France : Sous Macron, le pays sera gouverné comme une mission de management

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Flyer créé sous Hollande (G.S Finalscape)

Une grande confusion règne dans l’esprit des béats bêtas macronisés. Appelons-les “BBM”

Jusque dans les plus hautes sphères de l’État; les uns et les autres s’imaginent en effet que la France est une entreprise. Il faudrait être naïf pour être surpris d’une telle dérive.

Comment un banquier entouré d’anciens cadres d’entreprises pourrait considérer sa mission autrement que comme une mission de management ? Il aurait fallu pour cela qu’il dispose d’une intelligence développée ce qui n’est pas exigé par l’entreprise. N’ayant donc aucune compréhension de ce qui lui échappe, cette équipe managériale ramène toutes les questions politiques à ce qu’elle connait et transforme fort logiquement la république en société anonyme.

Le président directeur général est chargé de produire de la valeur pour les actionnaires; entendez les banques et les entreprises du CAC 40 entre autres. Un comité de direction, anciennement appelé conseil des ministres dont les membres sont pour la plupart sont issus des affaires, sont chargés d’imaginer la stratégie et de contrôler son exécution. Le management intermédiaire, entendez les députés (La République En Marche), ont pour mission de mettre en œuvre la stratégie en élaborant les règlements et processus adéquats.

Les BBM, collaborateurs zélés, soutiennent la stratégie avec un aveuglement militant qui n’a d’égal que leur surdité. Ce sont les seconds couteaux des actionnaires. On a vu tout récemment comment un “collaborateur” fut pressé de démissionner pour avoir fait preuve d’une audace toute militaire d’interroger la stratégie actionnariale. On assiste à la mainmise sauvage du management dans les services publics et notamment dans les hôpitaux ou désormais, on soigne les coûts.

L’impératif actionnarial s’applique à la France comme elle s’applique aux grandes entreprises : Une rentabilité du capital de 15% soit 5 fois la croissance mondiale. A cet effet, les actionnaires demandent au président de mener une politique austéritaire permettant en diminuant les dépenses publiques drastiquement, de redistribuer la richesse au capital et qu’importe le modèle social français. Le peuple n’a aucune existence dans une entreprise.

Que sont alors les citoyens dans l’entreprise France ?

Le 29 juin 2017, au détour d’un discours, Emmanuel Macron dit ceci :

“Une gare, c’est un lieu ou l’on croise des gens qui réussissent, et des gens qui ne sont rien.”

Soit ils sont des humains non nécessaires, des humains superflus; soit ils sont une variable d’ajustement.

Quant aux BBM, ils possèdent tous un marteau; ne nous étonnons pas que pour eux, tous les problèmes soient des clous.

L’entreprise France succède dorénavant à la république démocratique, un régime politique sans peuple. Combien de temps un tel régime pourra-t-il ignorer le peuple ?

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