Économie & Suisse : Un chiffre qui pourrait faire pâlir d’autres pays, c’est 9,1 milliards, l’excédent présenté par la Confédération Suisse

Le chiffre peut paraître martien pour beaucoup d’autres pays, la Suisse boucle son budget sur un trop plein d’argent, il y a plus de 9 milliards d’excédent , il comprend les performances des entreprises qui sont propriétés de la confédération mais il n’en est pas moins spectaculaire.

RTS

Être ou ne pas être dans l’Europe, telle est la question. les pays n’en faisant pas partie comme c’est le cas de la Suisse, l’Islande et tout récemment le Royaume Uni semble démontrer que faire bande à part est profitable pour l’ économie.

Reste encore à savoir à qui profitent ces bénéfices.

G.S

Source : Radio Télévision Suisse

Suisse : Initiative monnaie-pleine

Pour une répartition juste des richesses pour le financement du RBI (Revenu de Base Inconditionnel), OUI à l’initiative monnaie-pleine

La plupart des personnes ne sont absolument pas conscientes que l’une des causes principales de la crise financière de 2008 est la production autonome de monnaie électronique par les banques privées.

L’initiative pour la monnaie-pleine veut que seule la BNS (Banque Nationale Suisse) fasse de la monnaie comme c’est en principe prévu par la constitution fédérale, en effet : Il avait été interdit aux banques depuis plus d’un siècle d’imprimer de la monnaie en papier. La même chose est maintenant nécessaire pour la monnaie scripturale car elle représente aujourd’hui 90% de la monnaie.

La monnaie-pleine a de grands avantages, le Franc Suisse deviendra la monnaie la plus sure du monde, les bulles financières et de l’inflation seront empêchées et la création de monnaie bénéficiera exclusivement à tout le monde.

Alors, le 10 juin, si vous le voulez, votez oui à l’initiative monnaie-pleine

Le taux de chômage en Suisse au plus bas depuis plus de trois ans

Le chômage n’a jamais été au plus bas depuis trois ans et demi. [Peter Klaunzer – Keystone]

Le taux de chômage en Suisse a reculé à 2,9% en mars, soit le seuil le plus bas depuis trois ans et demi. Quelque 130’413 personnes étaient inscrites au chômage auprès des ORP, soit 13’517 (-0,3) de moins qu’en février.

Par rapport à mars 2017, le chômage a reculé de 21’867 personnes (-14,4%), a indiqué le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) lundi.

Outre les éléments conjoncturels et saisonniers, certains effets liés aux adaptations techniques de l’enregistrement des chômeurs ont été observés durant le mois de mars. Environ 4000 chômeurs seraient touchés par ces modifications.

Le taux de chômage n’avait plus glissé sous la barre des 3% depuis le mois d’octobre 2014.

Baisse dans tous les cantons romands

Le chômage a baissé dans l’ensemble des cantons romands au mois de mars. Neuchâtel reste le canton le plus touché avec un taux de 5,3%, en baisse de 0,2 point par rapport à février.

Le Valais affiche la baisse la plus sensible, de 0,6 point à 3,5%. Vaud présente un taux de 4,1%, en repli de 0,5 point par rapport au mois précédent. Le taux de chômage s’élève à 4,9% à Genève (-0,3 point) et à 4% dans le Jura (-0,4 point).

Quant au canton de Fribourg, il affiche un taux identique à la moyenne nationale, à 2,9% (-0,2 point). Le canton de Berne présente un taux de 2,1% (-0,3 point)

Source : Radio Télévision Suisse (Service public)

Médias : Carrefour verse les aides publiques perçues à ses actionnaires

Alors que de réforme en réforme les Français sont priés de se serrer chaque fois plus la ceinture, Carrefour gave ses actionnaires avec les deniers publics. Scandaleux !

Alors que carrefour prévoit un plan social mettant à la trappe 10’000 emplois, depuis 2013 les Français ont versé à la firme 744 millions d’euros sous forme d’aide publique. Dans le même temps, Carrefour versait 2,4 milliards sous forme de dividendes à ses actionnaires.

