Démocratie directe : La landsgemeinde de Glaris en Suisse

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Mise à jour : mardi 19 février 2019 – 13:35 –

Petit canton montagnard de 40 000 habitants, Glaris pratique encore la réunion populaire en plein air pour prendre des décisions politiques. Cela débouche parfois sur des votes étonnamment progressistes

La démocratie directe, c’est quand les citoyens votent directement les lois auxquelles ils se soumettront par la suite. En France, nous sommes censés évoluer au sein d’une démocratie représentative, expression qui est pourtant en soi un non-sens. En effet, la démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ; et à l’inverse, la démocratie représentative supprime le gouvernement du peuple, en lui imposant d’élire des représentants qui décideront à sa place, et cela sans tenir compte de son opinion, le peuple ne pouvant rien imposer à ses représentants, comme le stipule l’article 27 de la Constitution française.

Et pourtant, en 1762, c’est dans ce même pays que Jean-Jacques Rousseau dénonçait l’imposture de la démocratie représentative, et prônait l’établissement d’une démocratie directe, comme l’illustre cette citation extraite Du Contrat social : « La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée ; elle consiste essentiellement dans la volonté générale, et la volonté ne se représente point »

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Suisse et Grande-Bretagne signent un accord commercial pour l’après-Brexit

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Signature ce lundi d’un accord commercial entre la Suisse et le Royaume-Uni

Le ministre de l’économie Guy Parmelin et le ministre anglais du commerce extérieur, Liam Fox, ont signé lundi à Berne un accord bilatéral sur le commerce. La Suisse et la Grande-Bretagne règlent ainsi leurs relations pour l’après-Brexit.

Cet accord, qui entrera en vigueur dès que le Royaume-Uni sera sorti de l’Union européenne, permettra de garantir le respect des “droits et obligations économiques et commerciaux” résultant des accords conclus entre la Suisse et l’UE.

Il réplique la grande majorité des accords commerciaux régissant actuellement les relations entre la Suisse et le Royaume-Uni: l’accord de libre-échange de 1972, l’accord sur les marchés publics, l’accord sur la lutte contre la fraude, une partie de l’accord sur la reconnaissance mutuelle en matière d’évaluation de la conformité et l’accord agricole de 1999.

Entrée en vigueur variable

Ces accords entreront en vigueur dès que les accords Suisse-UE cesseront d’être applicables aux relations avec le Royaume-Uni. Ils seront appliqués dès le 30 mars 2019 en cas de sortie “non ordonnée”. Le Royaume-Uni serait alors considéré comme un Etat tiers, notamment en ce qui concerne la sécurité douanière.

Si une phase de transition entre en vigueur le 30 mars, les accords bilatéraux Suisse-UE continueront à s’appliquer jusqu’à la fin de la période de transition (2020). Les accords signés lundi serviront alors de base pour les relations futures.

Le Conseil fédéral a déjà signé plusieurs accords, sur le transport routier, aérien et sur les assurances, afin de garantir au mieux les droits et les obligations réciproques.

Partenaire important

Guy Parmelin a rappelé que le Royaume-Uni était le sixième marché d’exportation pour les marchandises suisses; il représentait 11,4 milliards de francs en 2017. Il est également le huitième partenaire pour les importations (6 milliards de francs).

Le ministre britannique du Commerce, Liam Fox, s’est félicité de cette avancée, après avoir dit le mois dernier espérer la conclusion d’une quarantaine d’accords du genre avec des pays tiers d’ici au Brexit.

Accord étendu au Liechtenstein

“Cela va aider non seulement à soutenir les emplois au Royaume-Uni mais servira également de base solide pour renforcer plus encore la relation commerciale avec la Suisse alors que nous quittons l’UE”, a-t-il dit dans un communiqué.

La ministre liechtensteinoise des Affaires étrangères, Aurelia Frick, était également présente lors de la cérémonie de signature. L’accord entre la Suisse et la Grande-Bretagne s’étend au Liechtenstein grâce à l’accord douanier avec la Suisse.

Source et crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Suisse & UE : L’ignoble chantage de Bruxelles contre la Suisse avec un accord cadre imposé par l’UE

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Quels sont les leviers d’action de l’Union européenne vis-à-vis de la Suisse?

