COMMENT LE PORTUGAL SE DIRIGE VERS LE PLEIN EMPLOI… EN FAISANT L’INVERSE DE CE QU’EXIGE BRUXELLES

Salaire minimum en hausse, taxe sur les gros chiffres d’affaire, revalorisation des retraites… Lisbonne ose prendre le contre-pied du dogme économique de l’UE. Et au grand dam des promoteurs de l’austérité, cette politique porte ses fruits.

Y aurait-il, face au fameux modèle allemand, un contre-modèle portugais ? A en juger par les chiffres excellents dont Lisbonne peut s’enorgueillir, il semblerait que le dogme de l’austérité, vanté par l’Union européenne (UE) comme l’unique option économique viable, se voie sérieusement remis en question.

Avec un taux de chômage en baisse constante depuis novembre 2015, le Portugal, qui était au bord du gouffre économique il y a quelques années encore, fait désormais plus que relever la tête : il peut même regarder de haut ses voisins, au premier rang desquels la France. Alors que le taux de chômage culminait à 17,5% début 2013, il n’est désormais plus que de 7,9% début 2018, c’est-à-dire en-dessous des 8,9% affichés par la France.

Les Portugais ont-ils, en bon élèves européens, consenti à un gel ou une baisse de leurs salaires pour retrouver le chemin de l’emploi ? Bien au contraire, le salaire minimum a été augmenté de 530€ à 557€ en 2017 et doit être porté à 600€ en 2019. Lisbonne aurait-elle alors suivi l’exemple français et allemand en soulageant la fiscalité des entreprises ? Là encore, pas du tout : le gouvernement portugais a par exemple créé une taxe pour toutes les entreprises au chiffre d’affaire supérieur à 35 millions d’euros.

En réalité, sur de nombreux points, la politique économique portugaise prend le contre-pied total de celle qui est recommandée par Bruxelles et appliquée par Berlin ou Paris depuis plusieurs années. Le budget 2018 du Portugal prévoit ainsi une hausse des pensions de retraite, un programme de valorisation de la fonction publique ou encore, bien loin de la théorie du ruissellement, une diminution d’impôts pour les classes moyennes. Tandis que Bruxelles théorise et impose une doctrine de rigueur reposant notamment sur la baisse des salaires et la réduction drastique des dépenses sociales, le Portugal semble ainsi contredire toutes les leçons européennes en matière économique.
Pourquoi la réussite portugaise n’emballe pas Bruxelles

Le gouvernement de gauche d’Antonio Costa peut se targuer d’avoir mis en pratique et avec succès une politique économique ambitieuse. Pourquoi dès lors le modèle portugais est-il si peu vanté dans l’UE et si peu visible dans la presse ? Sans doute parce qu’il démontre que les politiques de relance, un concept devenu quasi tabou en Europe, peuvent bel et bien porter leurs fruits. Celles-ci reposent sur une idée simple : stimuler la consommation en améliorant les salaires et ainsi remplir les carnets de commande des entreprises, avec des effets positifs pour l’investissement et la productivité.

Alors que de nombreux gouvernements européens acquis au dogme libéral et austéritaire exigent de leurs citoyens des sacrifices dont les résultats promis peinent à venir, on comprend le peu d’enthousiasme que suscitent les choix politiques du gouvernement d’Antonio Costa auprès de l’opposition de droite, partisane de la politique de rigueur européenne. Le Premier ministre portugais n’hésite d’ailleurs pas à attaquer de front la ligne jadis suivie par la droite, en conformité avec les attentes de l’UE : «La politique d’austérité suivie ces dernières années a eu pour conséquence une augmentation sans précédent du chômage avec des effets sociaux dévastateurs sur les jeunes et les citoyens les moins qualifiés, ainsi que les familles et les milliers de Portugais au chômage : elle a été aussi associée à une dévalorisation de la dignité du travail et des droits des travailleurs.»

