Nicolas Hulot face à l’Assemblée nationale peu de temps avant sa démission

Dernière mise à jour : jeudi 20 septembre 2018 – 16:04

Sûrement le discours le plus marquant de Nicolas Hulot, c’était en mars dernier face à l’Assemblée nationale

“[…] 30% d’oiseaux en moins en quelques années. 80% d’insectes en moins, à l’échelle européenne. la semaine dernière, le dernier grand mâle des rhinocéros blanc du nord de l’Afrique a disparu. Moi, cela ne provoque pas de peine ni de colère mais de la honte. De la honte de savoir que derrière la sixième extinction de la biodiversité, la responsabilité c’est nous ! Et que plus l’on réduit la biodiversité, plus l’on réduit nos options pour l’avenir. Il y a des tragédies invisibles et silencieuses dont on s’accommode tous les jours. Eh bien je vous le dis, tout seul, je n’y arriverai pas !

Oui je vais vous présenter un plan biodiversité dans les semaines qui viennent, qui va succéder à la stratégie de la biodiversité. Mais très sincèrement, tout le monde s’en fiche ! A part quelques uns !

Je veux simplement avoir un sursaut d’indignation et de réaction parce que l’humanité a une communauté d’origine avec le vivant, et une communauté de destin avec le vivant. J’ai besoin de chacun d’entre vous, Merci !”

Vidéo :

Extrait du discours de Nicolas Hulot, c’était le 21 mars 2018 suivit de la liste des 42 députés qui ont décidé dans la nuit du 14 au 15 septembre 2018 que l’interdiction du glyphosate d’ici 3 ans ne sera pas inscrite dans la loi avec ce message : “Doit-on attendre des élections pour stopper cela, ou serons-nous morts avant ?

On s’en doute, lors de ce vote, les lobbies et la corruption étaient de la partie.

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK /

Pesticides : L’hystérie des multinationales

Rachel Carson est la première scientifique à alerter sur les pesticides. En 1962, elle publie une bombe éditoriale : “Printemps silencieux”. Elle explique que pour la première fois dans l’histoire des hommes :  “Il va falloir s’habituer à vivre avec des produits toxiques dans nos organismes”.

Dans les années 1950, Rachel Carson est une biologiste marine reconnue, elle a écrit 3 livres sur la vie des océans, tous des Best-sellers. Comme elle avait une formation scientifique, elle a commencé à regarder de plus près et elle a mis le doigt sur quelque chose de fantastique, c’est à dire, la contamination des milieux naturels par les pesticides qui dans ces années là étaient considérés comme Le miracle.

En 1962, elle publie une bombe éditoriale, une enquête controversée : “Silent spring” (Le printemps silencieux). Ce titre a été choisi parce qu’il s’agit d’un printemps où l’on entend plus chanter les oiseaux. C’est un livre qui pour la première fois dans l’histoire de l’humanité dit qu’il allait falloir s’habituer à vivre avec des produits toxiques dans notre organisme.

Le livre est inattaquable sur le plan scientifique ; malheureusement, cela tombe à un mauvais moment. L’industrie des pesticides étant devenue très puissante, Monsanto (eh oui, encore lui!) prend la mouche étant donné que ses intérêts financiers sont en jeu et commence une campagne de désinformation et de disqualification de Rachel Carson aux États-Unis qui est horrible et hystérique. On la dit lesbienne, on la soupçonne d’avoir une motivation politique et on va la traiter publiquement d’agent du K.G.B. En France, la même chose.

Il y a une levée de boucliers énorme de tous les milieux lobbyistes français contre Rachel Carson alors que dans cette édition française de 1963, il y a une préface rédigée par Roger Heim qui est directeur du Muséum National d’histoire naturelle et président de l’académie des sciences ; c’est une sorte de sommité scientifique de l’époque (…)

Rien n’a changé aujourd’hui puisqu’à partir du moment ou, suite à des révélations une firme qui pourrait voir ses intérêts financiers mis en danger déploie des moyens similaires et, le monde des affaires étant merveilleusement bien fait, voici qu’une loi “Secrets des affaires” a été mise en place.

