Politique : Les Français, pour la plupart, croient encore au père Noël

François Asselineau, président du parti politique qu’il a fondé, l’UPR, redoute que la génération actuelle des électeurs croie encore au père Noël et soit la génération “fossoyeur” de la France.

Ce qui différencie l’UPR des autres partis politiques réside dans le fait que par la voie de son président-fondateur, François Asselineau, les discours ne se résument non pas par des idées, mais par des faits.

François Asselineau à qui, ironiquement l’on reproche de connaître  les articles de la constitution européenne sur le bout des doigts ne cesse de m’épater ne serais-ce que par son énergie et sa clairvoyance.

Selon lui, il y a une volonté chez les Français de ne pas savoir, une honte inconsciente que la génération actuelle sera peut-être le fossoyeur d’un pays qui a 1’500 ans d’âge, d’un pays qui a été créé par 40 générations et que la génération actuelle , (Pokémon Go (ndlr.)) en sonnera peut-être le glas.

Note personnelle :

Horsmis l’UPR et les quelques partis “hors-norme” boycottés par les médias mainstream lors des élections et aujourd’hui encore, tous les partis politiques ne sont que des “copier coller”.  Ils ont exactement le mêmes programme, les mêmes intérêts et la seule chose qui les différencient ne se résume que dans le papier d’emballage qui correspond aux promesses électorales non tenues et qui en bout de course nous ramènent inlassablement au même résultat à savoir : que nous nous sommes fait avoir sur toute la ligne.  

Le père Noël est un imposteur et ses cadeaux sont empoisonnés.

Merci encore à François Asselineau pour sa conférence à Genève, à laquelle j’ai assisté et que j’ai apprécié.

Et pour terminer :

Ce qui fragilisera notre société et qui à terme la condamnera, ça ne sera pas les plaies qui les unes derrière les autres nous tomberont dessus, ça sera bel et bien notre incapacité à faire preuve de clairvoyance par rapport à notre propre destin mais aussi et surtout notre déni, notre refus d’accepter la réalité. L’humain est tel, qu’il monétisera sa propre extinction.

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK /

François Asselineau : SALLE ARCHI-COMBLE AVEC 126 PERSONNES POUR MA CONFÉRENCE À L’UNIVERSITÉ DE GENÈVE LE 7 SEPTEMBRE 2018!

Nous postons ici une petite vidéo de 2 minutes montrant les spectateurs et les applaudissements qui ont conclu la fin de la conférence de François Asselineau (avant la séance de questions du public), tenue à Genève le vendredi 7 septembre. (La vidéo tournée par un amateur n’est pas de bonne qualité mais elle permet de bien mesurer le nombre et la ferveur du public).

Cette conférence, qui portait sur le thème “Les origines cachées de la construction européenne”, a fait salle plus que comble puisqu’elle a attiré 126 personnes dans une salle dont la contenance était de 100 personnes (des spectateurs ont dû rester debout ou s’asseoir sur les marches de l’amphi).

Cela représente une affluence tout-à-fait inattendue pour un vendredi après ensoleillé du début septembre, alors que nous sommes en période de “jeûne genevois” (https://fr.wikipedia.org/wiki/Je%C3%BBne_genevois) dont profite les habitants de la ville pour partir en week-end.

La conférence, suivie d’une série de questions-réponses avec le public, a passionné l’auditoire et une quarantaine de spectateurs ont passé la soirée dans un restaurant de Genève en compagnie du président de l’UPR jusqu’à une heure avancée de la nuit.

François Asselineau en est persuadé: la montée des populismes européens, la décision des Britanniques d’aller de l’avant avec le Brexit et la chute brutale de popularité d’Emmanuel Macron prouvent que «les événements [lui] donnent raison». Une conjoncture parfaite, donc, pour venir présenter en Suisse, à partir de vendredi, son projet de «Frexit»: un divorce le plus rapide possible entre la France et l’Union européenne. Cela à une semaine de la visite officielle à Paris du président Alain Berset, où celui-ci viendra défendre l’idée d’une sortie par le haut aux pourparlers entre Berne et Bruxelles: «La Confédération est l’exemple qui démontre l’urgence de ce Frexit, explique François Asselineau au Temps. Votre pays est prospère, indépendant, respecté. Il est temps d’en finir avec cette construction communautaire dont les peuples ne veulent plus, et que la majorité des médias défendent envers et contre tout.»

A 61 ans, l’ancien candidat à l’Elysée sait pourtant que son très maigre score du premier tour – 0,92%, en neuvième position – de la présidentielle française l’a rangé, pour beaucoup, dans les rangs des «très petits candidats» condamnés aux marges de la politique hexagonale. Lui s’en défend, attribuant l’apparente réticence des Français à voter pour lui… à «l’omerta médiatique» qui verrouille l’Hexagone. «Macron a eu près de 30% du temps de parole dans les médias. Il obtient 24% des voix au premier tour. Donnez-moi autant de place dans les médias pour expliquer le Frexit et vous verrez que mes résultats prendront l’ascenseur», justifie-t-il. Cette discrimination de la part de la presse et de la radio-télévision sera au cœur de ses interventions à Genève vendredi à 15h30 (Uni Mail), à Morges samedi (Romantik Hotel, 14h30) et à Neuchâtel dimanche (salle de la paroisse Notre-Dame, 14h). «La presse helvétique, au moins, me donne la parole. En France, le débat sur l’Union européenne est interdit!»

“Les Français ne pensent pas au Frexit parce qu’ils le croient impossible. […] Mais quand je leur explique que c’est tout à fait faisable, leur attention devient maximale”

Le Frexit fait-il des progrès dans l’opinion française? On peut en douter, même si le président français lui-même a reconnu en janvier 2018, lors d’un entretien avec la BBC britannique, que le oui à un référendum sur la sortie de l’UE pourrait l’emporter en France. Les pétitions en ligne pour sortir de l’Union n’ont recueilli jusque-là que quelques centaines de signatures. Un sondage de 2016, en pleine campagne pour le Brexit au Royaume-Uni, donnait toutefois 45% des Français en faveur d’une consultation populaire sur la sortie de l’UE. Alors? «Je ne peux pas tenir une réunion publique sans que la question suscite aussitôt un attroupement, affirme ce haut fonctionnaire, inspecteur général des finances, longtemps conseiller dans différents cabinets ministériels. Les Français ne pensent pas au Frexit parce qu’ils le croient impossible. On est dans le domaine du dogme. Mais quand je leur explique que c’est tout à fait faisable, leur attention devient maximale.»

«On cache la vérité aux Français»

En Suisse, les conférences de François Asselineau porteront, entre autres, sur «l’histoire secrète de la construction européenne». Attention, bulldozer! Le très sérieux spécialiste des finances publiques, énarque promotion Léonard de Vinci, fait un lien direct entre les projets de Hitler pour le continent européen et l’actuelle UE! De quoi, sans doute, expliquer le peu d’empressement des médias français à venir recueillir ses confidences et son expertise. La chaîne russe RT, le site Spoutnik ou la télévision française de gauche radicale lui ont ouvert en revanche leurs portes et leurs micros. Convergence souverainiste et ingérence russe? «Je dis à RT ce que je dis au Temps. Le Frexit est la seule solution qui permettra à la France de retrouver son indépendance. Point. On cache la vérité aux Français. Ou, en tout cas, on tue dans l’œuf le débat qui devrait avoir lieu, à moins d’un an des élections européennes. C’est une question de démocratie, vu l’importance des enjeux.» L’argument, en tout cas, n’a pas porté lors des dernières élections législatives: aucun candidat de l’Union populaire républicaine (UPR), le parti présidé par François Asselineau, n’est parvenu au second tour. Et au niveau national, la formation a enregistré dans la France entière 148 734 suffrages, soit 0,67% des votes exprimés…

Source : Le temps/CH

Politique : François Asselineau sera en Suisse pour une conférence inédite

Je ne fais pas de politique et étant de nationalité Suisse, je n’ai aucun intérêt à relater telle ou telle idéologie provenant d’un quelconque parti français. Toutefois, quand le nom de François Asselineau me vient à l’esprit, c’est tout d’abord l’image d’un homme instruit, averti et intègre que je vois en premier, un homme dont les idées et les analyses qui meublent ses discours et ses conférences coïncident avec les miennes mais qui malheureusement monopolisent les médias mainstream français qui n’hésitent pas à le cataloguer dans la complosphère.

J’ai assisté à l’une de ses conférences aujourd’hui à Genève, ville où je réside et dont le thème était : “Sortir de l’UE, Sortir de l’Euro, Sortir de l’OTAN” et bien que ses arguments m’aient conquis depuis de nombreuses années, j’ai eu un immense plaisir à lui serrer la main en me présentant puis, assister à sa conférence qui a fait salle comble.

