Economie : La Deutsche Bank pourrait déclencher une nouvelle crise financière mondiale

Le plus grand organisme de crédit de l’Union européenne (UE), la Deutsche Bank, pourrait se trouver à l’origine de la prochaine crise mondiale. Le Fonds monétaire international (FMI) a déjà reconnu cette banque allemande comme la plus grande menace pour le système financier mondial.

Les problèmes de la Deutsche Bank sont apparus il y a plusieurs années, quand un trou de 12 milliards d’euros a été découvert dans sa balance financière.

Josef Ackermann, son président à l’époque, avait décidé de dissimuler cette réalité en falsifiant la comptabilité. Tout en présentant aux actionnaires de fausses informations, il affirmait que la banque disposait de fonds suffisants pour pallier toutes les difficultés. La publicité agressive déployée par la banque permettait également de maintenir l’image d’un établissement financier sûr et fiable, et, en grande partie, le soutien du gouvernement allemand.

Mais le trou financier de la banque s’est creusé, et la direction a engagé des mesures de plus en plus risquées pour redresser la situation. Ainsi, la banque s’est lancée dans les machinations avec le taux de référence Libor (avec la participation d’autres grands acteurs tels que les britanniques Barclays et Royal Bank of Scotland, la suisse UBS et la Société générale française). Quand cette information a fait surface, la Deutsche Bank a reçu une amende de 2,5 milliards de dollars, alors que l’agence S&P a revu à la baisse sa note de crédit de trois marches d’un coup, jusqu’à BBB+.

Et pour rappel :

Sauver la Deutsche Bank

Comme la Deutsche Bank est d’une taille largement systémique, si elle tombe, le monde entier tombe. Donc elle sera sauvée. Conclusion : plus c’est grave, moins c’est pire !

Oui mais on n’a pas les moyens de la sauver…

Bien sûr que si. Il suffit d’imprimer les billets nécessaires. Mario Draghi fait d’ailleurs déjà chauffer les machines en sous-sol.

Oui mais l’inflation…

Pas de crainte ! Sur le court terme, ce n’est pas de l’argent qui « circule » en fait. Vous devez comprendre que pour que l’inflation existe, il faut que l’argent circule de plus en plus vite, qu’il y ait de plus en plus d’échanges et de transactions ; bref, d’activités économiques ! Tant que l’argent créé sert à financer ou à combler des trous qui ont déjà été faits, cela n’aura aucun impact ou très mineur sur l’inflation. C’est ce que l’on appelle une « trappe à liquidité ». Plus clairement, la quantité de nouvelle monnaie créée sert à équilibrer des bilans mais rien de plus. À ce compte-là, la création monétaire peut être bien plus importante que ce que l’on pense.

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Selon des experts en économie, 2020 devrait être l’année de toutes les crises

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Ce qui sera sacrifié dans cette crise à venir :

Pour commencer, les prestataires de subsides sociaux seront les premiers à passer à la trappe, ensuite, les bénéficiaires de rentes d’invalidité que suivront les retraités et pour terminer, ce seront les chômeurs qui ne seront plus payés.

La dette mondiale est telle, que rien ne pourra surmonter la perte de confiance des marchés financiers.

L’Europe sera la plus touchée ! (Détails dans la vidéo.)

On vous le rappelle depuis bien des années : Les banques  systémiques qui font faillite les unes derrière les autres dans un silence médiatique assourdissant nous mènent à une apocalypse économique.

Ils sont de plus en plus nombreux ces économistes à nous le confirmer en le soulignant et comme si cela ne suffisait pas, les crises environnementale, géopolitique et financière vont converger vers une crise systémique qui nous mènera au chaos mondial.

Quoi qu’il en soit, nous avons touché le fond et seule une crise mondiale dont celle de 1929, en comparaison, était une promenade de plaisir pourra éventuellement rééquilibrer la balance, mais cela se fera au prix de très nombreux sacrifices humains, à n’en pas douter.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

L’image du jour : Votre argent mis sous tutelle !

Gentiment l’oiseau fait son nid mais dans ce cas précis, l’oiseau n’est autre qu’un rapace assoiffé de pouvoir et aveuglé par la domination qu’il fait peser sur les pauvres consommateurs que nous sommes.

