Sans la dette, l’économie mondiale s’effondrerait (Vidéo)

Comprendre la dette publique et la dette privée en 10 minutes

Les élites nous rabâchent les oreilles en nous disant que pour luter contre la dette : il faut moins de dépenses publiques, plus de compétitivité, un plan d’austérité et tout privatiser.

Cela est absolument faux ou plus exactement, il s’agit d’un prétexte pour nous asservir car si il n’y avait plus de dette, l’économie s’effondrerait.

L’article 123 du traité de Lisbonne :

Il fut un temps où les États se finançaient auprès de leur banque centrale ou autrement dit, les banques centrales créaient l’argent dont les États avaient besoin à des taux d’intérêts très faibles afin de combler leur déficit.

Depuis les années 70, influencés par le monde financier, les États s’interdirent le recours aux banques centrales pour emprunter. C’est dans le secteur privé et plus particulièrement auprès des banques privées que les États empruntent désormais avec des taux d’intérêts élevés. Depuis 1973, la dette des États n’a fait qu’augmenter et rien que les intérêts représentent en France, aujourd’hui, plus de 1’400 milliards d’euros qu’il incombe à la population de combler au prix de sacrifices de plus en plus insoutenables.

Ce qui fait grossir la dette, ce sont les intérêts de cette même dette.

Lire la suite

Ultralibéralisme : La dette publique, un prétexte pour asservir les peuples

Mise à jour : jeudi 22 novembre 2018 – 00:22 –

Comprendre l’austérité en 3 points (Vidéo)

 France (mais idem pour les pays membres de l’UE) : Depuis des années, nous sommes condamnés à l’austérité à cause du montant faramineux de la dette publique. Comment et pourquoi cela est-il arrivé ?

Voici une analyse facile à comprendre et qui va tout mettre en lumière.

  • La dette publique : Dans un rapport parlementaire qui remonte à juillet 2016, l’administration publique explique que la raison principale du montant de la dette provient des intérêts. Il faut savoir qu’il y a 40 ans, la France empruntait à taux quasiment zéro auprès de la banque de France. Cela a subitement changé et le pays a commencé à emprunter sur les marchés financiers avec des taux d’intérêts élevés . Aujourd’hui, le montant de la dette s’élève à plus de 600 milliards et ce, uniquement avec les intérêts.
  • La fraude fiscale : C’est 80 milliards d’euros chaque année. Cette somme représente le montant du déficit national. Cela signifie que si les multinationales payaient les impôts qu’elles doivent, la France n’aurait pas à emprunter 80 milliards par an et qui viennent ensuite s’additionner au montant global de la dette. Les hommes politiques qui gesticulent passablement sur ce sujet sensible sont pieds et poings liés car ce qui permet aux multinationales de frauder, c’est le système européen qui légalement leur permet de placer des centaines de filiales dans des paradis fiscaux. En France, les multinationales payent globalement entre 1 et 3% d’impôts.
  • Crédit d’impôt : Il s’agit de ne pas faire payer d’impôt aux multinationales qui n’en payent déjà pas. Le crédit d’impôt représente un manque à gagner de 83 milliards d’euros par an. Afin de justifier ce cadeau fiscal, les politiques avancent l’idée que cela est fait pour créer des emplois. On a récemment vu avec le CICE que cela ne servait à rien. La seule chose que crée le crédit d’impôt, c’est un gros trou dans les caisses.

Ce qui est intéressant dans tout ça, c’est de prendre un peu de hauteur pour voir comment tous ces élément s’imbriquent pour former un système qui exploite la société :

Concernant les 80 milliards de la Fraude fiscale, cet argent est placé sur des comptes bancaires qui rapportent ; et pour que cet argent rapporte il est placé sur les marchés financiers ; en majeur partie en dette souveraine. Pour faire simple, on nous fraude 80 milliards qui sont mis sur les marchés financiers, ensuite cet argent est prêté aux États qui doivent rembourser les milliards qu’on leur a auparavant volé avec en prime, un taux d’intérêts suffisamment élevé pour que la dette s’auto-entretienne.

