Environnement : Les lobbies de la chimie et leur accès aux amendements avant même leurs publications officielles

Le ministre de l’Agriculture refuse l’interdiction légale du glyphosate.

Pour Delphine Batho, ancienne ministre de l’Écologie et Présidente de Génération écologie :”il y a une ingérence inacceptable des lobbies dans la démocratie”

Un amendement concernant l’interdiction du Glyphosate en France est tombé entre les mains de l’UIPP, qui regroupe Monsanto-Bayer, BASF, Syngenta entre autres, plus de 90 heures avant qu’il ne soit porté à la connaissance de l’Assemblée nationale.

5 questions sont alors soulevées :

  • Qu’est-ce que le Glyphosate ?
  • Pourquoi se battre pour l’interdire ?
  • Est-ce que le gouvernement Macron a rétropédalé sur ses positions ?
  • Qu’est-il reproché à Bayer-Monsanto ?
  • Comment peut-on combattre les lobbies à l’assemblée ?

Retour sur son coup de gueule à l’Assemblée.

Il faut garder à l’esprit que ce produit se retrouve dans nos aliments et dans l’eau que nous buvons, que sa biodégradabilité dans notre environnement est excessivement lente, on parle de plusieurs décennies , que ses méfaits se répercuterons sur les générations à naître et tout ça, pour un profit immédiat.

Sur la vidéo qui suit, les effets des pesticides et des insecticides sur les abeilles et leurs larves en gestation :

Les abeilles trépassent à l’intérieur de la ruche et sont exfiltrées les unes après les autres par leurs consœurs. A l’intérieur de la ruche, le pollen toxique participe à l’alimentation des larves dans leurs alvéoles de cire et c’est là qu’intervient sournoisement le bloqueur de mue, le second insecticide du mélange. Intoxiquées par le pollen, de nombreuses larves ne parviendront pas à se transformer en nymphes et ne deviendront jamais des ouvrières.

C’est un désastre écologique sans précédent que nous vivons et qui remet en question notre propre survie.

Stéphane Guibert

Santé publique : De l’arsenic dans le Roundup, une substance 1000 fois plus active que le glyphosate

De l’arsenic dans le Roundup, une substance mille fois plus active que le glyphosate déjà très fortement suspecté par l’OMS d’être à l’origine de nombreux cancers et autre maladies.

Avant la lecture de ce billet, retenez ceci : (Loi secret des affaires) !

Intouchable ! Monsanto-Bayer empoisonne le monde à l’arsenic en toute impunité.

Une étude de l’Université de Caen (Normandie), publiée dans la revue Toxicology Reports, révèle la présence de métaux lourds et d’arsenic, ainsi que des traces de pétrole dans des herbicides à base de glyphosate. Ces produits seraient plus toxiques sur les plantes et cellules humaines que le glyphosate lui-même.

Les professeurs Gilles-Eric Séralini, Nicolas Defarge et Joël Spiroux ont étudié 14 formules d’herbicides à base de glyphosate ainsi que leurs impacts sur les plantes et des cellules humaines. Leurs conclusions : « Les herbicides à base de glyphosate ont été montrés comme contenant des métaux lourds et de l’arsenic. Ces produits ne sont pas déclarés et normalement interdits pour leur toxicité », indique le rapport d’étude.

Monsanto rémunère des scientifiques afin de sous-estimer la toxicité de ses produits !

Lobbying, mensonges et pots de vin, bienvenue dans le monde merveilleux des multinationales.

Une enquête révèle que le géant de l’agroalimentaire ne recule devant rien pour arriver à ses fins.

C’est tout un système de corruption et de trafic d’influence qui éclate au grand jour. On parle ici des faux avis scientifiques sur les produits de la firme, ce qui est gravissime sur le plan éthique, environnemental et au niveau de la santé publique. C’est dans le but de faire toujours plus de profits que Monsanto n’hésite pas à mettre en danger la santé de toute la planète.

