CETA, TAFTA et TTIP, les accords de libre échange de la mort

Des paysans équatoriens empoisonnés par un pétrolier américain. Cette vidéo montre un exemple alarmant de l’impact des tribunaux d’arbitrage international sur la vie des gens.

Ces tribunaux représentent une cour de justice privée grâce à laquelle les multinationales peuvent contester les décisions des pays souverains, ou même les attaquer, comme l’a fait le cigarettier Philip Morris à l’encontre de l’Australie, à cause de sa législation anti-tabac.

Les tribunaux privés se développent dans le monde entier, dans le cadre des accords de libre-échange. En Europe, ils seront effectifs avec l’instauration définitive du CETA (accord de libre-échange Europe-Canada). Ils le seront également avec la reprise des négociations autour du TTIP, accord de libre-échange USA-UE.

Le pétrolier Chevron contre les paysans équatoriens : c’est le pétrolier qui a gagné.
Un tribunal privé international vient d’annuler l’amende historique de 9,5 milliards contre l’entreprise américaine.

Une enquête de Paul Moreira de Premières Lignes pour Brut.

La campagne déchirante de Sea Shepherd contre la pollution plastique des océans

ENVIRONNEMENT – “Ce que nous avons causé, nous devons maintenant le réparer”, assène le Capitaine Alex Cornelissen, PDG de Sea Shepherd Global. L’ONG internationale de protection des océans, connue pour ses actions coup de poing, a lancé ce mardi 10 avril avec l’agence FF New York la campagne “Plastic Ocean”.

A travers trois visuels et une courte vidéo l’ONG dépeint une faune marine empêtrée dans un océan de plastique– comme une seconde peau. Les animaux se débattent, agonisent dans un ballet onirique et coloré au premier coup d’oeil, mais qui très vite révèle la triste réalité du piège mortel que sont les déchets plastiques.

Depuis son développement commercial, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites dans le monde entre 1950 et 2015, selon une étude parue dans la revue scientifique Science Advances. Chaque année, la pollution des océans atteint de nouveaux records avec des plaques de débris plastiques de la taille de pays entiers, à l’instar de cette décharge flottante au large du Pacifique trois fois plus grande que la France.

“Les êtres humains sont à blâmer”

“Comme une espèce envahissante, elle est en train d’anéantir la faune océanique et de s’emparer de son habitat”, martèle le capitaine Cornelissen. Et de poursuivre: “Les êtres humains sont à blâmer pour l’introduction de cette substance, la plus mortelle”.

Actuellement, la production de plastique dépasse 320 millions de tonnes par an. Portée par le vent et la pluie, une grande partie de ces sacs, bouteilles, emballages, filets de pêche abandonnés et microparticules s’agrège dans plusieurs zones des océans, sous l’effet de vortex formés par les courants marins.

Ainsi, 80% des déchets en mer proviendraient de la terre ferme et menacent animaux et écosystème. “C’est plus d’un million d’animaux marins qui se retrouvent piégés et qui meurent dans cet océan de plastique”, déplore l’ONG.

Une “plastisphère” qui prend de l’ampleur

“Malgré l’urgence, le grand public ne semble pas s’alarmer de ce problème, qui constitue un réel danger pour la biodiversité et l’environnement”, regrette également Sea Shepherd.

Lors du forum de Davos en 2016, une étude réalisée par la fondation de la navigatrice Ellen MacArthur s’alarmait déjà du déséquilibre du ratio tonnes de plastique/tonnes de poissons. Le rapport estimait que d’ici 2050, il y aurait plus de plastique que de poissons dans nos océans.

Changer les mentalités

C’est donc face à cette urgence que l’ONG veut mettre un coup de projecteur sur le sujet dans les médias et sur les réseaux sociaux pour faire changer les mentalités, “en particulier celles des Millenials et de la Génération Z”, autour de l’utilisation durable du plastique.

“Nous pouvons renverser la vapeur, nous pouvons arrêter cette invasion”, insiste Alex Cornelissen qui appelle à “arrêter la production et l’utilisation de plastiques à usage unique”. Une prise de conscience qui peut passer par les gestes les plus simples aux plus inventifs.

Ne plus utiliser de pailles en plastique, ramasser les déchets en pleine mer depuis son voilier ou taxer directement les sacs plastiques… Les solutions ne manquent pas et, comme le rappelle le capitaine Cornelissen, “ensemble, nous pouvons nettoyer les océans et faire en sorte que ce que nous enlevons reste à l’extérieur.”

