Société : Vivre autrement, c’est possible

Des mini maisons économes en terrain et en énergie. Une jeune polytechnicienne s’est lancée dans la création d’un village de Tiny House

Un « Ty Village » (c’est son nom), accueille depuis la rentrée de nouveaux habitants dans le Quartier des villages à coté du Campus d’Armor. À 6 kilomètres de l’université de St Brieuc (20 mn en bus) et 3 km du centre-ville, il s’agit d’un concept d’habitat pour étudiants inspiré des “tiny houses” américaines des années 2000. Les petites maisons de bois sur roues s’installent progressivement derrière le campus d’Armor.

Un projet immobilier d’un genre nouveau

C’est Aurélie Moy, une jeune ingénieure polytechnicienne spécialisée en développement durable qui a eu cette idée. Au départ, Aurélie rêvait d’une tiny-house (micro maison) seulement pour elle, et puis l’idée de partager ce mode d’habitat a germé. C’est sur un terrain de son père, bien connu dans le monde de l’immobilier (Sogéloc), qu’elle a pu lancer son projet.

Les tiny houses sont fabriquées en Ille-et-Vilaine par L’ateliers des Branchés dans le plus grand respect de l’environnement, notamment dans le choix des matériaux. Il s’agit de maisonnettes construites en bois avec un bon coefficient d’isolation phonique et thermique (chauffage électrique). Sur le terrain elles sont raccordées aux réseaux d’eau et électricité. Pour l’instant elles sont équipées de toilettes sèches.

En Suisse (Genève), l’association Carrefour-rue fondée par Noël Constant vient en aide aux plus démunis en leur offrant des espaces de vie, des repas chauds tous les jours, des hébergements d’urgence et des studios mobiles.

Aller à la rencontre des personnes en difficulté, sans-abris ou démunies, leur offrir des espaces d’accueil, d’activités, d’échanges, des repas et des hébergements gratuits chaque jour de l’année, tels sont les objectifs de l’association genevoise : Carrefour-rue.

Association privée d’action sociale, elle propose des alternatives souvent originales aux réponses traditionnelles ou officielles.

En 1986 naît la “Coulou“, abris pour sans -bris ; et au fil des ans : “les villas“, lieu de vie communautaire, “le jardin de Montbrillant“, espace d’accueil et de repas gratuits, “Cartouche“, bus d’accueil et de solidarité, “Le point d’eau“, espace d’hygiène et de santé gratuit. En 2006, “Le hameau des chemineaux” voit le jour ; en 2014, “Le hameau Eureka“.

Depuis le tournage de ce reportage réalisé par la chaîne de télévision “8 Mont-Blanc, ce sont créés la friperie “Aboudaby“, distribution gratuite de vêtements de seconde main pour tous les âges ainsi que “Le hameau Noé” inauguré en 2015.

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Suisse : L’ONG “Tour de Babel” contre les placements abusifs d’enfants

Des personnalités genevoises annoncent la création d’une nouvelle organisation non gouvernementale (ONG). “La tour de Babel pour les enfants du monde” se donne pour mission de dénoncer et d’aider les enfants victimes de placement abusif. Selon les fondateurs de l’ONG, la pratique des placements se poursuit en Suisse malgré les excuses de la Confédération.

Crédit vidéo : Web TV Genève

Et pour rappel :

L’histoire les yeux dans les yeux : Abus sexuels sur des enfants, quand l’histoire nous rattrape

Comme beaucoup d’autres enfants, Valérie Andanson, porte parole de la Fédération des enfants déracinés d’outre-mer a été arrachée à son île natale, la Réunion.

“Les services sociaux allaient dans les familles et faisaient signer des papiers aux parents. La plupart de ces parents étaient illettrés et ne savaient pas du tout ce qu’ils signaient. Les assistantes sociales se déplaçaient sur toute l’île, surtout vers des familles pauvres et allaient vers les parents pour dire :

“Nous allons prendre vos enfants, les emmener en métropole, on va leur apporter une éducation, ils vont être médecins, avocats et ils vont revenir tous les ans pour vous voir.”

Ces promesses n’ont jamais été tenues de la part de la France puisque ces enfants sont partis pour un aller-simple.

La Suisse n’a pas été exempte de ce genre de pratiques et ce sont des années de terreur qui sont décrites dans certains témoignages :

“La nuit il y avait une religieuse qui faisait la garde dans les dortoirs et souvent, le soir elle venait passer sa main sous le drap des garçons et selon son humeur elle en emmenait un avec elle dans sa loge.”

Des abus qui ont perduré pendant près de 50 ans jusqu’à dans les années 70. Depuis, beaucoup de victimes sont mortes, la plupart des responsables aussi toutefois, les victimes ayant pu être auditionnées ont décrit un système basé sur l’humiliation et la répression. Le rapport final est accablant.