Cela signifie que chaque foyer imposable à donné 44 euros aux actionnaires de Carrefour, cela signifie que la direction de Carrefour a versé l’équivalent de toutes les aides publiques reçues à ses actionnaires.

Et on veut privatiser le service public !

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

France : Un retour progressif vers le moyen Âge des gueux

Au cas où vous ne le sauriez pas, l’OCDE met en place des réglementations à l’échelle internationale pour disent-ils, une meilleure qualité de vie.

Voyons cela avec quelques recommandations de ces bienfaiteurs de l’humanité, recommandations visant la France et soutenues par Bruxelles.

L’OCDE a donné le mode d’emploi pour réformer en évitant les heurts, les blocages et les grèves.

  • Si l’on diminue les dépenses au développement il faut veiller à ne pas diminuer la quantité des services quitte à ce que la qualité baisse.
  • On peu réduire les crédits de fonctionnement  aux écoles et aux universités mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus de l’inscription de leur(s) enfant(s) mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement.
  • L’apprentissage à vie ne serait se fonder sur la présence permanente d’enseignants mais doit être assurée par des prestataires de services éducatifs. Les enseignants qui subsisteront s’occuperont de la population non rentable.
  • Le maître mot de la nouvelle adéquation école entreprise est le mot flexibilité. Il est urgent de développer la formation sur le tas, pour fournir des postes de travail qui connaissent la plus grande augmentation en volume: Des emplois de vendeurs, de gardiennage, d’assistants sanitaires, d’agents d’entretien, d’hôtesses d’accueil, de conducteurs de camions, de remplisseurs de distributeurs à boissons ou d’aliments.

La commission européenne conclut : 

Pour environ 25% de la population scolaire, l’enseignement apporte une formation trop faible mais bien trop importante pour 40 à 50% de ceux qui en bénéficient.

Tout est dit, passez votre chemin il n’y a plus rien à voir.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

France : Les chômeurs désormais surveillés et punis

Un témoignage poignant, celui d’Isabelle Maurer, Militante nationale des chômeurs et précaires qui accuse le système de favoriser la détresse et la pauvreté en France.

Elle déclare que pour bénéficier du chômage il faut avant tout avoir été salarié et donc avoir cotisé, qu’en France, la solidarité avait totalement disparu et que les machines, les robots que l’on installe un peu partout dans les entreprises et qui ne sont pas taxées correctement ne soulagent pas les travailleurs bien au contraire. Ces robots créent des tensions, des délations parmi les travailleurs qui ont peur de perdre leur emploi. Pour Isabelle Maurer, le revenu de base universel serait une solution pour endiguer le problème du chômage et de la précarité dans ce pays.

Elle fini par témoigner que lors d’un entretien d’embauche dans un hôtel en tant que femme de chambre et après en examen ou elle faisait partie d’un lot de 4 personnes, plus âgée que les 3 autres candidates elle avait mis 2 minutes de plus que ses concurrentes pour faire la chambre. Le patron de l’hôtel lui a alors confié que son travail était nettement plus satisfaisant que les 3 autres personnes mais qu’il ne pouvait pas se permettre, sur les 60 chambres que compte l’établissement de payer Isabelle 120 minutes à ne rien faire. Eh oui, 60 chambres multiplié par 2 minutes représente 2 heures

Voilà où on en est aujourd’hui, il faut bien prendre conscience qu’un salarié ou une salariée ayant dépassé la quarantaine se voit presque toujours refuser un emploi car il sera moins productif et plus coûteux en cotisations sociales que quelqu’un dont l’âge varie entre 25 et 35 ans, l’âge idéal du jeune cadre dynamique.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

Vous connaissez le TAFTA, vous connaissez le TISA mais connaissez-vous le MERCOSUR ?

Ah le monde des affaires, ou la cupidité sans limites tutoie l’indécence et la folie !

Après le TAFTA, après le TISA voici que l’on nous sert sur un plateau et à notre insu, le MERCOSUR.

Qu’est-ce que le MERCOSUR ?

