Climat : Japon, inondations catastrophiques dans le sud de l’archipel

Au moins 50 personnes ont trouvé la mort et plus de 65 autres sont portées disparues au Japon. En cause, de fortes pluies qui affectent la moitié sud de l’archipel.

Pendant que l’Amérique du nord suffoque sous des températures écrasantes battant des records, le Japon est englouti sous des trombes d’eau.

G.S

Environnement : Respects madame la nature

Quand la nature gronde, elle nous maintient en respect !

Impressionnantes images tournées par un amateur dans l’État de Floride à Miami Beach.

G.S

Un ingénieur en aéronautique balance tout sur ce qui est couramment appelé géo-ingénierie.

Comme la vidéo le titre : “Für schlafschafe und Trolls /  Pour les moutons endormis et les trolls”

Un ingénieur en aéronautique nous raconte ce qui lui est arrivé :

Il occupait son poste sur une base militaire en Allemagne où l’équipe avec laquelle il travaillait était chargé d’installer sur des appareils du matériel de pulvérisation. Par ce matériel, des substances toxiques devaient être larguées depuis les avions. Après s’être rendu compte de ce qui se passait, il est allé voir, preuves en mains, le représentant local du parti écologiste…

Cet ingénieur balance tout sur ce qui est couramment appelé géo-ingénierie.

Science & Vie : le propulseur de navettes spatiales qui fait pleuvoir

On se trouve à mi-chemin entre la science et la théorie du complot qui met en avant les chemtrails

Jeremy Clarkson se dirige vers le Mississippi où la NASA met au point les propulseurs de navettes spatiales. Consommant plus de 18’92’705 litres carburant, ils génèrent la poussée nécessaire pour propulser les astronautes dans l’espace.

Ce qui sort de ce propulseur étonne le journaliste qui démontre que le phénomène génère un immense nuage provoquant des précipitations.

Stéphane Guibert


Environnement : Les cirrus homogenitus ces nouveaux nuages recensés par l’OMM

Les cirrus homogenitus sont ces trainées que laissent les avions dans le ciel derrière leur passage. Il faut toutes fois que certaines conditions météo soient remplies pour que ce phénomène se produise :

“Les traînées se produisent généralement à partir de 8 000 m d’altitude si le taux d’humidité est de plus de 68 %, et la température inférieure à −39 °C, sur des noyaux de congélations fournis en grande partie par les gaz de combustion. Elles s’estompent en général rapidement par sublimation mais peuvent se transformer, dans certaines conditions d’hygrométrie et de température, en nuages artificiels analogues à des cirrus allongés. Ces nuages artificiels peuvent alors couvrir de vastes surfaces de ciel, notamment dans l’hémisphère nord. Ils peuvent persister durant plusieurs heures à dizaines d’heures.” (Source Wikipédia)

L’explication technique étant dite, les images qui suivent et qui ont été prises le 16 mars démontrent un bien étrange ballet dans le ciel de Augsburg en Allemagne.

Vidéos en fin d’article.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

L’épandage chimique (chemtrails) était déjà utilisé il y a plus de 70 ans comme le démontrent ces images.

 

 

Environnement : Le cirrus, nouveau venu dans la catégorie des nuages

>>>Source de la photo<<<

Le cirrus ou homogenitus initialement appelé contrail fait partie des 12 nouveaux nuages recensés dans l’Atlas de l’OMM, Organisation météorologique mondiale. Selon l’OMM, ce nuage se forme après le passage des avions dans l’atmosphère. Des conditions sont toutefois nécessaires pour que ce phénomène se produise :

Les traînées se produisent généralement à partir de 8 000 m d’altitude si le taux d’humidité est de plus de 68 %, et la température inférieure à −39 °C, sur des noyaux de congélations fournis en grande partie par les gaz de combustion. Elles s’estompent en général rapidement par sublimation mais peuvent se transformer, dans certaines conditions d’hygrométrie et de température, en nuages artificiels analogues à des cirrus allongés. Ces nuages artificiels peuvent alors couvrir de vastes surfaces de ciel, notamment dans l’hémisphère nord. Ils peuvent persister durant plusieurs heures à dizaines d’heures. (Source : Wikipédia)

D’autres théories qui sont en partie reconnues aujourd’hui parlent de chemtrails, (chemical trails) épandage de produits chimiques contenant des métaux lourds comme l’aluminium par exemple. Il a en effet été reconnu que l’épandage de ces produit devrait luter contre le réchauffement climatique en réfléchissant les rayons du soleil les empêchant d’atteindre le sol. Cette pratique a d’ailleurs été utilisée avec succès en Chine afin de provoquer des chutes de neige.