Cancers, perturbations hormonales etc… qu’importe, la firme n’a qu’une seule ambition, celle  d’accroitre ses profits et tant pis si cela doit briser des vies. Pour cacher le danger de ses produits, Monsanto n’a pas hésité à rémunérer des scientifiques pour contrebalancer sa réputation de pollueur et d’empoisonneur.

La firme recourait à des auteurs fantômes.

Une équipe du géant américain rédige des notes de synthèse où les produits commercialisés sont présentés comme efficaces et surtout inoffensifs, les notes sont ensuite soumises à des scientifiques non affiliés officiellement à la firme pour qu’ils signent et endossent l’article publié dans des revues spécialisées.

Monsanto achète donc sa réputation afin d’obtenir les agréments nécessaires pour vendre ses produits.

Il s’agit d’une corruption générale au niveau de cette entreprise.

Monsanto menace d’attaquer en justice la commission européenne si celle-ci n’homologue pas le Glyphosate qui est la substance active la plus vendue au monde.

OMG :  la preuve irréfutable de leur toxicité sur les organismes vivants

Alors qu’une étude scientifique indépendante démontrait pour la première fois que la consommation d’aliments génétiquement modifiés représentaient un danger pour l’organisme, aujourd’hui la production ne fait qu’augmenter.

Des expériences faites durant deux ans par le CRIIGEN sur des rats de laboratoires qui avaient été nourris avec un maïs OGM, le NK603 ont démontré sur les sujets concernés le développement de tumeurs qui pouvaient atteindre jusqu’à 25% de leur poids.

Dernière partie de l’article : Le secret des affaires et pour rappel

Bonne nouvelle pour les anti néonicotinoïdes : L’Europe va en interdire 3, jugés les plus dangereux pour les abeilles ; n’est-ce pas la une victoire sur les industries de l’agroalimentaire ? Mais si l’on regarde d’un peu plus près, on est en train de nous pondre une loi “secret des affaires” qui va interdire aux journalistes d’investigation toutes enquêtes notamment sur cette industrie. Cette pseudo victoire n’est-elle pas volontairement mise en place comme une zone tampon pour calmer les opposants ou placée là comme un grain de sable pour cacher la montagne ? Réfléchissez ! (L’enfer est pavé de bonnes intentions.)

Un mécanisme de méfiance absolue et jusqu’à preuve du contraire se met automatiquement en place chez moi à partir du moment ou les médias dominants clament une victoire pour les opposants au système.

Stéphane Guibert

 

Agriculture & Santé publique : L’union européenne va assouplir les exigences pour l’obtention du label Bio

Nous ne fonçons plus dans le mur, nous avons le dos au mur !

On se souviendra de l’épisode ou suite à un mélange d’huile de vidange dans les vinaigrettes et les huiles comestibles en 2007, l’UE r’ehaussa l’acceptance des huiles d’hydrocarbure à raison de 10% dans les produits alimentaires.

Et si on en remettait une couche ?

Le conseil européen agricole c’est penché sur de nouvelles mesures assouplissant les normes de qualité dans l’agriculture Bio.  Des pesticides dans les produits Bio européens est un projet qui a été lancé en 2014 par les ministres concernés et pourrait bouleverser en profondeur ce mode d’agriculture. Le texte présenté aux 28 ministres de l’UE doit définir les modes de production, de transformation, de conservation et de commercialisation dans toute l’Europe, un texte qui pourrait mettre fin à l’avenir du Bio en France dans sa forme actuelle et dont le marché connait une croissance exponentielle.

Ce nouveau projet de règlement prévoit notamment que les productions qui sont contaminées par des pesticides ne seront plus forcément déclassés du label Bio. Pour un marché qui a obtenu 22% de plus en 2016  les société de l’agrochimie qui ont certainement joué un rôle primordial dans cette étude se réjouisses d’ores et déjà de cette nouvelle manne qui s’offre à eux.

