Syrie, Yémen : Ça va trop loin, ça va vraiment beaucoup trop loin !!!! / Syria Yemen : It goes too far, it really goes way too far !!!!

Syrie & Pierre le Corf : Témoignage / Syria & Pierre le Corf: Testimony

Le monde est complètement fou ! / The world is completely crazy!

Un Geste, un Homme et j’en pleure encore / A gesture, a man and I cry again

Merci Pierre / Thanks Pierre

Je ne peux pas verser plus de larmes que j’en contient mais les criminels qui sont à l’origine de cette souffrance devront payer tôt ou tard. Ca va trop loin, ça va vraiment beaucoup trop loin !!!!/ I can’t shed more tears than I can but the criminals who cause this suffering will have to pay sooner or later. It goes too far, it really goes way too far !!!!

Stéphane Guibert / Finalscape

Je sais que tout le monde a assez à manager dans sa vie, surtout après le « dé-confinement », le monde qui ne tourne plus rond. La guerre est loin de vous, tout ça vous passe au-dessus de la tête, et puis l’été est là, le soleil, la vie qui reprend malgré tout … mais essayez de ne pas oublier. Les gens sont très touchés, si ici par exemple c’était votre grand-mère vous ne tolèreriez jamais ça. Gardez un oeil ouvert sur ce qui se passe, malgré les bombes et tout ce qui va avec, rien ne détruit plus les gens que les sanctions

I know that everyone has enough to manage in their life, especially after the “de-containment“. The war is far from you, it all goes over your head, and then summer is here, the sun, life that resumes despite everything … but try not to forget. People are very touched, if here for example it was your grandmother you would never tolerate that. Keep an eye on what’s going on, despite the bombs and everything that goes with it, nothing destroys people more than sanctions and what comes with it

Mise en ligne : Stéphane Guibert / Finalscape

Syrie & Pierre le Corf : Une vie, ces héros…

Syrie & Pierre le Corf : Une vie, ces héros…

Parce qu’une vie est une vie

Une de mes classes de 11ème (1ère) pour l’aide émotionnelle, dernière photo avant l’été, ils vont passer leur bac blanc et tous mes 9ème (3ème) aussi pour leur brevet d’ici quelques jours. C’est difficile pour eux entre la guerre, leur vie d’ados, la situation, ils bouillonnent à l’intérieur même s’ils le cachent bien, tous ont vécu des choses vraiment difficiles … mais ils se battent vraiment pour tenir et rester forts ces petits lions. Ceux d’entre eux qui me liront, je croise les doigts pour vous mais je sais que tout va bien se passer.

Merci Pierre pour ces nombreux témoignages et cette volonté de vivre.

Ton Ami, celui qui ne t’a pas vu à Paris, ce que je regrette mais ce n’est que partie remise n’est-ce pas ?

Je ne peux que t’aimer et heureusement qu’il y ait des gens comme toi sur cette terre.

Stéphane

 

 

Syrie et Pierre Le Corf : “Et si l’amour m’était compté”

“Et si l’amour m’était compté”

Pierre Le Corf, un ami de la vie

Je ne pouvais pas passer à côté de ce message sans le partager

L’amour sans concessions, l’amour à tout  prix et la vie par dessus tout !

Merci Pierre, merci mille fois.

Une vie en Syrie et de l’amour à en pleuvoir. Un exemple d’humanisme qu’un grand nombre d’entre nous devrait suivre ne serais-ce que pour galvaniser notre capacité à aimer notre prochain…  Eh oui !

Stéphane Guibert / Finalscape

Pierre Le Corfd est à Alep.

Aller je me lance, je n’ai jamais beaucoup posté à propos bien que ça fasse presque un an que nous ayons commencé cette initiative dédiée aux animaux de guerre et depuis quelques mois avec notre propre petit refuge pour les animaux blessés.

Une vie reste une vie. Ils sont sans-voix mais s’ils ont mal ils le diront à leur manière, s’ils sont heureux vous le verrez, s’ils sont tristes vous le sentirez. Je n’ai jamais beaucoup posté à propos bien que ça fasse presque un an que nous ayons commencé cette initiative dédiée aux animaux de guerre et depuis quelques mois avec notre propre petit refuge. J’ai envie d’écrire beaucoup de choses mais en y repensant, j’avais déjà écrit quelque chose il y a un an ou deux ici à propos des animaux et de la guerre qui résume ma pensée >>>