(Vidéo en fin d’article)

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

 

France : Des Québécois morts de rire devant le JT français

«Eh oui, check les pneus de la BMW. Ils sont tout lisses!» Un couple de Canadiens a passé un sacré bon moment en regardant le téléjournal de France 2 consacré à la neige.

Il neige à Paris, et c’est le branle-bas de combat dans les médias français. Mardi soir, France 2 consacrait une large partie de son téléjournal à cet événement rarissime. «Un tiers du pays se trouve glacé, blanchi sous la neige, la circulation est extrêmement perturbée», annonçait solennellement Anne-Sophie Lapix en ouverture de l’édition. «Une grosse pagaille», résumait la journaliste, avant de lancer toute une série de reportages tous plus apocalyptiques les uns que les autres.

Un sacré bon moment de rigolade pour un couple de Québecois installé devant sa télévision, alors que les températures extérieures sont glaciales, comme chaque année dans la région, relève le Huffington Post. Au moment où un cameraman zoome sur la route enneigée et que la journaliste explique, sur un ton alarmiste, que la chaussée était «quasiment impraticable», le Canadien ne peut s’empêcher de pouffer de rire. Le couple commente ensuite avec beaucoup d’amusement les images de voitures échouées le long de l’autoroute. «Eh oui, check les pneus de la BMW. Ils sont tout lisses», s’esclaffe le Québecois, grand connaisseur de ces conditions.

Les rires redoublent quand le couple apprend que le trafic ferroviaire est fortement perturbé en région parisienne. «Hé c’est ridicule, on voit encore les rails!», s’amuse le téléspectateur, qui se demandent à quoi servent les chasse-neige apparaissant dans un reportage: «Mais ils déneigent quoi? De la poussière?», rigole-t-il. Entre fou rire et incrédulité, le Québecois conclut avec ce constat implacable: «Je comprends mieux pourquoi ils deviennent dingues quand ils débarquent au Québec!»

Source : 20 minutes.ch

Climat, gardons en mémoire que notre planète c’est notre maison : Pour rappel : L’arrogance qu’est la nôtre finira par sceller notre funeste destin

Le changement climatique est désormais emblématique mais cette période de transition entre le 20ème et le 21ème siècle marquent le coup de glas d’ une civilisation trop sûre d’elle.

Nos actes irréfléchis depuis l’avènement de l’ère industrielle il y a de cela plus d’un siècle nous mènent aujourd’hui à des résultats écologiques qui mettent en évidence notre mépris de la nature et avec l’arrogance qui est la nôtre, en nous croyant supérieurs à la nature dont finalement nous faisons partie, nous épuisons et détruisons sans relâche les bienfaits qu’elle nous apporte.

A force de donner, sans retour de notre part, la nature finira par se débarrasser du cancer de la planète que nous sommes par un simple revers de main et ce jour, sans vouloir être pessimiste est loin d’être aussi loin qu’on le pense. !

En tant que consommateurs, nous sommes encore plus responsables que ceux que nous accusons d’être les pourvoyeurs de notre fin.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Climat : Quand les joies du ski se transforment en carrousel fou

En pleine tempête Eleanor dans les Alpes autrichiennes, des skieurs se sont retrouvés piégés sur des télésièges tanguant très fortement ! Tout le monde a pu être secouru.

 

Environnement : L’homme monétisera sa propre extinction et le Qatar en est un exemple

La “guerre du sable” est déclarée.

Sous l’effet du boom de la construction, les besoins en sable sont de plus en plus énormes. Le pillage du sable marin menace les côtes et les plages de nombreux pays. Et la France n’est pas épargnée !

Les extractions de sable marin menacent-elles nos plages et notre littoral ?

Le sable est la seconde ressource naturelle la plus consommée après l’eau : l’humanité en avale 15 milliards de tonnes chaque année. On s’en sert pour le béton, les terres agricoles ou les puces électroniques. On en consomme tellement que, dans certaines régions du monde, les plages reculent, voire disparaissent. En France, les demandes de permis pour aspirer du sable au large des côtes se multiplient. Dans la baie de Lannion, en Bretagne, un projet d’extraction est vivement contesté et fait peser un risque sur le littoral et la biodiversité. Pourtant, des alternatives existent.

