Autorisation du glyphosate : l’Europe reporte sa décision “trois scandales sur la firme américaine Monsanto”

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L’Europe devait se positionner sur le prolongement de l’autorisation du glyphosate ce mercredi 25 octobre, mais la décision a été reportée à une date ultérieure.

Pourquoi l’Europe a-t-elle tant de mal à trancher sur le prolongement de l’autorisation du glyphosate ? “Sur une question aussi sensible et de santé publique, la Commission européenne ne veut plus endosser une telle décision“, explique le journaliste de France 2 Valéry Lerouge, qui intervient en direct de Bruxelles. Elle demande donc aux 28 pays de l’UE de prendre leurs responsabilités. Or les 28 ne sont pas tous d’accord sur le sujet.

Des gouvernements tiraillés

C’est d’ailleurs la cinquième fois que le comité d’experts recule devant l’obstacle“, précise Valéry Lerouge. Ce mercredi 25 octobre, ces experts ont étudié la nouvelle proposition de la Commission, de prolonger l’homologation non plus de 10 ans, mais entre 5 et 7 ans.”Au final, ils ont décidé de ne rien décider. Ils se sont contentés d’un communiqué de six lignes, indiquant qu’il y aurait une prochaine réunion”. Cela montre, analyse Valéry Lerouge, “à quel point le sujet est sensible politiquement“. Les gouvernements sont tiraillés entre les études contradictoires et la pression de l’opinion publique. “Il va pourtant bien falloir se décider, l’autorisation du glyphosate expire le 15 décembre prochain“, conclut Valéry Lerouge.

Source : France Info

En attendant :

Voici trois scandales sur la firme américaine Monsanto.

L’agent orange :

Dans les années 1940, Monsanto fabrique l’herbicide 2,4,5-T, le fameux “agent orange” utilisé par l’armée américaine durant la guerre du Vietnam. 80 millions du puissant herbicide seront déversés provoquant encore aujourd’hui cancers, malformations congénitales, maladies du système nerveux. Plusieurs enquêtes démontrent que la dangerosité du produit était connue dès 1940 et que Monsanto a présenté des études biaisées pour continuer à vendre ses produits.

Des procès pour protéger les OGM :

Dans les années 1990, Monsanto commercialise ses semences génétiquement modifiées. Selon “Le monde” Monsanto aurait assigné devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d’avoir utilisé “frauduleusement” ses OGM.

De fausses études sur le Glyphosate :

Le glyphosate présent dans le désherbant Roundup est le produit phare de Monsanto. En 2015, l’Organisation mondiale de la santé classe le glyphosate comme cancérigène pour l’animal et comme “cancérigène” probable pour l’homme. Le géant des produits phytosanitaires répliquera en rémunérant des scientifiques pour signer des études montrant que le glyphosate n’est pas cancérigène.

En Suisse, le glyphosate est autorisé. Des traces de ce pesticide se retrouvent dans les urines de 37,5% des Suisses et dans un tiers des produits courants comme les pâtes, les biscotes ou les céréales complètes. De son côté, la firme Monsanto défend les scientifiques qui ont rédigé leurs études et juge “non fondées” les allégations des “Monsanto Papers”

Source Radio Télévision Suisse

 

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