« On n’en parle jamais mais il y a un autre type de victimes de cette guerre, tous les animaux qui vivent ici, tués par les balles, bombes, obus etc. beaucoup n’y voient pas d’intérêt mais j’ai beaucoup de respect pour ces communautés silencieuses. Ils sont aussi les héros de cette guerre mais notre espèce s’est continuellement considérée supérieure, relayant toute forme de vie au second plan. Pour cela nous sommes les moins évolués dans et hors de la chaîne alimentaire sinon les plus violents: nous sommes la seule espèce incapable de vivre en harmonie avec les autres formes de vie , la seule. Consommer, détruire et réduire à l’esclavage. Beaucoup continuent de penser que ces êtres n’ont pas d’âme, ne pensent pas, ne ressentent pas comme nous. En effet, pas comme nous. Parce qu’ils ne font pas la même chose de la même manière alors ils ne valent pas notre considération?

J’en ai vu de nombreux mourir lors d’attaques, les humains par terre mais aussi eux, silencieux mais eux aussi ressentant la guerre et la mort qui arrive. Ils sont très suspicieux, sur leur garde, mais dès que vous passez les premières barrières, leur monde s’effondre, ils se collent à toi, cherchent à rentrer dans ta veste, veulent des câlins et de l’amour. Je nourris quelques chats dans ma rue, avec les combats beaucoup de gens ont voyagé, les chats se sont enfuis ou été abandonnés, ils se sont reproduis dans la rue, donnant lieu à de nouvelles portées qui donnent de nouvelles portées, mais ils restent très unis aux humains malgré tout ce qu’on leur fait et nous faisons à nous-même.

Les chiens eux vivent plutôt dans les périphéries, ce sont comme des gangs, ils se déplacent et semblent survivre en petit groupe, ca m’a marqué de voir des chiens de toutes les tailles et couleurs, se suivre les uns à côté des autres, la guerre a créé ce comportement chez les gens aussi. Ils ne sont pas agressifs, craintifs et fatigués, ils ont cette démarche lente et paumée, ne sachant pas ou aller, survivants.

Les oiseaux c’est la même chose, une fois j’en ai vu un tomber, il avait pris une balle. Les oiseaux vivent en formation et semblent se rassembler dans le même arbre, vous ne les voyez pas errer par ci et par là, vous pouvez être sûr que si vous regardez 10 arbres, vous verrez tous les oiseaux dans un seul. Pendant les combats, les balles, obus etc tu sais quand quelque chose arrive, ils les voient arriver et rompent la formation quelques secondes pour se regrouper plus bas et plus haut, criant de peur.

Nous avons inventé le mal dont nous nous plaignons, peut-être devrions-nous regarder un peu plus autour de nous et nous inspirer ce ceux qui ne vivent d’aucune crise économique, d’argent, de pouvoir, de parti politique, de guerre, de massacres gratuits, … et qui malgré nos comportements, savent rester des amis honnêtes. »

We are superheroes

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Pierre Lecorf et Syrie : Le coronavirus en Syrie “Restez chez-vous”

Pierre Lecorf et Syrie : Le coronavirus en Syrie “Restez chez-vous”

Si vous ne le faites pas pour vous faites le au moins pour les plus fragiles

“Bonjour, moi c’est Lucy. Si je contracte le virus, et que le docteur doit faire un choix entre vous et moi, c’est vous qu’il choisira parce que vous êtes plus susceptible d’en sortir que moi. Je suis fragile et je reste chez-moi. Alors fais comme moi, restes chez-toi.”

Lucy

Parce que la solidarité c’est aussi de penser aux plus faibles. (ndlr.)

L’image du jour : Confinement, le coup d’épée dans l’eau

Image : Syrie par Pierre le Corf

L’image du jour : Confinement, le coup d’épée dans l’eau

Endiguer les pandémies, c’est tout d’abord endiguer vos conneries !

Qu’en est-il en Syrie, qu’en est-il en Palestine, qu’en est-il au Yémen, qu’en est-il pour tous ces malheureux SDF qui zonent et dorment dans les rues ?

On impose le confinement mais on ne s’attaque pas à la racine du problème, comme à la costumée d’ailleurs.

Il n’est pas nécessaire d’avoir fait bac + pour se rendre compte que l’on prend les enfants du bon dieu pour des canards sauvages, que toutes les mesures prises pour soit disant nous protéger ne sont faites que pour nous priver de nos libertés et que pendant que l’on maintient les foules dans la peur, l’hystérie et la psychose, on a le champ libre pour mettre en places des mesures liberticides.

À bon entendeur.

Stéphane Guibert / Finalscape

L’image du jour : La Syrie saignée à blanc !