Il fut créé le par le traité d’Asunción qui établit : « La libre circulation des biens, services et des facteurs productifs entre les pays dans l’établissement d’un arsenal externe commun et l’adoption d’une politique commerciale commune, la coordination de politiques macroéconomiques et sectorielles entre les États et l’harmonisation des législations pour atteindre un renforcement du processus d’intégration ».

Source : Wikipédia

L’Union européenne est en phase de négociassions afin d’accorder à l’Amérique du sud et notamment l’Argentine  une baisse des droits de douane sur un certain nombre de produits dont le bœuf. On parle ici de 100’000 tonnes de viande qui vont être mises sur les étals.

Ce dont il faut absolument tenir compte c’est que ces animaux pour la plupart sont nourris au Soja OGM, cette viande est produite dans des conditions qui sont interdites aux producteurs français et elle sera vendue moins cher que les produits locaux.

Je le dis et le répète souvent, si il y a production, c’est qu’il y a demande et c’est aux consommateurs qu’il appartient de faire plier les producteurs en consommant intelligemment mais en attendant, l’heure est grave car il s’agit une fois de plus d’enrichir des gens peu scrupuleux au détriment de l’environnement, de la santé et du social.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

Dette : L’insupportable pouvoir des banques et leur dictature

L’insupportable pouvoir des banques par la dette.

Comment cela marche-t-il ?

Vous demandez un crédit de 20’000 Euros à votre banque  pour l’achat d’une voiture et votre banquier vous l’accorde ; comment cela fonctionne-t-il ?

Ne croyez pas que votre banquier va gentiment mettre 20’000.- Euros en liquide sur votre compte non ! C’est par la magie d’un jeu d’écriture informatique qu’il va créditer votre compte sans pour autant sortir un sou de sa poche et c’est vous qui en remboursant laborieusement votre emprunt chaque mois allez créer l’argent en question sans oublier les intérêts faramineux que la banque ramasse au passage. Je vous parle ici de banques privées alors que normalement, la prérogative de battre monnaie appartient au peuple et à la nation et c’est d’ailleurs ce qui fait sa souveraineté.

Ce qui est en train de se passer sous notre nez et notre barbe n’est rien d’autre qu’un transfert de pouvoir entre les mains des banques et des multinationales !

Ce que font les banques privées je dis bien et le répète, les Banques Privées en  créant de l’argent et en s’enrichissant  sur votre dette n’est rien d’autre que du vol et du racket ! 

Je vous mets au défi d’essayer de faire la même chose  et vous verrez ou vous finirez…!

Le système ne peut pas perdurer ainsi éternellement et il faut s’attendre à l’éclatement d’une bulle qui selon certains économistes et ils sont de plus en plus nombreux à être de cet avis sera dévastatrice, encore bien plus que la crise des subprimes en 2008.

Je vous rappelle que Bruxelles discute très sérieusement d’un gel préventif des comptes afin d’éviter les Bank Run et qu’en cas de faillite, une banque peut désormais se saisir de vos avoirs et ce, dans un cadre tout ce qu’il y a de plus légal. De plus, la garantie que les comptes en banques d’un montant inférieur à 100’000.- Euros soit hors de danger est utopiste pour la simple et bonne raison que le fond de garantie prévu à cet effet par l’U.E n’excède pas les 65 milliards d’Euros pour toute l’Europe alors que rien qu’en France, l’épargne atteint déjà 100 milliards d’Euros.

N’oublions pas non plus cette directive européenne passée en catimini qui prévoit la fin du cash à partir de 2018 !

Il faut vraiment que nous prenions conscience que si nous ne faisons rien aujourd’hui pour résister à cette dictature qui se met en place, nous serons passible de double trahison :

La première, d’avoir trahi les générations passées en restant passifs et ainsi ruinant à néant les efforts parfois aux prix de vies qui ont permis d’obtenir les acquis sociaux qui partent aujourd’hui en poussière.

La seconde, d’avoir trahi les générations futures qui de par notre passivité les auront réduites en esclavage.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

Olivier Delamarche : L’argent de la drogue ajouté au PIB de la France

L’Institut national des statistiques accède à la demande d’Eurostat et intègre le trafic de stupéfiants dans le calcul de son produit intérieur brut (PIB), à partir de mai. Un changement qui pourrait entraîner une révision à la hausse de la croissance française.

