Économie : Dévaluation de la devise turque, les banques vont sauter

Très prisé sur Finalscape pour la pertinence de ces analyses, Charles Gave, économiste et financier nous donne son avis concernant les répercutions économiques après l’impressionnante dévaluation de la Livre turque.

Contrairement à Alexis Tsipras qui suite à la faillite de la Grèce a littéralement trahit son peuple, le président Erdoğan ne va probablement pas se coucher. Il y a fort à croire que le président turque va commencer par nationaliser les biens étrangers de façon à ne pas avoir à payer la dette.

Durant des années, la banque centrale américaine a maintenu des taux d’intérêts à 0% ceci afin de conserver sa place de leadership ; ce qui signifie que le fait d’emprunter des dollars ne coutait rien en intérêts. Des pays tels que l’Argentine, l’Afrique du sud, le Brésil ou la Turquie ce sont précipités sur l’aubaine.

Aujourd’hui, les taux d’intérêts sur le dollar sont passés de 0 à 3% à court terme. Toutes les dettes que ces pays ont contractés représentent aujourd’hui 3%. Le problème pour ces pays, c’est qu’ils ne possèdent pas de cash flow positif en dollars et plus personne ne va leur en prêter parce que tout le monde sait qu’il n’y aura jamais de remboursement.

Mais la question essentielle est de savoir : qui a prêté à la Turquie ?

Ce sont des banques européennes. Et si la Turquie ne rembourse pas, ce sont ces mêmes banques qui vont se retrouver devant une impasse et pas des moindres. Ces banques ont elles-mêmes emprunté des dollars aux États-Unis pour les prêter à la Turquie et si ce pays devait faire faillite, les banques en question ont de fortes chances de sauter…

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK

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Olivier Delamarche : L’Italie se prépare à sa sortie de l’Union européenne

Le célèbre économiste, Olivier Delamarche, suspendu de la chaîne BFM TV à cause de sa liberté de ton, est l’invité de Pierre Bergerault dans “Politique-Eco”. Ensemble, ils évoquent les troubles qui secouent la France, l’Europe et le monde : croissance, démographie, retraites, chômage, dette, crise de l’UE et de l’Euro… Un débat passionnant et à contre-courant !

La vidéo du jour : Initiative monnaie pleine

Jeu de la monnaie , quand  les médias  se mélangent les pinceaux

Les riches mènent la guerre contre les pauvres, c’est ce que l’on appelle “La mondialisation”

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Les riches mènent la guerre contre les pauvres, c’est ce que l’on appelle “La mondialisation”

Le 25 mai 2005, sur CNN, Warren Buffet, l’un des hommes les plus riches de la planète, déclarait :

“Il y a une lute des classes, évidemment, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la guerre et nous sommes en train de la gagner.”

Cette déclaration date de 13 ans (m.à.j) ; depuis 13 ans la guerre menée par les riches contre l’humanité ne cesse de s’étendre à tous les continents et à tous les pays ce que pudiquement on appelle mondialisation et qu’il faudrait appeler en réalité guerre mondiale.

Cette guerre bat son plein en Europe et son issue semble donner raison à Warren Buffet :

  • Le peuple grec est à genoux, les ressources des retraités : divisées par 2 ou par 3 pour certains le taux de chômage dépasse 23%, 30% de la population n’a pas de couverture sociale, les diabétiques meurent faute de médicaments, le taux de mortalité infantile a doublé.
  • En Allemagne, près de 13 millions de personnes sont pauvres. Entre 1995 et 2015 : les plus bas salaires ont diminué de 4 à 7% alors que les revenus des plus riches ont augmenté de 1 à 10% pour la même période. 1 million de salariés gagnent moins que le minimum légal de 8.50 €/heure.
  • En Espagne, 40% des enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Selon l’institut des statistiques espagnol la protection sociale des familles et des enfants a baissé de 11,5 milliards d’euros entre 2009 et 2015. Aujourd’hui, dans ce pays, on dénombre 360’000 millionnaires.
  • En France, selon l’observatoire des inégalités, entre 2004 et 2014, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de 1 million. 501 personnes sans abri sont mortes en 2016, elles avaient 49 ans en moyenne, 46 étaient des femmes et 11, des enfants. Pendant ce temps, selon le Figaro, la France compte 39 milliardaires dont la fortune s’élevait à 245 milliards de dollars, en augmentation de 21% par rapport à 2016. Le président Macron tente de donner le coup de grâce ; en bon caporal il mène la guerre contre ses concitoyens et il semble vouloir être impitoyable : diminution des APL de 5 €, baisse de 200 millions d’euros par an pour les maisons de retraite publiques, exemption de l’ISF pour des patrimoines financiers. Monsieur Macron ne se cache pas et montre ostensiblement son amour pour le riche, pour le clinquant : réception de toute urgence de Bono, leader du groupe “U2” et Rihanna, affectation d’un budget pour sa méritante épouse estimé par RTL entre 5 et 7 millions d’euros par an. L’urgence de M. Macron et de son monde est de vaincre le pauvre pour que son silence soit sa reddition face aux nouveaux seigneurs d’une féodalité revancharde et sans pitié.