G.S / FINALSCAPE

Environnement : À Bombay, la mer “vomit” des déchets avec les fortes marées

Quand mère Nature nous rappelle qu’elle n’est pas une poubelle

Les fortes marées et les pluies diluviennes de la mousson ont provoqué des “vagues de déchets” à Bombay : des tonnes de détritus, évacués vers la mer, sont revenues vers les quais et les trottoirs, témoignant de l’extrême pollution de la mer au bord de la capitale économique indienne. Certains habitants ont décidé d’agir et tentent de mobiliser sur l’urgence à changer les comportements.

Depuis le 13 juillet, des ordures, que la ville de Bombay envoie généralement vers l’océan, reviennent sur terre avec les très fortes marées de la saison, qui ont atteint leur pic avec une vague à 4,97 mètres dimanche. Plus de 12 000 tonnes de déchets et de débris ont été rejetés par la mer sur la célèbre promenade de Marine Drive, a indiqué mardi 17 juillet la Haute Cour de Bombay.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs habitants de la mégapole d’environ 21 millions d’habitants ont publié des photos et vidéos du bord de mer recouvert par les ordures, certains rappelant que la nature ne faisait que “rendre ce qu’on lui a donné”.

Le plastique désormais interdit

En Inde, la “guerre” du plastique bat son plein. Depuis le 23 mars, sur décision du gouvernement du Maharashtra, dont Bombay est la capitale, il est interdit de fabriquer, de vendre mais aussi de posséder et d’utiliser du plastique non réutilisable, par exemple sous forme de sac, gobelet, bouteille d’un volume inférieur à un demi-litre ou même décorations en tout genre qu’affectionnent les hindous pour leurs fêtes religieuses, comme le rapporte le journal Le Monde. Tout contrevenant est passible d’une amende comprise entre 5 000 et 25 000 roupies (de 61 à 308 euros). Voire, dans le pire des cas, d’une peine pouvant aller jusqu’à trois mois de prison.

Des mesures importantes mais qui, pour plusieurs habitants contactés par notre rédaction, ne sont pas à même de réparer les dégâts déjà causés par la consommation de plastique et de résoudre le problème de la mauvaise gestion des déchets, comme en témoignent les récents évènements. Et de fait : selon une étude publiée en 2014 par la revue américaine Public Library of Science Journal, 1 300 milliards de morceaux de plastique flottent à la surface de l’océan Indien.

La malédiction des ressources : Qui pille l’Afrique ? Un scandale en Côte d’Ivoire qui doit être dénoncé !

C’est en Afrique que se trouve la plus grande réserve d’or au monde mais ce métal précieux n’est qu’une infime partie des ressources naturelles dont regorge le sol de ce continent. On y trouve notamment 80% des réserves de coltan, 70% des réserves de diamants, du cobalt, du fer, du cuivre …

Bien que l’Afrique soit un continent riche, ses populations  sont parmi les plus pauvres de la planète. Comment expliquer ce contraste ?

Il existe en Afrique un pillage des ressources très organisé.

Pour extraire l’or, il existe plusieurs moyens :

  • La voie officielle, avec des permis d’exploitation donnés par les ministères. C’est le cas pour les grosses mines d’or industrielles britanniques, australiennes ou canadiennes.
  • La voie moins officielle, avec des autorisations données sous le manteau données par des préfets. C’est le cas de certaines mines d’or chinoises par exemple, protégées par des Dozos, des milices armées.
  • La voie clandestine, celle des petites mines en théorie interdites et exploitées par ceux qu’on appelle les “clandestins” dans leur propre pays, ici, les Ivoiriens.

En Côte d’Ivoire, les quatre principales mines d’or sont exploitées par des groupes étrangers : un groupe britannique, Randgold, un groupe australien, Newcrest Mining et un groupe canadien, Endeavour Mining.

Pour la mine d’or détenue par le groupe britannique par exemple, 89,7% des recettes de l’exploitation revient à Randgold, seuls 10% reviennent à l’État ivoirien et 0,3% à des investisseurs extérieurs.

Charcuter les sols n’est pas sans conséquences. L’exploitation minière détruit les sols et pollue les eaux.

Une mine d’or chinoise rejette ses déchets dans le Bandama, l’un des plus longs fleuves de Côte d’Ivoire. Il est aujourd’hui devenu entièrement doré et on y trouve presque plus de poisson, ce qui a détruit l’économie locale et le travail des pêcheurs. Les riverains des exploitations industrielles sont souvent les premières victimes de l’extraction de ces ressources.

En 2015, le groupe SIAT, une entreprise belge spécialisée dans l’agro-industrie, s’est implantée sur 11’000 hectares de terre. Selon les villageois, lorsqu’ils et elles ont protesté contre cet accaparement, les manifestants ont été violemment réprimés par la gendarmerie. Deux personnes seraient mortes, 70 auraient été emprisonnées et plusieurs disparu, dont des enfants.

Un reportage AJ+

G.S / Finalscape

 

Irresponsabilité et maltraitance, l’humain dans toute sa grandeur

Égoïsme, individualisme, déni, ces trois mots qui résument la gent humaine en général et rares, trop rares sont les moutons noirs qui se révoltent et agissent avec des gestes concrets et militants.

Sur la route des vacances, que ce soit sur le chemin de l’aller ou du retour, dans les interminables bouchons dans lesquels sont piégés les automobilistes, combien de mégots de cigarettes, de canettes, de sachets en plastique et autres détritus sont ils abandonnés sur le bord des routes ? Des tonnes !

Je vous propose une vidéo qui vous parle de la triste histoire d’une vache, Bellacorne qui, broutant paisiblement aux abords d’une route a avalé une canette de soda. Cette vache âgée de 7 ans a eu juste le temps de mettre bas le veau qu’elle attendait, la canette déchiquetée lui ayant perforé l’estomac, Bellacorne est morte pendant son accouchement.

Si des gestes tels que vider son cendrier dans la nature, jeter une canette en aluminium par dessus bord, des gestes pouvant au demeurant sembler anodins étaient évités par les millions d’automobilistes qui sillonnent les routes de France, cela serait déjà un énorme bon point pour notre environnement.

En seconde partie de vidéo, alors que les foules s’offusquent et à juste titre d’ailleurs, quand un chien étouffe dans une voiture parquée en plein soleil par son propriétaire, ces images, tournées aux abords d’un élevage de vaches en Italie où l’on voit ces pauvres bovins suffoquer, et le mot est faible, pendant la canicule.

Pendant votre barbecue qui se veut festif et que vous organisez entre amis et familles, ayez ne serais-ce qu’une petite pensée, une prière, même symbolique, une marque de respect pour un être de chair et de sang qui avait tout autant le droit de vivre que vous ainsi que celles et ceux que vous aimez et que l’on a sacrifié souvent, au prix d’atroces souffrance et ce, pour votre plus grand plaisir.

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK /

Environnement : Quand la loi sur le secret des affaire protège les grands pollueurs

Désormais, plus aucun scandale sanitaire, écologique ou autres ne peut échapper à la loi sur le secret des affaires mais figurez-vous que cette loi ne va ni dans le sens des intérêts des consommateurs ni dans celui des riverains bien au contraire.

Loi sur le secret des affaires :

Cela est est à peine exagéré mais le fait de dénoncer la pollution d’une nappe phréatique, un empoisonnement lié à des produits dangereux peut être désormais attaqué par l’industriel qui estimerait que ses intérêts financiers sont mis en danger puis, sanctionné lourdement par la justice dont la loi mise en place donnera forcément raison au plaignant.

Cela vous offusque ?

Eh bien sachez que pendant que vous vous régaliez avec le mondial, pendant que vous vous lézardez sur les plages, pendant que vous vous souciez de votre programme télé, du dernier I Phone à venir, de combien d’amis vous avez sur Instagram, Facebook etc… les politiques eux, corrompus pour la plupart, ne perdent pas leur temps et profitent de votre attention détournée pour pondre derrière votre dos, en catimini, des lois liberticides leur permettant un contrôle évidemment total sur vos choix, vos besoins, et somme toute sur vos vies.

La première vidéo de ce billet vous propose un “live”, celui d’un citoyen comme vous et moi qui démontre images à l’appui et au risque d’encourir de l’emprisonnement (loi secret des affaires oblige), que malgré les efforts que l’on vous demande de fournir en matière de recyclage ne servent à rien car la plupart des ordures sont finalement ré acheminées puis enterrées en pleine nature.

Tout y est jeté en vrac, alimentaire, plastics, produits toxiques (qui finissent dans les nappes phréatiques) et qui par souci de camouflage de la part des pollueurs indélicats sont finalement recouverts de terre sur laquelle on replante.

Retour sur le courageux témoignage d’un employé qui avait osé filmer le déversement sauvage d’ordures de toutes sortes en pleine nature en dénonçant son employeur.

C’est sur la chaîne Suisse, RTS qu’était diffusée l’émission “A Bon Entendeur” et qui publiait une enquête sur les huiles d’olives, titre du sujet : “Huile d’olive extra vierge : une appellation qui se mérite !

Compte rendu de l’émission :

C’est normalement la meilleure, la plus saine des huiles d’olive. Régulièrement, des prélèvements et des contrôles sont effectués pour vérifier si cette appellation n’est pas usurpée, car une huile d’olive doit remplir plusieurs conditions pour s’intituler “extra vierge”. Or ce n’est pas toujours le cas ! Les chimistes cantonaux viennent d’en déclasser plusieurs. Le point sur ces toutes nouvelles analyses avec Patrick Edder, chimiste cantonal genevois.

Sujet très intéressant jusqu’à la fin ou des huiles qui avaient été analysées et reconnues non conformes pour cette appellation d’huile d’olives extra vierge pressée à froid et ce pour différents motifs n’avaient pu être mentionnées à l’antenne pour des questions de loi.

En France, cette loi, “Secret des affaires” qui a été adoptée par l’Assemblée tout récemment a fait polémique car elle met gravement en danger la démocratie, privant ainsi les consommateurs de l’accès à l’information en donnant  carte blanche aux industriels pour toutes les magouilles et les dérives.

Ce sont des émissions comme “Cash investigation”, “Envoyé spécial” etc … qui ne pourront tout simplement plus être produites.

Cette loi qui à l’origine était appliquée afin de protéger les industriels contre l’espionnage a été élargie aux journalisme d’investigation et aux lanceurs d’alerte.

Stéphane Guibert

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Environnement : Quatrième analyse d’eau de pluie dans le Doubs

De 10 microgrammes d’aluminium par litre en 2012, à 18 en 2013, 88 en 2014 et maintenant 232 !

La quatrième analyse d’eau de pluie réalisée depuis 2012, exactement au même endroit et dans les mêmes conditions, révèle une augmentation toujours plus accentuée de la proportion d’aluminium ainsi que des autres métaux recherchés (baryum, strontium et titane): en ce qui concerne l’aluminium, on passe de 10 microgrammes par litre en 2012, à 18 en 2013, 88 en 2014 et maintenant 232 !

Ah bien sûr nos analyses ne sont pas ordonnées ni validées par les instances officielles !

Mais tout de même effectuées par un labo tout à fait conventionnel…

Les 3 analyses précédentes :

Bonne nouvelle pour les anti néonicotinoïdes : L’Europe va en interdire 3, jugés les plus dangereux pour les abeilles ; n’est-ce pas la une victoire sur les industries de l’agroalimentaire ? Mais si l’on regarde d’un peu plus près, on est en train de nous pondre une loi “secret des affaires” qui va interdire aux journalistes d’investigation toutes enquêtes notamment sur cette industrie. Cette pseudo victoire n’est-elle pas volontairement mise en place comme une zone tampon pour calmer les opposants ou comme un grain de sable pour cacher la montagne ? Réfléchissez ! (L’enfer est pavé de bonnes intentions.)

Un mécanisme de méfiance absolue et jusqu’à preuve du contraire se met automatiquement en place chez moi à partir du moment ou les médias dominants clament une victoire pour les opposants au système.

Stéphane Guibert

La vidéo qui suit remonte à 2011. De “l’eau” (sans vouloir jouer sur les mots) a passé sous les ponts depuis :

Pourquoi la France ne protège-t-elle pas sa population contre le risque aluminium ?

Environnement : Mais qu’attend dame nature pour se révolter ?

Petit à petit et à grand renfort de connerie, l’être humain est en train de scier la branche sur laquelle il est assis, de détruire sa propre maison.

Mais qu’attend donc dame nature pour se révolter ?

G.S

Environnement : C’était en 1984, la catastrophe de Bhopal afin de ne pas oublier

Nous nous sommes déshumanisés au nom du profit et de l’argent et cela va s’accentuer.

Combien de morts faudra-t-il avant que l’humanité se libère du joug de la finance ?

G.S

Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984 une cuve de produits chimiques explose dans une usine de pesticides à Bhopal, 800.000 habitants, capitale du Madhya Pradesh, au centre de l’Inde.