Lire la suite

La justice européenne nuit à la protection des salaires

L’Union européenne n’aime guère les mesures d’accompagnement que ce soit en son sein ou hors de l’UE. (Photo: Keystone)

La Cour européenne de justice a jugé illégales les mesures d’accompagnement en Autriche. Les syndicats suisses y voient la confirmation de leurs pires craintes.

Une décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pourrait donner un coup fatal aux ambitions d’accord institutionnel avec la Suisse. Les juges basés au Luxembourg ont en effet rendu mardi un jugement jugeant illégale la protection des salaires, explique le Tages-Anzeiger.

L’affaire s’est déroulée en Autriche, où un propriétaire d’une résidence a fait appel à une entreprise slovène pour travailler dans sa maison en Carinthie. Lors d’une inspection, les autorités autrichiennes ont constaté que l’entreprise ne respectait pas les règles contre le dumping salarial.

Elles ont donc appliqué les mesures prévues par le droit autrichien. Le propriétaire a dû suspendre les paiements et verser un acompte à titre de «garantie» au cas où l’entreprise slovène ne paierait pas l’amende.

La CJUE a jugé illégales ces mesures, estimant que le gel des paiements et le dépôt étaient incompatibles avec le droit européen. A ses yeux, ces mesures vont au-delà de ce qui est nécessaire pour protéger les travailleurs et lutter contre la fraude.

Lire la suite

Économie : L’article 63 du TFUE favorise l’évasion fiscale

Alors qu’en France les citoyens sont pris pour des vaches à lait, alors que des cadeaux fiscaux sont fait aux plus riches, l’article 63 du TFUE favorise l’évasion fiscale avec la libre circulation des capitaux.

30 octobre 2018: Mélenchon déploie la précision de l’UPR en citant les traités de l’Union européenne et le cas présent : l’article 63, libre circulation des capitaux et des services.

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK

Économie : Dévaluation de la devise turque, les banques vont sauter

Très prisé sur Finalscape pour la pertinence de ces analyses, Charles Gave, économiste et financier nous donne son avis concernant les répercutions économiques après l’impressionnante dévaluation de la Livre turque.

Contrairement à Alexis Tsipras qui suite à la faillite de la Grèce a littéralement trahit son peuple, le président Erdoğan ne va probablement pas se coucher. Il y a fort à croire que le président turque va commencer par nationaliser les biens étrangers de façon à ne pas avoir à payer la dette.

Durant des années, la banque centrale américaine a maintenu des taux d’intérêts à 0% ceci afin de conserver sa place de leadership ; ce qui signifie que le fait d’emprunter des dollars ne coutait rien en intérêts. Des pays tels que l’Argentine, l’Afrique du sud, le Brésil ou la Turquie ce sont précipités sur l’aubaine.

Aujourd’hui, les taux d’intérêts sur le dollar sont passés de 0 à 3% à court terme. Toutes les dettes que ces pays ont contractés représentent aujourd’hui 3%. Le problème pour ces pays, c’est qu’ils ne possèdent pas de cash flow positif en dollars et plus personne ne va leur en prêter parce que tout le monde sait qu’il n’y aura jamais de remboursement.

Mais la question essentielle est de savoir : qui a prêté à la Turquie ?

Ce sont des banques européennes. Et si la Turquie ne rembourse pas, ce sont ces mêmes banques qui vont se retrouver devant une impasse et pas des moindres. Ces banques ont elles-mêmes emprunté des dollars aux États-Unis pour les prêter à la Turquie et si ce pays devait faire faillite, les banques en question ont de fortes chances de sauter…

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / VK

G.S / FINALSCAPE

Olivier Delamarche : L’Italie se prépare à sa sortie de l’Union européenne

Le célèbre économiste, Olivier Delamarche, suspendu de la chaîne BFM TV à cause de sa liberté de ton, est l’invité de Pierre Bergerault dans “Politique-Eco”. Ensemble, ils évoquent les troubles qui secouent la France, l’Europe et le monde : croissance, démographie, retraites, chômage, dette, crise de l’UE et de l’Euro… Un débat passionnant et à contre-courant !