Environnement : Connaissez-vous le projet “Montagne d’or” ?

En Guyane, si le projet “Montagne d’Or” se réalise, ce sera :

  • 46500 tonnes de cyanure déversées,
  • le déracinement de l’équivalent de 820 terrains de football au milieu de la forêt amazonienne,
  • 142 000 000 litres de fuel consommés,
  • 140 000 litres d’eau consommés par heure !…

Les promoteurs annoncent 750 emplois directs et 300 millions de retombées économiques mais cela est à mettre en perspective avec les 420 millions d’aide de la France au projet (défiscalisation pour encourager les investissements en Guyane).

Emmanuel Macron est pour le projet.
Les citoyens, majoritairement contre le projet, arriveront-ils à le stopper ?

Des catastrophes écologiques et humanitaires :

  • 2000, Roumanie : l’un des barrages de Baia Mare cède. Des centaines de tonnes de cyanure et de métaux lourds se répandent dans les cours d’eau jusqu’en Hongrie ou en Serbie. La faune et la flore aquatique sont ravagées. Plusieurs millions d’habitants sont privés d’eau potable. Le pire désastre écologique en Europe depuis Tchernobyl.
  • 2014, Canada : une digue cède sur la mine de Mont Polley. Le cyanure, le cuivre et le plomb polluent les alentours.
  • Brésil, 2015 : Sur la mine du Rio Doce, 32 mio de M3 se déversent dans la vallée. La coulée de boue toxique tuera 19 personnes et effacera plusieurs villages de la carte

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2000, Roumanie : l’un des barrages de Baia Mare cède.

Dans une usine de retraitement de stériles aurifères ouverte en mai 1999, un bassin de décantation de déchets se rompt après la formation d’une brèche de 25 m de long. 287 500 m³ d’effluents contenant cyanures (400 mg / L soit 115 t au total) et métaux lourds (Cu, Zn) contaminent 14 hectares de sol et polluent la SASAR.

Une “vague de cyanure” de 40 km de long déferle sur la LAPUS, la SZAMOS, la TISZA et le DANUBE. La concentration en cyanure atteint jusqu’à 50 mg/l dans la LAPUS, 2 mg/l dans la partie yougoslave de la TISZA (le 12/02) et 0,05 mg/l dans le delta du DANUBE, 2 000 km en aval de Baia Mare (le 18/02). La Roumanie, la Hongrie, la Yougoslavie, la Bulgarie et l’Ukraine sont impactées.

De fortes teneurs en cyanure sont mesurées dans des puits de particuliers. Plusieurs personnes sont affectées. La consommation de l’eau et les activités de pêche sont interdites. La faune et la flore sont détruites sur des centaines de km : 1 200 t de poissons morts sont récupérées pour la seule Hongrie et des milliers de cadavres d’animaux sont retrouvés (cygnes, canards sauvages, loutres, renards…). Rapidement prévenues, les autorités des pays situés en aval ont pu prévoir des mesures efficaces : lâchers de barrage, alertes des exploitants de captages d’eau potable…


Canada : vaste pollution de l’eau près d’une mine de cuivre et d’or

La digue d’un bassin de décantation d’eaux usées a cédé, en déversant 10 millions de mètres cubes dans un lac en Colombie-Britannique.

Compte tenu de la toxicité des produits utilisés par la mine du mont Polley, exploitée par le groupe Imperial Metals et située entre les lacs Polley et Quesnel, il est strictement interdit aux populations de la région de consommer et d’utiliser l’eau du bassin hydrographique en aval du lac Quesnel ou de s’y baigner, a rappelé mercredi le district régional de Cariboo, situé dans les Rocheuses, au nord-ouest de Vancouver. Dans un communiqué, le district « a déclaré l’état d’urgence localement » afin de prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires et d’ajouter des capacités d’infrastructures à la ville de Likely, en aval du lac Quesnel.

SÉLÉNIUM, ARSENIC, PLOMB, CADMIUM

La rupture de la digue a provoqué le déversement de « 10 millions de mètres cubes d’eau et de 4,5 millions de mètres cubes de sable fin dans le lac Polley », avec un écoulement sur le réseau hydrographique local jusqu’à sa confluence avec la rivière Frazer, a expliqué Bill Bennett, ministre des mines de la Colombie-Britannique. Les médias locaux ont fait savoir que les produits toxiques charriés par ces eaux usées contenaient principalement du sélénium, ainsi que de l’arsenic, du plomb, du cadmium.