Après des années d’hésitation, la France a partiellement cédé à Eurostat. Depuis 2013, l’institut européen des statistiques demande aux pays du Vieux continent de comptabiliser le trafic de drogue et de la prostitution dans le calcul de leur produit intérieur brut (PIB).

À partir du mois de mai prochain, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) va «tenir compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à cette consommation sur le territoire national», a-t-il annoncé dans un communiqué. Cette prise en compte est destinée à aligner les statistiques françaises sur celles «des autres pays européens» et cela entraînera «une révision en très légère hausse du niveau du PIB», ajoute l’Insee. «Il s’agira de révisions à la marge», a précisé à l’AFP le chef du département des comptes nationaux de l’institut, Ronan Mahieu, en évoquant le chiffre de «quelques milliards» d’euros, à rapporter aux 2.200 milliards d’euros du PIB français. «Ca n’influera pas sur le chiffre de la croissance» en 2017, a-t-il par ailleurs prévenu.

Toutefois, sur ce point, les analyses varient en raison de la difficulté à calculer les activités liées au trafic de stupéfiants, par définition illégale. En 2013, l’Institut économique Molinari chiffrait à 219,2 milliards d’euros le marché souterrain de la drogue, soit… 10,8% du PIB.

Coup de gueule de l’économiste bien connu Olivier Delamarche :

“On pense à chaque fois qu’on a touché le fond eh bien non ; à chaque fois qu’on arrive au fond, on creuse. Ce n’est pas une surprise pour les économistes puisque quelques pays en Europe le font. Toutefois, lorsque on en est réduit à ça, c’est que vraiment ça va mal.

On se fout de vous parce que pour justifier la politique économique qui est mise en place il faut que l’on puisse augmenter les impôts, il faut que l’on puisse augmenter la dette et pour ça, il faut que l’on puisse augmenter le PIB. Or, on assiste là à quelque chose qui n’a rien à voir avec quelque chose de normal, on intègre au PIB l’argent de la drogue.

Cela va sûrement créer des emplois puisque l’on va devoir engager des fonctionnaires qui vont déterminer ce qu’ils attribuent dans le nouveau calcul du PIB approximativement. Vous verrez que bientôt on va assister à une autre méthode de calcul, un autre pan de l’économie qui sera intégré dans le PIB qui est la prostitution ; ce qui est déjà fait en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni.  On va sûrement engager des fonctionnaires qui calculeront ça au doigt mouillé. Quand on en est réduit à ça, on est en droit de se poser la question de savoir quelle sera la prochaine étape.

On essaye de vous vendre une croissance économique retrouvée bien entendu grâce à notre président et à son gouvernement qui s’active pour nous rendre tous heureux.”

Ce coup de gueule d’olivier Delamarche est important. Ce changement est beaucoup moins anecdotique qu’il n’en a l’air. Il s’inscrit dans une démarche de long terme que nous avons entrepris de débusquer.

Pour vous donner une idée, le Royaume-Uni comptabilise déjà le trafique de drogue dans son PIB. Il est estimé à 13.5 milliards d’Euros. Alors bien sûr, vous dit l’ISSEE, ce n’est rien à côté du PIB de la France qui s’élève à 2’200 milliards sauf que 13,5 milliards représentent 0,6% du PIB en plus, à comparé à 1,9% de croissance pour 2017, c’est énorme !

Dans ce pays ou chaque 10ème de croissance est accueilli comme une victoire écrasante sur la crise, cela fait même toute la différence. Et c’est d’autant plus important que le trafic de drogue explose en Europe en ce moment. La chute de la Libye a en créé une nouvelle route de la drogue.