J’ai connu l’UPR et son Président-fondateur, François Asselineau en regardant une de ses vidéos il y a de cela quelques années et qui concernait le scandale des huiles d’hydrocarbures qui avaient été importées des pays de l’Est et mélangées à des huiles alimentaires vendues dans les grandes surfaces sous fourme de différents produits tels que vinaigrettes, mayonnaises, huiles diverses etc …

Ce scandale qui remonte à 2007  avait été révélé par le Canard enchaîné mais n’avait été que très peu relayé dans la presse traditionnelle. Le drame dans cette histoire réside dans le fait que l’UE ayant été incapable de rappeler les produits concernés a rehaussé l’acceptance des produits frelatés à raison de 10%. Ce qui revient à dire qu’il n’est pas impossible que vous ayez dans votre réfrigérateur en ce moment même, une mayonnaise industrielle contenant 10% d’huile de vidange et ce, en toute légalité aux yeux de l’UE.

François Asselineau est donc en Suisse pour une tournée de trois jours et qui s’achèvera à Neuchâtel avec une conférence inédite sur la corruption en Europe. Je ne pourrai malheureusement pas y assister mais j’en attend avec impatience la vidéo.

Salutations et respect à ce grand homme qui au travers de ses conférences et grâce à son énergie redonne à la politique Française des couleurs tout en lui rendant ses lettres de noblesse.

>>>Programme de la tournée UPR en Suisse<<<

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK /

 

 

 

Politique : François Asselineau sera à Genève le vendredi 7 septembre 2018

Petit rappel pour celles et ceux que cela intéresse, François Asselineau sera en Suisse du 7 au 9 septembre 2018.

François Asselineau, président-fondateur du parti politique UPR, candidat à la présidentielle de 2017 et seul parti politique à prôner la sortie de l’UE, de l’OTAN et de l’euro en passant par l’article 50 du traité sur l’Union Européenne.

>>>Source : UPR<<<

G.S / Finalscape

Démission de Nicolas Hulot, François Asselineau l’avait prédit

François Asselineau, président-fondateur du parti politique UPR, candidat à la présidentielle de 2017 et seul parti politique à prôner la sortie de l’UE, de l’OTAN et de l’euro en passant par l’article 50 du traité sur l’Union Européenne, avait prédit lors de l’une de ses nombreuses allocutions sur les réseaux sociaux la démission du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK /

 

Vidéo complète sur Youtube :

Syrie : François Asselineau appel à la destitution du Président Macron

François Asselineau Président du parti Politique UPR accuse Macron d’ingérence

Monsieur Macron a décidé seul d’une action qui risque de nous entrainer vers une guerre mondiale sur l’affirmation d’une action criminelle sans aucune preuve sur une affirmation qui a potentiellement été inventée de toutes pièces par Washington en violant la charte de l’Organisation des Nations Unies.

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Réforme de la SNCF : “Si on privatise, ce sont les catégories populaires qui en pâtiront”, selon François Asselineau , président de l’UPR

François Asselineau qui était présent à la manifestation du 22 mars à Paris concernant la privatisation de la SNCF répondait au micro d’un journaliste en disant que l’UPR était le seul parti qui prônait la sortie de l’Euro, de l’Europe et de l’OTAN afin de redonner aux Français la maîtrise de leur avenir tout en ajoutant que l’anéantissement des services publics découlait directement des traités européens.

L’UPR  propose de ne pas modifier le statut de la SNCF car si l’on va vers la privatisation de ce service public, en se référant à ce qui c’est passé en Grande-Bretagne, le passe Navigo coûte actuellement 75 Euros, l’équivalent en Angleterre coûte lui 400 Euros. Voyons ce qu’a donné la privatisation des autoroutes où l’on a vu flamber les tarifs et c’est toujours les catégories populaires de la population qui en payent le prix.

Selon le journaliste, il s’agit de la première grande apparition du président de l’UPR depuis le premier tour de l’élection présidentielle il lui demande alors si il s’agit du retour de François Asselineau.

François Asselineau rétorque que son parti a toujours été présent et n’a cessé de se développer depuis la présidentielle. Le nombre d’adhérents, plus de 30’500 aujourd’hui est en constante augmentation. L’UPR sera d’ailleurs présent aux prochaines élections européennes de 2019 qui occasionnera un réel débat sur l’appartenance de la France à l’Union européenne.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

 

Politique : Les crimes de haute trahison et de complot contre la sûreté de l’État retirés de la constitution Française en catimini

L’incrimination de “complot contre la sûreté de l’État” a été retiré de la constitution de la République par la loi constitutionnelle numéro 93-952 du 27 juillet 1993, et dans la foulée de la ratification du traité de Maastricht.