Est-il nécessaire de vous rappeler qu’en cas de force majeure (faillite), les banques s’octroieront le droit de se servir sur votre compte ?

L’union européenne explore un gel préventif des comptes afin d’éviter des ruées bancaires en cas de faillite !

Olivier Delamarche :

Économiste souvent invité sur les plateaux de télévision, il fut viré de BFM qui lui reprochait son franc-parler. Il nous met en garde depuis plusieurs années déjà.

Stéphane Guibert / Finalscape

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Suisse : Réforme fiscale, un cadeau de 4 milliards fait aux multinationales et aux actionnaires

L’Europe c’est aussi ça !

“La Réforme Fiscale va se traduire par des coupes massives dans les services publics”

La France pour ne citer que ce pays est en plein dedans avec des milliards de cadeaux faits aux multinationales et aux actionnaires ; concernant la Suisse, cela se voit déjà dans le canton de Neuchâtel qui est pionnier en la matière avec entre autres : la fermeture de la haute école de musique, le doublement des frais d’écolage dans les écoles professionnelles supérieures, ou encore la réduction de l’argent de poche des pensionnaires dans les EMS… C’est un total de 4 milliards de cadeau fiscal fait à ceux qui en ont le moins besoin.

G.S / FINALSCAPE

Économie : UBS, banque scélérate sauvée deux fois de la faillite

UBS, une troisième faillite à l’horizon ?

Écoutons l’intervention de Reginald Maître lors d’une assemblée générale de la BNS (Banque Nationale Suisse) :

“L’UBS, deux fois sauvée de la faillite par la Banque Nationale Suisse ; cette banque scélérate condamnée maintes fois sur le plan international à des amandes énormes pour des fautes avérées et sauvée à deux reprises par la BNS et la confédération. Cette banque commerciale qui a bénéficié de l’intervention de la BNS pour lui éviter par deux fois la faillite, actuellement, cette banque gesticule avec la Deutsche Bank pour éviter probablement une troisième faillite et aujourd’hui, notre collectif demande en tant qu’actionnaires et citoyens : Mais laissez-les sombrer et préservez votre probité, votre travail pour la Suisse et non pas pour ces scélérats de banquiers !

Il y a près de dix ans, le 16 octobre 2008, la Confédération et la Banque nationale suisse (BNS) ont sauvé UBS, alors au bord du précipice en raison de ses investissements hasardeux dans les subprimes. Si le sauvetage a été longuement préparé, il a été une surprise et un choc pour le public. Et Berne est intervenu une seconde fois pour sauver la banque, alors en délicatesse avec le fisc américain.

A l’origine de ce tremblement de terre helvétique, une autre secousse sismique avait agité les marchés financiers mondiaux et contribué à fragiliser UBS: la faillite le 15 septembre de la prestigieuse banque d’affaires américaine Lehman Brothers.

Préparation de longue date

Le sauvetage de la banque aux trois clés – dont la direction se ventait encore début octobre d’avoir habilement navigué les écueils de la crise – a été loin d’être un bricolage de dernière minute. Les autorités suisses avaient en effet tiré les leçons de la faillite de la compagnie nationale Swissair en 2001 et commencé à élaborer dès l’année suivante des plans de sauvetage pour les grandes banques.

Après l’échec des mesures de recapitalisation menées tout au long de l’année 2008, UBS s’est trouvée acculée et a demandé l’aide de la Confédération. Celle-ci a élaboré un ambitieux plan de sauvetage, conjointement avec la BNS et la Commission fédérale des banques (CFB).

Les autorités helvétiques ont alors annoncé lors d’une conférence de presse historique recapitaliser UBS et la délester de ses actifs toxiques. La Confédération a injecté 6 milliards de francs sous forme d’un emprunt à conversion et le groupe a été autorisé à transférer jusqu’à 60 milliards de dollars de titres illiquides à Stabfund, la banque de défaisance gérée par la BNS.

Au final, la valeur totale des actifs transférés s’est élevée à 38,7 milliards. Pour UBS, l’exercice 2008 s’est soldé par une perte nette de 21,3 milliards de francs.