Ian Brossat : “Ma réaction à la petite phrase de Macron à Colombey-les-Deux-Églises sur les retraités qui ne devraient pas se plaindre : “On a affaire à un récidiviste du mépris”

Stéphane Guibert

Accords-cadres entre la Suisse et l’Europe, les syndicats tirent la sonnette d’alarme

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«On n’est pas contre un accord-cadre, on est contre qu’on sacrifie les conditions de travail des Suisses ou des résidents en Suisse pour faire plaisir à l’Europe».

Le renforcement des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes reste la meilleure voie!

“Même si l’Europe a fait des petits pas, mais des touts petits pas, par rapport à la protection des travailleurs, notamment avec cette directive des détachés, on est très très loin de ce que l’on connait en Suisse et ce que propose l’Europe comme alternative, ce n’est pas quelque chose qui va pouvoir nous permettre de protéger les salaires en Suisse.

Et c’est la raison pour laquelle nous les syndicats, avons fixé des lignes rouges depuis 2013. Ces lignes rouges étaient une condition pour notre soutien, ainsi que le soutien de la population à cette voie bilatérale. On a donc dit qu’il ne fallait pas la remettre en question.

Notre problème n’est pas que nous soyons contre un accord-cadre par principe, nous sommes contre que l’Europe négocie et que les conditions de travail des Suisses ou des résidents suisses pour faire plaisir à l’Europe et puis finalement abandonner nos conditions de travail et notre qualité de vie.”

Alors que l’économie suisse se porte bien avec des prévisions de croissance de 2,9% du PIB pour 2018, un taux de chômage au plus bas depuis 10 ans, moins de 2,4% c’est par des moyens peu scrupuleux tels que le chantage avec notamment l’équivalence boursière que l’UE tente un rapprochement avec la Suisse.

Stéphane Guibert

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Économie : Ma thèse en 180 secondes

Au cours de ces 10 dernières années, beaucoup de personnes ont perdu leur emploi, leur capital immobilier et financier et leur niveau de vie habituel … C’est la crise.

Vous êtes vous déjà demandé d’où venait cette crise, quelles en sont les raisons et quelle serait éventuellement la solution ?

Rappelons-nous d’abord qu’en 1999, on a décidé d’unifier les systèmes bancaires dans un certain nombre de pays européens et donc, de remplacer les anciennes devises par une monnaie unique que l’on appelle l’euro.

Mais pourquoi remplacer une devise synonyme de souveraineté monétaire ?

Avec cette unification, on a placé sur une même échelle des économies qui sont à la base très différentes les unes des autres que ce soit en terme de taille mais aussi en terme de performance et de productivité ; parce qu’auparavant, une économie performante avait une forte devise tandis qu’une économie moins performante avait une devise naturellement moins forte.

À présent, ces différences ne peuvent plus se répercuter sur les taux de change puisque les devises nationales n’existent plus. Désormais, tout est dissimulé sous l’aspect unificateur de l’euro. Sauf que, ces différences existent encore.

Là où ces différences sont les lus visibles se trouvent sur les comptes du système des paiements intra-européen. Il s’agit d’une plateforme électronique à laquelle toutes les banques centrales des pays membres de la zone euro ont accès afin de réaliser les transactions de leurs opérations d’import et d’export. Les soldes qui en découlent sont appelées balance target.

À présent, au lieu d’avoir une forte devise, une économie performante comme l’Allemagne affiche une balance positive, ce qui signifie qu’elle est créancière vis à vis du reste de la zone euro alors qu’une économie moins performante, au lieu d’avoir une faible devise, affiche une balance négative ; ce qui veut dire qu’elle est endettée vis à vis du reste de la zone euro.

Jusqu’à là, rien d’alarmant. Le système fonctionne comme prévu. Mais ce système là donne la possibilité à de toutes petites économies à l’image de la Grèce de s’endetter bien au delà de leur taille et donc de leur capacité de remboursement et c’est justement ce qui fait surgir une crise de la dette publique.

Cette thèse propose de repenser le système des paiements intra-européens de sorte à solder toutes les opérations au quotidien. Ainsi, il n’y aura plus de balance positive ni de balance négative et les paiements pourront s’opérer comme à l’intérieur d’un seul et même pays. C’est seulement là que nous pourrons dire que désormais, le projet d’unification est accompli.

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Pourquoi veut-on abolir l’argent liquide ?

Sachant que 80% des Allemands ne veulent pas renoncer à l’argent liquide, une émission de la télévision bavaroise a creusé la question de savoir : à qui le plan de suppression de l’argent liquide rend service ?

Christophe Shäfer, spécialiste en matière de protection des données c’est prononcé de la manière suivante :

“Les grands profiteurs d’une suppression de l’argent liquide seraient certainement les banques.

D’une part :

  • elles s’épargnent des frais de transaction pour les opérations en liquide,
  • elles ne doivent plus mettre à disposition aucun distributeur automatique de billets,
  • l’argent ne doit plus être imprimé

et d’autre part, bien sûr,

  • les banques gagnent aux transactions […]. Il s’agit là d’une affaire de plusieurs milliards.”

En outre, le chemin serait libre pour des intérêts négatifs ; donc, des taxes qui pénalisent les épargnants.

Mais Shäfer va encore plus loin :

“Supprimer l’argent liquide veut dire en fait que nous n’avons plus aucun moyen de payement anonyme.

Dès lors, je crois que la vraie motivation des autorités du fisc est d’exercer un contrôle complet des flux de paiement des citoyens.” Autrement dit, obtenir le citoyen transparent.

Big Brother sait tout !

Ce que l’émission ne mentionne pas, c’est que le citoyen transparent pourrait servir avant tout au but de construire un ordre mondial, dictatorial dans lequel tous moyens d’existence peut être retiré aux dissidents par simple pression sur un bouton.

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Économie : Dix ans après la crise, l’exubérance de Wall Street appartient-elle au passé ?

Dix ans après la crise, l’exubérance de Wall Street appartient-elle au passé ? Analyse de Mikaël Mangot

Selon cet économiste comportementaliste, nous nous dirigeons vers un changement radical en matière d’économie et cela se ressent déjà avec les générations Y-Z qui n’auraient plus tendance à mettre la réussite économique au centre de leurs aspirations, il y aurait plutôt une envie de changer le monde.

G.S / Finalscape

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Suisse : L’économie suisse à le vent en poupe

Le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a crû de 0,7% au 2e trimestre par rapport au trimestre précédent, a annoncé jeudi le Secrétariat d’État à l’économie (Seco).

Le Seco a également revu en hausse le PIB au premier trimestre à +1,0%, contre +0,6% précédemment.

Sur un an, la croissance conjoncturelle se révèle tout aussi solide, le PIB progressant de 3,4% entre avril et juin, après une expansion de 2,9% de janvier à fin mars (chiffre révisé en hausse).

Le PIB helvétique s’est placé dans le haut de fourchette des prévisions des économistes, qui anticipaient une croissance de 0,5% à 0,7% sur un trimestre. Sur un an, l’accélération a même dépassé les attentes qui visaient une hausse entre de 2,4% à 2,6%.

Embellie pour l’industrie

Les statisticiens fédéraux ont estimé que “l’industrie suisse (est) en pleine croissance”, le PIB ayant affiché “pour le cinquième trimestre consécutif une expansion supérieure à la moyenne”, a indiqué le Seco.

Selon ce dernier, “l’industrie manufacturière, qui connaît une embellie remarquable depuis le printemps 2017, est le principal moteur de la croissance”. Ce secteur a ainsi affiché une hausse de 1,5%.

Source et crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Économie : La fin du cash, vous n’aurez plus aucun secret pour l’État

Quoi de plus simple, de plus pratique et de plus rassurant que de payer sans liquide.

Les moyens mis à notre disposition pour régler une addition, payer ses factures, s’offrir un cinéma etc … sont si nombreux et faciles d’accès que l’on peut se demander “pourquoi encore s’encombrer avec du cash ?”

Tous les organismes de paiement s’entendent avec les banques et leurs alliés au gouvernement pour convaincre les consommateurs de l’inutilité mais aussi et surtout de la dangerosité que le fait d’avoir du cash dans son porte monnaie nous fait encourir. Bientôt, payer en liquide sera suspect, ce qui d’ailleurs est déjà le cas aux États-Unis et dans de nombreux autres pays.

Aujourd’hui, on ne consomme plus sans présenter ce fameux bout de plastique, ce sésame qui nous ouvre toutes grandes les portes des palais de la consommation tout en nous déroulant le tapis rouge. Prendre un ticket de bus et même aller se soulager dans des toilettes publiques, par un simple effleurement de notre carte bancaire, le tour est joué et selon certains services, payer avec de la monnaie est carrément impossible.

On n’arrête pas le progrès n’est-ce pas ? Mais toutes les médailles ont un revers car si la technologie sous couvert de sécurité nous simplifie la vie, de l’autre côté du miroir, en temps réel, on connait vos moindres faits et gestes.

Pour quelqu’un qui n’a rien à se reprocher, où est le problème me direz-vous ?

Le fait d’avoir du liquide ou des métaux précieux comme l’or par exemple nous préserve un espace de vie privée auquel les banques n’ont et n’auront jamais accès et c’est bien ce qui les dérange. À votre avis, pourquoi les grands manitous de la finance mettent-ils tout en œuvre pour abolir l’argent liquide ? Par un simple jeu d’écriture, une banque peut garnir votre compte et à l’inverse peut vous le vider. Notre dépendance aux banques devient telle que leur pouvoir sur nos vies sociales, sur nos vies tout court devient total et dictatorial; il faut bien s’en rendre compte.

Tout ceci n’est pas de la paranoïa mais une triste évidence. Dans la vidéo qui suit, Charles Gave, économiste, financier et entrepreneur nous l’explique et nous met en garde.

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK /