Massacres humains : Il y a urgence et il faut que cela cesse !

EST-IL NÉCESSAIRE DE LE RAPPELER OU VOS OEILLERES VOUS AURAIENT-ELLES ARRACHÉ TOUTES COMPASSIONS  ?

En ce qui me concerne, ces images me font vomir et en me regardant dans le miroir le matin, je me demande si je suis bien à ma place en tant qu’être humain.

Je pleure sur la Palestine, la Syrie, le Yémen et toutes les populations qui sont sacrifiées au nom d’un profit immédiat. Pauvre monde de fous.

Consommer tant qu’il y en a et bien à vous !

Profond respect à toutes celles et ceux qui lutent contre cette injustice. Ils sont peu nombreux mais leur implication est primordiale. Un grand Merci.

Vidéo :

C’EST HUMAINEMENT INSUPPORTABLE

LA SOUFFRANCE ET LA PERSÉCUTION SONT QUOTIDIENNES, UN PROFOND DÉSESPOIR .

LE PEUPLE PALESTINIEN ENDURE CE MASSACRE AVEC COURAGE ET PERSÉVÉRANCE. ILS EXISTENT ET RÉSISTENT  MALGRÉ UNE EXISTENCE INTOLÉRABLE AU QUOTIDIEN.

Stéphane Guibert / Finalscape

L’image du jour : Belles et fortes

SYRIE ET PIERRE LE CORF

BELLES ET FORTES

De la force il en faut pour supporter l’insoutenable au quotidien.

Il y a tellement d’amour disponible dans ce bas monde mais tellement mal exploité.

Merci à Pierre Le Corf pour le partage.

Stéphane Guibert / Finalscape

 

Syrie et Pierre Le Corf : Témoignage

Syrie : Témoignage

Pierre Le Corf est à Alep

Ce matin sur la route, des étincelles, une colonne de fumée noire, des vies volées … C’est idiot mais tout le monde est persuadé que Alep est libérée et que c’est terminé.

Ce n’est que partiellement vrai, avant les terroristes étaient à 340° autour et dans la ville et dans le centre, maintenant ils occupent 30% de la périphérie Ouest d’Alep, environ 8 000 terroristes sur des quartiers qui s’appellent Khaldye (un quartier coupé en deux du centre ville), Zahraa (banlieue intérieure coupée en deux), Rashdeen (banlieue extérieure) (…)

Il y a la rue Al Nil dans le centre ville, des magasins de vêtements, des marchés, des milliers d’habitants, des écoles, de la vie …

Au bout de la rue protégée par l’armée c’est un autre monde, au milieu des carcasses d’immeubles c’est l’armée Libre, Al Qaïda & compagnie. On peut voir le drapeau noir flotter, les fameux “libérateurs” de l’occident. Des snipers et des obus qui partent au quotidien et qui visent les quartiers intérieurs et le centre-ville. Malgré la reconstruction, histoire de ne pas omettre cette réalité ni vendre la peau de l’ours, ce n’est pas fini.

Pierre Le Corf

This morning on the road, sparks, a column of black smoke, stolen lives … It’s silly but everyone is convinced that Aleppo is freed and that it’s over.

This is only partially true, before the terrorists were besieging the city at 300° and were in the city center, now they occupy 30% of the western outskirts of Aleppo, about 8,000 terrorists on neighborhoods called Khaldye (a neighborhood cut in half in the city center), Zahraa (inner suburb cut in half), Rashdeen (outer suburbs) (…)

There is Al Nil street in the city center, clothing stores, markets, thousands of inhabitants, schools, life … at the end of the street protected by the army is another world, among the carcasses of buildings is the Free Army, Al Qaeda & company. We can see the black flag flutter, the famous “liberators” of the West. Snipers and shells that flies out everyday and that target the inner districts and downtown. To don’t omit this reality nor to sell the bear skin too fast, it is not over.