Un ex-salarié d’UBS passe à table

Mais le drame n’est pas pour autant clos, les Etats-Unis s’apprêtant à écrire le deuxième chapitre du séisme qui a secoué la place financière suisse, la fin du secret bancaire – inscrit dans la loi suisse et pierre angulaire de la gestion de fortune helvétique. Tout a commencé avec les révélations à la justice américaine d’un ex-conseiller clientèle d’UBS, Bradley Birkenfeld, accusé d’aide à la soustraction fiscale. L’ex-employé de la banque aux trois clés a livré de précieuses informations aux juges en échange de leur clémence.

Pour éviter qu’UBS ne se retrouve devant la justice américaine et perde sa licence bancaire, le Conseil fédéral a envoyé en juin 2008 une délégation à Washington. En février 2009, la première livraison de quelque 4450 données de clients américains ayant échappé au fisc sonne le glas du secret bancaire suisse. La banque a payé au total 780 millions de dollars aux autorités américaines pour clore l’enquête.

Depuis, le groupe a considérablement réduit la voilure, tant au niveau global que dans la banque d’affaires. Alors qu’en 2007, quelque 22’000 personnes sur un total de 84’000 travaillaient encore pour cette division, elles n’étaient plus que 5000 sur un ensemble de 61’000 dix ans plus tard. Le nombre de salariés de l’unité Corporate Center, qui est notamment chargée de faire appliquer la régulation, est par contre passé de 7000 à 25’000. (ats/nxp)

 

Suisse & Économie : A Genève, les tueurs d’impôts passent à l’offensive

Gérard Jolimay est à la tête du collectif genevois en faveur d’une micro-taxe. CHRISTIAN BONZON

TAXES • Abolir la TVA, l’impôt fédéral direct et le droit de timbre pour les remplacer par une micro-taxe sur les transactions financières électroniques: c’est l’objectif d’un collectif de citoyens et d’élus genevois qui veut lancer une initiative fédérale. L’Etat s’oppose.

Explications :

«Avant, je prêchais dans le désert, mais désormais la dynamique est là. Les citoyens sont de plus en plus nombreux à me rejoindre. Notre but est de transformer la société en rétablissant une justice fiscale.» Gérard Jolimay, président du PDC Chêne-Bougeries, en est convaincu: la micro-taxe permettrait une répartition plus équitable des impôts. Son principe est simple. D’abord, la suppression de la TVA, de l’impôt fédéral direct et du droit de timbre. En remplacement, toutes les transactions financières électroniques seraient taxées à hauteur de 0,5%. La vente d’actions et d’obligations, les factures de restaurant réglées avec une carte de crédit, mais aussi les retraits au bancomat et le versement des salaires, seraient notamment concernés.

Banques dans le collimateur

Pour Marc Chesney, directeur du Département banque et finance de l’Université de Zurich et père fondateur de la micro-taxe, cette solution comporte de nombreux avantages: «Elle simplifie le système fiscal archaïque, complexe et bureaucratique. Tout en réduisant les charges des ménages et des PME. Enfin, elle limite les activités de la finance-casino.» Dans le collimateur, les banques et plus spécialement le trading spéculatif.

En taxant davantage les établissements financiers et moins les particuliers et les entreprises, un collectif de citoyens et d’élus genevois, qui vient d’être créé, espère fédérer un nombre suffisant d’électeurs pour faire aboutir une initiative fédérale. Gérard Jolimay y croit dur comme fer: «L’Etat est aussi gagnant puisqu’il pourra se dédouaner d’une organisation lourde et coûteuse en remplaçant certains impôts par une taxe automatique, sans infrastructure et encaissée immédiatement.»

Tirer une balle dans le pied

Du côté de l’Etat justement, la microtaxe est loin de faire l’unanimité comme le confirme Nathalie Fontanet, conseillère d’Etat en charge du Département des finances: «C’est une réflexion que nous n’avons pas menée au sein du Conseil d’Etat. A titre personnel, j’y suis plutôt opposée si cette taxe devait être ajoutée aux impôts existants. Je rappelle à cet égard que Genève est déjà le canton qui utilise le plus son potentiel fiscal.» Avant de préciser: «Une telle micro-taxe qui impacterait non seulement les transactions financières, mais également tous les paiements électroniques, serait susceptible de prétériter notre canton en comparaison avec le reste de la Suisse et avec les autres pays.» Autrement dit, s’attaquer à la place financière reviendrait à se tirer une balle dans le pied. Ce que les autorités ne seront jamais prêtes à faire, sauf si elles s’y retrouvent contraintes en cas d’acceptation de la future initiative fédérale.

