Censure Facebook : A nouveau censuré.

Que l’on m’explique :

Il y a 4 jours, alors que je partageais sur des groupes dans lesquels je suis affilié, je reçois de la part du réseau social une alerte me disant que jusqu’au vendredi 11 mai je ne pourrai plus publier dans les groupes auxquels j’appartiens et dont je ne suis pas administrateur. Ok, j’ai pris bonne note.

Aujourd’hui, vendredi 11 mai, les choses semblent être rentrées dans l’ordre mais voilà :

J’ai publié et partagé deux publications, la première concernant les chemtracils, article qui n’avait rien de complotiste car je n’affirmais et n’infirmais rien tout en invitant les lecteurs à faire des recherches sérieuses et le second, en mettant en avant la vie en Syrie et ce, malgré la guerre.

Après 4 ou 5 partages, je reçois le message suivant de la part du réseau social :

“Vous ne pouvez temporairement plus publier dans des groupes que vous ne gérez pas et les rejoindre jusqu’au 18 mai, 18:03. Si vous pensez que c’est une erreur, dites-le nous.”

Fin de citation.

Je ne vais pas leur faire ce plaisir et vais tout simplement et tout bonnement ne plus rien publier sur Facebook ni même sur ma propre page, je vais néanmoins conserver mon compte afin de ne pas perdre mes contacts.

Les lectures et les publications “Rose bonbons, guimauve et autres lavages de cerveaux à dessein de lobotomiser l’opinion ne seront jamais inquiétées sur ce réseau social que je considère et qualifie de collabo en faveur d’un système mortifère qui n’a rien à voir avec les intérêts de l’être humain. Pour peu que nous soyons éveillés et conscients de ce qui nous arrive, pour peu que nous tentions de transmettre nos craintes, nos  peurs et nos certitudes afin d’éveiller les masses dormantes, nous serons systématiquement ostracisés et censurés par ceux à qui nous faisons peur.

En ce qui me concerne et désormais, tout passera directement par mon blog, par VK et par mondiaspora.

Pour le réseau social Facebook, mes publications seront partagées en messages privés aux contacts que je considère comme étant fiables.

Stéphane Guibert

UN PAS VERS L’ENFER

En France, verra-t-on prochainement les Droits de l’homme réduits au seul droit ne plus pouvoir choisir qu’entre une « bastos » dans le crâne, l’incarcération ou l’internement psychiatrique ? À ce propos, Guy Béart ne chantait-il pas déjà en son temps : « Le premier qui dit la vérité, il sera exécuté ».

Marc Granié, lui,  (policier dissident intègre) victime de cette psychiatrie punitive qui s’annonce à grands pas : entièrement fondée sur les procédés bolcheviks en vigueur aujourd’hui dans son propre pays, vient d’en faire tantôt l’amère expérience. Et cela, en dépit de l’article 66 de la constitution qui stipule expressément que « Nul ne peut être détenu arbitrairement ». Ce qui en dit long sur l’état de délabrement moral des instances dirigeantes comme sur le système illégal, abusif et liberticide mis en place dans ce pays, par les tenants de la contre-morale maçonnique, dans leur guerre contre la majorité des Français.

Question, après les vaccins, les chemtrails, les OGM… une laisse judiciaire pour tous ??? Et, pourquoi pas, une camisole chimique pour tous ceux qui, de plus en plus nombreux, refusent une allégeance obligatoire à une dictature bolchevico-mondialiste, de plus en plus présente ? Et de plus en plus arrogante ? 

D’autant qu’il est clair que ce n’est là qu’un début. Voir les ouvrages de Vladimir Bukowski, qui nous renseigne sur la véritable nature de ce qu’est le bolchevisme, le capitalisme et le mondialisme en tant que mode de gouvernement populicide. En réalité, des organisations siamoises quasi mafieuses, qui, en plus de partager une idéologie esclavagiste commune, se réservent, depuis des décennies, le pouvoir discrétionnaire de déclencher des guerres entre des peuples qui ne les ont jamais voulues. Un  exemple patent : le premier et le second conflit mondial ont été essentiellement déclenchés, aujourd’hui c’est notoire, de par la seule volonté de ceux qui se posent en maîtres du Monde. Sans compter la Franc-maçonnerie (J.L. Mélenchon en est) qui, le dira-on jamais assez, a toujours conservé une position d’interface permanente de ces trois systèmes.

Pour rappel : Un éminent savant russe — prix Nobel de la paix — a connu, lui aussi, et bien avant Marc Granié, les affres de l’enfermement psychiatrique sans consentement. Et pour le même motif : allergie chronique à l’oppression politique. Son nom ? Andreï Sakharov.

Cependant, face à la chienlit politique actuelle, peut-être est-il utile de rappeler ce proverbe ancien qui nous prévient : « Qui a fait un pas vers l’enfer a déjà parcouru la moitié du chemin ».

C’est pourquoi, amis, n’ayez pas peur d’ouvrir vos fenêtres, le fond de l’air du peuple est pur.

PÉDOPATHES ET CELLULES CAPITONNÉES

La pédophilie, qu’on se le dise, est tout sauf une orientation sexuelle bénigne. Au contraire, c’est une fausse empathie d’ordre psychopathique — mais aussi un avilissement volontaire de l’enfance, le plus souvent prépubère ; encouragé par une société rendue malade par des « élites » détraquées, aussi sadiques que répugnantes. Sans compter que ce qui ce profile déjà au seuil des immoralités assassines, tolérées ou admises, n’est pas très joli joli.

Quant à la société de demain ? Brrr !

Question : sommes-nous prêt à cautionner ces abominations à coups de bulletins de vote illusoires ?

– À leur donner du pouvoir (politique, médiatique, religieux ou culturel)?

– À continuer — à l’instar des sempiternelles boules de cristal creuses, que les médias mainstream nous proposent tous les cinq ans —, de cocher les cases vides de nos désespérances ? –

– À légitimer une apostasie partitocratique permanente ?

À macronaniser une à une toutes nos aspirations ?

– À promouvoir une primitivisation civilisationnelle déjà « En Marche »,  du moins partiellement ; sans voir que le but inavoué de cette destruction sociétale programmée conduit, de coups bas en coups bas, à l’infantilisation uniforme des nations et des peuples ?

Or, face à ce constat, sauf à vouloir adhérer à la bêtologie télévisuelle ambiante, organisée par d’éminents pubards de la communication politique, comment ne pas détecter, entre autre, les arrière-pensées qui se profilent derrière les propos d’un E. Macron qui, il y a peu, déclarait droit dans ses bottes et plus hâbleur que jamais : « Je suis élu pour être au service de mon Pays ». — En réalité, pour mieux enfoncer le dernier clou de son cercueil !

Bon, d’accord, cette dernière phrase n’est pas la sienne. Et alors ? On peut toujours rétorquer à sa décharge que rien n’empêche de penser que la cause en est probablement due à quelque amnésie fortuite ou inopinée…

À moins que, soyons magnanimes, cet habitué du prêche mensonger, taraudé par la peur de se casser les dents face à une vérité trop grande pour lui, n’ait vraisemblablement pas osé affronter les foudres de ses commanditaires financiers. D’une certaine façon, on le comprend. Même si c’est de plus en plus mal.

Comme, d’ailleurs, une majorité de citoyens français qui, en dépit des tentatives actuelles d’infantilisation nationale, n’apprécient guère qu’on les prenne pour une bille ou pire encore, un cerveau sur les rotules. En attendant, une certitude s’impose, ce n’est pas demain la veille que les citoyens français se montreront gentiment disposés, eux et leurs enfants, à se faire gomorrhiser de quelque manière que ce soit.

Comme quoi, on le voit, les temps changent. Du coup, et c’est prévisible, nul doute que les acteurs responsables de l’arbitraire judiciaire et pénal, réservé à l’encontre des seuls victimes de la prédation clanique des surprotégés du système, auront, quelque jour, du mouron à se faire.

Remarque : n’en déplaise aux pédopathes mondialistes, aux pédophiles de tous bords et à leurs protecteurs, les cellules capitonnées, ça existe. Pour de vrai.

https://www.youtube.com/watch?v=P5yPb3yjMDo&feature=youtu.be

Vincent Bolloré harcèle les journalistes et fait de la chaîne Canal un instrument de propagande

Témoignage effarant de Jean-Baptiste Rivoire, rédacteur en chef à Canal+, qui refuse de se taire face aux méthodes de Vincent Bolloré pour étouffer les journalistes d’investigation.
Si vous doutiez encore des véritables raisons qui poussent les oligarques à investir dans les médias…

Vidéo à regarder jusqu’au bout.