Pierre Le Corf

Mise en ligne : Stéphane Guibert / Finalscape (novembre 2019)

Syrie et Pierre Le Corf : Témoignage

MA BELLE SYRIE

Témoignage de Pierre Le Corf, humanitaire à Alep

Ma belle Syrie. Je ne suis pas né ici ni n’ai grandi ici mais je me sens attaché à quelque chose de profond, des racines, des âmes. N’importe quel Syrien ou Aleppin qui regardera cette photo et qui a connu la guerre, la mort, la peur et le désespoir ne pourra pas s’empêcher de se sentir fier, fier de leur beau pays, fier de ceux qui feront demain, fier de ceux qui se sont battus, de ceux qui sont morts, de ceux qui restent, fier de retrouver ce qui leur a été volé. Ça a été un combat pour chacun et ça a été très difficile, souvent nous avons cru que c’était terminé. N’importe qui qui regardera cette photo et connaît son histoire ne pourra pas s’empêcher d’y voir de l’espoir, de la beauté, du courage.

Pourtant il y a une part d’ombre, une blessure que l’incertitude et la guerre ont laissée, une goutte de poison qui s’est répandue et a exacerbé les comportements, les regards, la lassitude, la fatigue, la nervosité et finalement voile le regard des gens sur la beauté de leur pays, se raccrochant souvent à des formules patriotiques de poche sans ne plus vraiment les comprendre ni sur donner de sens, aiment leur pays et pourtant rêvent de voyager ailleurs et de tourner la page … il y a une sorte de confusion ambiante qui se ressent. Les gens marchent, courent sans vraiment savoir ou, sortent, vivent, donnent vie, survivent, rigolent et se laissent guider à travers une sorte de routine qu’ils ne contrôlent plus très bien, une sorte de blizzard quotidien. On voit le mal partout, juge trop souvent, rejette, convoite … la guerre et surtout cet espèce d’après-guerre qui se présente déjà poussent les gens à perdre leurs repères, chacun veut rattraper le temps perdu mais la question est: comment, quoi, via qui (wasta) … ? Le « pourquoi » n’est pas vraiment réfléchi, il s’agit d’aller suffisamment vite, de prouver que l’on s’en est bien sorti, il y a vraiment une confusion ambiante.

C’est là le grand challenge du pays, se soigner et se reconstruire de l’intérieur, prendre du recul, éduquer et rééduquer, raccrocher ceux qui se sont séparés, rallumer chaque petite bougie qui s’est éteinte, rallumer chaque âme qui s’est perdue en route, illuminer demain, montrer l’exemple et que chacun reste fort malgré la guerre qui continue tant militairement qu’économiquement. Il faudra du temps et du courage mais ça arrivera.

Depuis la citadelle, cette photo est l’image de la vraie Syrie, son âme d’aujourd’hui et de demain.

Piere Le Corf

My beautiful Syria. I was not born nor grew up here but I feel attached to something deep, roots, souls. Any Syrian or Aleppin who will look at this picture and who knew the war, the death, the fear and the despair … will not be able to refrain from feeling proud, proud of their beautiful country, proud of those who will make tomorrow, proud of those who fought, of those who died, of those who remain, proud to get back what was stolen from them. It was a fight for everyone and it was very difficult, often we thought it was over. Anyone who looks at this picture and knows its story will see hope, beauty, courage.

Yet there is a shadow, a wound that uncertainty and war have left, a drop of poison that has spread and exacerbated behaviors, looks, weariness, fatigue, nervousness and finally people’s appreciation on the beauty of their country, just often clinging to patriotic pocket formulas without really understanding them nor giving it meaning, loving their country and yet dreaming of traveling elsewhere to turn a new page … there is a kind of ambient confusion. People walk, run without really knowing where, go out, live, give life, survive, laugh and let themselves be guided through a kind of routine they do not control very well, a kind of daily blizzard. We see the evil everywhere, judge too often, reject, covet, … war and especially this kind of post-war is already pushing people to lose their bearings, everyone wants to make it up for their lost time but the question is: how, what, via who (wasta) …? The “why” is not really thought about tough, it’s about going fast enough, to prove that we’ve done well, it is messy in the heart of people.