Crédit vidéo : Radio Télévision Suisse

L’effondrement américain en image. Plus d’eau courante ni potable aux États-Unis ! La descente aux enfers de la finance

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Faire la guerre à l’ensemble du reste du monde c’est très bien.

Pourtant, sur le terrain, certains Américains, de plus en plus nombreux commencent à avoir une autre vision de la grandeur américaine qui s’apparente plutôt à une vision de déclin…

Nous sommes là dans le pays le « plus riche » de la planète.

Nous parlons ici de la première puissance du monde…

Nous parlons ici d’un pays qui a réussi tout de même à accumuler plus de 20 000 milliards de dollars de dettes!!!

Alors, où part le « pognon » se demandent les « gilets jaunes » américains, qui ont évidemment voté Trump comme le rappelle ce reportage de France 24 car si Trump a été élu, ce n’est pas le fruit du hasard.

C’est parce que la-bas comme ici, les choses ne tournent pas franchement très rond.

Nous avons exactement les mêmes problèmes en France et en Europe. Partout en réalité dans l’ancien monde dit développé c’est un effondrement lent avec une terrible détérioration progressive des infrastructures, qu’elles soient médicales et de santé ou encore d’adduction en eau potable ou même des réseaux d’électricité.

Je vous laisse donc visionner ce reportage édifiant. Les Américains font les mêmes sur nous…

Pensez votre résilience et votre autonomie, c’est le meilleur conseil à garder en tête pour affronter ce qui va se passer dans les 30 prochaines années.

La bulle de tout est en train de prendre fin, et ce ne sera pas un moment agréable.

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Environnement : Greenwashing: la grande machine à laver plus vert

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Quand les multinationales se positionnent sur des thématiques environnementales, elles soulèvent le doute sur leurs réelles intentions: engagement durable ou simple technique de communication?

(…)

Le greenwashing, c’est quoi?

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Europe & France : Les riches encaissent l’argent que l’on prélève chez les pauvres

Ce n’est plus un secret et on l’aura bien compris, le régime néolibéral qui dirige l’occident ne profite qu’aux riches. 

Pour faire court et en schématisant :

les 30 glorieuses ont marqué le point de départ d’une économie tournant à plein régime, il fallait produire et consommer pour faire fonctionner la machine. Tout le monde en profitait, les consommateurs dont les revenus étaient ajustés au coût de la vie et dont le système attendait d’eux qu’ils consomment et les plus fortunés dont les bénéfices et dividendes ne faisaient que gonfler. Le consommateur était le mouton qui se faisait paisiblement tondre et l’actionnaire, le loup déguisé en berger bienveillant.

2008, la crise des subprimes : c’est un tsunami qui ravage l’économie de la planète toute entière. Il fallait renflouer les banques qui tombaient les unes derrière les autres tel un jeu de dominos. C’est l’argent public qui sauva les naufragés de la faillite et c’est à ce moment que la dette entra clairement sur scène. 2019, l’économie et les banques sont à nouveau mises à mal ; la consommation stagne ou régresse les rentrées d’argent sont moindres.  Pour les riches, pas question de partager quoi que ce soit avec ceux d’en bas et pas question non plus de se serrer la ceinture. Une solution toute simple se présente : mettre en avant la dette pour justifier des coupes budgétaires que l’on impose au peuple. Rendez-vous compte : les pauvres représentent 99% de la population mondiale ; imaginez la manne pour le 1% de la population restante.

Il faut bien prendre conscience que la mondialisation n’a rien de bon pour les esclaves que nous sommes. L’Europe que nous présentent les médias n’est qu’un artifice fait de paillettes, de fausses promesses et de mensonges éhontés ce qui jusqu’ici, il faut bien le reconnaitre, étaient assez convaincants ; mais les esprits se réveillent et l’insurrection gronde. Le système s’en rend compte et tel un animal aux abois, il joue ses dernières cartes pour résister.

À présent, souvenez vous des promesses de Macron lors de la présidentielle de 2017 concernant les retraites. Je vous laisse à vos bons souvenirs.

Stéphane Guibert  / Finalscape / Tous pour la vérité / Anonymiss France / SOS Climat / VK

Pour rappel : “Quand l’Europe sauve ses banques”

Un petit rappel sur le scandale européen du renflouement des banques par les contribuables.