Soit dit en passant, le crime de haute trahison – du président de la République- a été opportunément supprimé de la Constitution de la République française, article 68, par la loi n°2007-238 du 23 Février 2007, peu avant l’élection de Sarkozy.

Pendant qu’on y est, cet article 68 contenait une autre incrimination, elle aussi évacuée, depuis plus longtemps encore : le complot contre la sûreté de l’état, de la part de membres du gouvernement.

Faut-il maintenant s’attendre à une prochaine loi constitutionnelle qui supprimera de l’article 1er le mot « indivisible » ? Comme çà la boucle est bouclée et personne n’aura rien vu.

François Asselineau : Un homme dit tout ce que tout le monde pense tout bas

Pour François Asselineau, Président de l’UPR, le but des euro-atlantistes est de fragmenter la France, de dissoudre l’État-nation, de diviser pour mieux régner, de nous lier pieds et poings afin de nous soumettre en esclavage au profit des oligarques et des marchés financiers.

Au fil des ans, depuis 2005 date du référendum où les français avaient refusé l’adhésion à l’espace économique européen et suite au mortifère traité de Lisbonne en 2007 où Sarcozy souttenu par le PS y avait fait entrer le pays  par la petite porte, la situation n’a cessé de se dégrader tout en faisant reculer la démocratie mettant en place une forme de dictature molle.

François Asselineau, candidat à la présidentielle de 2017 et seul parti prônant la sortie de l’Europe, de l’euro et de l’OTAN, systématiquement ostracisé par les grands médias aurait-eu-t-il raison ? Un retour en arrière est-il possible ?

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

Sur VK : François Asselineau : Un homme dit tout ce que tout le monde pense tout bas.

Entretien complet sur Youtube :

Suisse : L’UPR, parti anti Europe, anti OTAN et anti Euro a le vent en poupe

Ce 28 février 2018, le quotidien de Suisse romande « Le Matin » – lu par plus de 270 000 personnes – a accordé un entretien sur 2 pages à François Asselineau.
Il est à noter qu’aucun média français n’a jamais égalé cette performance depuis la création de l’UPR, il y a 11 ans, même pendant la présidentielle.
Il est surement à considérer qu’il s’agit là d’un indicateur certain quant à la situation de la liberté d’opinion en France.
Nous invitons nos sympathisants et adhérents à partager cet article à leur connaissance et à remercier le journal pour leur souci du pluralisme et de la démocratie !

François Asselineau… Ce nom ne vous dit rien? Il s’agit de celui d’un ex- «petit» candidat de la dernière présidentielle française «en train de devenir grand» et qui cite souvent la Suisse en exemple.

Ce haut fonctionnaire de 60 ans avait fait le buzz pour avoir mouché Emmanuel Macron lors du grand débat en lui lançant: «Vous, de toute façon, vous êtes toujours d’accord avec tout le monde!» À l’époque, certains s’étaient moqués de son penchant à citer doctement les articles des traités européens.

Lequel se révèle au final plutôt efficace: bien que boudé des grands médias de son pays, l’Union Populaire Républicaine, le parti présidé par François Asselineau, connaît une croissance impressionnante ces derniers mois. Il vient de dépasser les 30 000 adhérents, ce qui en fait le cinquième parti de France.

Quant à son site Internet, il est le plus consulté des partis politiques français. Faut-il y voir la preuve que son programme mantra «Sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN», préalable indispensable – d’après lui – à tout changement véritable, fait son chemin chez les Français? L’intéressé veut y croire. Entretien.

● Pourquoi vantez-vous si souvent la Suisse?

Car votre pays, qui est le plus démocratique qui soit et ouvert sur le monde, prouve que ne pas appartenir à l’UE n’est pas synonyme d’isolement. Les Suisses méritent l’admiration du monde. Ils ont refusé d’entrer dans l’UE et ce vote a été respecté, contrairement à ce que l’on a vécu en France après le vote sur la Constitution européenne de 2005 (ndlr: refusée à 55%). La Suisse cumule les succès. Les médias m’y semblent plus libres d’exprimer la diversité des opinions qu’en France. Le niveau et la qualité de vie y sont élevés. Votre pays figure d’ailleurs systématiquement sur le podium du classement de l’Indice de développement humain (IDH).