Vincent Bolloré a pris le contrôle d’une télévision nationale dans laquelle il viole en permanence la loi de 1986 qui prévoit que les intérêts d’un actionnaire ne doivent pas entraver la liberté éditoriale (censure) et c’est ce qui est vécu depuis 2015 sur la chaîne Canal + en permanence.

La dernière censure en date remonte à 2017, (l’effet papillon) au Togo. Le sujet évoquait la présence de manifestants qui se mobilisaient depuis des mois contre le dictateur Faure Gnassingbé. Le sujet a donc été balayé des plateformes de la chaîne et comme cela ne suffisait pas, la direction de Canal + nomée par Vincent Bolloré a fait diffuser un reportage pour expliquer que le Togo était un modèle de stabilité politique.

Vincent Bolloré fait de la chaîne Canal+ un instrument de propagande dans une totale impunité.

Un journaliste ayant fait un portrait  sur Vincent Bolloré, portrait qui avait été récompensé  a été trainé devant les tribunaux par ce dernier. Pour se rendre au tribunal, ce journaliste qui s’appelle Tristan a été obligé d’être entouré par des gardes du corps afin d’assuré sa protection, et que la veille du procès, son appartement avait été envahi par des barbouzes en pleine nuit.

Que fait le gouvernement aujourd’hui ?

Il est en train de pondre une loi “secret des affaires” qui va faciliter le fait de faire encore plus de pression sur les journalistes qui essayent d’enquêter sur l’économie.

Prenez 4 minutes sur votre temps afin de visionner cette vidéo qui en dit long sur l’état de la liberté d’expression ou autrement dit, la démocratie, dans le pays des droits de l’homme.

Voir aussi :

La chaîne Canal+ accusée de promouvoir les intérêts de Bolloré au Togo.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

 

Censure : Après les médias indépendants c’est au tour du service publique de passer à la trappe

Le principe de censure ayant déjà fait ses preuves sur les médiats indépendants, on passe à la vitesse supérieure en interdisant à un journaliste du service publique de s’adresser au président Macron.

Cela suit une logique qui se met rapidement en place, voyez également la loi sur le secret des affaires.

Voilà donc ces réformes censées être nécessaires pour la France ; mais pour la France de qui ?

G.S

WORLD TRUST CENSORS

Aujourd’hui, c’est bien connu, un problème, par l’entremise de la dissimulation et du mensonge, devient vite, pour nombre de gredins partisans du chaos mondial, une solution miraculeuse. D’ailleurs, est-ce un hasard si, de ce point de vue, la France est si rapidement devenue une sorte de succursale bancaire d’un nouveau « Lourdes » mythique rothschildien d’hypnose collective ? C’est-à-dire un lieu où, à la vitesse grand V, l’opinion publique manipulée ; comme, d’ailleurs, la santé économique et politique des citoyens, se transforme, comme par miracle, en pathologie liberticide pour tous.

On comprend donc mieux pourquoi dans un tel lieu,  les « miracles » européistes, les prêches macronistes, la foi oligarchique et — les cerveaux mondialisés y ont seuls droit de cité. C’est pourquoi, toute allusion aux droits souverains des nations (aujourd’hui, la Syrie, après tant d’autres) y est donc strictement interdite.

Les propriétaires de la Cie des World Trust Censors, et ses gardes-chiourmes européanistes, en ont ainsi décidé.

Pour conclure, laissons la parole à Louis Pauwels qui déclarait : « Ceux qui craignent avec tant de bonté qu’on lave le cerveau d’un quidam, savent laver le cerveau d’une nation ».

N’est-il pas M. Macron ?

Suicides à la SNCF : la chronique d’Audrey Vernon censurée sur France Inter

Non, la chronique ne s’est pas perdue dans les tuyaux de la Maison de la Radio, comme l’indique la page d’erreur sur France Inter, la vidéo a bel et bien été retirée par la rédaction. Nous la republions sans la mention des noms des responsables SNCF.

La comédienne Audrey Vernon avait défrayé la chronique ce vendredi 17 Mars, en revenant sur les circonstances du suicide d’Edouard Postal, cheminot réprimé par la direction qui s’était donné la mort quelques jours plus tôt et pour lequel des centaines de cheminots s’étaient donné rendez-vous le mercredi 15 mars, gare de Paris Saint Lazare pour un hommage émouvant. Elle revient dans sa chronique sur les difficultés des travailleurs du public, dans la santé, les Télécom, la Poste ou la SNCF. Elle dénonce cette série noire de suicides, qui cache le passage en force des suppressions d’emplois et autres réorganisations ou privatisations que vivent les travailleurs au quotidien.

Sur Youtube

Sur VK

Après les suicides, les répressions antisyndicales assumées, voilà que la SNCF joue un rôle troublant dans le retrait par France Inter de cette chronique de 2min25 d’Audrey Vernon, sur une radio pourtant dite publique.
Sa chronique est comme un bol d’air frais dans ce paysage médiatique, qui d’habitude préfère mépriser et traiter les travailleurs qui luttent, comme des voyous. Ou bien encore qui essaye de faire passer l’acte d’Edouard, comme l’acte d’un déséquilibré psychique, en omettant de faire le rapprochement entre suicide et répression. Les cheminots avaient largement aimé et partagé sa chronique, pour sa véracité et surtout pour toute l’émotion qu’elle suscite dans ses mots soigneusement choisis.

Alors pourquoi avoir mis la pression sur la radio pour que ce billet d’humeur soit retiré ?
Le problème serait-il venu de la dénonciation que fait Audrey des 3 dirigeants de Paris St Lazare, citant leur nom publiquement ? Mais cette dénonciation est juste car c’est bien cette politique, pensée dans les plus hautes sphères de la SNCF et appliquée par les dirigeants d’établissement, la responsable de ce qui se passe aujourd’hui à la SNCF. Les dirigeants d’établissement qui avaient engagé les poursuites disciplinaires contre Edouard Postal devraient donc être amenés devant les tribunaux.
La SNCF, très embêtée par cette chronique, après le suicide d’Edouard Postal le 10 mars, puis celui de Frédéric Hein, cheminot de Mulhouse, jeudi 16 Mars, entame une démarche de nettoyage de la communication. Car plutôt que de faire son mea culpa en prenant toutes les mesures nécessaires pour arrêter cette série infernale de suicides et de répression antisyndicale, la SNCF essaye maintenant de limiter la liberté d’expression des journalistes. Cela arrive après que la direction ait mis en garde l’ensemble des cheminots sur les réseaux sociaux, en conseillant de faire attention aux termes employés, et de ne pas critiquer l’entreprise publiquement, sous couvert toujours de ce fameux code de déontologie, qu’elle sait utiliser comme bon lui semble pour réprimer les militants syndicaux.

A quoi joue la SNCF, si ce n’est d’essayer de jouer la montre pour que les affaires se tassent rapidement, sans que la nouvelle image que les dirigeants essayent de donner à l’entreprise après la réforme ferroviaire, ne soit trop entachée ? Car oui la SNCF a besoin d’avancer sans bruit, jusqu’à cette ouverture à la concurrence qu’elle attend de ses vœux et qu’elle prépare à coups de pression sur la productivité des agents (avec notamment ses projets de fermeture de technicentres, de rachat de lignes par sa filiale privée Transkeo, la fusion des établissements voyageurs, la suppression des agents d’accompagnement, etc.)

Pour reprendre la conclusion d’Audrey Vernon à l’adresse des cheminots : « C’est vous qui faites tourner le monde, s’il vous plait continuez ! Arrêtez de vous suicider ! »

Source : Révolution permanente

La censure Facebook et les algorithmes

Censure sur Facebook :

J’ai constaté que mes commentaires sont systématiquement censurés sur Facebook à partir du moment ou les mots clefs “finalscape.com” en font partie.

La preuve sur l’image ci-dessus ou je répondais à un Fake en fournissant le lien qui le démontait :

Réponse de Facebook sur le lien : Votre commentaire sur la publication de xxx a été marquée comme indésirable. Corrigez-le …

Sur le commentaire du dessous “blabla” cela a passé comme une lettre à la poste.