Macron a liquidé l’imprimerie qui fabriquait nos passeports, cartes grises… et billets !

Un fleuron de la France en liquidation judiciaire éclaire ; cette imprimerie avait 400 ans !

L’imprimerie Arjowiggins, de Crèvecœur (cela ne s’invente pas) près de Jouy-sur-Morain  (Seine-et- Marne), est en liquidation judiciaire. Un savoir-faire de 400 ans rayé d’un trait de plume par Bruno Le Maire… Notre patrimoine qui part en fumée, les ouvriers désespérés qui brûlent les rouleaux de papier à filigrane, les machines qui vont être vendues à l’étranger ou en Europe, les détenteurs d’un savoir unique qui vont se retrouver au chômage…

Et c’est un drame pour les 240 ouvriers, et les 500 autres emplois dépendant de l’imprimerie dans la région.

Mais c’est aussi un drame national puisque c’est de là que sortait le papier pour vos passeports, vos cartes grises… papier hautement sécurisé, anti-fraude. Et liquidation d’autant plus incompréhensible qu’il y avait, qu’il y a des clients assurés, le renouvellement de passeports, cartes grises etc. étant un puits sans fond. Le carnet de commandes était plein. D’autant que cette imprimerie fabrique le papier des billets pour pas mal d’autres pays ! Le papier-monnaie  pour les billets d’Arabie saoudite et d’Israël, par exemple, sortait de Crèvecœur !

Dorénavant vos cartes grises seront… fausses puisque imprimées sur du vrai-faux papier, sans le filigrane historique. Et tellement faciles à imiter, histoire de nous voir noyés sous de faux passeports dorénavant fabriqués à l’étranger, en Espagne, par exemple !

Ce papier  qui disparaît, c’est du papier très sensible, et la sécurité était intense, dans cette imprimerie, proche de la défense militaire. D’ailleurs, on n’entre pas dans cette imprimerie comme dans un moulin… il y a du grillage partout, c’est comme des installations militaires. Installation proche de l’installation d’une centrale nucléaire…

Pour Pierre Jovanovic, interrogé dans la vidéo ci-dessous par Martial Bild, ce n’est pas un hasard s’ils ont coulé cette imprimerie ; elle  avait tout ce qu’il fallait pour imprimer, aussi, les nouveaux francs si la France décidait de sortir de la zone euro. Pour Jovanovic, en liquidant cette imprimerie, on supprime à la France toute possibilité de revenir en arrière. Je ne vois pas, comme Jovanovic, de rapport avec les européennes ; même si Macron subissait une défaite cuisante aux élections de mai prochain, cela ne changerait rien, il serait toujours président jusqu’en 2022, et cela n’amènerait en rien une sortie de la France de l’UE. Ce sont deux choses différentes. Mais il n’a pas tort sur le fond. La montée des populistes les inquiète tant qu’ils sont capables de pratiquer la politique de la terre brûlée préventivement, pour compliquer toute sortie de l’euro, dans 3 mois, 3 ans ou plus tard. Macron en est capable. Cela fait partie de ses obsessions, supprimer toute possibilité de sortir de l’UE et de l’euro.

Pierre Jovanovic nous fait remarquer une anomalie criante. Cette imprimerie, d’intérêt public s’il en est,  n’a jamais été nationalisée ! Au contraire. Elle appartenait au groupe Sequana (banque Worms) qui l’avait vendue à un fonds d’investissement suisse qui avait promis d’investir, de mettre plusieurs millions d’euros sur la table, euros qui ne sont jamais arrivés… Or, l’État était devenu actionnaire majoritaire dans la banque Worms en 2012…

La liquidation judiciaire a été délibérément et formellement organisée par l’État français, par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie de Macron… une liquidation décidée et actée en 5 minutes. Du jamais vu de mémoire d’homme… Une liquidation, comme le rappelle Jovanovic, ça dure, on temporise, on commence par licencier, par chercher des solutions, ça peut durer des mois, voire des années. Dans le cas qui nous occupe, 5 minutes.  Et que les services sociaux s’occupent des employés mis à la rue. Les caisses de l’imprimerie ont été soigneusement vidées avant que la liquidation ne soit annoncée…

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