La vidéo du jour : Initiative monnaie pleine

Jeu de la monnaie , quand  les médias  se mélangent les pinceaux

Les riches mènent la guerre contre les pauvres, c’est ce que l’on appelle “La mondialisation”

Source de l’image

Les riches mènent la guerre contre les pauvres, c’est ce que l’on appelle “La mondialisation”

Le 25 mai 2005, sur CNN, Warren Buffet, l’un des hommes les plus riches de la planète, déclarait :

“Il y a une lute des classes, évidemment, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la guerre et nous sommes en train de la gagner.”

Cette déclaration date de 13 ans (m.à.j) ; depuis 13 ans la guerre menée par les riches contre l’humanité ne cesse de s’étendre à tous les continents et à tous les pays ce que pudiquement on appelle mondialisation et qu’il faudrait appeler en réalité guerre mondiale.

Cette guerre bat son plein en Europe et son issue semble donner raison à Warren Buffet :

  • Le peuple grec est à genoux, les ressources des retraités : divisées par 2 ou par 3 pour certains le taux de chômage dépasse 23%, 30% de la population n’a pas de couverture sociale, les diabétiques meurent faute de médicaments, le taux de mortalité infantile a doublé.
  • En Allemagne, près de 13 millions de personnes sont pauvres. Entre 1995 et 2015 : les plus bas salaires ont diminué de 4 à 7% alors que les revenus des plus riches ont augmenté de 1 à 10% pour la même période. 1 million de salariés gagnent moins que le minimum légal de 8.50 €/heure.
  • En Espagne, 40% des enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Selon l’institut des statistiques espagnol la protection sociale des familles et des enfants a baissé de 11,5 milliards d’euros entre 2009 et 2015. Aujourd’hui, dans ce pays, on dénombre 360’000 millionnaires.
  • En France, selon l’observatoire des inégalités, entre 2004 et 2014, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté de 1 million. 501 personnes sans abri sont mortes en 2016, elles avaient 49 ans en moyenne, 46 étaient des femmes et 11, des enfants. Pendant ce temps, selon le Figaro, la France compte 39 milliardaires dont la fortune s’élevait à 245 milliards de dollars, en augmentation de 21% par rapport à 2016. Le président Macron tente de donner le coup de grâce ; en bon caporal il mène la guerre contre ses concitoyens et il semble vouloir être impitoyable : diminution des APL de 5 €, baisse de 200 millions d’euros par an pour les maisons de retraite publiques, exemption de l’ISF pour des patrimoines financiers. Monsieur Macron ne se cache pas et montre ostensiblement son amour pour le riche, pour le clinquant : réception de toute urgence de Bono, leader du groupe “U2” et Rihanna, affectation d’un budget pour sa méritante épouse estimé par RTL entre 5 et 7 millions d’euros par an. L’urgence de M. Macron et de son monde est de vaincre le pauvre pour que son silence soit sa reddition face aux nouveaux seigneurs d’une féodalité revancharde et sans pitié.

Ian Brossat : “Ma réaction à la petite phrase de Macron à Colombey-les-Deux-Églises sur les retraités qui ne devraient pas se plaindre : “On a affaire à un récidiviste du mépris”

Stéphane Guibert

Accords-cadres entre la Suisse et l’Europe, les syndicats tirent la sonnette d’alarme

Source de l’image

«On n’est pas contre un accord-cadre, on est contre qu’on sacrifie les conditions de travail des Suisses ou des résidents en Suisse pour faire plaisir à l’Europe».