Les autorités sanitaires ont alerté la population que, même en la faisant bouillir, l’eau restait impropre à la consommation. Y compris « pour les animaux domestiques [et] pour le bétail », selon le ministère.

La mine de mont Polley produit du cuivre et de l’or. Selon Imperial Metals, « la cause de la rupture est inconnue à ce stade, le barrage est une structure développée indépendamment » de la mine. Les mesures ou le personnel sur place « n’ont donné aucune indication d’une rupture imminente », a ajouté le groupe minier.

Contaminations : au Brésil, « la catastrophe du Rio Doce a brisé des vies à tout jamais »

Le 5 novembre 2015, dans l’Etat du Minas Gerais, le barrage de Fundao, qui retenait 56,6 millions de mètres cubes de déchets d’une mine de fer, cède. Un tsunami de boue toxique ensevelit la région, polluant le fleuve et 101 de ses affluents. La plus grande catastrophe écologique du Brésil.

Industrie chimique en Russie, fleuve contaminé au Brésil, radioactivité au Japon… Le Monde s’est associé au photojournaliste Samuel Bollendorff pour publier, du 1er au 8 septembre, une série de sept reportages en territoires contaminés. Ils sont accompagnés de vidéos making-of réalisées avec les envoyés spéciaux.

G.S / FINALSCAPE

Nicolas Hulot face à l’Assemblée nationale peu de temps avant sa démission

Dernière mise à jour : jeudi 20 septembre 2018 – 16:04

Sûrement le discours le plus marquant de Nicolas Hulot, c’était en mars dernier face à l’Assemblée nationale

“[…] 30% d’oiseaux en moins en quelques années. 80% d’insectes en moins, à l’échelle européenne. la semaine dernière, le dernier grand mâle des rhinocéros blanc du nord de l’Afrique a disparu. Moi, cela ne provoque pas de peine ni de colère mais de la honte. De la honte de savoir que derrière la sixième extinction de la biodiversité, la responsabilité c’est nous ! Et que plus l’on réduit la biodiversité, plus l’on réduit nos options pour l’avenir. Il y a des tragédies invisibles et silencieuses dont on s’accommode tous les jours. Eh bien je vous le dis, tout seul, je n’y arriverai pas !

Oui je vais vous présenter un plan biodiversité dans les semaines qui viennent, qui va succéder à la stratégie de la biodiversité. Mais très sincèrement, tout le monde s’en fiche ! A part quelques uns !

Je veux simplement avoir un sursaut d’indignation et de réaction parce que l’humanité a une communauté d’origine avec le vivant, et une communauté de destin avec le vivant. J’ai besoin de chacun d’entre vous, Merci !”

Vidéo :

Extrait du discours de Nicolas Hulot, c’était le 21 mars 2018 suivit de la liste des 42 députés qui ont décidé dans la nuit du 14 au 15 septembre 2018 que l’interdiction du glyphosate d’ici 3 ans ne sera pas inscrite dans la loi avec ce message : “Doit-on attendre des élections pour stopper cela, ou serons-nous morts avant ?

On s’en doute, lors de ce vote, les lobbies et la corruption étaient de la partie.

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK /

Pesticides : L’hystérie des multinationales

Rachel Carson est la première scientifique à alerter sur les pesticides. En 1962, elle publie une bombe éditoriale : “Printemps silencieux”. Elle explique que pour la première fois dans l’histoire des hommes :  “Il va falloir s’habituer à vivre avec des produits toxiques dans nos organismes”.

Dans les années 1950, Rachel Carson est une biologiste marine reconnue, elle a écrit 3 livres sur la vie des océans, tous des Best-sellers. Comme elle avait une formation scientifique, elle a commencé à regarder de plus près et elle a mis le doigt sur quelque chose de fantastique, c’est à dire, la contamination des milieux naturels par les pesticides qui dans ces années là étaient considérés comme Le miracle.

En 1962, elle publie une bombe éditoriale, une enquête controversée : “Silent spring” (Le printemps silencieux). Ce titre a été choisi parce qu’il s’agit d’un printemps où l’on entend plus chanter les oiseaux. C’est un livre qui pour la première fois dans l’histoire de l’humanité dit qu’il allait falloir s’habituer à vivre avec des produits toxiques dans notre organisme.