Je vous aime les bambins, “no souci”.

Mise à jour : mercredi 4 mars 2020 – 15:27 –

pourquoi ces gosses n’ont-ils pas plus le droit à un toit et une vie descente que nous ?

Qu’est-ce qui fait la différence et qu’est-ce qui nous autorise  surtout à le décider ?

Mais regardez-vous donc ! pourquoi méritez-vous mieux qu’eux ?

En voilà une bonne question ! Un demi million à celle ou celui qui me répondra franchement, en son âme et conscience !

L’image du jour : La Syrie saignée à blanc !

Merci à Pierre le Corf pour ce partage

Mais comment pouvez vous laisser crever des hommes, des femmes et des enfants, vous regarder dans un miroir et lever votre verre au nom de l’amitié des peuples bande de faux culs !

Je n’ai pas de mot pour vous dire à quel point je vous méprise !

Bande de merdes, l’enfer vous pend au nez et c’est un cadeau !

Un enfant qui meurt de faim, c’est un un enfant assassiné. Graves-le toi dans ta cervelle de petit bouseux friqué et méprisable à souhaits espèce de c….. !

Non, non, non et et encore non ! Je ne peux pas accepter ce genre de choses. Pardonnez-moi “d’être humain !”.

Je sais que mes mots sont durs mais il faut que cela entre et soit assimilé ! Assez de barbarie et de déni. Trop c’est trop !

Mon cœur saigne pour toutes ces familles assassinées et j’implore votre pardon.

Stéphane Guibert / Finalscape

Syrie et Pierre le Corf : La vie avant tout

Syrie et Pierre le Corf : La vie avant tout. Quand un ange passait par la …

… et comme il le disait si bien : “La force de la vie”

Pleurer le monde, est-ce tout ce qui nous reste ?

“Malgré la guerre et malgré les bombes au quotidien, les gamins arrivent toujours à réinventer leur vie.”

Chapeau bas  et avec toute mon amitié.

Humanitaire en Syrie, Pierre le Corf, un homme à admirer et qui redonne à l’humanité une raison d’être.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Syrie : Quand la beauté d’un gosse nous dévoile l’enfer sur terre. Témoignage.

Syrie : Quand la beauté d’un gosse nous dévoile l’enfer sur terre

Il s’appelle Abd Katbeh, nous sommes amis sur Facebook mais je ne l’ai jamais rencontré, ce que je regrette d’ailleurs.

Il vit dans un pays en guerre, la Syrie. Il a des ambitions tout comme les ados de son âge. Il est joyeux, heureux tous comme les ados de son âge et ne demande qu’à vivre tout comme les ados de son âge.

Ce petit pote, je ne l’ai jamais rencontré mais son enthousiasme et sa volonté malgré les circonstances font de lui un guerrier, un de ces chevaliers solitaires qui brandissent haut et fort la flamme de la vie, ce que j’admire par dessus tout.

Cela n’a absolument rien à voir avec l’actualité qui nous ressasse  inlassablement les mots “Djihad” ou “Terrorisme” mais simplement de l’amour à donner et donner encore.

Ce petit gars est  magnifique et il n’a dans l’âme que de la pureté.  Ses yeux ne le trahissent d’ailleurs pas. C’est un gosse comme tous les autres ; quoi de plus simple et quoi de plus beau ?

Quand La beauté d’un enfant se dévoile au grand jour, tous les tabous tombent et bas les masques.

Merci à Abd Katbeh et Pierre le Corf.

De l’amour, comme si il en pleuvait.

Stéphane Guibert / Finalscape

Voici son témoignage :

« Je m’appelle Abed, je vis à Alep et j’ai 16 ans. Je pense que ce qui me rend le plus heureux ce sont mes amis. Avec la guerre beaucoup d’entre eux ont voyagé, particulièrement deux amis très proches partis l’un aux Emirats et l’autre au Kuwait.

C’est difficile de décrire ce que signifie la guerre pour moi mais je me souviens de beaucoup de moments, comme par exemple un jour nous étions assis chez nous dans le « nouvel Alep » du côté de Rashdeen quand tout d’un coup une roquette est tombée devant, nous n’avons pas été blessés heureusement. Quand on s’est échappé de notre maison c’était vraiment horrible, il y avait des corps partout dans la rue, au moins une quinzaine … et le sang qui coulait partout dans les rues.