L’histoire nous rattrape et le présent n’est pas glorieux si l’on sait ce qui se passe dans des pays comme la Syrie ou des jeunes filles âgées d’à peine 12 ans sont vendues comme esclaves sexuelles.

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Mise en ligne : Stéphane Guibert / Finalscape

Suisse : Au coeur du quartier des Nations, un nouveau centre d’hébergement pour migrants pourra accueillir 370 personnes

Notre centre d’hébergement de Rigot a officiellement ouvert ses portes ce matin. Au programme: visite, discours et plantation d’un pommier. Un geste symbolique!

En présence de Christophe Girod (Directeur général de l’Hospice général), Serge Dal Busco (Vice-président du Conseil d’Etat),de Zabiullah Mutalebi (résident du centre), et de Filippo Grandi (Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés – UNHCR, the UN Refugee Agency).

Crédit vidéo : Léman Bleu

L’Hospice général est le service social de la république et canton de Genève. Il s’engage de manière responsable pour la dignité des plus démunis et favorise avec dynamisme le retour le plus rapide possible à l’autonomie durable de chaque bénéficiaire.

L’institution a été fondée en 1535 pour apporter l’aide aux plus démunis. Il a traversé les siècles en poursuivant sa mission pour assumer principalement aujourd’hui le mandat de service social de l’État de Genève.

Source Wikipédia

Hospice général de Genève, quelques mots d’histoire :

Le 14 novembre 1535, par un vote solennel réunissant tous les citoyens genevois, un des fleurons du patrimoine genevois, l’Hospice général, a été fondé sous le nom d’Hôpital général. Il vient alors en aide aux mendiants, réfugiés, enfants illégitimes, vagabonds ainsi qu’aux personnes âgées, malades ou handicapées. Il s’installe d’abord dans l’ancien couvent des Clarisses, au Bourg-de-Four, et son soutien, empreint de charité chrétienne, est conditionné par une conduite vertueuse.

Jusqu’à la Constitution de 1847 du radical James Fazy, les assistés restent privés de droits politiques. En 1869, l’institution devient l’Hospice général, lequel, dès l’entrée en vigueur de la Loi sur l’assistance publique en 1901, s’occupe uniquement du domaine social. Les malades indigents sont dorénavant pris en charge par l’Hôpital cantonal. Durant le XXe siècle, l’aide autrefois conçue comme un devoir de charité évolue pour être enfin reconnue comme un droit, tandis que s’effacent les différences de traitement entre Confédérés et Genevois, entre étrangers et Suisses.

La séparation entre l’Église et l’État accompagne cette évolution, bien que l’Église réformée continue à jouer un rôle majeur jusqu’à la fin du XXe siècle, dans des actions d’entraide ou de soutien aux plus pauvres.

Dernièrement, lors des votations populaires du 14 octobre 2012, le peuple genevois a adopté une nouvelle Constitution perpétuant le rôle de l’Hospice général qui reste le coeur de la solidarité genevoise.

Nous venons aujourd’hui en aide à plus de 28’000 personnes, dont quelque 6’000 requérants d’asile.

Mise en ligne : Stéphane Guibert / Finalscape

 

Social : L’association Carrefour-rue était sur la place des Grottes à Genève

Une performance collective insolite s’est tenue vendredi soir à la place des Grottes. Intitulée “Où est Charlie ?”, cette manifestation, organisée par Carrefour-Rue, avait pour but d’attirer l’attention sur la pauvreté à travers la photo d’une foule.

Suisse : Les candidat.e.s aux élections fédérales connaissent-ils bien votre quotidien ?

Les candidat.e.s aux élections fédérales connaissent-ils bien votre quotidien ?

Faire les courses, cuisiner, joindre les deux bouts: suivez-les en immersion, une journée dans la vie de tous les jours des Romands.

“C’est ma Suisse”, sur la RTS le mercredi 28 août, 20h10

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Solidarité : Quand la volonté politique est au rendez-vous

Genève :

Trois jours auront suffit pour loger des dizaines de personnes en grande précarité !

Genève, en deux temps trois mouvements et vous voilà de la rue à un petit nid douillet.

À Genève, de nombreuses associations s’emploient à offrir aux plus démunis des logements permettant aux bénéficiaires de renouer avec une vie sociale digne. Dernièrement, la ville de Genève vient de mettre en place 19 logements modulaires.

G.S / FINALSCAPE

Sur cet ancien parking, un étonnant immeuble de 4 étages a pris forme en quelques semaines à peine. Vingt modules préfabriqués – 19 studios et un local technique – sont arrivés un à un par camion, de leur atelier d’Yverdon. Chaque module offre une surface de près de 20m2 et comprend un espace cuisine et une salle de bains. Installées sur une parcelle momentanément libre, ces structures provisoires conçues par le bureau TRIBU architecture pourront être déménagées et réinstallées sur un autre site dans quelques d’années.

Logements temporaires

Ces logements seront mis à disposition de personnes qui vivent des situations difficiles, cumulant souvent plusieurs problématiques (bas revenus, problème de santé, dette, difficultés familiales,…). De fait, ces situations excluent ces personnes temporairement du marché du logement classique.

À saluer …

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Solidarité : L’association Carrefour rue Genève et son barbecue géant annuel

Magnifique ambiance estivale au Hameau des Chemineaux ce vendredi.

Merci à tous ceux qui font vivre ce lieu de plaisir et de détente. Merci à notre équipe de cuisine pour les délicieuses salades, la cuisson parfaite des grillades, avec mention spéciale pour la saveur des sardines. Merci à Vilu et Titito pour leur musique si agréable et créative. C’était parfait. Suivez-nous pour être informé des prochains événements festifs pour personnes démunies – mais ouverts à tous !

Social : La ville de Genève bouge avec l’inauguration de logements modulaires

La Ville de Genève inaugure ses premiers logements relais sur le site de Fort-Barreau. Lancé en 2011, le projet d’installation de logements modulaires en Ville de Genève a abouti à l’aménagement de 19 studios sur une parcelle située derrière la gare de Cornavin à la rue Fort-Barreau 9a.

Source & Crédit Audio : Radio Sans Chaîne

La rue tue ! Tout peut basculer et personne n’est à l’abri (Et si nous redevenions des humains.)

Source de l’image

Ne pas être à l’abri de se retrouver sans-abri, quand la dure réalité de la vie nous rattrape .

Moi qui suis passé par là durant près d’une année, ce reportage me touche tout particulièrement. Heureusement que des associations existent qui à défaut d’éradiquer les problèmes, contribuent en tous cas à rendre des situations souvent devenues intenables, plus supportables tout en redonnant de l’espoir aux cabossés de la vie.

Parmi ces associations, une que je chéris tout particulièrement puisqu’elle m’a permis de me sortir de la rue : il s’agit de Carrefour rue qui oeuvre dans le canton de Genève en Suisse.

Témoignage émouvant, un cri du cœur. Un grand merci à la RTS (Radio Télévision Suisse) pour ce reportage.

Stéphane Guibert / Finalscape

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Mon témoignage sur une radio locale :

Social : Il délaisse Carrefour-Rue la nuit… pour la poésie! (Vidéo)

C’est dans des cafés, appréciés par Valérie Bierens de Haan, que le livre «Vince Fasciani: poète de sa vie» s’est dessiné. GEORGES CABRERA

Un petit livre, signé Valérie Bierens de Haan, révèle la double vie du travailleur social et protecteur des sans-abri, Vince Fasciani.

Il a mené de main de maître, aux côtés de Noël Constant, l’installation du nouvel hameau de studios mobiles à Chêne-Bougeries (voir nos éditions d’hier). Mais Vince Fasciani n’est pas seulement cet infatigable travailleur social de Carrefour-Rue, narré par les médias. Outre son engagement auprès des sans-abri, d’autant plus précieux quand les températures dégringolent… Vince Fasciani (64 ans) est aussi poète à ses heures. Et depuis longtemps même. Un formidable petit recueil, tout frais, sur la vie de ce sexagénaire, guidée par sa poésie, nous l’apprend. Son auteure Valérie Bierens de Haan, journaliste retraitée – quinze ans de Tribune de Genève et vingt-cinq ans de télévision – n’en finit pas de remercier «le hasard» qui lui a permis de rencontrer ce surprenant parolier italo-suisse.

«Quelque mois après la mort de mon mari, j’ai ressenti le besoin, pour m’évader de mon chagrin, de m’intéresser à d’autres qu’à moi-même et j’ai proposé bénévolement mon temps à Carrefour-Rue», explique-t-elle en guise de préambule. Aussitôt dit, aussitôt fait; Vince Fasciani initie alors la nouvelle venue aux activités artistiques de cette association qui, depuis quarante ans, vient au secours des personnes démunies. «J’ai assez vite découvert qu’il avait une double vie. Sociale le jour, poétique la nuit, poursuit l’écrivaine.

«Sans la poésie, je serais mort ou laissé-pour-compte», m’a chuchoté cet adepte d’écrits-sparadraps.» Le projet de livre venait de naître. Sans que Valérie Bierens de Haan ne s’en rende vraiment compte, puisque Vince Fasciani en fut le véritable instigateur: «Je voulais me débarrasser de cette femme qui n’arrêtait pas de me poser des questions!» Mais la curiosité de Valérie Bierens de Haan n’a pas été vaine. Après dix-huit mois d’entretiens passionnés avec «cet adepte de chemins sans boussole qui mènent vers plus de lumière», comme le qualifie l’un de ses amis, on en sait un peu plus sur Vince Fasciani, homme d’action qui abhorre les chaînes: «Le secret du bonheur, c’est la liberté. Le secret de la liberté, c’est le courage.»

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