Cela fait suite à des déficiences récurrentes du système de sécurité, connues mais occultées pour raison d’économie. Ce sont 42 tonnes de gaz mortels qui s’échappent, asphyxiant en premier lieu le bidonville de Khasi Camp où les populations les plus pauvres sont agglutinées, et provoquent la mort de 3.800 personnes le 3 décembre, puis de 8.000 la première semaine, et de 25.000 personnes un peu plus tard dans d’atroces souffrances. Mais il y a aussi de très nombreux blessés, malades et plus de 200.000 personnes qui sont maintenant gravement handicapées à vie et autant de personnes qui sont nées par la suite avec des malformations importantes.

L’entreprise américaine Union Carbide s’est volatilisée administrativement, puis a été rachetée par la multinationale Dow Chemical qui refuse de dépolluer le site et d’indemniser les victimes comme il se doit.

Trente ans après, rien a changé. Un grand nombre d’enfants naissent encore aujourd’hui mal-formés suite à la consommation de l’eau des nappes phréatiques toujours contaminées…
Au sujet du nombre de morts et de blessés à vie, la catastrophe de Bhopal c’est Chernobyl + Fukushima réunies. Trente ans après, les habitants de notre planète ne font rien pour la plus grande catastrophe industrielle de l’histoire humaine…

 

Autorisation du glyphosate : l’Europe reporte sa décision “trois scandales sur la firme américaine Monsanto”

L’Europe devait se positionner sur le prolongement de l’autorisation du glyphosate ce mercredi 25 octobre, mais la décision a été reportée à une date ultérieure.

Pourquoi l’Europe a-t-elle tant de mal à trancher sur le prolongement de l’autorisation du glyphosate ? “Sur une question aussi sensible et de santé publique, la Commission européenne ne veut plus endosser une telle décision“, explique le journaliste de France 2 Valéry Lerouge, qui intervient en direct de Bruxelles. Elle demande donc aux 28 pays de l’UE de prendre leurs responsabilités. Or les 28 ne sont pas tous d’accord sur le sujet.

Des gouvernements tiraillés

C’est d’ailleurs la cinquième fois que le comité d’experts recule devant l’obstacle“, précise Valéry Lerouge. Ce mercredi 25 octobre, ces experts ont étudié la nouvelle proposition de la Commission, de prolonger l’homologation non plus de 10 ans, mais entre 5 et 7 ans.”Au final, ils ont décidé de ne rien décider. Ils se sont contentés d’un communiqué de six lignes, indiquant qu’il y aurait une prochaine réunion”. Cela montre, analyse Valéry Lerouge, “à quel point le sujet est sensible politiquement“. Les gouvernements sont tiraillés entre les études contradictoires et la pression de l’opinion publique. “Il va pourtant bien falloir se décider, l’autorisation du glyphosate expire le 15 décembre prochain“, conclut Valéry Lerouge.

Source : France Info

En attendant :

Voici trois scandales sur la firme américaine Monsanto.

L’agent orange :

Dans les années 1940, Monsanto fabrique l’herbicide 2,4,5-T, le fameux “agent orange” utilisé par l’armée américaine durant la guerre du Vietnam. 80 millions du puissant herbicide seront déversés provoquant encore aujourd’hui cancers, malformations congénitales, maladies du système nerveux. Plusieurs enquêtes démontrent que la dangerosité du produit était connue dès 1940 et que Monsanto a présenté des études biaisées pour continuer à vendre ses produits.

Des procès pour protéger les OGM :

Dans les années 1990, Monsanto commercialise ses semences génétiquement modifiées. Selon “Le monde” Monsanto aurait assigné devant les tribunaux des centaines de paysans accusés d’avoir utilisé “frauduleusement” ses OGM.

De fausses études sur le Glyphosate :

Le glyphosate présent dans le désherbant Roundup est le produit phare de Monsanto. En 2015, l’Organisation mondiale de la santé classe le glyphosate comme cancérigène pour l’animal et comme “cancérigène” probable pour l’homme. Le géant des produits phytosanitaires répliquera en rémunérant des scientifiques pour signer des études montrant que le glyphosate n’est pas cancérigène.

En Suisse, le glyphosate est autorisé. Des traces de ce pesticide se retrouvent dans les urines de 37,5% des Suisses et dans un tiers des produits courants comme les pâtes, les biscotes ou les céréales complètes. De son côté, la firme Monsanto défend les scientifiques qui ont rédigé leurs études et juge “non fondées” les allégations des “Monsanto Papers”

Source Radio Télévision Suisse