Vidéo :

  • Manque de volonté des politiques face aux lobbies avec nos enfants qui ingurgitent au quotidien près de 128 résidus chimiques dont 36 pesticides et personne ne fait rien bien au contraire. Les perturbateurs endocriniens sont notamment montrés du doigt dans cette partie de la vidéo.
  • Natacha Polony nous parle des bananes qui viennent d’Équateur ou de République Dominicaine qui ont interdiction d’utiliser certains pesticides dangereux pour la santé. Quand vous achetez une banane bio qui vient de ces régions, ces fruits ont été cultivés avec 14 pesticides qui sont interdits pour les bananes conventionnelles en France. L’Europe accepte tout de même l’appellation Bio en raison du principe d’équivalence.
  • Coup de gueule de la part d’un grand cuisinier : “Des salopards de lobbyistes se sont emparés de la planète.
  • Le conseil européen agricole c’est penché sur de nouvelles mesures assouplissant les normes de qualité dans l’agriculture Bio.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Sources :

IZAP4U

Libre Actu

Polony TV

TV Libertés

Environnement & Santé publique : Le Glyphosate nous ferait courir un risque Mutagène

Vous en reprendrez bien une dose ?

Le Glyphosate, cet herbicide qui a renoué avec l’Europe pour un quinquennat et que seuls des intérêts financiers ne  pouvaient que promouvoir à l’instar de l’environnement et de la santé, voici une nouvelle preuve de ces bienfaits sur la santé humaine et environnementale.

A quand une vrai prise de conscience ou attendez-vous une réelle catastrophe avant de vous réveiller ?

Le Glyphosate, ce poison qui enrichi des actionnaires peu scrupuleux n’est autre que le descendant de l’agent Orange utilisé durant la guerre du Vietnam servant à détruire la faune environnementale en obligeant les soldats de l’ennemi américain à se mettre à découvert.

Aujourd’hui encore ce produit fait des ravages non par des retombées directes mais par des mutations génétiques inscrites dans le génome de certaines mères.

Attention à la dureté de certaines images !

Après un reportage de France Télévision, les révélations d’un homme qui se fait l’ambassadeur de milliers de victimes de ce poison.

“On nageait littéralement dans ce poison, il n’y a pas de bonne façon de manipuler le #glyphosate ” témoigne cet ancien ouvrier agricole de Cordoba.

Le Glyphosate nous ferait courir un risque Mutagène

Et pour rappel :

Le lobbyiste Pro Monsanto Patrick Moore assure que l’herbicide est potable mais refuse d’en boire.

Stéphane Guibert / Finalscape / V K

Rappel, c’était en 2015 : Un lobbyiste pro-Monsanto refuse de boire un herbicide qu’il juge “potable”

Ça y est, le Glyphosate a donc signé pour un nouveau quinquennat et on nous rebalance les cultures au Roundup malgré les alertes qu’adresse la communauté scientifique du monde entier y compris l’O.M.S en suspectant le Glyphosate d’être potentiellement cancérigène pour l’homme, sachant également que la firme Américaine Monsanto qui produit ce puissant désherbant est à l’origine de fausses attestations scientifiques rendant ainsi ce poison inoffensif.

C’est une fois de plus les intérêts du capitalisme qui priment sur la santé et la vie de milliers de victimes passées et à venir.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Faites ce que je dis… Le médecin et lobbyiste Patrick Moore a, en une phrase, réduit à néant tous ses arguments pour défendre un herbicide.

Vous aimez le glyphosate ?

Apparemment, Patrick Moore, médecin et lobbyiste pro-Monsanto, est prêt à défendre qu’il est “potable”, mais pas à en boire lui-même. Sa réaction dans l’émission Spécial Investigation de Canal+ vaut tous les arguments du monde. Le Dr Moore défendait le tristement célèbre Roundup, l’un des herbicides les plus décriés qui soient, un “désherbant total”, non sélectif, classé depuis peu dans la liste des “cancérogènes probables” par le Centre international de recherche sur le cancer.

“Je ne crois pas que le glyphosate en Argentine cause le cancer. Vous pouvez en boire un grand verre et ça ne fait aucun mal”, affirme-t-il devant les caméras de Canal+. Mais il n’avait pas prévu la réplique du journaliste : “Ah bon, vous en voulez ? J’en ai là.” “Avec plaisir !” répond d’abord le médecin, avant de tenter maladroitement de faire machine arrière toute en affirmant être convaincu que cela ne lui “ferait aucun mal”. D’ailleurs, “des gens essaient de se suicider avec mais ils se ratent”. Devant l’insistance du journaliste, le lobbyiste se fâche et finit par interrompre l’entretien. Moralité…

L’image du jour : Glyphosate, merci à l’Allemagne pour ce geste écologique sans précédent !

On nous déconseille de manger trop gras, trop sucré ou trop salé mais Glyphosaté ça va !

Fumette : Bientôt le cannabis OGM (Monsanto s’en prend-il à l’industrie du cannabis? )

Prise de contrôle du cannabis par Bayer et Monsanto? Voici ce que vous devez savoir …

Après des mois de négociations et diverses offres, Bayer, basé en Allemagne, a finalement conclu un accord avec Monsanto, achetant le géant des OGM pour un total de 66 milliards de dollars. La fusion est décrite comme étant la plus importante transaction en numéraire jamais enregistrée.

Cet achat implique beaucoup de choses. Premièrement, il renforce la monopolisation de l’approvisionnement alimentaire mondial. Ce qui revient également à rependre plus d’organismes génétiquement modifiés (OGM) et de autres produits toxiques à travers le monde. De plus, certains prédisent que la fusion pourrait également signifier la prise de contrôle de l’industrie du cannabis.

Monsanto s’en prend-il à l’industrie du cannabis?

 Monsanto entretient une relation d’affaires étroite avec Scotts Miracle-Gro, une entreprise qui essaie de prendre le contrôle de l’industrie du cannabis ». Scott’s Miracle-Gro a cherché à capitaliser sur l’industrie du cannabis en expansion dans les États où la plante a été légalisée ou décriminalisée.

Le PDG de la société, Jim Hagadorn, a déclaré son intention de dépenser jusqu’à 500 millions de dollars pour racheter complètement l’industrie du cannabis.  Un groupe de façade de Scott’s Miracle-Gro a déjà acheté General Hydroponics, Botanicare et Gavita.

Les principaux fabricants de nutriments hydroponiques, d’éclairage, de sol et d’autres équipements de culture rapportent que Scotts Miracle-Gro ou sa société de façade« Hawthorne »leur ont également proposé des offres publiques d’achat.

« Maximum Yield Magazine, qui empêche Advanced Nutrients, société spécialisée dans les nutriments hydroponiques pour la culture de la marijuana, de participer à ses événements d’expo de jardinage d’intérieur, a accueilli une filiale de Monsanto dans son expo de jardinage de Boston il y a de cela plusieurs années.

Bayer joue évidemment un rôle dans cette monopolisation planifiée. L’entreprise chimique allemande fait affaire avec GW Pharmaceuticals, une société basée au Royaume-Uni qui cultive du cannabis et produit des médicaments à partir de ses composés.

Monsanto et Bayer partagent des informations sur la façon de transformer génétiquement du cannabis :

Bayer vend certains des produits de GW Pharmaceuticals, y compris Sativex, un coûteux vaporisateur de cannabis médical qui fonctionne moins bien que la plante cultivée naturellement. Monsanto et Bayer produisent depuis longtemps des produits chimiques utilisées pour la guerre et dans des produits toxiques, notamment les PCB, le DDT, l’agent orange, le Roundup et les OGM.