Ce n’est pas le seul effet néfaste de cette mesure scélérate :

  • Elle va permettre à l’état de s’endetter encore un peu plus alors  qu’elle ne va créer aucune rentrée fiscale.
  • Elle va créer un conflit d’intérêt sournois auprès de la puissance publique : Faut-il vraiment luter contre ce fléau alors qu’il contribue à la croissance ?
  • Ce faux effet de richesse va aussi être utilisé par votre banquier pour vous vendre des produits financiers risqués : Regardez, la croissance est là, il faut que vous en profitiez également vous dira-t-il !
  • Enfin, elle va même permettre à l’État d’augmenter vos impôts en catimini : Eh bien oui, l’État vient de baisser son emprise sur le PIB du pays en augmentant ce dernier artificiellement, nulle doute qu’il comblera ce trou.

La réalité de votre quotidien est bien réelle. Les niveaux de vie se dégradent depuis 20 ans et tous les froufrous statistiques n’y peuvent rien changer. L’État protecteur c’est changé en État prédateur.

Traité de Lisbonne, article 123 : le coup d’état de la finance

 

Comme chacun sait, la Grèce est actuellement en première ligne des pays attaqués par la finance sur son point faible : la dette souveraine.
Cette situation est cependant valable pour la plupart des pays occidentaux endettés, y compris la France, la seule différence étant que les plus vulnérables subissent en premiers les coups de boutoir de ladite finance. Les suivants sur la liste commencent d’ailleurs également à être touchés (Portugal, Espagne) à travers les agences de notation.

Cet article va évoquer une question fondamentale que personne ou presque ne se pose, à savoir pourquoi les états en sont arrivés à se financer sur le marché privé.
Cette question en apparence anodine est en fait lourde de conséquences sur les finances publiques et surtout pour les contribuables que nous sommes tous.

C’est bien la finance qui coule la Grèce : démonstration

La dette d’un état
Comme tous les pays en déficit, la Grèce doit lever régulièrement sur le marché mondial des fonds pour financer son déficit.

A ce niveau, on doit bien distinguer le déficit annuel de l’état (du à un niveau de dépenses supérieur aux recettes) de la dette qui est grosso modo le cumul du solde des déficits annuels passés.

Qu’un prêt corresponde à une création monétaire ou pas reste une question philosophique, dans tous les cas un prêt correspond à une avance de fonds devant être remboursée à l’aide d’argent qui sera en principe obtenu dans le futur, il y a donc un risque associé lors de l’émission d’un prêt.

Toute dette comprend 2 parties :

  • cumul des déficits antérieurs ou capital
  • charge de la dette ou intérêts financiers

La situation de la Grèce
En 2009, la situation de la Grèce est la suivante :

– dette = environ 100% du PNB

– déficit = 13% du PNB incluant les intérêts annuels de la dette.

En 2010, la dette sera donc au moins égale à 113% du PNB, les intérêts de cette dette si les taux restaient à 3% devraient donc passer à 113*3% = 3.39%.

Directement de votre poche dans celle des banquiers
Cette partie des dépenses de l’état ne correspond à aucun investissement collectif, ces intérêts prélevés sur les impôts directs ou indirects des citoyens correspondent donc à une partie du fruit de leur travail qui va directement dans la poche des banquiers sans aucun service en échange.

Une question que peu de gens se posent est de savoir s’il est normal que les banquiers privés s’enrichissent sur le dos des états.
Réponse : cette question est éludée car les médias nous parlent sans cesse des taux d’intérêts « du marché » et de leurs variations comme si cela représentait une vérité universelle, le battage médiatico/politique nous a habitué à cet état de fait depuis une trentaine d’années.

Endettement court terme
Le plus grave problème de la Grèce est que cette dernière est endettée à partir de prêts courts termes de l’ordre de 2 ans, cela revient à dire que la majeure partie de sa dette [100% du PIB] doit être renouvelée sur les marchés financiers grosso modo tous les 2 ans.
Et si jamais les taux d’intérêts consentis varient, alors le déficit vient mécaniquement augmenter également.

Un taux qui passe de 3 à 7% associé à un renouvellement des emprunts obligataires sur 2 ans environ vient mécaniquement augmenter les dépenses de l’état de +4% de la dette au bout de ces 2 ans.
Cela augmente très vite et devient donc également très rapidement insupportable.

La finance a lancé une guerre aux états

Comme vu dans l’article “La spéculation attaque notre (R)UE” les spéculateurs attaquent la Grèce à l’aide du marché opaque des CDS dits à “nue position”, c’est-à-dire achetés par des gens qui n’ont pas prêté un euro à la Grèce.
C’est le principe du “Je prends une assurance incendie sur la maison de mon voisin”.

La finance joue avec les taux d’intérêts
Puisque le nombre de CDS pris sur la Grèce augmente fortement, les agences de notation en déduisent que “le marché” croit de plus en plus à un défaut de paiement de la Grèce et baissent leur note.
Du coup les taux d’intérêts consentis à la Grèce explosent, ils sont de l’ordre de 6/7% pour les taux courts termes contre 3/3.5% pour les pays en dont la note est AAA. Le temps que je termine cet article, ils pourraient facilement dépasser les 10% ou bien plus si rien n’est fait pour enrayer cette spéculation.

Les taux d’intérêts sont donc une redoutable arme de destruction massive.

Un cercle vicieux
La séquence de guerre lancée par la finance sur la Grèce est donc :

  1. Achats massifs de CDS « nus » sur la Grèce
  2. Prise en considération de ces achats par les acteurs économiques en particulier les agences de notation
  3. Les agences baissent leurs notes de confiance sur l’état attaqué
  4. Conséquence : les taux d’intérêts augmentent pour compenser le risque de défaut de paiement
  5. L’augmentation des taux enfonce encore plus la Grèce dans le marasme
  6. Retour à 1.

Une Europe elle-même au bord du gouffre va-t-elle pouvoir stopper la finance avec son plan d’aide à la Grèce de 80 Milliards auxquels s’ajoutent les 30 Milliards du FMI ? Car derrière la Grèce, il faudra bientôt sauver le Portugal, l’Espagne, L’Italie, etc…

Revenons maintenant sur la question posée précédemment.

L’article 123 du traité de Lisbonne

L’article 123 du Traité de Lisbonne stipule que : « 1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite »

En clair les états signataires s’interdisent de se financer directement à taux zéro auprès de leur banque centrale ou de la BCE. Ils sont obligés de s’adresser aux banques privées qui leur proposent les taux qu’elles décident tout en se finançant actuellement elles mêmes à un taux quasi nul auprès de la BCE.

Cette situation est identique pour tous les pays du monde occidental et dure en France depuis 1973.
Il s’agit d’un véritable coup d’état.

Un coup d’état financier et politique en 4 actes

1ier acte : La France privatise la création monétaire
En 1973, le ministre des finances Valery Giscard D’Estaing (sous la Présidence de Pompidou, ancien directeur général de la banque Rothschild) modifie les statuts de la Banque de France à travers la loi 73-7 pour lui interdire de faire des avance ou des prêts à l’Etat.

2ième acte : On Européanise cette règle
En 1992, l’article 104 du traité de Maastricht interdit à la BCE et aux Banques Centrales Nationales de consentir des avances ou des prêts aux États ou aux Collectivités Publiques.
Cette loi s’étend donc à toute l’Europe.

3ième acte : La règle passe dans la proposition de constitution Européenne
L’article 123 du traité de Lisbonne reprend mot pour mot le libellé de l’article 104 de traité de Maastricht.

4ième acte : Sarkozy bafoue 200 ans de démocratie Française
Le traité de Lisbonne a été adopté en France par Mr Sarkozy le 04 février 2008 alors que le référendum sur la constitution européenne avait été rejeté en 2005 par 53% des Français.

Et la France dans tout ça ?

Avant la loi de 1973, comme le montre le schéma ci-dessous la dette n’existait pas en France :

 

Du 1er janvier 1976 au 31 décembre 2006, la dette de la France s’élève à 1142,7 milliards d’euros après les remboursements déjà effectués. Mais cette dette entraîne des intérêts composés qui la font augmenter à chaque seconde.
Les intérêts totaux de la dette du 1er janvier 1976 au 31 décembre 2006 s’élèvent à la somme de 1142,2 milliards !
Dit autrement, l’Etat doit pour la période du 1er janvier 1976 au 31 décembre 2006, 0,5 milliard au titre du capital et 1142, 2 milliards au titre des intérêts cumulés de la dette. Ces intérêts dus continuent à générer des intérêts.