Alors que la Suisse est en pleine consultation sur l’accord-cadre, les pressions de Bruxelles augmentent.

Bruxelles exige que Berne signe l’accord institutionnel Suisse-UE tel quel. Le Conseil fédéral, pour sa part, a lancé des consultations pour identifier les points de friction. Quels sont les leviers d’action que l’Union pourrait activer vis-à-vis de la Suisse?

Depuis le 1er janvier 2019, dix organisations humanitaires suisses n’ont plus accès au financement de l’Union européenne, révélait lundi SRF. Officiellement, la décision de la Commission européenne est liée à des questions juridiques et non aux négociations sur la conclusion d’un accord institutionnel entre la Suisse et l’UE.

A quelques semaines de la sortie du Royaume-Uni de l’UE, les signaux d’un durcissement se multiplient à l’égard des pays non membres, Suisse comprise, relève Cenni Najy, spécialiste des questions européennes au Forum de politique étrangère Foraus. “La Suisse est en quelque sorte une victime collatérale du Brexit, puisque l’idée de Bruxelles est d’éviter de créer un précédent qui pourrait servir au Royaume-Uni”, ajoute-t-il.

“L’UE privilégie les leviers d’action surprise”

Cenni Najy avoue n’avoir pas vu venir le frein au financement des ONG. Cette imprévisibilité est selon lui une stratégie de l’Union européenne. “L’UE privilégie les leviers d’action surprise. (…) Cela préfigure ce que l’UE va faire dans les prochains mois, c’est-à-dire continuer à enfoncer des aiguilles, à faire mal”, estime le chercheur.

Inattendus ou non, les leviers d’action de l’Union européenne vis-à-vis de Berne sont nombreux: équivalence boursière, l’électricité, la santé, la recherche, l’accord sur les obstacles techniques au commerce ou la participation de la Suisse aux programmes d’encouragement au cinéma, etc.

Bruxelles a d’ailleurs posé récemment une condition au renouvellement des accords d’accès au marché. Ces derniers ne seront actualisés que si c’est dans l’intérêt de l’Union européenne. Une clause qui sonne comme un avertissement à la Suisse.

Source et crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Santé publique : Un pharmacien Suisse propose une alternative naturelle à un médicament contre les refroidissements

UN PHARMACIEN VAUDOIS FAIT TOUSSER NEOCITRAN

En fin d’article : Les dangers du paracétamol et des antidouleurs.

Alexandre Lo Russo a critiqué le fameux traitement sur les réseaux sociaux et propose une recette simple pour le remplacer. Cela n’a pas plu au distributeur.

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Humour : Petit clin d’œil aux Gilets jaunes de France avec Marie-Thérèse Porchet

Marie-Thérèse Porchet, allias Joseph Gorgoni humoriste Suisse, se la joue à la “Gilets jaunes” dans ce sketch où (il-elle) incarne une tenancière peu scrupuleuse.

Petit clin d’œil  au Gilets jaunes avec ce slogan “Macro démission”

G.S / FINALSCAPE

Le spectacle complet sur Youtube

Manifestations en faveur du climat : Quand on veut le beurre et l’argent du beurre

Climat : Manifester c’est bien, contribuer concrètement à une amélioration serait encore mieux !

Tout le monde n’est pas à mettre dans le même panier mais si l’environnement et le climat partent en vrille aujourd’hui, soyons réalistes, c’est parce qu’une grande majorité d’entre nous y contribuent.

Plusieurs rassemblements se sont déroulés en Suisse dans le cadre d’une manifestation générale en faveur du climat qui se tiendra sur la Place Fédérale à Berne, le 15 mars.

Cette jeunesse qui exprime son inquiétude face aux enjeux climatiques de ces prochaines décennies fait chaud au cœur bien sûr mais combien d’entre eux sont-ils vraiment les acteurs d’une révolution verte et combien sont-ils à ne se priver d’aucun des plaisirs qui mettent à contribution notre environnement ? Voyages en avion, voiture dès 18 ans, prendre des bains moussants tous les jours, avoir des fringues au top même s’ils sont fabriqués à l’autre bout de la terre etc…

Cessons l’hypocrisie et le déni.

Un exemple anodin et pourtant : Aux abords des écoles de commerce de la ville de Genève, les élèves qui prennent le bus pour rentrer chez eux ont à disposition des arrêts équipés de poubelles et de cendriers régulièrement vidés. Bien que les cendriers soient à portée de main, il est très fréquent de voir les élèves expulser leurs mégot dans la nature.

Ce sont par ces petits gestes qui peuvent faire toute la différence que l’on commence à devenir acteur de son avenir et de celui de la planète et pas forcément en faisant du bruit lors de manifestations.

Stéphane Guibert / Finalscape

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

 

Histoire Suisse : Quand l’armée tirait à balles réelles sur des manifestants

Il y a 86 ans, de jeunes recrues faisant face à une manifestation contre le fascisme à Plainpalais ouvraient le feu. Treize morts et 65 blessés. Retour sur une tranche tragique de l’histoire romande.

L’histoire se répète inlassablement. Alors qu’aujourd’hui les Gilets jaunes français se font méchamment malmener par les forces de l’ordre, en 1932, Genève était la proie d’une violente répression qui devait se solder par de nombreux blessés et des morts.

Pour que l’on se souvienne :

Stéphane Guibert / Finalscape

Suisse : L’élu PDC croyait chatter avec une ado, il a été piégé

Un membre du Grand Conseil saint-gallois a été condamné pour avoir chatté avec une présumée mineure et lui avoir demandé des photos d’elle nue. En réalité, il s’agissait d’un enquêteur de la police.

«J’ai fait une grosse erreur et voudrais bien revenir en arrière. Mais c’est impossible. Toute cette affaire est très embarrassante.» Contacté lundi par «20 Minuten», Michael Hugentobler, élu PDC au Grand Conseil saint-gallois, dit regretter au plus haut point ce qu’il a fait en février 2017.

Le politicien vient en effet d’être condamné par ordonnance pénale pour avoir chatté avec une dénommée Sara, qui lui a dit dès le départ qu’elle était âgée de 13 ans. Cela ne l’a pas empêché de lui poser toute une série de questions intimes. Il a notamment voulu savoir si elle avait déjà vu un homme nu. Ensuite, il a allumé sa webcam et s’est touché avant de lui demander si ça lui plaisait. Mais Michael Hugentobler n’en est pas resté là. Il lui a aussi demandé de se caresser à son tour et de lui faire parvenir des photos d’elle nue. Ce que le politicien ignorait, c’est que Sara était en réalité un enquêteur de la police.

«C’est intolérable et impardonnable»

Michael Hugentobler est enseignant d’école primaire et secondaire de formation. Il travaillait encore en tant que prof jusqu’en juillet 2017. L’Alémanique de 37 ans a été condamné à une peine pécuniaire de 180 jours-amende à 100 francs ainsi qu’à une amende de 3600 francs pour tentatives d’actes d’ordre sexuel avec un enfant et pornographie. Le jugement est entré en force en décembre dernier.

Michael Hugentobler a expliqué lundi à nos confrères qu’il allait démissionner de toutes ses fonctions. Le vice-président du PDC saint-gallois, Andreas Widmer, affirme: «Nous sommes très déçus. Nous condamnons ce qu’il a fait au plus haut point. C’est intolérable et impardonnable. Nous saluons le fait qu’il démissionne de toutes ses fonctions. S’il ne l’avait pas fait lui-même, nous l’aurions exclu du parti.»

Suisse & Pédocriminalité : Des images diffusées via un serveur de la Confédération

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Le FBI a découvert des photos d’enfants nus sur un serveur de la Confédération. Mais au lieu d’enquêter, les autorités se disputent depuis plus de huit mois pour savoir qui se charge du dossier…

Note de la rédaction : “Que vient faire le FBI sur les serveurs de la Confédération Suisse ?”