● Vos opposants ne partagent pas toujours cette analyse…

Des européistes, connaissant mal la Suisse, me rétorquent souvent avec mépris qu’elle ne vit que sur les banques. La réalité est que ce pays, contrairement au nôtre, soigne ses industries dans l’horlogerie, l’optique et la pharma notamment. Sans parler du tourisme et des services. Mieux encore: la Suisse, l’Islande et la Norvège, soit les trois pays d’Europe occidentale qui ont refusé d’intégrer l’UE, sont au sommet du classement IDH! La Suède, le Danemark et le Royaume-Uni, qui ont refusé l’euro, sont parmi les plus dynamiques économiquement de l’UE!

● La Suisse est liée à l’UE par des accords bilatéraux et les pressions européennes se renforcent. Serons-nous un jour contraints d’intégrer l’UE?

Les accords bilatéraux sont utiles, mais le peuple doit suivre de près ce qui en est fait car votre pays compte également des élites mondialisées qui veulent imposer l’Europe dans son dos. Il ne faudrait pas que la démocratique Suisse, poussée par un grand frère aux méthodes de voyou dont les dirigeants n’ont été élus par personne, se retrouve demain à devoir respecter les contraintes européennes sans participer aux décisions. Si j’étais Suisse, je serais donc très vigilant. La Suisse garde le pouvoir de faire prévaloir ses intérêts nationaux. La France, ligotée aux intérêts divergents des 27 autres membres de l’UE, ne le peut plus!

● Pour vous, réformer l’Europe est impossible. Pourquoi?

«L’autre Europe» revendiquée de toutes parts par les tartuffes, les incompétents ou les «idiots utiles» est irréaliste car modifier le moindre mot des traités européens exige l’unanimité des 28 membres et des 28 peuples dont les intérêts s’opposent dans tous les domaines. La France est par exemple contributrice nette (c.-à-d. qu’elle verse plus d’argent à l’UE qu’elle n’en reçoit) et souffre de la directive des travailleurs détachés. La Bulgarie, elle, en bénéficie et touche plus qu’elle ne verse. La seule solution raisonnable est de quitter l’UE comme l’a fait le grand peuple britannique en activant l’article 50. Je relève au passage que contrairement à ce qu’avaient claironné les prophètes de l’Apocalypse, le Royaume-Uni se porte bien. Le taux de chômage y est même à son plus bas depuis 1975 (4,2%)!

● À vous entendre, la Suisse ferait donc tout juste?

Non. Le fait qu’elle soit membre du Partenariat pour la paix, une structure otanienne dont le nom est digne de la novlangue de 1984, m’étonne. Si j’étais Suisse, j’en serais scandalisé. La Suisse agit ainsi en contradiction totale avec la neutralité qui fait sa force. Elle se retrouve embrigadée dans la géopolitique américaine de «choc des civilisations» ou à envoyer des soldats au Kosovo. C’est contraire à toute son histoire et à ses intérêts. Par contre, sa démocratie directe et notamment ses référendums populaires me semblent un exemple à suivre.

● Comme le prétendent le Prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, ou l’historien Emmanuel Todd, pour vous aussi, l’euro est condamné. Pourquoi?

L’euro se porte très mal, notamment du fait des déficits italiens, mais les spécialistes le cachent au grand public. Il faudrait tout un article pour l’expliquer. Vincent Brousseau, notre spécialiste à l’UPR qui a travaillé 15 ans à la BCE, le fait très bien. Disons seulement que l’euro est une monnaie dont le taux de change vis-à-vis du dollar n’est pas assez cher pour l’économie allemande mais l’est trop pour la française et la plupart des autres de la zone. Ce qui y creuse le chômage et les déficits commerciaux. Résultat: la Bundesbank ne cesse d’accumuler des créances pourries sur le sud de l’Europe. Ces dernières dépassent désormais les 900 milliards. Quand la barre des 1000 sera franchie, les Allemands seront contraints de trancher sous peine de chuter comme en 1923. Comme Stiglitz, je suis convaincu que les premiers États partis s’en sortiront le mieux.

● Qu’impliquerait la fin de l’euro pour la Suisse?

Votre franc jouerait à plein son rôle de valeur refuge. Il hausserait fortement. Les importations deviendraient meilleur marché et les exportations en pâtiraient. Ça risquerait de secouer mais bien moins que dans l’UE. De toute façon, la réalité des faits ne nous laisse pas le choix: l’euro va s’effondrer et l’UE avec !