C’est-à-dire que 99,95 % de la dette sont constitués uniquement des intérêts cumulés de 1976 à 2006 et que la France a été incapable de rembourser malgré le taux élevé des impôts durant toute cette longue période (30 ans).
Si la France avait pu continuer à se financer à taux 0 à la Banque de France ou à la BCE, la dette serait…quasi nulle !

A la lumière de ce qui précède, on prend conscience que la finance a opéré un véritable coup d’état en substituant avec la complicité de dirigeants politiques le droit régalien des états de frapper leur propre monnaie.
Cela ne s’est d’ailleurs pas fait en un jour, mais c’est une autre histoire.

La gestion des finances publiques
Pour être complets, notons que la gestion des finances publiques Françaises a toujours été plus ou moins désastreuse.
Emprunts à taux zéros ou pas, le budget de l’état a pratiquement toujours été en déficit. Avant 1973 certains disaient qu’emprunter à taux zéro revenait à faire tourner la planche à billets.
Il est exact que cela générait de l’inflation qui réduisait la confiance dans la monnaie.
Cependant entre la situation inflationniste précédente et celle d’aujourd’hui, quelle est la plus catastrophique ?

La finance est devenue le cancer de notre société

Comme le cancer,
la finance créée à l’origine pour irriguer le corps économique fonctionne maintenant quasiment exclusivement pour son propre compte.
Comme le cancer,
les mécanismes de régulations ont été supprimés grâce au libéralisme.
Comme le cancer,
la finance épuise les ressources de la société pour se développer.
Comme le cancer,
le seul objectif de la finance est de croitre sans limite.
Comme le cancer,
la maladie s’est généralisée à travers la mondialisation (métastases).
Comme le cancer,
la finance est en train de tuer l’organisme qu’elle parasite.
Comme le cancer,
lorsque la finance aura tué le système, elle sera emportée avec lui en enfer !

Peut-on encore s’en sortir ?

La solution pour commencer à se sortir de cette situation serait de rendre à la Banque de France le droit de faire des avances ou des prêts sans intérêts à l’Etat et aux collectivités publiques.
Bien sûr cela impliquerait la sortie de la constitution Européenne et donc induirait un aveu d’erreur de la part de celui qui nous y a fait entrer d’une manière que l’on ne peut qualifier autrement que de totalitaire.
Sachant que le temps joue contre nous et que depuis 2 ans l’immobilisme et la discorde règnent en Europe, je vous laisse conclure par vous même.

Pour finir, regardez ce petit compteur : http://www.nirgal.com/wakeup/dette

Vidéos :

Depuis 1982, les États européens ne peuvent plus emprunter de l’argent à taux bas à leur banque “nationale”, ils sont obligés d’emprunter à taux hauts à des banques privées. Conséquences, les dettes des pays européens ont fortement augmenté.

Pour baisser leur dette, les pays ont donc mis en place des politiques d’austérité qui détériorent les conditions de vie de leurs citoyens : plus d’impôts, âge de la retraite reculé, moins d’argent pour les écoles, les hôpitaux…

Pour l’économiste belge Olivier Bonfond, les États ne doivent plus se soumettre aux financiers, “il n’est pas normal que la dette publique des pays ne fasse pas l’objet d’un débat”.

Olivier Bonfond, économiste, conseiller au CEPAG, pour son livre «Et si on arrêtait de payer ? 10 Questions/Réponses sur la dette publique belge et les alternatives à l’austérité». Pédagogique et percutant ! Vidéo de 30 minutes pour comprendre la dette belge et ce qui va (est en train de) nous tomber dessus si on ne réagit pas.

Elle permet d’apporter tout d’abord des réflexions et des arguments face au discours dominant actuel et proposer des alternatives face à la ligne de conduite actuelle et son crédo “TINA”.

Et si on arrêtait de payer ! interview de Olivier Bonfond

Et si on arrêtait de payer ! interview de Olivier Bonfond (Complet)