La politique d’austérité a eu pour conséquence une augmentation sans précédent du chômage avec des effets sociaux dévastateurs

Cette politique non-orthodoxe irrite a fortiori les instances bruxelloises. La Commission juge d’ailleurs que le budget 2018 du Portugal ne satisfait pas aux exigences européennes de réduction des dépenses publiques, fixées à 0,6%, puisqu’il ne permettrait qu’une diminution de… 0,4%. L’UE semble mal digérer que le Portugal fasse mentir le mantra bruxellois selon lequel seule une réduction des dépenses publiques permette de diminuer le déficit budgétaire. En démontrant qu’une politique de la demande est capable d’enclencher un cercle vertueux conduisant à l’accroissement des recettes de l’Etat, Lisbonne remet en cause les fondements mêmes d’un dogme économique que l’UE s’acharne à croire gravé dans le marbre, à moins qu’il ne s’agisse de son ADN même ?

Paradoxe très européen : les deux défenseurs les plus zélés de la doctrine économique de Bruxelles, Berlin et Paris, sont loin d’être les mieux placés pour indiquer la voie. Avec une croissance qui ralentit, une consommation en baisse et des investissements moindres au premier trimestre 2018, la France et l’Allemagne pourraient se montrer moins sûres d’elles. Et pourtant, le modèle allemand jouit toujours d’une publicité exceptionnelle partout en Europe et Emmanuel Macron envisage plus que jamais de prendre le leadership d’une UE 2.0.

Article relayé par : lalumieredunouveaumonde.

Source : https://francais.rt.com

Environnement : Risque sismique au Portugal, la terre tremble, le pays aussi

Des secousses de basse intensité mais régulières, enregistrées depuis deux mois, inquiètent le Portugal. La communauté scientifique redoute une nouvelle catastrophe comme celle de 1755, qui avait ravagé la capitale.

Le gros titre en lettres noires sur fond jaune rappelle un panneau “danger”. C’est d’ailleurs le mot qui capte l’attention, ce vendredi 2 février, sur la manchette du journal i consacrée à la sismicité. “C’est inévitable. Lisbonne va subir, encore une fois, un violent séisme. Il arrivera sans prévenir et puissamment. Comme celui de 1755”, peut-on lire en ouverture d’un dossier de huit pages.

Les risques sismiques cristallisent l’inquiétude en ce début d’année au Portugal. Hier, le Jornal de Notícias relayait une information de l’Institut de la mer et de l’atmosphère : “Dix-huit séismes ont été enregistrés en deux mois à Arraiolos.

3 millions de futurs retraités anglais, n’auront pas de pension. La catastrophe mondiale des retraites!

C’est des millions d’Anglais, 3 pour être précis qui pourraient voir leurs retraites fondre comme neige au soleil et ne pas du tout atteindre le montant prévu initialement.

En cause? Une réforme envisagée qui consiste à rapprocher les petites entreprises de retraites, qui n’arrivent plus à financer la retraite des salariés qui dépendent d’elles, de plus grosses structures pour éviter la faillite totale du système.

Au passage,  on va évidemment  moyenner à la baisse les retraites de tout le monde.

J’attire votre attention sur l’absence de débat désormais entre retraite par capitalisation et par répartition. Même les grandes compagnies financières savent qu’avec des taux à 0 ou même négatifs il leur est totalement impossible de vendre des produits privés d’épargne pour une retraite future, encore moins de promettre des rentes.

Bref, amis seniors, ou en fin de vie active, préparez-vous à la Bérézina des pensions, et cette catastrophe sera mondiale. Parce que le problème démographique est insoluble, les retraités seront sacrifiés.

Charles SANNAT

On se souviendra de la faillite fracassante de la banque Banco Espirito Santo au Portugal laissant sur le carreau des dizaines de familles et ruinant du jour au lendemain les retraités qui avaient fait confiance à cette banque.

Lisbonne (AFP) – Agriculteurs, retraités ou chômeurs, ils ont fait confiance à leur banque et investi l’épargne de toute une vie. Aujourd’hui, ses anciens clients de Banco Espirito Santo (BES), dont la chute a fait trembler le secteur financier portugais, risquent de tout perdre.

Battue par les vents, la plantation de laitues d’Albino Gomes, à Silveira, une bourgade au nord de Lisbonne, tombe en décrépitude, faute d’argent. “Ma conseillère bancaire m’a assuré que c’était un placement sans risque, à rendement garanti. Maintenant, je n’ai quasiment plus rien”, dit-il.

A leur insu, environ 5.000 clients de BES ont troqué leur épargne contre des créances toxiques de Rioforte et Espirito Santo International, deux holdings luxembourgeoises du groupe Espirito Santo qui ont entre-temps fait faillite. En tout, ils ont placé plus de 500 millions d’euros.