La censure en marche à pas de géant !

Pour info, le “Hoax” en question prétendait que suite à une augmentation soudaine du prix des carburants, des milliers d’allemands avaient décidé d’abandonner leur véhicule sur la voie publique alors qu’il s’agissait en réalité d’un immense bouchon en chine.

>>>Lien sur l’article<<<

Les “Fake News” sont émises par ceux qui veulent faire de leurs mensonges, notre vérité. Ne soyons pas dupes !!!

Guibert Stéphane

Internet : La censure se développe, la dissidence se fait étouffer par une dictature grandissante

Cette courte vidéo un petit peu dans l’urgence pour vous avertir de ce qui est en train de se passer sur Internet.

Les géants du web, Facebook, Youtube, Google et compagnie donc ce qu’on appelle les GAFA sont en train de faire le ménage dans leurs contenus, leurs algorithmes, pour évincer, faire taire, supprimer toutes les voix dissidentes ou l’information alternative en général. Et en France, la censure est particulièrement violente :

On a vu plusieurs pages Facebook être définitivement supprimées sans préavis, et à priori sans possibilité de retour en arrière.

On sait qui nous domine et quel réseau ils ont derrière eux, on sait aussi qu’en étant sur les réseaux sociaux on joue à l’extérieur, sur leur terrain à eux, mais voilà, nous devons dénoncer quand-même de toutes nos forces cette censure, qui est plus perfide qu’on le pense. Ils nous réduisent au silence, les uns après les autres, de différentes façons, en allant jusqu’à modifier leurs algorithmes pour que nos vidéos se propagent le moins possible. Je pense à la vidéo du Raptor dissident qui a disparu des tendances Youtube au bout de 2 jours alors qu’elle était numéro 2.

Le reste dans la vidéo

France : Le gouvernement s’apprête à censurer les émissions Cash investigation, Envoyé spécial et Complément d’enquête

Cet article tombe à point nommé car juste après la publication du billet consacré au journalisme d’investigation, François Ruffin, journaliste et homme politique, nous informe que dans un esprit d’économies, l’assemblée nationale va s’en prendre aux magasines d’investigations Complément d’enquête, Envoyé spécial et cash investigation en supprimant 33 CDD pour complément d’enquête et envoyé spécial dont on va diminuer la fréquence par 3 voir par 6.

Voilà comment la contrainte budgétaire se conjugue avec la censure politique.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

« Complément d’enquête » et « Envoyé spécial » sous le choc des coupes budgétaires
Lors d’une assemblée générale, les journalistes de France Télévisions ont adopté le principe d’un vote sur une motion de défiance contre la présidente du groupe public, Delphine Ernotte.

« D’accord pour participer à l’effort de guerre, mais là, ça va trop loin… » Ce journaliste résume « l’état de sidération » des équipes d’« Envoyé spécial » et « Complément d’enquête », deux émissions sur lesquelles la direction de l’information de France Télévisions veut réaliser des économies.

Une « piste » à l’étude serait de diffuser les « jeudis de l’information » seulement en première partie de soirée, ce qui réduirait le temps d’antenne de ces émissions présentées par Elise Lucet et Thomas Sotto. Au passage, des contrats à durée déterminée, majoritaires dans ces émissions, seraient supprimés. « Rien n’est encore arbitré », a précisé le directeur de l’information, Yannick Letranchant, mercredi 22 novembre sur France Inter.

Sans rassurer : une assemblée générale s’est tenue jeudi 23 novembre à France 2, lors de laquelle les journalistes ont adopté le principe d’un vote sur une motion de défiance contre la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte. Le vote aura lieu dans les prochains jours.