(…) L’Office fédéral de la police (Fedpol) a reçu en avril dernier un signalement du FBI concernant un cas présumé de pédopornographie. L’enquête des autorités suisses a révélé qu’une personne avait téléchargé des photos montrant des enfants nus et des actes d’ordre sexuel avec des enfants sur un serveur de l’Office fédéral de l’informatique et de la télécommunication, écrit ce lundi le «Tages-Anzeiger». Le suspect est un employé du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) en Italie, révèlent le quotidien alémanique et «24 heures» dans leur édition de lundi.

Plus de huit mois plus tard, le dossier en est quasiment au même stade. En cause: de longs débats entre les enquêteurs de la Confédération et ceux du canton de Berne pour savoir qui doit se charger de l’affaire. Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a finalement décidé le 4 décembre dernier d’attribuer le cas aux autorités cantonales bernoises.

Toujours en fonction

Or, malgré cette décision en justice, aucune procédure pénale n’a encore été engagée à ce jour. Les autorités de poursuite pénale du canton de Berne se disputent en effet désormais pour savoir lequel de ses services se chargera du dossier.

Selon plusieurs sources émanant du DFAE, l’employé soupçonné occupe actuellement toujours son poste. On ignore s’il sait qu’il est dans le viseur de la justice. À l’heure actuelle, rappelle le «Tages-Anzeiger», il est nécessaire de respecter la présomption d’innocence.

Tolérance zéro

Contacté par le «Tages-Anzeiger» et par «24 heures», Tilman Renz, port-parole du DFAE, affirme: «Le DFAE a été informé d’un cas présumé pouvant correspondre à l’affaire jugée par le TPF. Cependant, le DFAE ne sait pas s’il s’agit bien du cas en question, car il n’est pas informé de cette affaire.» Si une procédure pénale devait bel et bien être engagée sur des soupçons fondés, le DFAE promet qu’il prendrait des mesures en conséquence. Il dit ne tolérer aucun comportement criminel de la part de ses employés.

Crédit audio : Radio Télévision Suisse

 

Internet : “Les réseaux sociaux sont devenus le caniveau des bassesses humaines”

Le journaliste d’opinion Philippe Barraud a décidé de mettre un terme à son site “commentaires.com“. En cause, des comportements et des propos en ligne qu’il estime être devenus hors de contrôle.

Pour l’ancien rédacteur en chef de la Gazette de Lausanne, les réseaux sociaux “auraient pu être quelque chose de merveilleux, de constructif et d’intéressant” mais “ils sont devenus une sorte de caniveau qui canalise toutes les bassesses humaines”.

Pour lui, son site représente un bon exemple du phénomène: “Pendant de nombreuses années, j’ai eu des gens qui ouvraient le débat, discutaient, parce qu’on publiait leur nom et qu’ils devaient s’identifier. Ça se passait très bien et c’était très intéressant. Petit à petit, ce débat s’est fané et a été remplacé par des torrents d’insultes de la fachosphère qui n’entraient pas en matière sur les sujets que je traitais mais qui simplement me couvraient d’insultes”, regrette-t-il.

Fin de l’anonymat sur internet ?

Pour celui qui a également travaillé pour L’Hebdo, ce résultat est en grande partie dû au manque d’éthique des grands acteurs de ces médias que sont Facebook, Instagram ou encore Twitter.

Pour répondre à cette problématique, le journaliste appelle à la fin de l’anonymat dans la prise de parole sur internet: “Je plaide pour qu’on mette en place des règles simples. Celles qui s’appliquent aux médias en Suisse, qu’ils soient électroniques ou imprimés. Il y a des règles très simples: on ne peut pas écrire de lettres anonymes, on ne peut pas insulter les gens impunément et l’on doit répondre devant la justice et donner un droit de réponse si nécessaire.”

“On refuse le travail des journalistes”

Interrogé sur le mouvement des “gilets jaunes” et sur le rapport que celui-ci entretient avec la presse, Philippe Barraud estime qu’actuellement “on refuse le travail des journalistes” car ceux-ci “ne font pas exactement ce que voudraient les gens (…), ces mouvements sociaux ne veulent pas qu’il y ait des gens, en face d’eux, qui aient l’esprit critique”.

Propos recueillis par David Berger

Adapation web: Céline Brichet/ther

Source & crédit vidéo : Radio Télévision Suisse