This is the great challenge for the country, for the Syrians and whoever has been here long enough … healing and rebuilding from the inside, take a step back, educate and reeducate, hang up those who have been separated, relight every little candle that has gone out, relight every soul that was lost on the way, illuminate tomorrow, show the example and for everyone to remain strong despite the war that continues both militarily and economically. It will take time and courage but it will happen.

This photo is the image of true Syria, its soul of today and tomorrow, hope is here.

Pierre Le Corf

L’image du jour : Syrie

L’IMAGE DU JOUR : SYRIE

Merci à Pierre Le Corf pour le partage

 

Syrie & Pierre le Corf : Alep, toujours la guerre et un cœur d’ange qui se débat au milieu des décombres

Ce témoignage qui remonte à 2 ans mais qui est malheureusement toujours d’actualité est publié à titre d’archive

Je sais ce que beaucoup de gens pensent, la guerre est presque terminée, Alep a été libérée, la situation va pour le mieux …

Oui, mais la réalité c’est aussi que les terroristes sont toujours là à peine à quelques kilomètres du centre-ville, sinon quelques centaines de mètres dans de nombreux quartiers.

Hier encore des roquettes sont tombées sur la ville dans des quartiers qui sont plutôt centraux, dans certains endroits où je travaille avec des jeunes, des amis ou des volontaires, la mort est toujours là au quotidien, la peur, le doute …

Le drapeau noir flotte toujours sur des ruines occupées par des snipers, le drapeau d’Al Qaïda, les combatants de la liberté, visible à l’oeil nu, les gens ne savent toujours pas s’ils vont vivre ou mourir. En ce moment même, comme tous les jours, les terroristes attaquent autour de nous. Tous les jours il continuent de tuer aveuglément, gratuitement – je partage ceci car je pense que c’est important que vous puissiez le voir pour ceux qui le vivent.

I know what many people think, the war is almost over, Alep has been liberated, the situation is going for the best …

But the reality is that the terrorists are still there just a few kilometers from the city center, if not several hundred meters of many inhabitants.

Yesterday, rockets fell on the city in rather central neighborhoods, in some places where I work with young people, friends or volunteers, death is always there in everyday life.

The black flag always floats on ruins, visible to the naked eye, and people still do not know if they will live or die. At this very moment, as everyday, terrorists are attacking around us. Every day they continues to kill blindly, for free – I’m sharing that because I believe it’s important for you to see in honor of those who are living it.

Mise en ligne : Stéphane Guibert pour Pierre Le Corf et Finalscape

 

Syrie : Ils tuent et vendent des organes.

Casques Blancs

Ils tuent et vendent des organes.

“Nous pouvons affirmer avec certitude que plusieurs centres de Casques Blancs étaient contrôlés par des groupuscules terroristes ou des formations militaires illégales.” 

À l’ambassade de la fédération de Russie à Paris, TV Liberté interviewait le directeur de l’ONG “Fondation des études de la démocratie” et membre de la chambre civile de la fédération de Russie, Maxime Grigoriev dans le cadre d’une conférence sur le thème : “Crise humanitaire en Syrie, vérité et désinformation“.

Stéphane Guibert / Finalscape

Voir aussi :

Témoignages à l’Onu sur les Casques blancs : « Trafiquants d’organes, terroristes & pillards »

Les ‘Casques blancs’ n’étant pas un groupe de secouristes, mais une branche du terrorisme djihadiste, ils devraient être qualifiés d’organisation terroriste, a plaidé l’envoyé russe, lors de la présentation des témoignages sur leurs méfaits à l’ONU.

Encensés en Occident, qualifiés de secouristes humanitaires volontaires, les Casques blancs collaborent en réalité avec le terrorisme islamiste en Syrie. D’après Maxime Grigoriev, directeur de la fondation russe pour l’étude de la démocratie, les Casques blancs prélèvent des organes sur les victimes qu’ils prétendent ‘sauver’, mettent en scène de fausses attaques chimiques et autres sous l’œil des caméras, et pillent les corps et les maisons des Syriens tués et blessés dans la guerre.