Le livre est inattaquable sur le plan scientifique ; malheureusement, cela tombe à un mauvais moment. L’industrie des pesticides étant devenue très puissante, Monsanto (eh oui, encore lui!) prend la mouche étant donné que ses intérêts financiers sont en jeu et commence une campagne de désinformation et de disqualification de Rachel Carson aux États-Unis qui est horrible et hystérique. On la dit lesbienne, on la soupçonne d’avoir une motivation politique et on va la traiter publiquement d’agent du K.G.B. En France, la même chose.

Il y a une levée de boucliers énorme de tous les milieux lobbyistes français contre Rachel Carson alors que dans cette édition française de 1963, il y a une préface rédigée par Roger Heim qui est directeur du Muséum National d’histoire naturelle et président de l’académie des sciences ; c’est une sorte de sommité scientifique de l’époque (…)

Rien n’a changé aujourd’hui puisqu’à partir du moment ou, suite à des révélations une firme qui pourrait voir ses intérêts financiers mis en danger déploie des moyens similaires et, le monde des affaires étant merveilleusement bien fait, voici qu’une loi “Secrets des affaires” a été mise en place.

G.S / FINALSCAPE

Environnement : À Bombay, la mer “vomit” des déchets avec les fortes marées

Quand mère Nature nous rappelle qu’elle n’est pas une poubelle

Les fortes marées et les pluies diluviennes de la mousson ont provoqué des “vagues de déchets” à Bombay : des tonnes de détritus, évacués vers la mer, sont revenues vers les quais et les trottoirs, témoignant de l’extrême pollution de la mer au bord de la capitale économique indienne. Certains habitants ont décidé d’agir et tentent de mobiliser sur l’urgence à changer les comportements.

Depuis le 13 juillet, des ordures, que la ville de Bombay envoie généralement vers l’océan, reviennent sur terre avec les très fortes marées de la saison, qui ont atteint leur pic avec une vague à 4,97 mètres dimanche. Plus de 12 000 tonnes de déchets et de débris ont été rejetés par la mer sur la célèbre promenade de Marine Drive, a indiqué mardi 17 juillet la Haute Cour de Bombay.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs habitants de la mégapole d’environ 21 millions d’habitants ont publié des photos et vidéos du bord de mer recouvert par les ordures, certains rappelant que la nature ne faisait que “rendre ce qu’on lui a donné”.

Le plastique désormais interdit

En Inde, la “guerre” du plastique bat son plein. Depuis le 23 mars, sur décision du gouvernement du Maharashtra, dont Bombay est la capitale, il est interdit de fabriquer, de vendre mais aussi de posséder et d’utiliser du plastique non réutilisable, par exemple sous forme de sac, gobelet, bouteille d’un volume inférieur à un demi-litre ou même décorations en tout genre qu’affectionnent les hindous pour leurs fêtes religieuses, comme le rapporte le journal Le Monde. Tout contrevenant est passible d’une amende comprise entre 5 000 et 25 000 roupies (de 61 à 308 euros). Voire, dans le pire des cas, d’une peine pouvant aller jusqu’à trois mois de prison.

Des mesures importantes mais qui, pour plusieurs habitants contactés par notre rédaction, ne sont pas à même de réparer les dégâts déjà causés par la consommation de plastique et de résoudre le problème de la mauvaise gestion des déchets, comme en témoignent les récents évènements. Et de fait : selon une étude publiée en 2014 par la revue américaine Public Library of Science Journal, 1 300 milliards de morceaux de plastique flottent à la surface de l’océan Indien.

La malédiction des ressources : Qui pille l’Afrique ? Un scandale en Côte d’Ivoire qui doit être dénoncé !

C’est en Afrique que se trouve la plus grande réserve d’or au monde mais ce métal précieux n’est qu’une infime partie des ressources naturelles dont regorge le sol de ce continent. On y trouve notamment 80% des réserves de coltan, 70% des réserves de diamants, du cobalt, du fer, du cuivre …

Bien que l’Afrique soit un continent riche, ses populations  sont parmi les plus pauvres de la planète. Comment expliquer ce contraste ?

Il existe en Afrique un pillage des ressources très organisé.

Pour extraire l’or, il existe plusieurs moyens :

  • La voie officielle, avec des permis d’exploitation donnés par les ministères. C’est le cas pour les grosses mines d’or industrielles britanniques, australiennes ou canadiennes.
  • La voie moins officielle, avec des autorisations données sous le manteau données par des préfets. C’est le cas de certaines mines d’or chinoises par exemple, protégées par des Dozos, des milices armées.
  • La voie clandestine, celle des petites mines en théorie interdites et exploitées par ceux qu’on appelle les “clandestins” dans leur propre pays, ici, les Ivoiriens.

