour alimenter un vivier peuplé de prédateurs qui se servent de nos états d’âme afin d’assouvir leur désir de pouvoir et tant que nous ne l’auront pas compris, tant que nous continuerons à alimenter des partis politiques ou autrement dit, des complices de ce système, nous en resteront les otages.

Il y a beaucoup de travail.

Stéphane Guibert

 

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