Suisse : Des passagers expulsent un homophobe du tram

Solidarité :Un homosexuel insulté dans une rame a filmé la scène. Des témoins l’ont aidé en poussant l’individu vers la sortie.

Plus de 200 likes sur Facebook, et sans doute au moins autant de commentaires d’approbation pour cette «histoire d’arroseur homophobe arrosé». Lors d’une agression dans un tram 15 lundi soir, la victime, le journaliste de la RTS Jordan Davis, sort son smartphone pour capturer la scène et poste ensuite sa leçon de bravoure sur le réseau social.

«Il a voulu m’exclure de l’espace public en me rabaissant,
et la situation s’est retournée contre lui»

En visionnant cette vidéo de 90 secondes, on entend l’agresseur dire «Allez dégage (…) tu voulais me draguer (…) je baise pas les pédés». Jordan Davis lui répond: «Vous vous humiliez monsieur, vous avez intérêt à sortir au prochain arrêt, on ne parle pas comme ça». Et l’on distingue des passagers conduire l’individu vers la sortie. Contacté, Jordan Davis explique sa démarche: «J’ai parlé haut et fort pour dire que je n’avais pas peur. Qui ne dit mot consent. Il a voulu m’exclure de l’espace public en me rabaissant, et la situation s’est retournée contre lui.»

Plus de 200 likes sur Facebook, et sans doute au moins autant de commentaires d’approbation pour cette «histoire d’arroseur homophobe arrosé». Lors d’une agression dans un tram 15 lundi soir, la victime, le journaliste de la RTS Jordan Davis, sort son smartphone pour capturer la scène et poste ensuite sa leçon de bravoure sur le réseau social.

«Il a voulu m’exclure de l’espace public en me rabaissant,
et la situation s’est retournée contre lui»

En visionnant cette vidéo de 90 secondes, on entend l’agresseur dire «Allez dégage (…) tu voulais me draguer (…) je baise pas les pédés». Jordan Davis lui répond: «Vous vous humiliez monsieur, vous avez intérêt à sortir au prochain arrêt, on ne parle pas comme ça». Et l’on distingue des passagers conduire l’individu vers la sortie. Contacté, Jordan Davis explique sa démarche: «J’ai parlé haut et fort pour dire que je n’avais pas peur. Qui ne dit mot consent. Il a voulu m’exclure de l’espace public en me rabaissant, et la situation s’est retournée contre lui.»

Le réflexe de filmer, une déformation professionnelle? «Ça m’a tellement agacé que cette personne se permette de m’insulter et de me bousculer. Je suis sensibilisé au thème du harcèlement de rue car j’ai travaillé sur ce sujet pour une émission. J’ai utilisé mon téléphone comme une arme pour me défendre, et comme preuve en cas de dérapage et de plainte. Mais si j’avais été seul dans une ruelle sombre face à trois colosses je n’aurais sans doute pas agi de la même manière.»

La solidarité dont ont fait preuve les usagers est suffisamment rare pour être relevée. «Ce genre de situation m’arrive régulièrement, notamment à Paris sur le quai du RER ou de la gare de Lyon. Mais là-bas je me suis senti beaucoup plus seul car personne n’a bronché. A Genève, j’ai remercié les passagers et ils m’ont répondu que c’était normal.» La publication de la vidéo présente un risque, tempère toutefois Me Nicolas Capt. «Je peux comprendre l’envie de partager cette vidéo, mais la problématique est proche de #balancetonporc. Ce type de matériel doit être remis à la police ou au Ministère public, autrement c’est déconseillé.»

Source : Tribune de Genève

Un jeune adolescent de 13 ans vient tragiquement de se donner la mort après avoir subi des années de violence homophobe.

Tyrone Unsworth, un jeune collégien australien de Brisbane, venait juste d’avoir 13 ans quand il s’est donné la mort cette semaine, le mardi 22 novembre. La mère de Tyrone, Amanda, a déclaré que son fils a été pris pour cible par ses intimidateurs à cause de sa sexualité.

Il était vraiment efféminé, il aimait la mode, il aimait le maquillage et son entourage scolaire était toujours à lui chercher des noises en le traitant de tapette ou de PD. Cet ado a subi les pires pressions discriminatoires ce qui à terme l’a poussé au geste irrémédiable qu’est le suicide.

Mme Unworth a rendu hommage à son fils sur Facebook et Twitter en écrivant :  » Nous allons nous lever et se battre pour obtenir le maximum d’aide afin de sensibiliser et soutenir les autres personnes victimes de harcèlement, DITES NON À L’INTIMIDATION « .

Les funérailles de Tyrone auront lieu le 1er Décembre à Albany Creek, sa mère a demandé à ce que les participants portent des vêtements aux couleurs vives.

Répondant à cette nouvelle du suicide, Michas Scott, le président du groupe de soutien pour les jeunes LGBT australien Minus18, a déclaré que « c’est loin d’être un incident isolé et qu’il est important aujourd’hui d’en prendre conscience ».

Le directeur de l’école de Tryone, Jacquinta Miller, a déclaré dans un communiqué de presse que le collège ne tolère pas l’intimidation et le harcèlement dans ses lieux en précisant que « ni l’élève ni sa famille n’est jamais venu nous dire qu’il y avait un problème quelconque ».

En réponse à la mort de Tyrone, de nombreuses personnalités australiennes ont exprimés leur soutien à la famille et aux victimes quotidiennes de harcèlement à l’école.

De quoi nous rappeler la triste mésaventure de ce garçon bisexuel de 15 ans qui nous as partager son histoire après avoir été brutalement battu dans une attaque homophobe, retrouvez la en cliquant ICI :

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