En Côte d’Ivoire, les quatre principales mines d’or sont exploitées par des groupes étrangers : un groupe britannique, Randgold, un groupe australien, Newcrest Mining et un groupe canadien, Endeavour Mining.

Pour la mine d’or détenue par le groupe britannique par exemple, 89,7% des recettes de l’exploitation revient à Randgold, seuls 10% reviennent à l’État ivoirien et 0,3% à des investisseurs extérieurs.

Charcuter les sols n’est pas sans conséquences. L’exploitation minière détruit les sols et pollue les eaux.

Une mine d’or chinoise rejette ses déchets dans le Bandama, l’un des plus longs fleuves de Côte d’Ivoire. Il est aujourd’hui devenu entièrement doré et on y trouve presque plus de poisson, ce qui a détruit l’économie locale et le travail des pêcheurs. Les riverains des exploitations industrielles sont souvent les premières victimes de l’extraction de ces ressources.

En 2015, le groupe SIAT, une entreprise belge spécialisée dans l’agro-industrie, s’est implantée sur 11’000 hectares de terre. Selon les villageois, lorsqu’ils et elles ont protesté contre cet accaparement, les manifestants ont été violemment réprimés par la gendarmerie. Deux personnes seraient mortes, 70 auraient été emprisonnées et plusieurs disparu, dont des enfants.

Un reportage AJ+

G.S / Finalscape

 

Irresponsabilité et maltraitance, l’humain dans toute sa grandeur

Égoïsme, individualisme, déni, ces trois mots qui résument la gent humaine en général et rares, trop rares sont les moutons noirs qui se révoltent et agissent avec des gestes concrets et militants.

Sur la route des vacances, que ce soit sur le chemin de l’aller ou du retour, dans les interminables bouchons dans lesquels sont piégés les automobilistes, combien de mégots de cigarettes, de canettes, de sachets en plastique et autres détritus sont ils abandonnés sur le bord des routes ? Des tonnes !

Je vous propose une vidéo qui vous parle de la triste histoire d’une vache, Bellacorne qui, broutant paisiblement aux abords d’une route a avalé une canette de soda. Cette vache âgée de 7 ans a eu juste le temps de mettre bas le veau qu’elle attendait, la canette déchiquetée lui ayant perforé l’estomac, Bellacorne est morte pendant son accouchement.

Si des gestes tels que vider son cendrier dans la nature, jeter une canette en aluminium par dessus bord, des gestes pouvant au demeurant sembler anodins étaient évités par les millions d’automobilistes qui sillonnent les routes de France, cela serait déjà un énorme bon point pour notre environnement.

En seconde partie de vidéo, alors que les foules s’offusquent et à juste titre d’ailleurs, quand un chien étouffe dans une voiture parquée en plein soleil par son propriétaire, ces images, tournées aux abords d’un élevage de vaches en Italie où l’on voit ces pauvres bovins suffoquer, et le mot est faible, pendant la canicule.

Pendant votre barbecue qui se veut festif et que vous organisez entre amis et familles, ayez ne serais-ce qu’une petite pensée, une prière, même symbolique, une marque de respect pour un être de chair et de sang qui avait tout autant le droit de vivre que vous ainsi que celles et ceux que vous aimez et que l’on a sacrifié souvent, au prix d’atroces souffrance et ce, pour votre plus grand plaisir.

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK /

Environnement : Quand la loi sur le secret des affaire protège les grands pollueurs

Désormais, plus aucun scandale sanitaire, écologique ou autres ne peut échapper à la loi sur le secret des affaires mais figurez-vous que cette loi ne va ni dans le sens des intérêts des consommateurs ni dans celui des riverains bien au contraire.

Loi sur le secret des affaires :

Cela est est à peine exagéré mais le fait de dénoncer la pollution d’une nappe phréatique, un empoisonnement lié à des produits dangereux peut être désormais attaqué par l’industriel qui estimerait que ses intérêts financiers sont mis en danger puis, sanctionné lourdement par la justice dont la loi mise en place donnera forcément raison au plaignant.

Cela vous offusque ?

Eh bien sachez que pendant que vous vous régaliez avec le mondial, pendant que vous vous lézardez sur les plages, pendant que vous vous souciez de votre programme télé, du dernier I Phone à venir, de combien d’amis vous avez sur Instagram, Facebook etc… les politiques eux, corrompus pour la plupart, ne perdent pas leur temps et profitent de votre attention détournée pour pondre derrière votre dos, en catimini, des lois liberticides leur permettant un contrôle évidemment total sur vos choix, vos besoins, et somme toute sur vos vies.