 « Michael Straumietis, fondateur et propriétaire d’Advanced Nutrients, société de nutriments hydroponiques, a constamment mis en garde la communauté de la marijuana contre Monsanto, Scotts Miracle-Gro, GMO marijuana et leurs filiales, sur leurs ambition de prendre le contrôle de l’industrie du cannabis.

Les deux sociétés, qui ont maintenant fusionné en une seule entreprise, ont accepté de partager leurs secrets commerciaux sur les projets de production de marijuana génétiquement modifiée.

« Bayer est partenaire de GW Pharmaceuticals, qui cultive sa propre marijuana génétique. Alors, vous pouvez parier que Monsanto et Bayer sont intéressés à créer de la marijuana OGM », a déclaré Straumietis.

 Straumietis indique que les initiés du gouvernement sud-américain rapportent que Monsanto y travaille sur le cannabis génétiquement modifié, ainsi que sur la pharmacopée du THC, d’autres cannabinoïdes et des terpénoïdes.

 

Par Alain Desmèches

Autorisation du glyphosate : l’Europe reporte sa décision “trois scandales sur la firme américaine Monsanto”

L’Europe devait se positionner sur le prolongement de l’autorisation du glyphosate ce mercredi 25 octobre, mais la décision a été reportée à une date ultérieure.

Pourquoi l’Europe a-t-elle tant de mal à trancher sur le prolongement de l’autorisation du glyphosate ? “Sur une question aussi sensible et de santé publique, la Commission européenne ne veut plus endosser une telle décision“, explique le journaliste de France 2 Valéry Lerouge, qui intervient en direct de Bruxelles. Elle demande donc aux 28 pays de l’UE de prendre leurs responsabilités. Or les 28 ne sont pas tous d’accord sur le sujet.

Des gouvernements tiraillés

C’est d’ailleurs la cinquième fois que le comité d’experts recule devant l’obstacle“, précise Valéry Lerouge. Ce mercredi 25 octobre, ces experts ont étudié la nouvelle proposition de la Commission, de prolonger l’homologation non plus de 10 ans, mais entre 5 et 7 ans.”Au final, ils ont décidé de ne rien décider. Ils se sont contentés d’un communiqué de six lignes, indiquant qu’il y aurait une prochaine réunion”. Cela montre, analyse Valéry Lerouge, “à quel point le sujet est sensible politiquement“. Les gouvernements sont tiraillés entre les études contradictoires et la pression de l’opinion publique. “Il va pourtant bien falloir se décider, l’autorisation du glyphosate expire le 15 décembre prochain“, conclut Valéry Lerouge.

Source : France Info

En attendant :

Voici trois scandales sur la firme américaine Monsanto.

L’agent orange :

Dans les années 1940, Monsanto fabrique l’herbicide 2,4,5-T, le fameux “agent orange” utilisé par l’armée américaine durant la guerre du Vietnam. 80 millions du puissant herbicide seront déversés provoquant encore aujourd’hui cancers, malformations congénitales, maladies du système nerveux. Plusieurs enquêtes démontrent que la dangerosité du produit était connue dès 1940 et que Monsanto a présenté des études biaisées pour continuer à vendre ses produits.

Des procès pour protéger les OGM :

Dans les années 1990, Monsanto commercialise ses semences génétiquement modifiées. Selon “Le monde” Monsanto aurait assigné devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d’avoir utilisé “frauduleusement” ses OGM.

De fausses études sur le Glyphosate :

Le glyphosate présent dans le désherbant Roundup est le produit phare de Monsanto. En 2015, l’Organisation mondiale de la santé classe le glyphosate comme cancérigène pour l’animal et comme “cancérigène” probable pour l’homme. Le géant des produits phytosanitaires répliquera en rémunérant des scientifiques pour signer des études montrant que le glyphosate n’est pas cancérigène.

En Suisse, le glyphosate est autorisé. Des traces de ce pesticide se retrouvent dans les urines de 37,5% des Suisses et dans un tiers des produits courants comme les pâtes, les biscotes ou les céréales complètes. De son côté, la firme Monsanto défend les scientifiques qui ont rédigé leurs études et juge “non fondées” les allégations des “Monsanto Papers”

Source Radio Télévision Suisse

 

Monsanto et son Glyphosate : Le pire scandale sanitaire du XXlème siècle, pire encore que celui de l’amiante

L’autorisation dans l’Union européenne de l’herbicide controversé expire à la fin de l’année.
L’UE se prononcera sur le renouvellement de la licence du glyphosate le 25 octobre

Il faudra attendre le 25 octobre pour savoir si le pesticide le plus vendu au monde sera à nouveau ou non autorisé dans les pays de l’Union européenne, a-t-on appris jeudi 12 octobre d’une source à la Commission. La dangerosité du glyphosate, qui entre notamment dans la composition du Roundup de Monsanto, est au cœur d’une controverse, car le Centre international de recherche sur le cancer (créé en 1965 par l’Organisation mondiale de la santé) l’a classé « cancérogène probable » en 2015, contrairement aux agences européennes, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA – European Food Safety Authority) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA – European Chemicals Agency). Son autorisation dans l’UnionE expire à la fin de l’année.

L’exécutif européen prévoit de soumettre le dossier à un vote auprès des experts des Etats membres représentés au sein d’un comité technique chargé de ce type de décision, a expliqué cette même source.

En attendant : Tout ce qu’il faut savoir sur le glyphosate et passé cette date fatidique du 25 octobre 2017, savoir de quel côté penchera la balance des gouvernements européens ; du côté des intérêts des multinationales ou de celui de ceux de l’environnement et de la population.

Cet article est publié et diffusé à la veille d’un jour crucial pour notre futur.

G.S / FINALSCAPE

Il s’agit probablement d’un des plus grands scandales sanitaire de l’histoire industrielle, d’une magnitude encore plus grande que celle de l’amiante.

Le glyphosate a été commercialisé en 1964 comme un détergent capable de détartrer les chaudières et les canalisations d’eau.

Nous avons tous des résidus de glyphosate dans notre corps. Le glyphosate est partout, dans les sols, dans l’eau des rivières ou dans celle du robinet, dans les aliments, et y compris dans nos organismes. La Commission européenne a établi une liste de 358 aliments qui sont susceptibles de contenir des résidus de Glyphosate. Il y a des légumes, des fruits, des céréales comme le blé ou le maïs, mais aussi dans la viande issue du porc, de la vache ou du poulet qui sont nourris avec du soja transgénique imbibé de glyphosate.

En 2016, 800’000 tonnes de glyphosate ont été déversées dans le monde, dont 9’000, en France. Partout, les agriculteurs ou les maraîchers l’utilisent pour désherber leurs champs avant de semer leurs prochaines cultures.

La molécule est très toxique y compris à de très faibles doses. Le glyphosate a été commercialisé en 1964 comme un détergent capable de détartrer les chaudières et les canalisations d’eau.

En 2015, le Centre International de recherche sur le cancer (Circ),  qui dépend de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé le glyphosate Cancérigène probable pour les humains.

Aujourd’hui, plus de 3’500 agriculteurs américains ont porté plainte contre Monsanto parce qu’ils sont atteints  d’un lymphome non hodgkinien, un type de leucémie, dont le lien avec l’exposition au glyphosate a été très bien établi.

De nombreuses études, et même des études de Monsanto  dont la firme a caché les résultats, montrent que le glyphosate est aussi tératogène.  C’est-à-dire qu’il provoque des malformations congénitales lors d’une exposition en tout début de grossesse ; de plus, le glyphosate est très toxique pour les reins. Au Sri Lanka, plus de 30’000 paysans producteurs de riz sont mort parce que le glyphosate s’était accumulé dans les nappes phréatiques.

Neuf ans après “le Monde selon Monsanto”, Marie-Monique Robin publie une nouvelle enquête explosive sur le produit phare de la firme, le Roundup. De nombreuses études scientifiques montrent que l’herbicide, à base de glyphosate, est encore plus dangereux qu’on ne le supposait…

“Le Roundup face à ses juges” entretien avec
Marie-Monique Robin (Youtube)

“Le Roundup face à ses juges” entretien avec
Marie-Monique Robin (VK)

Le monde selon Monsanto

Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle avec la production de PCB (pyralène), d’herbicides dévastateurs (comme l’agent orange pendant la guerre du Viêt-nam) ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe). Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie », convertie aux vertus du développement durable.

Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, elle prétend vouloir faire reculer les limites des écosystèmes pour le bien de l’humanité. Qu’en est-il exactement ? Quels sont les objectifs de cette entreprise, qui, après avoir longtemps négligé les impacts écologiques et humains de ses activités, s’intéresse tout à coup au problème de la faim dans le monde au point de se donner des allures d’organisation humanitaire ?

Fruit d’une enquête exceptionnelle de trois ans qui a conduit Marie-Monique Robin sur trois continents (Amérique du Nord et du Sud, Europe et Asie), ce livre retrace l’histoire fort mal connue de la compagnie de Saint-Louis (Missouri). S’appuyant sur des documents inédits, des témoignages de victimes, de scientifiques ou d’hommes politiques, le livre reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu le premier semencier du monde. Et il révèle notamment le rôle joué par Monsanto dans le formidable tour de passe-passe qui a permis l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine.

Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, est lauréate du Prix Albert-Londres (1995).

Elle a réalisé de nombreux documentaires couronnés par une trentaine de prix internationaux et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteure de plusieurs ouvrages, dont Voleurs d’organes, enquête sur un trafic (Bayard), Les 100 photos du siècle (Le Chêne/Taschen), Le Sixième Sens, science et paranormal (Le Chêne), 100 photos du XXIe siècle (La Martinière). À La Découverte, elle a déjà publié : Escadrons de la mort, l’école française (2004, 2008), L’École du soupçon (2006) et, en coédition avec Arte-Éditions, le best-seller Le Monde selon Monsanto (2008, 2009), Notre poison quotidien (2011) et Les Moissons du futur (2013) et Sacrée Croissance ! (2015).

Santé publique : “Le Roundup face à ses juges” : enquête sur la méthode Monsanto

Il y a un an, un tribunal international composé de citoyens jugeait Monsanto. Mais aujourd’hui, où en est-on ? Quel est l’avenir du glyphosate ? Quand la France et l’Europe en finiront-elles avec ce pesticide tant contesté ? D’ailleurs, pourquoi est-il toujours autorisé ? Toutes les réponses à ces questions sont à découvrir dans ce documentaire passionnant disponible gratuitement pendant deux mois.

Ce documentaire, c’est Le Roundup face à ses juges. Il a été réalisé par Marie-Monique Robin, celle-là même qui, en 2008, avait déjà livré une première bombe sur le sujet : Le Monde selon Monsanto.

Cette fois, on y parle de manipulations scientifiques, de nocivité, de lobbies, d’interdictions repoussées… Et les témoignages sont édifiants, accablants, comme celui qui ouvre cette vidéo de présentation publiée par Arte. Regardez :

« On utilisait toutes sortes de poisons agricoles. Mais surtout du glyphosate (…) C’est un génocide silencieux dont je ne veux plus être complice. je parlerai jusqu’à mon dernier souffle. »

Avec ce nouveau film, Marie-Monique Robin joue une nouvelle fois le rôle de lanceuse d’alerte. Un travail exemplaire, et gigantesque qui doit absolument trouver un écho. Histoire de faire plier les industriels et les politiques qui jouent avec nos vies.

>>>Film complet disponible sur Arte<<<