En 2018, au siège de l’ONU à New York, Grigoriev a présenté les résultats de l’enquête de la fondation sur les Casques blancs. L’envoyé russe auprès de l’ONU, Vassily Nebenzia, a déclaré que les preuves montrent la dangerosité de ce groupe.

« Les Casques blancs méritent de figurer sur la liste des terroristes reconnus par les Nations Unies, » a déclaré Nebenzia.

Au lieu de volontaires, presque tous les membres des Casques blancs étaient des employés rémunérés, a expliqué Grigoriev. Il y a aussi ‘des preuves indéniables’ montrant que le groupe recevait des ordres écrits de Jaysh al-Islam, le groupe terroriste islamiste le plus malfamé pour son occupation de Douma.

C’est dans cette banlieue de Damas que les Casques blancs ont mis en scène l’attaque chimique ayant servi  de prétexte aux  tirs de missiles français, britanniques et étasuniens contre le gouvernement syrien en avril dernier.

« La parodie d’attaques chimiques était l’élément essentiel de l’activité des Casques blancs, a témoigné Grigoriev. Il a ajouté que le groupe s’impliquait aussi régulièrement dans « la fabrication de fausses informations et dans l’organisation de mises en scène de sauvetages. »

Il a cité un exemple précis qui s’est passé dans un lieu d’Alep appelé Jisr al-Haj, où les militants ont mis le feu à des ordures, apporté des corps de la morgue locale et filmée une mise en scène de sauvetage des Casques blancs. Grigoriev a cité un membre des Casques blancs, qui a témoigné que tous ceux qui participaient recevaient une prime de 50 dollars.

Interrogés dans le cadre de l’enquête, de nombreux résidents locaux ont parlé de personnes ‘secourues’ par les Casques blancs qui finissaient par mourir, avec des organes internes manquant. Parmi les témoins interrogés, un ancien membre d’Ahrar al-Sham a dit que son commandant, Shadi Kadik, aussi connu sous le nom d’Abou Adel Al-Halabi (d’Alep), avait reconnu l’existence de prélèvements d’organes. À Alep seulement, le nombre total de ces cas se monte à « au moins plusieurs centaines », a témoigné Grigoriev.

Au lieu de porter secours aux civils et aux enfants, les Casques blancs pillaient les maisons endommagées par les combats et le corps des morts. Ils obligeaient les enfants à sortir des écoles et des jardins d’enfants pour y installer des cabinets médicaux.

« Selon une grossière estimation, sur 26 centres opérant à la Ghouta orientale, dix se trouvaient dans des écoles et un dans un jardin d’enfants, » a dit Grigoriev en citant le témoignage d’un journaliste syrien de la région.

Syrie & Pierre Le Corf : Je vais finir par devenir complotiste

Je vais finir par devenir complotiste: quand tu reçois des courriers du quai d’Orsay qui te dit que tu ne seras pas secouru si quoi que ce soit t’arrive ici, que je dois retourner en France immédiatement et arrêter de publier sur les réseaux sociaux, les cabales de certains journalistes qui continuent de me salir pour essayer de décrédibiliser ce que je transmets ici à propos des gens, de la situation et autres organisations soutenues par l’État Français et le public a destination de terroristes, la seule compétition humanitaire ou je m’inscris pour démontrer l’urgence humanitaire en Alep non occupé et ou j’arrive premier: éliminé sans accès aux résultats live ni appel, mon site pour les projets fermé sans appel, mon compte PayPal bloqué et fermé sans appel et aujourd’hui un mail de ma banque alors que je n’ai aucune activité humanitaire connectée:

“Bonjour Monsieur Le Corf, un courrier vous a été transmis le 14/05/2019 vous informant que HSBC France ne souhaite plus maintenir les relations.
Pour cela votre compte est en cours de clôture au sein de HSBC France.”