Bâches plastiques déchirées, routes de terre défoncées, la parcelle agricole de deux hectares d’Albino Gomes manque d’argent frais pour semer des engrais. “Je ne dors plus, j’y pense en permanence”, confie l’exploitant, 73 ans, la voix étranglée par l’émotion.

Pour entretenir ses serres, le maraîcher, qui n’a qu’une maigre retraite de 410 euros par mois, a besoin d’un emprunt. Ironie du sort, il compte faire la requête auprès de Novo Banco, né des décombres de Banco Espirito Santo.

L’histoire commence le 3 août, le jour où l’Etat portugais sauve de la faillite Banco Espirito Santo, en y injectant 3,9 milliards d’euros, montant auquel les banques ajoutent un milliard. Les actifs jugés sains sont regroupés au sein de Novo Banco.

– Placements à haut risque –

Les petits porteurs sont les premiers à se voir appliquer le nouveau système de sauvetage des banques adopté par l’Union européenne. Idée principale: faire payer les actionnaires et créanciers non prioritaires, pour éviter aux contribuables de mettre la main à la poche.

Ils ont tous investi entre 50.000 et 100.000 euros, parfois plus, à des taux d’intérêt oscillant entre 3 et 4%. Le placement d’Albino Gomes est arrivé à échéance le 31 octobre. Depuis, pas de nouvelles. Son extrait de compte bancaire reste désespérément vide, tout a été remis à zéro.

La garantie de remboursement par l’Etat de 100.000 euros, valable pour des comptes bancaires en Europe, ne joue pas dans son cas, car il a investi dans un produit financier à haut risque.

Inquiète, la Banque du Portugal avait obligé BES l’an dernier à inscrire dans ses comptes une provision de 1,25 milliard d’euros pour protéger les petits détenteurs de titres. Mais aujourd’hui, elle assure que cette réserve “ne constitue pas une garantie de remboursement”.

Si Novo Banco s’était dans un premier temps engagé à racheter les mauvaises créances, son patron Eduardo Stock da Cunha botte désormais en touche. “Il ne revient pas à Novo Banco de payer”, mais “on travaille à une solution”.

– ‘Cobayes’ des règles européennes –

Ce changement de ton brutal a plongé dans le désespoir des milliers d’épargnants: “l’angoisse est très forte, ils survivent à coup d’antidépresseurs. Leur bête noire, c’est leur conseiller qui les a dupés, et ils ne reculeront devant rien”, assure Mario Gomes, fils de l’agriculteur de Silveira.

Il est vice-président de l’Association des clients lésés de BES, dont les membres envahissent régulièrement des agences de Novo Banco, aux cris de “voleurs!” et “rendez-nous notre argent!”.

La colère monte. Samedi, une centaine de manifestants ont assiégé la résidence du gouverneur de la Banque du Portugal, Carlos Costa, à Lisbonne, à leurs yeux le principal responsable de leur mésaventure.

Pour eux, il ne fait pas de doute que la Banque du Portugal a changé d’avis pour obtenir le prix fort pour Novo Banco, mis en vente pour rembourser l’Etat et les banques qui ont contribué à son sauvetage.

“Malheureusement, les ratios de capital d’une banque sont jugés plus importants que la détresse des êtres humains”, déplore l’avocat Carlos Lucena du cabinet Telles qui représente plusieurs clients spoliés.

“Nous sommes les cobayes du nouveau système européen de sauvetage des banques. Le Portugal est un pays pauvre, ils nous méprisent”, se désole Antonio Nunes, 68 ans, fonctionnaire à la retraite, client fidèle de BES pendant 45 ans.

Il a placé 100.000 euros, l’épargne de trois générations, de son beau-père, sa fille et lui-même, “pour aider les petits-enfants”. Pris d’un doute, il avait voulu annuler le contrat au lendemain de sa signature. Mais la banque a réitéré que c’était “un placement sûr”.

Et attention aux nouvelles règlementations européennes qui prévoient un gel préventif des avoirs bancaires afin d’éviter les Bank Run ainsi que cette loi votée en catimini qui autorise votre banque et ce dans un cadre juridique légal, à séquestrer vos avoirs en cas de difficultés.