Y aura-t-il bientôt des navires aspirateurs de sable au large de Lannion, dans le Nord de la Bretagne ? Le Peuple des dunes, un collectif qui lutte contre ce projet d’extraction depuis près de cinq ans et réunit pêcheurs, plaisanciers, professionnels du tourisme, élus et associations écologistes, espère bien que non. La menace, pourtant, se précise. En septembre 2015, le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l’Économie Emmanuel Macron ont accordé la « concession de la Pointe d’Armor » à la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), société extractrice membre du groupe international Roullier. Deux mois plus tard, le préfet signait les arrêtés autorisant le début des travaux [1]. La contestation de l’accord de concession devant le Conseil d’État pourrait retarder le lancement de l’extraction. Mais,« à compter de 2016, le pompage du sable risque de commencer à tout moment », craint Odile Guérin, géologue et élue de Trébeurden, l’une des treize communes concernées par le projet.

Pour extraire du sable de mer d’une « dune sous-marine », un bateau avançant à faible vitesse (entre 2 et 4 km/h) traîne une élinde – sorte de tuyau d’aspirateur géant. Le sable aspiré est recraché sur le pont. Une partie de l’eau est aussitôt rejetée à la mer. Au fond de l’eau, là où passe l’élinde, se forme un nuage de sable que l’on qualifie de « turbide ». C’est la première source d’inquiétude des opposants au projet de la CAN. « La turbidité assombrit l’eau, indique Odile Guérin. Le sable soulevé par l’élinde va aller se déposer bien au-delà de la zone d’extraction, ce qui risque de tuer la végétation. » Autre souci : la dune est une zone de reproduction et de refuge pour les lançons, de tout petits poissons qui forment le début de la chaîne alimentaire. « C’est un vrai problème pour les pêcheurs. Sans parler de tous les petits organismes qui seront déchiquetés par l’élinde avant d’être remis à l’eau. »

Des besoins pour l’agriculture intensive

Située à moins de dix kilomètres de la côte, à une quarantaine de mètres de profondeur, la dune sous-marine sur laquelle lorgne la CAN est composée d’une accumulation de débris de coquilles, que l’on appelle « sable coquillier ». On l’utilise dans l’agriculture pour désacidifier les terres. « Avant, pour amender les sols trop acides, on se servait d’une algue : le maërl, rapporte Patrice Desclaud membre du collectif Peuple des dunes. Mais c’est désormais une espèce protégée, on se tourne donc vers le sable. Ce besoin est lié à l’agriculture intensive : les amendements azotés – et notamment les déjections animales – acidifient beaucoup les sols [2]. » La CAN exploite déjà trois autres gisements au large de la Bretagne, avec un volume extrait de 208 000 mètres cubes par an au total. Au large de Lannion, l’entreprise envisageait de pomper jusqu’à 400 000 mètres cubes par an.

Les besoins agricoles ne justifient pas à eux seuls les aspirations de sable au large des côtes. Fabrication du verre, élaboration de cosmétiques et de détergents, rechargement des plages, fracturation hydraulique : le sable sert à une multitude d’activités. Il contient en plus divers minéraux stratégiques tels que le silicium, le titane ou le thorium, à la base de nombreux micro-processeurs. Le sable sert aussi au secteur des bâtiments et travaux publics : fondations, pavement et revêtement des routes, voies ferrées, digues, bétons.

20 kilos de granulats par Français et par jour

Chaque année, la France consomme 450 millions de tonnes de granulats – sable et graviers – pour satisfaire ses besoins de construction. Cela représente sept tonnes par an pour chaque habitant, soit 20 kilos par jour ! Plus ou moins concassés selon leur usage, ces granulats sont principalement issus des carrières terrestres : 200 millions de tonnes en sortent chaque année. Seconde origine : les berges et anciens lits de rivières d’où l’on tire plus de 100 millions de tonnes de sable alluvionnaire chaque année. Viennent ensuite le recyclage (déchets issus du secteur de la déconstruction notamment), puis la mer, qui fournit actuellement 7 millions de tonnes de granulats par an [3].

« La part de granulats marins reste marginale en France », commente Eric Chaumillon, professeur en géologie marine à l’université de La Rochelle et chercheur au CNRS. Elle est bien moindre que chez les champions européens de cette discipline : la Grande-Bretagne (20 millions de tonnes) et la zone Belgique-Pays-Bas (45 millions de tonnes). Dans ces régions, « les ressources à terre sont limitées ou épuisées, il existe une pression environnementale forte sur les carrières et une forte consommation », remarque Eric Chaumillon. La France, quadrillée par de nombreuses carrières, n’est pas dans la même situation. Mais l’épuisement des ressources terrestres et l’opposition croissante des riverains compliquent leurs ouvertures et agrandissements.