Le renforcement des mesures d’accompagnement à la libre circulation des personnes reste la meilleure voie!

“Même si l’Europe a fait des petits pas, mais des touts petits pas, par rapport à la protection des travailleurs, notamment avec cette directive des détachés, on est très très loin de ce que l’on connait en Suisse et ce que propose l’Europe comme alternative, ce n’est pas quelque chose qui va pouvoir nous permettre de protéger les salaires en Suisse.

Et c’est la raison pour laquelle nous les syndicats, avons fixé des lignes rouges depuis 2013. Ces lignes rouges étaient une condition pour notre soutien, ainsi que le soutien de la population à cette voie bilatérale. On a donc dit qu’il ne fallait pas la remettre en question.

Notre problème n’est pas que nous soyons contre un accord-cadre par principe, nous sommes contre que l’Europe négocie et que les conditions de travail des Suisses ou des résidents suisses pour faire plaisir à l’Europe et puis finalement abandonner nos conditions de travail et notre qualité de vie.”

Alors que l’économie suisse se porte bien avec des prévisions de croissance de 2,9% du PIB pour 2018, un taux de chômage au plus bas depuis 10 ans, moins de 2,4% c’est par des moyens peu scrupuleux tels que le chantage avec notamment l’équivalence boursière que l’UE tente un rapprochement avec la Suisse.

Stéphane Guibert

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

Économie : Ma thèse en 180 secondes

Au cours de ces 10 dernières années, beaucoup de personnes ont perdu leur emploi, leur capital immobilier et financier et leur niveau de vie habituel … C’est la crise.

Vous êtes vous déjà demandé d’où venait cette crise, quelles en sont les raisons et quelle serait éventuellement la solution ?

Rappelons-nous d’abord qu’en 1999, on a décidé d’unifier les systèmes bancaires dans un certain nombre de pays européens et donc, de remplacer les anciennes devises par une monnaie unique que l’on appelle l’euro.

Mais pourquoi remplacer une devise synonyme de souveraineté monétaire ?

Avec cette unification, on a placé sur une même échelle des économies qui sont à la base très différentes les unes des autres que ce soit en terme de taille mais aussi en terme de performance et de productivité ; parce qu’auparavant, une économie performante avait une forte devise tandis qu’une économie moins performante avait une devise naturellement moins forte.

À présent, ces différences ne peuvent plus se répercuter sur les taux de change puisque les devises nationales n’existent plus. Désormais, tout est dissimulé sous l’aspect unificateur de l’euro. Sauf que, ces différences existent encore.

Là où ces différences sont les lus visibles se trouvent sur les comptes du système des paiements intra-européen. Il s’agit d’une plateforme électronique à laquelle toutes les banques centrales des pays membres de la zone euro ont accès afin de réaliser les transactions de leurs opérations d’import et d’export. Les soldes qui en découlent sont appelées balance target.

À présent, au lieu d’avoir une forte devise, une économie performante comme l’Allemagne affiche une balance positive, ce qui signifie qu’elle est créancière vis à vis du reste de la zone euro alors qu’une économie moins performante, au lieu d’avoir une faible devise, affiche une balance négative ; ce qui veut dire qu’elle est endettée vis à vis du reste de la zone euro.

Jusqu’à là, rien d’alarmant. Le système fonctionne comme prévu. Mais ce système là donne la possibilité à de toutes petites économies à l’image de la Grèce de s’endetter bien au delà de leur taille et donc de leur capacité de remboursement et c’est justement ce qui fait surgir une crise de la dette publique.

Cette thèse propose de repenser le système des paiements intra-européens de sorte à solder toutes les opérations au quotidien. Ainsi, il n’y aura plus de balance positive ni de balance négative et les paiements pourront s’opérer comme à l’intérieur d’un seul et même pays. C’est seulement là que nous pourrons dire que désormais, le projet d’unification est accompli.

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse