Société : La France recherche désespérément un nouvel Abbé Pierre et un nouveau Coluche

A quand un nouvel Abbé Pierre ? A quand un nouveau Coluche ? A quand une humanité digne de ce nom ?

Les Robin des villes ne sont plus et rien n’est entrepris pour enrayer la misère puisque bien au contraire, aujourd’hui, cette misère est entretenue à coups de lance pierres.

Finalement, la détresse détonne plus dans les cœurs insensibles, figés par un train train quotidien et hypnotisés par un monde consumériste que dans celles et ceux qui meurent tous les jours dans les rues glaciales de nos grandes villes.

L’humanité déraille, se trompe de chemins et va à sa perte. Les tristes spectacles auxquels l’on assiste tous les jours dans les rues de France et partout ailleurs à travers le monde  en sont les preuves irréfutables.

Dans la nature, la solidarité est de mise ne serais-ce qu’au niveau des végétaux. L’homme, qui se dit au sommet de l’évolution en est bien incapable car son égocentrisme et son déni sont directement liés à une déchéance qu’il a lui-même programmé.

Témoignage poignant d’un homme, l’Abbé Pierre, homme comme il n’en existe malheureusement plus aujourd’hui.

“…Et pendant ce temps, toutes les nuits, il y a des hommes, des femmes et des petits enfants qui en plein Paris  sont étendus dans la neige, sur le trottoir. Pour les chiens qui crèvent dans la rue il y a une fourrière !

Est-ce que pour nos frères et nos sœurs il n’y aura rien ? Les asiles sont pleins nous a-t-on dit. Un brave agent à qui l’on disait : Mais vous ne pouvez pas les conduire quelque part pour les sauver ? Il répondait : Si ils ne sont pas morts, nous n’avons pas de consigne. Si ils étaient morts, on appellerait la morgue.”

Abbé Pierre

Ce qui a changé aujourd’hui dans nos comportements c’est que l’empathie pour le plus grand nombre a été reléguée 6 pieds sous terre au profit de l’insouciance, de l’oisiveté, de l’ignorance mais aussi et surtout de la cupidité.

La misère humaine n’a ni frontière, ni culture et ni religion. La misère humaine uni en son sein l’espoir, la miséricorde et l’amour de son prochain. Méditons là dessus.

Unissons-nous pour faire de ce monde notre monde quelles que soient nos origines et notre religion.

L’amour et l’amitié ont le même et unique dieu.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

 

Mobilier anti-SDF : Emmaüs nous invite à riposter

Alors qu’à Genève, Une entreprise carougeoise, société Grellor  fait la publicité d’un produit malodorant destiné à faire fuir dealers et SDF, voici ce qui se passe en France :

G.S

Tandis que le nombre de SDF explose en France (+ 50% entre 2001 et 2012), la seule réaction visible à ce drame indigne consiste à imaginer du mobilier anti-sans-abri…  Dans ce domaine, la créativité est sans limite : après les picots, les poteaux, les barres de fer et autres plans inclinés, voici qu’apparaissent désormais des douches automatiques… Trop c’est trop. Contre ce scandale sans nom, Emmaüs riposte et lance la campagne #SoyonsHumains. Explications.

Tous ces dispositifs anti-sdf n’ont qu’un objectif : chasser les sans-abri des centres-villes, histoire qu’ils souffrent loin du regard des passants et meurent dans l’indifférence plutôt que sous nos yeux. C’est inacceptable ? Oui, ça l’est. Alors, pour en finir avec ce mobilier de la honte, Emmaüs nous invite à les dénoncer un par un sur une carte interactive.

« Nous, nous disons « plutôt que de faire la guerre aux pauvres, faisons la guerre à la pauvreté ». »

 

Les fêtes de Noël, nous ne sommes pas tous égaux et souvent c’est l’individualisme et l’égoïsme qui priment

 

Noël :

Voilà passé le cap de la nouvelle année et pour un grand nombre d’entre eux, les sapins, une fois débarrassés de leur guirlandes et pour les vrais arbres, déjà sur le trottoir en train d’attendre dans l’indifférence générale le passage de la voirie.

Au fil des années, cette fête familiale est aussi devenue celle de la consommation effrénée, du gaspillage et des excès en tout genre. Pourtant, d’après l’ONG américaine Global Footprint Network, qui calcule chaque année l’Overshoot Day, (jour où la consommation mondiale de ressources naturelles dépasse ce que la planète est capable de fournir en un an), nous sommes déjà dans le rouge depuis le 27 septembre. Pas la peine donc d’en rajouter à Noël, car nous pouvons tous agir pour réduire notre empreinte écologique, sans pour autant gâcher le plaisir de la fête.

Dans ce qui suit, seuls celles et ceux qui sont concernés se sentiront visés.

Sur le plan humain aussi, alors que des familles dans la précarité vivent des fêtes sans chaleur ni douceur, alors que des gens meurent de froid dans les rues glacées de l’hiver, imaginez  ce que l’on pourrait offrir aux plus démunis si nous faisions l’effort ne serais-ce que l’espace de ce réveillon, de ne pas penser qu’à nous alors que théoriquement, les fêtes de Noël sont le symbole de l’amour et de l’humanisme.

Ces fêtes de Noël qui sont devenues bien plus les fêtes de la consommation que des fêtes religieuses sont l’exemple type de notre égoïsme, de notre individualisme et de notre ignorance.

J’ai personnellement passé les fêtes de fin d’années sans fioritures ni artifices, entouré de 7 ex compagnes et compagnons d’Emmaüs dont je fais partie, toutes et tous de nationalités différentes.

L’esprit de Noël c’est traduit par un sentiment de fraternité, d’amitié et de chaleur humaine.

Bonne année à toutes et à tous.

Stéphane Guibert / Finalscape

l’Abbé Pierre dans un magistral discours digne d’un grand homme