Et je passe sur une multitude de lames de rasoir posées ici et là … c’est un autre angle de la guerre, ceux qui gênent ne passent plus automatiquement par une rafale de balles mais on les désarticule morceau par morceau, publiquement et personnellement.

Pendant ce temps on continue de tirer les tapis rouges aux terroristes et représentants qui conseillent l’Elysée, on continue de mentir à la population pour servir un agenda qui tue chaque jour en se cachant derrière des larmes de crocodiles, on arme et finance des organisations et groupes appelés rebelles ici et référencés comme terroristes en Europe. Je suis fatigué mais avant tout vous savez quoi? J’ai honte et la Syrie se souviendra. On n’oubliera pas le jour où les mêmes retourneront leurs vestes pour reprendre la place qu’ils ont déchirée il y a plus de 8 ans. Le vent tournera.

Pierre Le Corf

Dans la vidéo qui suit, Pierre Le Corf mentionne un article érit par Camille de Rouvray et publié le 27 février 2018 sur le site “Lignes de crêtes”, un article qui se veut insultant et diffamatoire à l’encontre de l’humanitaire. Personnellement, je partage l’avis de Pierre Le Corf car si on le suit sur les réseaux sociaux, on sait très bien que la totalité de l’article est mensonger et n’a pour but de réduire au silence et détruire un travail bénévole de longue haleine.

Lire l’article : “Pierre le Corf, dans l’enfer de la propagande du régime de Bachar-al-Assad

Stéphane Guibert

Sur VK

Sur Youtube

Syrie : Pierre Le Corf humanitaire est à Alep

Parce que l’amour doit primer !

On ne te laissera jamais tomber Pierre car tu fais partie de celles et ceux qui redonnent de l’espoir à la gent humaine (G.S)

Je me suis plongé dans les photos que j’ai faites ces dernières semaines, des foules de gens qui profitent du vendredi, des enfants qui jouent, des familles, des cadavres, … il y a tellement de choses que je veux simplement partager mais c’est complexe et ça me rend vide. A chaque fois que j’ai envie de partager quelque chose c’est comme si le néant m’envahissait. Je crois que c’est ce statu quo, le fait que depuis la bataille d’Alep même si la vie est vraiment revenue, il y a de l’eau (alors qu’à l’époque les terroristes la contrôlaient), il y a de l’électricité (pareil, ils abattaient les pilonnes et tuaient ceux qui sur les routes de désert venaient essayer de réparer les liaisons électriques), il y a de l’essence (même si aujourd’hui l’Occident fait tout pour mener un embargo total sur la Syrie sous le prétexte de sanctions en sachant pertinemment que ce sont les gens qui en souffrent), il y a des magasins qui ouvrent et des rues propres qui débordent de gens (quand tout était fermé, criblé d’impacts de shrapnels et les rues vides la plupart du temps) bref malgré les bombes qui continuent, quelques 8000 terroristes en banlieue … il y a de la vie, de la lumière, il y a une sorte de paix ambiante parce qu’on a pris l’habitude. Mais c’est ça le sale truc, l’habitude, une sorte de mélange empoisonné entre déni, acceptation et abandon.

Tu te convainc que tout va bien puis BOUM, tu n’y pense plus puis BOUM, tu marches avec tes amis puis BOUM … et au-delà des attaques, je suis dégoûté à l’intérieur parce que Alep est simplement en train de se reproduire avec Idlib, quelque chose de gros va arriver à un moment ou à un autre et tout va recommencer, les mêmes mensonges mais cette fois plus affutés. Tu te dis mais merde, c’est quand même visible !? Non, plus le mensonge est gros plus ça passe … et c’est qui qui va payer pour ça? Les gens. Des gens dont vous n’avez jamais entendu parler. Ca me vide, tout simplement, je hais l’idée de me répéter quand j’écris mais je ne suis ni écrivain, ni journaliste, ni analyste, je suis prof et humanitaire (étiquette à la con, ça veut simplement dire quelqu’un qui essaye d’aider), juste un garçon au milieu d’un bordel qui le dépasse, qui essaye de partager ce qu’il ressent, qui essaye de faire une différence … avant j’écrivais avec mes tripes mais j’ai le sentiment qu’elles sont percées. On va voir avec le temps mais malgré tout ça … la Syrie est illuminée et brille, rien ni personne n’a réussi à l’éteindre très longtemps, ça n’arrivera pas. Les gens sont fatigués, on a tous la même chose à l’intérieur … mais rien ne les brisera, chacun est humain, a peur, est stressé, affecté, etc. mais chacun est prêt, cette guerre se finira et beaucoup retournerons dans l’ombre de l’insignifiance, et ce jour là, même l’ombre ne sera pas assez sombre pour eux.