Il y a quand même beaucoup de souvenirs difficiles, par exemple quand « L’armée libre » a pris position dans mon quartier, ils ont installé des snipers dans une tour voisine … il y a un homme qui marchait dans la rue à ce moment-là, il ne savait pas qu’ils étaient là … ils lui ont tiré dans la jambe et il est tombé par terre … ils ont continué à lui tirer dessus dans des parties du corps qui n’étaient pas vitales … c’était de la torture. Des amis à lui où des gens je ne sais pas lui ont jeté une corde à couvert et ils ont commencé à la tirer, … à ce moment-là les terroristes lui ont tiré une balle dans la tête.

La plupart de ma famille est restée mais mon oncle était mort sur la route en Turquie en essayant d’échapper à la guerre ici.

J’essaye d’oublier les mauvais moments et de devenir une meilleure personne, la guerre m’a appris à ne pas rester à me lamenter sur moi-même, le passé, … mais de toujours avancer et essayer de devenir plus fort chaque jour. J’ai quelques personnes qui m’inspirent au quotidien mais surtout mon grand frère qui me conseille et me soutient vraiment au quotidien, il a un rôle important dans ma vie.

Pour le futur j’espère simplement que nous pouvions vivre une belle vie et surtout une vie en paix, je crois que nous sommes tous frères et soeurs et que pour ça nous devrions nous soutenir les uns les autres. La paix c’est ce qui compte le plus maintenant. » We are superheroes

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«My name’s Abd, I’m 16 and I liv in Aleppo. I think what makes me the happiest are my friends. With the war many of them traveled, especially two very close friends, one to the Emirates and the other to Kuwait. Most of my family stayed but my uncle had died on the road in Turkey trying to escape the war here.

It’s hard to describe what the war means to me, but I remember a lot of moments, for example one day we were sitting at home in the new Aleppo in Rashdeen’s side when all of a sudden a rocket fell in front, happily we didn’t get injured.

When we escaped from our house it was really horrible, there were bodies all over the street, at least fifteen … and the blood flowing all over the streets. There are still a lot of difficult memories, for example when “The Free Army” took up a position in my neighborhood, they installed snipers in a nearby tower … there is a man who was walking in the street at that time. He did not know that they were there … they shot him in the leg and he fell to the ground … they continued to shoot him in non-vital parts of his body … it was real torture. Friends of his own or maybe just people, I don’t know, threw him a rope and started to pull it … at that moment the terrorists shot him in the head.

I try to forget the bad times and especially to become a better person, the war taught me not to moan about myself, the past, but to always go forward and try to become stronger every day . I have a few people who inspire me everyday but especially my big brother who advises me and really supports me on a daily basis, he has an important role in my life.

For the future I just hope that we can live a good life and especially a life in peace, I believe we are all brothers and sisters and for that we should support each other. Peace is what matters the most now. » We are superheroes

Syrie & Pierre le Corf : Dans la guerre mais le sourire aux lèvres

Syrie & Pierre le Corf : Dans la guerre mais le sourire aux lèvres

Ces héros que l’histoire présente ne voit pas…

De moi  mon cher Pierre tu auras toujours une oreille prête à t’écouter et un œil attentif. Je marche derrière tes pas et tu n’as pas idée à quel point je souhaiterais être à tes côtés pour te soutenir. Surtout ne lâche rien. Ton investissement personnel fait de toi toute ta beauté. Courage.

Stéphane Guibert / Finalscape

Message copié collé de Pierre le Corf tel quel.

Avec ma petite princesse chérie Ghassoun, son papa avait été abattu d’une balle dans la tête par le sniper qui est toujours au bout de la rue à 300 mètres de là. Il pleut, il fait froid. Son grand père nous brûle du carton dans un seau pour rester au chaud. Ça tape dur et malgré tout on a la trouille ici, on est pas loin des terroristes … les combats sont vraiment violents et on reçoit pas mal d’obus sur la ville, beaucoup de gens blessés et tués ces derniers jours… la pression est dans l’air même, je ne saurais pas l’expliquer avec des mots, difficile de respirer …on garde le sourire.

 

L’image du jour et pour moi celle de l’année c’est la photo de ce petit Syrien qui n’a rien demandé à personne

L’image du jour et pour moi celle de l’année : c’est la photo de ce petit Syrien qui n’a rien demandé à personne.

“Je m’invite dans ton cœur pour te dire à quel point je t’aime et suis désolé.”

La guerre pour le fric, ne croyez-vous pas qu’il est grand temps que cela cesse !?

Festoyez braves gens et ne vous culpabilisez surtout pas !

J’ai honte, j’ai franchement honte de notre espèce. Bonne année tout de même…

Merci à Pierre le Corf pour le partage.

Stéphane Guibert / Finalscape