Les grands bétonneurs investissent la mer

Face à ces difficultés, les ressources marines sont-elles une solution ? « Les granulats marins, c’est à peine 2 % de la production nationale, remarque Mathieu Hiblot, de l’Union nationale des producteurs de granulats (UNPG), et c’est une production qui n’a pas tendance à se développer. » Du côté de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), le son de cloche est un peu différent : « Cette réserve est de plus en plus sollicitée. Déjà, des demandes de permis de recherche de grande ampleur, sur des surfaces de 400 kilomètres carrés environ, sont déposées, laissant augurer une augmentation de la production de matériaux d’origine marine », mentionne un article de deux chercheuses de l’institut, paru en octobre 2013. Dans la Manche, six nouveaux titres miniers ont été accordés entre 2011 et 2013, avec des autorisations d’extraction qui courent jusqu’en 2043.

Parmi les groupements d’intérêt économique qui ont obtenu ces titres miniers, on retrouve de grands bétonneurs français comme Vinci ou Lafarge, ainsi que l’italien Italcementi ou le mexicain Cemex. Sur la façade atlantique, interviennent GSM, filiale du groupe Italcementi, ou encore Colas, filiale de Bouygues, en charge de la construction de routes et de la fabrication du béton. « Pour les régions situées à proximité de la côte, les gisements de granulats marins sont indispensables, concède un fonctionnaire du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. La Bretagne, la Loire-Atlantique, le Poitou-Charentes, déficitaires en granulats terrestres, sont des territoires attractifs, où la demande en béton est supérieure à la moyenne nationale (exceptée l’Île-de- France). »

Des études d’impact bâclées ?

Quels sont les risques pour les milieux marins ? L’UNPG assure que, « au bout de trois à cinq ans environ, la situation est à peu près revenue à l’état initial. Dans certains lieux, on a constaté un enrichissement de la biodiversité après dragage, l’évolution du milieu naturel ayant été propice à de nouvelles espèces. » L’Ifremer est un peu moins enthousiaste : « L’exploitation du fond de la mer, quels que soient son objectif et les précautions prises, entraîne des modifications temporaires ou permanentes du milieu marin. Ce système est complexe, et l’interdépendance des compartiments liquide, solide et vivant est telle que la modification de l’un d’eux peut entraîner une évolution irréversible du milieu. »

L’étude d’impact que les entreprises doivent fournir quand elles déposent leur demande d’extraction est censée évaluer les risques pour le milieu et pour les activités économiques qui en dépendent. « Chez nous, elle a été bâclée, estime Odile Guérin. Elle a été faite trop rapidement et aucun état initial n’a été réalisé, alors qu’il est normalement obligatoire. » Qu’en pense la CAN ? Elle n’a pas répondu à nos questions. « L’entreprise n’a pas été transparente du tout, à aucun moment, ajoute Odile Guérin. Même les élus ont été prévenus du projet par voie de presse ! » Les citoyens de la baie de Lannion regrettent aussi de n’avoir pas été mieux entendus au cours de l’enquête publique. « La population a massivement participé à l’enquête publique, et plus de 99 % des avis étaient négatifs. Les treize communes concernées ont toutes dit qu’elles ne voulaient pas du projet. La communauté d’agglo a aussi dit non. Résultat ? Le commissaire enquêteur donne un avis favorable. À quoi ça sert de consulter la population si on ne tient pas compte de ce qu’elle demande ? »

Menaces pour les plages ?

Y a-t-il, au large de Lannion ou ailleurs en France, une menace de disparition des plages, comme le craignent certains riverains, élus ou professionnels du tourisme ? « Il y a beaucoup d’incertitude sur ce point, chaque côte et avant-côte ayant ses propres caractéristiques, souligne Eric Chaumillon. Une analyse spécifique doit être conduite sur chaque site d’extraction potentiel, en prenant en compte la profondeur d’eau, la distance à la côte, la distribution des bancs de sable, l’exposition de la côte, le climat des vagues, les courants de marée et le marnage, la direction et l’amplitude des tempêtes, la réfraction et la réflexion des vagues, la nature sédimentaire des fonds marins. » Les études d’impact qui accompagnent les demandes d’autorisation d’extraction tiennent-elles compte de ces différents paramètres ? Pas toujours, si l’on en croit les conclusions de l’enquête publique menée dans l’estuaire de la Gironde, où le groupe Italcementi aimerait aspirer quelque 400 000 mètres cubes de sable chaque année.

