Olivier Delamarche : L’Italie se prépare à sa sortie de l’Union européenne

Le célèbre économiste, Olivier Delamarche, suspendu de la chaîne BFM TV à cause de sa liberté de ton, est l’invité de Pierre Bergerault dans “Politique-Eco”. Ensemble, ils évoquent les troubles qui secouent la France, l’Europe et le monde : croissance, démographie, retraites, chômage, dette, crise de l’UE et de l’Euro… Un débat passionnant et à contre-courant !

Olivier Delamarche : L’argent de la drogue ajouté au PIB de la France

L’Institut national des statistiques accède à la demande d’Eurostat et intègre le trafic de stupéfiants dans le calcul de son produit intérieur brut (PIB), à partir de mai. Un changement qui pourrait entraîner une révision à la hausse de la croissance française.

Après des années d’hésitation, la France a partiellement cédé à Eurostat. Depuis 2013, l’institut européen des statistiques demande aux pays du Vieux continent de comptabiliser le trafic de drogue et de la prostitution dans le calcul de leur produit intérieur brut (PIB).

À partir du mois de mai prochain, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) va «tenir compte de la consommation de stupéfiants et des activités liées à cette consommation sur le territoire national», a-t-il annoncé dans un communiqué. Cette prise en compte est destinée à aligner les statistiques françaises sur celles «des autres pays européens» et cela entraînera «une révision en très légère hausse du niveau du PIB», ajoute l’Insee. «Il s’agira de révisions à la marge», a précisé à l’AFP le chef du département des comptes nationaux de l’institut, Ronan Mahieu, en évoquant le chiffre de «quelques milliards» d’euros, à rapporter aux 2.200 milliards d’euros du PIB français. «Ca n’influera pas sur le chiffre de la croissance» en 2017, a-t-il par ailleurs prévenu.

Toutefois, sur ce point, les analyses varient en raison de la difficulté à calculer les activités liées au trafic de stupéfiants, par définition illégale. En 2013, l’Institut économique Molinari chiffrait à 219,2 milliards d’euros le marché souterrain de la drogue, soit… 10,8% du PIB.

Coup de gueule de l’économiste bien connu Olivier Delamarche :

“On pense à chaque fois qu’on a touché le fond eh bien non ; à chaque fois qu’on arrive au fond, on creuse. Ce n’est pas une surprise pour les économistes puisque quelques pays en Europe le font. Toutefois, lorsque on en est réduit à ça, c’est que vraiment ça va mal.

On se fout de vous parce que pour justifier la politique économique qui est mise en place il faut que l’on puisse augmenter les impôts, il faut que l’on puisse augmenter la dette et pour ça, il faut que l’on puisse augmenter le PIB. Or, on assiste là à quelque chose qui n’a rien à voir avec quelque chose de normal, on intègre au PIB l’argent de la drogue.

Cela va sûrement créer des emplois puisque l’on va devoir engager des fonctionnaires qui vont déterminer ce qu’ils attribuent dans le nouveau calcul du PIB approximativement. Vous verrez que bientôt on va assister à une autre méthode de calcul, un autre pan de l’économie qui sera intégré dans le PIB qui est la prostitution ; ce qui est déjà fait en Espagne, en Italie et au Royaume-Uni.  On va sûrement engager des fonctionnaires qui calculeront ça au doigt mouillé. Quand on en est réduit à ça, on est en droit de se poser la question de savoir quelle sera la prochaine étape.

On essaye de vous vendre une croissance économique retrouvée bien entendu grâce à notre président et à son gouvernement qui s’active pour nous rendre tous heureux.”

Ce coup de gueule d’olivier Delamarche est important. Ce changement est beaucoup moins anecdotique qu’il n’en a l’air. Il s’inscrit dans une démarche de long terme que nous avons entrepris de débusquer.

Pour vous donner une idée, le Royaume-Uni comptabilise déjà le trafique de drogue dans son PIB. Il est estimé à 13.5 milliards d’Euros. Alors bien sûr, vous dit l’ISSEE, ce n’est rien à côté du PIB de la France qui s’élève à 2’200 milliards sauf que 13,5 milliards représentent 0,6% du PIB en plus, à comparé à 1,9% de croissance pour 2017, c’est énorme !

Dans ce pays ou chaque 10ème de croissance est accueilli comme une victoire écrasante sur la crise, cela fait même toute la différence. Et c’est d’autant plus important que le trafic de drogue explose en Europe en ce moment. La chute de la Libye a en créé une nouvelle route de la drogue.

Ce n’est pas le seul effet néfaste de cette mesure scélérate :

  • Elle va permettre à l’état de s’endetter encore un peu plus alors  qu’elle ne va créer aucune rentrée fiscale.
  • Elle va créer un conflit d’intérêt sournois auprès de la puissance publique : Faut-il vraiment luter contre ce fléau alors qu’il contribue à la croissance ?
  • Ce faux effet de richesse va aussi être utilisé par votre banquier pour vous vendre des produits financiers risqués : Regardez, la croissance est là, il faut que vous en profitiez également vous dira-t-il !
  • Enfin, elle va même permettre à l’État d’augmenter vos impôts en catimini : Eh bien oui, l’État vient de baisser son emprise sur le PIB du pays en augmentant ce dernier artificiellement, nulle doute qu’il comblera ce trou.

La réalité de votre quotidien est bien réelle. Les niveaux de vie se dégradent depuis 20 ans et tous les froufrous statistiques n’y peuvent rien changer. L’État protecteur c’est changé en État prédateur.

Olivier Delamarche: « Aujourd’hui, l’unanimité d’euphorie béate est au même niveau qu’à la veille des grands Krachs »

Depuis plusieurs semaines, les variations quotidiennes du CAC40 sont minimes. La volatilité implicite est elle aussi à son plus bas niveau historique. Une très faible volatilité des marchés action qui pourrait, selon Olivier Delamarche, fondateur de Triskelion Wealth Management et membre fondateur des Econoclastes, devenir un problème. Ecorama du 10 octobre, présenté par David Jacquot sur boursorama.

Volatilité, les marchés sont-ils sous “prozac” ?

Économie avec Olivier Delamarche: « On essaie de vous vendre une croissance qui n’existe pas. Elle est achetée à crédit ! »

Olivier Delamarche, économiste avisé que je suis sur Finalscape depuis près de 3 ans nous parle ici d’une croissance que l’on essaye de vous vendre et qui malheureusement n’existe plus.

G.S

Olivier Delamarche: « Bonjour, je viens vous parler de la croissance, vous savez cette espèce de chose dont tout le monde vous parle comme le font les journalistes, les politiques et que personne n’a jamais vu ou en tout cas si peu que ça ne vaut pas le coup d’en faire des discours.

Alors pourquoi je vous dis ça ? Eh bien tout simplement parce qu’aujourd’hui le discours dominant est de se féliciter d’un retour de la croissance aux Etats-unis bien sûr et puis en Chine, au Japon, en Europe plus particulièrement en Espagne, au Portugal, et sans doute un peu en France aussi.

Alors en fait, cette croissance n’existe pas. on essaie de vous la vendre parce que c’est sympathique mais elle n’existe pas. Pourquoi ? Parce qu’elle est achetée par de la dette et par de la dette de façon GIGANTESQUE, gigantesque aux Etats-Unis, gigantesque en Europe.

L’Espagne dont on nous parle beaucoup et qu’on nous cite en exemple entre 2007 et 2017 a mis 12,10 euros sur la table pour retirer 1 euro de Pib. Ca fait beaucoup, beaucoup d’argent, beaucoup de dette qui évidemment vont peser sur la croissance à venir. Alors là, je vous cite l’Espagne mais vous pouvez vérifier cela dans à peu près tous les pays avec l’appui évidemment des banques centrales qui font tourner la planche à billets à tour de bras.

Alors y a des conséquences ! Il ne faut pas balayer cette histoire de dette en se disant que ça n’aura pas de répercussions.

Au dessus d’un certain seuil, ça vient entamer la croissance et ça pose un tas de problèmes, notamment les politiques monétaires actuelles contrairement à ce que l’on dit aussi, sont déflationnistes mais pas sur le coût de la vie, déflationniste uniquement sur les biens de consommation, et malheureusement déflationniste aussi sur vos salaires. Alors cette croissance qu’on essaie de nous vendre, pourquoi on essaie de nous la vendre comme ça, eh bien c’est tout simplement parce qu’ils n’ont pas la solution.

Donc aujourd’hui, ils vous font croire qu’ils vont normaliser les politiques, qu’ils vont remonter les taux parce que tout va bien et enfin qu’ils vont arrêter de faire tourner la planche à billets. C’est FAUX ! C’est faux parce qu’ils ne peuvent plus le faire et si on essayait de le faire, si on commençait à le faire, eh bien les marchés s’écrouleraient et les économies suivraient. Donc, je pense que c’est uniquement pour amuser la galerie qu’ils communiquent ainsi. Je doute que ça nous amuse longtemps.

Donc, il faut dores et déjà intégrer ce changement de modèle, ce changement de système monétaire qu’on va avoir dans les années qui viennent pour investir. Il faut investir intelligemment par rapport à ça et prendre en compte que ce n’est pas une crise mais un véritable changement de modèle qu’on a devant nous. On ne pourra pas continuer à creuser ad vitam aeternam la dette de tous les pays du monde et donc à faire tourner la planche à billets sans qu’il n’y ait aucune conséquence. Et la conséquence la plus probable quand on fait tourner la planche à billets, c’est l’effondrement de la monnaie.

Par conséquent, malgré ce discours dominant qui est fort sympathique comme quoi la croissance serait repartie, il faut être bien conscient que cette croissance est achetée à coup de milliers de milliards d’euros ou de dollars de dette et c’est votre votre dette, c’est notre dette. C’est la dette d’état, c’est la dette privée qui enflent année après année. Alors, il faut bien se rendre compte aujourd’hui que les différents pays sont endettés à 350% du Pib et donc lorsque vous montez les taux de 1 point, vous augmentez le coût de 3,5%. Par conséquent vous voyez qu’il y a une impossibilité totale de revenir en arrière.

