Lanceurs d’alerte en danger – Loi secret des affaires, on y est !

Élites et multinationales main dans la main contre le droit d’informer, contre la démocratie !

Lanceurs d’alerte sous pression, dépouillés de leurs droits sociaux, menacés et parfois même assassinés, loi sur le secret des affaires, tout se goupille et tout est désormais en place pour nous enlever un des droits les plus fondamentaux en démocratie, celui d’être informé.

Les témoignages sont édifiants et accablants. Cette Europe ultralibérale qui a été imposée à la France et ce, malgré le référendum de 2005 dévoile au fil des lois qui se votent en catimini, son véritable visage.

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK /

 

La lanceuse d’alerte Stéphanie Gibaud s’exprime sur la soit distante protection des lanceurs d’alerte en Grande-Bretagne

Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte et ex-cadre de la filiale française du groupe bancaire suisse UBS, se dit «déçue» par la justice britannique, qui a décidé de laisser Julian Assange sous mandat d’arrêt. Le fondateur de WikiLeaks reste donc réfugié à l’ambassade de l’Equateur à Londres. Pourtant, souligne-t-elle, le Royaume-Uni se targue d’être «l’une des plus grandes démocraties au monde».

Stéphanie Gibaud, le combat d’une femme contre la finance opaque

Lanceurs d’alerte : Lancer une alerte, c’est un suicide moral, financier, social et familial

Céline Boussié a travaillé pendant neuf ans dans un centre d’accueil pour jeunes handicapés. En 2013, elle a témoigné des mauvais traitements dont ils sont victimes. Le début du cauchemar…

Le magazine “13h15 le samedi” (Facebook, Twitter, #13h15) est allé à la rencontre de cette jeune femme licenciée par son employeur, qui a porté plainte contre elle pour diffamation. Harcelée, elle a dû déménager. Une vie brisée pour avoir refusé de fermer les yeux…

Un verdict déterminant pour les lanceurs d’alerte

Mardi 21 novembre 2017, son procès s’est tenu devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Le verdict prononcé est déterminant pour tous les lanceurs d’alerte, ces citoyen-ne-s qui, un jour, ont décidé de sortir du silence pour dénoncer ce qu’ils estiment inacceptable.

Renaud Villain, Nicolas Ducrot, Henri Desaunay et Marielle Krouk font le portrait de Céline Boussié, qui a pu compter sur ses deux filles et un comité de soutien sans faille. Son dernier espoir, que la justice lui rende son honneur. Elle l’a fait en relaxant ce jour-là la présidente de l’association HandiGnez-Vous.

Partout en France et ds ts les milieux du sanitaire et social cela “craque” . On ne peut pas décemment conjuguer cure d’austérité, rentabilité avec respect de l’usager/résident et personnel soignant/travailleurs sociaux. – ladepeche.fr https://t.co/eWAnPwXYrJ via @ladepechedumidi

Espagne : «La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», s’alarme Julian Assange

Les tentatives de Madrid de blocage des applications facilitant la tenue du référendum en Catalogne constituent une véritable «guerre sur internet» selon Julian Assange, qui a lancé un appel appuyé afin de lutter contre ces mesures.

Julian Assange, le célèbre fondateur du site Wikileaks, s’est invité à sa manière dans la campagne du référendum sur l’indépendance de la Catalogne, qui doit se tenir le 1er octobre malgré son interdiction par la justice espagnole. Impitoyable défenseur de la liberté d’expression, le lanceur d’alerte s’est insurgé contre les mesures prises par Madrid pour tenter d’empêcher la tenue du scrutin, ciblant particulièrement les mesures de censure dans le domaines des télécommunications.

«La première guerre sur internet du monde a commencé en Catalogne», a écrit Julian Assange sur Twitter, le 30 septembre. «Les habitants et le gouvernement [de la région de Catalogne] utilisent internet pour organiser le référendum d’indépendance de dimanche [1er octobre], tandis que les services espagnols de renseignement gèlent les télécommunications et se livrent à la censure de centaines de sites, de protocoles, etc…», a détaillé le célèbre lanceur d’alerte.

S’appuyant notamment sur des informations relayées par le journal catalan El Nacional le 29 septembre, Julian Assange a dénoncé l’intrusion de la garde civile espagnole dans un bâtiment de télécommunications de Barcelone, qui visait à bloquer 29 applications que le gouvernement catalan comptait utiliser pour organiser le vote et compter les voix.

J’appelle tous nos soutiens et les informaticiens à révéler les méthodes de censure de la garde civile et des services de renseignement espagnols

Une mesure qui a révolté le lanceur d’alerte et contre laquelle il souhaite faire naître une mobilisation internationale : «J’appelle tous nos soutiens et les informaticiens où qu’ils soient, à nous aider à révéler, puis à contourner les méthodes de censure de la garde civile et des services de renseignement espagnols.»