Pierre Le Corf


——-

I immersed myself in the pictures I made theses last weeks, crowds of people enjoying Friday, children playing, families, corpses, … there are so many things that I just want to share but I am actually quite empty. Whenever I want to share something it’s as if the nothingness invades me. I believe it is this status quo, the fact that since the battle of Aleppo even though life has really returned, there is water (whereas at the time the terrorists controlled it), there is electricity (the same, they slaughtered the pounding and killed those who on the desert roads came to try to repair the electrical connections), there is gasoline (even if today the West is doing everything to lead a total embargo on Syria under the guise of sanctions knowing full well that it is the people who are suffering from it), there are shops that open and clean streets that overflow with people (when everything was closed, riddled with impacts of shrapnels and empty streets most of the time) despite the bombs that continue, some 8000 terrorists in the suburbs … there is life, light, there is a kind of ambient peace because we took the habit. But that’s the dirty thing, the habit, a sort of poisoned mixture of denial, acceptance and abandonment.

You convince yourself that everything is fine then BOUM, you do not think anymore then BOUM, you walk with your friends then BOUM … and beyond the attacks, I’m disgusted inside because Aleppo is just starting over again with Idlib, something big will happen at one time or another and everything will start again, the same lies but this time more sharpens. You say to yourself … but shit, it’s visible! No, the bigger the lie is … and who will pay for it? People. People you have never heard of. It empties me, quite simply, I hate the idea of ​​repeating myself when I write but I am neither writer, nor journalist, nor analyst, I am prof and “humanitarian” as we etiquette it, I am just a boy in the middle of something bigger than me, just a boy who tries to share what he feels, who tries to make a difference … before I used to write with my guts but I feel that they are pierced. We will see with time but despite all that … Syria is illuminated and is shining, nothing and nobody managed to extinguish it very long, it will not happen. People are tired, we all have the same things inside … but nothing will break them, everyone is human, is afraid, is stressed, affected, etc. but everyone is ready, this war will end and many will return in the shadow of insignificance, and that day, even the shadow will not be dark enough for them.

Pierre Le Corf

La Syrie, une perle, un diamant, un amour perdu … La vie ! (Vidéos)

Mise à jour : mercredi 31 juillet 2019 – 19:20 –

De la Syrienne douce, aimante, belle comme le jour et aussi secrète que la nuit, voici une sirène qui, émergeant des pays des “mille et une nuits” vient nous émerveiller avec des saveurs, des senteurs, des parfums et des couleurs ce dont seuls les sages peuvent se prévaloir.

Toutefois, cette magie qui nous était perceptible nous est dorénavant accessible à nous, le commun des mortels par le biais de l’un de nos cinq sens  : le goût.

L’amour se répercute dans la cuisine et aimer cuisiner pour celles et ceux que l’on aime c’est faire preuve d’un amour inconditionnel.

Tout ce baratin afin de vous présenter une amie Syrienne (Imane) qui vit à Genève depuis pas mal de temps et qui au travers de ses actes de tous les jours nous offre en toute discrétion ce qu’il y a de plus beau.

Je vous invite à vous fondre dans son monde, celui de l’harmonie et au final, un plongeon dans l’exutoire de ce qui est trop beau pour être vrai !

Stéphane Guibert / Finalscape

“Si vous passez par Genève en Suisse cet été, faites donc un petit détour chez Imane juste derrière la gare.”

Lire la suite