La première vidéo de ce billet vous propose un “live”, celui d’un citoyen comme vous et moi qui démontre images à l’appui et au risque d’encourir de l’emprisonnement (loi secret des affaires oblige), que malgré les efforts que l’on vous demande de fournir en matière de recyclage ne servent à rien car la plupart des ordures sont finalement ré acheminées puis enterrées en pleine nature.

Tout y est jeté en vrac, alimentaire, plastics, produits toxiques (qui finissent dans les nappes phréatiques) et qui par souci de camouflage de la part des pollueurs indélicats sont finalement recouverts de terre sur laquelle on replante.

Retour sur le courageux témoignage d’un employé qui avait osé filmer le déversement sauvage d’ordures de toutes sortes en pleine nature en dénonçant son employeur.

C’est sur la chaîne Suisse, RTS qu’était diffusée l’émission “A Bon Entendeur” et qui publiait une enquête sur les huiles d’olives, titre du sujet : “Huile d’olive extra vierge : une appellation qui se mérite !

Compte rendu de l’émission :

C’est normalement la meilleure, la plus saine des huiles d’olive. Régulièrement, des prélèvements et des contrôles sont effectués pour vérifier si cette appellation n’est pas usurpée, car une huile d’olive doit remplir plusieurs conditions pour s’intituler “extra vierge”. Or ce n’est pas toujours le cas ! Les chimistes cantonaux viennent d’en déclasser plusieurs. Le point sur ces toutes nouvelles analyses avec Patrick Edder, chimiste cantonal genevois.

Sujet très intéressant jusqu’à la fin ou des huiles qui avaient été analysées et reconnues non conformes pour cette appellation d’huile d’olives extra vierge pressée à froid et ce pour différents motifs n’avaient pu être mentionnées à l’antenne pour des questions de loi.

En France, cette loi, “Secret des affaires” qui a été adoptée par l’Assemblée tout récemment a fait polémique car elle met gravement en danger la démocratie, privant ainsi les consommateurs de l’accès à l’information en donnant  carte blanche aux industriels pour toutes les magouilles et les dérives.

Ce sont des émissions comme “Cash investigation”, “Envoyé spécial” etc … qui ne pourront tout simplement plus être produites.

Cette loi qui à l’origine était appliquée afin de protéger les industriels contre l’espionnage a été élargie aux journalisme d’investigation et aux lanceurs d’alerte.

Stéphane Guibert

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Environnement : Quatrième analyse d’eau de pluie dans le Doubs

De 10 microgrammes d’aluminium par litre en 2012, à 18 en 2013, 88 en 2014 et maintenant 232 !

La quatrième analyse d’eau de pluie réalisée depuis 2012, exactement au même endroit et dans les mêmes conditions, révèle une augmentation toujours plus accentuée de la proportion d’aluminium ainsi que des autres métaux recherchés (baryum, strontium et titane): en ce qui concerne l’aluminium, on passe de 10 microgrammes par litre en 2012, à 18 en 2013, 88 en 2014 et maintenant 232 !

Ah bien sûr nos analyses ne sont pas ordonnées ni validées par les instances officielles !

Mais tout de même effectuées par un labo tout à fait conventionnel…

Les 3 analyses précédentes :

Bonne nouvelle pour les anti néonicotinoïdes : L’Europe va en interdire 3, jugés les plus dangereux pour les abeilles ; n’est-ce pas la une victoire sur les industries de l’agroalimentaire ? Mais si l’on regarde d’un peu plus près, on est en train de nous pondre une loi “secret des affaires” qui va interdire aux journalistes d’investigation toutes enquêtes notamment sur cette industrie. Cette pseudo victoire n’est-elle pas volontairement mise en place comme une zone tampon pour calmer les opposants ou comme un grain de sable pour cacher la montagne ? Réfléchissez ! (L’enfer est pavé de bonnes intentions.)

Un mécanisme de méfiance absolue et jusqu’à preuve du contraire se met automatiquement en place chez moi à partir du moment ou les médias dominants clament une victoire pour les opposants au système.

Stéphane Guibert

La vidéo qui suit remonte à 2011. De “l’eau” (sans vouloir jouer sur les mots) a passé sous les ponts depuis :

Pourquoi la France ne protège-t-elle pas sa population contre le risque aluminium ?