Dans les scénarios étudiés par l’étude d’impact, le coefficient de marée le plus important pris en compte est 95, loin des situations critiques que connait fréquemment la région, avec des coefficients supérieurs à 100. Idem pour la houle, qui a été sous-estimée. « Le problème, selon Eric Chaumillon, c’est le cumul de pressions, avec des régions dans lesquelles on a construit trop près des côtes, et où il y a des tempêtes de plus en plus régulières. Extraire du sable dans ces endroits n’est pas forcément bienvenu même si les quantités prélevées sont faibles au regard des stocks disponibles. »

Ailleurs dans le monde, les prélèvements de sable marin sont tels que des îles disparaissent, et que les plages sont avalées par les flots. Sorti en 2013, le documentaire de Denis Delestrac Le sable, enquête sur une disparition dresse un panorama de ces problèmes que l’auteur attribue en grande partie aux ponctions sauvages effectuées pour approvisionner le secteur du BTP, notamment en Asie et dans la péninsule Arabique [4]. Les entreprises françaises qui interviennent dans ces parties du monde parviennent-elles à échapper à ce trafic ? D ’où vient le sable des usines des centrales à béton que Lafarge détient en Chine ? Comment Vinci et Bouygues s’approvisionnent-elles en granulats pour la construction des infrastructures de la Coupe du monde 2022 au Qatar ? Aucune de ces entreprises n’a donné suite aux sollicitations de Basta ! sur ces questions. La situation française n’a « rien à voir » avec ces régions du monde où l’on pille du sable directement sur les plages, ou à proximité immédiate de la côte, estime Eric Chaumillon. Mais « il faut rester prudent, le système côtier français étant globalement déficitaire ».

Du recyclage plutôt que le pillage de ressources marines ?

Existe-t-il des alternatives à cette extraction massive de sable ? Selon les professionnels du granulat, l’avenir n’est pas en mer, mais sur les plateformes de recyclage. Chaque année, 100 millions de tonnes de granulats sont récupérées sur les chantiers de déconstruction du BTP. L’essentiel de ces gravats sert aux sous-couches des routes. Mais des recherches sont menées pour tâcher de refaire du béton à partir de ces déchets. Lancé il y a cinq ans, le programme Recybéton a permis de conclure que « les granulats extraits de béton recyclé présentent un vrai intérêt technique, en plus de l’évident intérêt environnemental », indique François Jacquemot, pilote des travaux de recherches sur les bétons à plus faibles impacts environnementaux au Centre d’études et de recherche de l’industrie du béton (Cerib). Problème : l’absence d’intérêt économique. « Les granulats recyclés ne sont pas moins chers que les granulats neufs. Ce n’est pas incitatif. » Une entreprise comme Lafarge, deuxième producteur mondial de granulats et quatrième producteur de béton prêt à l’emploi, ambitionne de fabriquer 20 % de son béton avec des matériaux réutilisés ou recyclés. Mais pour le moment, elle en est à 0,3 %, et reconnaît que le déploiement à grande échelle « reste un challenge » [5].

Grand consommateur de granulats via son activité de BTP et de construction de routes, le secteur public n’est pas particulièrement exemplaire. Les cahiers des charges exigeant un minimum de béton recyclé ou imposant des bâtiments dans lesquels on peut facilement récupérer le béton en fin de vie, n’existent pas ! « Il pourrait aussi y avoir des incitations financières via la taxe sur la partie décharge des chantiers de déconstruction, afin d’encourager à s’orienter vers le recyclage », souligne François Jacquemot. « Il y a un vrai travail de sensibilisation à mener du côté des maîtres d’ouvrage, qui pensent trop souvent que le béton recyclé est de moins bonne qualité », complète Mathieu Hiblot. « Il faudrait aussi revoir certaines normes de conctruction qui freinent voire empêchent l’utilisation de béton recyclé. »

Côté alternatives, il y a aussi les constructions qui se passent de béton. La terre, le bois et la paille sont des matériaux qui ont largement fait leurs preuves et qui présentent des bilans environnementaux bien meilleurs que le béton. Quelques maîtres d’ouvrages publics se sont lancés dans ce type de constructions, mais ils sont encore trop peu nombreux. Pour réduire la pression sur les granulats, il faudrait que les matériaux bio-sourcés cessent d’être ignorés dans les écoles spécialisées – IUT, CFA, écoles d’ingénieurs et d’architecture. On pourrait enfin, comme le suggère l’un des interlocuteurs du documentaire de Denis Delestrac, « oublier notre manie du gigantisme » – qui nous fait construire de plus en plus d’autoroutes, de barrages gigantesques, de tours toujours plus hautes – « pour retourner vers des modes de vie plus simples ».