« Réduire la voilure »

Mardi, les équipes des deux émissions ont adressé une lettre ouverte à la présidente Delphine Ernotte : « Une rédaction des magazines de service public, c’est la possibilité de pouvoir enquêter sur Bygmalion sans être censuré, d’envoyer une équipe en Erythrée sans être accusé de sous-traiter le risque, de dévoiler les dessous de la communication d’Emmanuel Macron sans payer les mécontentements du Château (…), d’être la seule rédaction suffisamment indépendante pour pouvoir enquêter sur Vincent Bolloré et de remporter ainsi le prestigieux prix Albert Londres. »

Mercredi, la société des journalistes (SDJ) de France 2 a renchéri : « Tout en payant la même redevance, le téléspectateur verra moins d’émissions d’enquêtes et d’investigation. »

En face, la direction met en avant les économies imposées par le gouvernement : le budget 2018 a été réduit de 50 millions d’euros, malgré le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux. « Réduire la voilure n’est jamais agréable mais aucun service n’y échappe », a assumé Yannick Letranchant. Une bataille de chiffres est engagée : « Cinquante millions d’euros, sur trois milliards de budget, ça devrait représenter moins de 2 %, argumente un journaliste. Or, “Envoyé spécial” et “Complément d’enquête” emploient 25 reporters, dont seulement 7 en CDI, pointe-t-il. « Si on supprime les CDD, il ne restera que cinq journalistes à “Envoyé spécial” et deux à “Complément d’enquête”. »

Nous conservons les deux marques »Selon la direction, il n’y a pas plus de 55 % de CDD, si l’on inclut les non-reporters. Surtout, les réductions de postes ne seraient pas chiffrables car elles dépendent de la fréquence de la nouvelle programmation et de sa date d’entrée en vigueur, a priori en début d’année. Sur les plus de 200 postes non renouvelés à France Télévisions en 2018, « 40 à 50 » devraient être supprimés à « l’info », reconnaît la direction. La SDJ craint que les « magazines » – « Complément d’enquête » et « Envoyé Spécial », mais aussi « 13 h 15 le samedi » et « 19 heures le dimanche » – soient sabrés, en raison de la suppression de CDD

Le temps d’antenne, selon les journalistes, pourrait être divisé par trois : aujourd’hui, « Envoyé spécial » et « Complément d’enquête » sont programmés l’un à la suite de l’autre, trois jeudis par mois, environ. Demain, ils pourraient n’être visibles qu’une fois par mois chacun, les deux autres jeudis étant consacrés à « L’Emission politique » et à « L’Angle éco ». Mais pour la direction, ces calculs sont prématurés : « Envoyé spécial » pourrait être plus fréquent que « L’Angle éco ».

« Nous conservons les deux marques, “Envoyé spécial” et “Complément d’enquête” », a insisté M. Letranchant, pour qui l’investigation « ne se mesure pas au kilo. » De plus, « Complément d’enquête » passerait en prime time. Enfin, argue la direction, les réductions de postes dans les services d’information sont d’autant plus importantes que ceux-ci ont été épargnés ces dernières années, en raison de la présidentielle et du lancement de la chaîne France info.

Le sujet est très sensible pour Delphine Ernotte, qui a souvent mis en avant la liberté d’enquête du service public : elle avait diffusé un documentaire sur le Crédit mutuel, déprogrammé par le Canal+ de Vincent Bolloré. Puis, son directeur de l’information Michel Field avait limogé les figures historiques d’« Envoyé spécial », Guilaine Chenu et Françoise Joly, et demandé à Elise Lucet, le visage de « Cash Investigation », de superviser les « jeudis de l’information ».

Une décision « dans les prochains jours »

Depuis, des accrocs ont eu lieu, notamment fin 2016, autour de la date de programmation d’un sujet sur les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Au printemps 2017, une réflexion a été mise en place pour « diversifier » les enquêtes d’« Envoyé spécial » et intégrer davantage de thèmes de société. Début juillet, son rédacteur en chef, Jean-Pierre Canet, ancien de « Cash Investigation », a été mis à l’écart après la mort de trois journalistes lors d’un tournage à Mossoul, en Irak.

« Il n’y a pas eu d’inflexion de la ligne et nous avons continué à faire des reportages parfois difficiles », relativise un journaliste, tout en pointant une « pression » sur les audiences, en « dents de scie ». « Nos sujets sont parmi ceux qui créent le plus de retours négatifs ou de procès, argumente un autre reporter. Nous ne sommes pas dociles. Si on réduisait “Envoyé spécial” et “Complément d’enquête” ou qu’on faisait appel à des sociétés extérieures, ces sujets existeraient sans doute moins. » La direction promet de prendre une décision « dans les prochains jours ».