Madrid, qui n’a pas autorisé le scrutin, cherche par tous les moyens à empêcher son organisation. La justice espagnole a notamment demandé au géant américain Google de désactiver une application expliquant comment et où se rendre pour voter.

Source : RT

Pollution à l’acide: les internautes se mobilisent pour le lanceur d’alerte de Florange

Plusieurs cagnottes en ligne ont été lancées pour soutenir l’employé, depuis licencié, d’un sous-traitant d’ArcelorMittal déversant des déchets acides à ciel ouvert.

Le document, révélé par France Bleu Lorraine, avait choqué: des centaines de mètres cube de déchets acides, déversés pendant des semaines “en pleine nature”, directement dans le crassier de Marspich. L’auteur de la vidéo, un chauffeur qui participait contre son gré à cette pollution pour le compte d’un sous-traitant d’ArcelorMittal sur le site de Florange, a depuis sa révélation été licencié pour “rupture de discrétion commerciale”, tandis que le parquet de Thionville a ouvert une enquête sur les pratiques du géant de la sidérurgie le 4 juillet.

Selon Le Parisien, dans son édition de ce samedi, plusieurs cagnottes en ligne on été lancées pour venir en aide à l’ancien chauffeur, père de trois enfants, qui n’a pas retrouvé d’emploi. Au moins quatre collectes ont démarré pour soutenir celui que ses défenseurs considèrent comme un “lanceur d’alerte”. Elles ont pour l’heure réuni plus de 500 participants et près de 10.000 euros de dons.

Pollution à l’acide à Florange : menacé et insulté, le lanceur d’alerte regrette d’avoir parlé

Arcelor Mittal a porté plainte contre X pour éclaircir cette affaire de pollution industrielle. ( AFP / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN )

“Si je pouvais revenir en arrière, je ne l’aurais pas fait.” Le lanceur d’alerte est dépassé par les conséquences de son geste.

Il est désemparé. Menacé et insulté sur les réseaux sociaux, “grillé” dans la plupart des agences d’intérim de sa région, l’homme qui a assuré avoir été forcé de déverser de l’acide usagé dans la nature sur le site d’Arcelor Mittal à Florange regrette d’avoir parlé, rapporte Le Parisien mardi 11 juillet.

Employé d’une filiale de Suez Environnement, sous-traitant d’ArcelorMittal chargé de transporter l’acide servant à décaper l’acier jusqu’à un centre de recyclage, il avait déclaré en début de semaine dans la presse avoir été contraint de déverser cet acide directement dans un dépotoir présentant une perméabilité avec les cours d’eau de la région.

ENQUÊTE ET PLUSIEURS PLAINTES

Ses déclarations avaient entraîné l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Thionville pour atteinte à l’environnement et plusieurs plaintes.

Aujourd’hui, le lanceur d’alerte n’a “jamais été aussi stressé de toute (sa) vie”, même s’il assume son geste : “Je l’ai fait pour mes gosses. Je ne peux pas croire qu’une telle opération, tous les jours pendant trois mois n’ait aucune conséquence sur la santé ou l’environnement”, explique-t-il au Parisien.

“JE NE SUIS PAS UN MENTEUR”

Désormais au chômage, le lanceur d’alerte assure qu’il est blacklisté par la plupart des agences d’intérim de la région. “Je ne sais faire que ça. Mon grand-père était routier, je suis routier depuis mes 18 ans…”, confie-t-il. Il vit aujourd’hui avec 500 euros par mois et doit élever trois enfants, dont un en bas-âge.

“Je ne demande rien, j’attends juste une reconnaissance, celle d’avoir alerté la société, d’avoir fait quelque chose de bien. Je ne suis pas un menteur”, martèle le lanceur d’alerte.

Insulté, menacé sur les réseaux sociaux, il avait mal anticipé les réactions à son geste. “Si je pouvais revenir en arrière, je ne l’aurais pas fait. Les conséquences sont trop dures à supporter.”

Lanceurs d’alerte : Le lanceur d’alerte Luxleaks parle à Macron

Raphaël Halet, l’un des lanceurs d’alerte sur le scandale du Luxleaks et qui interpellait Emmanuel Macron à l’époque associé gérant de chez Rothschild & Cie :

Que compte faire aujourd’hui ce nouveau président pour éviter que la France ne perde chaque année plus de 80 milliards d’Euros en évasion fiscale au profit de certaines multinationales et au détriment des citoyens Français, car au final ce sont bel et bien les citoyens qui passent à la caisse, que ce soit par l’entremise de coupes budgétaires ou autres finasseries de ce genre. L’histoire se répète inlassablement et seuls les peuples aujourd’hui semblent ne pas se lasser.

Cet appel n’a eu et n’aura aucune suite car cela est désormais et pour toujours à comptabiliser dans la caisse des pertes et profits.

Que la fête continue …!

Stéphane Guibert / Finalscape / VK