Sachez que j’ai fait 2 études, une sur le placement obligataire et une autre sur la croissance et donc ce mythe d’une croissance retrouvée. Donc, si vous voulez voir ces 2 dossiers, je vous invite à cliquer ici pour les réserver. Le prochain dossier sera sur les monnaies parce que je pense que c’est réellement là que va se situer le prochain problème.

 

Olivier Delamarche : « Si une grosse banque vient à sauter, on se retrouvera face à quelque chose de non maîtrisable »

Olivier Delamarche:

« C’est ressorti récemment parce qu’il y a eu une alerte de Reuters disant que l’UE était en train de plancher sur un gel des comptes bancaires pour rendre cela légal. Pourtant je vous rappelle qu’ils n’ont pas eu besoin d’un texte pour le faire à Chypre. Alors le principe c’est que s’il y a un pépin dans une banque en europe et qu’on est obligé de fermer cette banque… (Sachez tout de même qu’il y a 3 banques qui ont sauté en Italie dont 2 banques vénitiennes que personne ne connaissait et qui étaient passées au travers des stress tests, etc… qui coûtent la bagatelle de 17 milliards, soit 1% du Pib italien.)

Donc, imaginez le jour où ça va être dans une grosse banque et donc là, on se retrouvera en face de quelque chose qui n’est pas maîtrisable ni par l’état ni par personne. Donc ça veut dire que vous serez amené à fermer la banque, et si vous fermez la banque, vous fermez les autres banques parce que sinon tous les gens vont comprendre que la leur est la suivante et donc il y a un bank run qui est déclenché.

Et non seulement ça, vous êtes obligés de le faire dans votre pays, le pays d’origine du problème mais vous êtes obligés de le faire dans toute l’Europe. Cela impliquera qu’on ferme les banques et qu’on contrôles les capitaux dans toute l’Europe. Pourquoi ? Eh bien parce que si vous voyez la queue devant toutes les banques et celles fermées en Italie… eh bien si vous avez 2 sous de jugeote, qu’est ce que vous faîtes ? Vous vous précipitez à votre banque et vous allez chercher vos sous. Donc ça veut dire que vous déclenchez de fait un Bank Run dans toute l’Europe. Et donc le seul moyen, c’est de bloquer les banques dans toute l’Europe. Alors, on vous dit 20 jours mais le problème c’est que si vous faîtes ça pendant 20 jours et que vous les rouvrez le 21ème, qu’est ce qui se passe à votre avis ? Eh bien, vous allez chercher vos sous. Donc, ça durera plus de 20 jours. Et ensuite, on vous dit pas de panique car ça ne concernera que des comptes ayant plus de 100 000 euros. Mais ça dépend de la perte ! Ca dépend de la perte et pas d’autre chose. Y a rien qui soit gravé dans le marbre. Si la perte est gigantesque, qu’est ce qui se passe ? Ils taperont peut-être sur 50 000, sur 20 000, sur 10 000… on en sait rien.

Ce qui avait été mis en place sur le fonds de secours des banques, c’est 2 milliards. C’est grotesque ! 2 milliards, c’est rien. Je vous rappelle en Italie, c’était déjà 17 milliards pour 2 minuscules banques. Et si grande banque vient à tomber, on fait quoi là ? On est sur des montants énormes. En gros, sur tout le système bancaire européen, les fonds propres des banques européennes majeures, c’est en gros une cinquantaine de milliards et vous avez en face l’actif total de la banque qui est autour de 1500 milliards. Donc déjà, 50 milliards de fonds propres et 1500 milliards d’actifs, Ok ? Et vous avez ce qu’on appelle l’exposition sur les produits dérivés mondiaux, sur absolument tous les produits dérivés, ça peut être des matières premières, des obligations, ça peut-être des actions… et donc sur tous les produits dérivés et ce qui est hors bilan des banques, là vous avez quelque chose autour de 30 000 milliards d’euros à chaque fois, d’accord ? Alors, je ne dis pas que le risque est sur les 30 000 milliards parce que je sais qu’on va essayer de me reprendre là dessus. Le risque n’est pas sur 30 000 milliards mais les économistes ont calculé que sur 30 00 milliards d’exposition sur les marchés à terme, vous aviez en gros un risque sur 10%. Ca fait quand même 3000 milliards, d’accord ? Et donc ça fait dans ce cas là, 1 fois et demi le Pib français sur chaque banque. Donc, oubliez les fonds avec 5, 10, 15 milliards dedans parce que c’est juste ridicule. Ca n’est pas à la hauteur du problème.

Le début de l’extrait ci dessus se trouve à 23:30

Olivier Delamarche : BFM BUSINESS, En marche arrière

Il fut un temps où BFM Business acceptait la contradiction et l’analyse divergente dès lors qu’elle était sourcée et à dose homéopathique.

Désormais elle fait « marche arrière », elle ne vendra que la lessive maison. Probablement l’air du temps !

Je remercie Cédric et Guillaume pour ces huit années, ainsi que tous ceux qui m’ont suivi et leur donne rendez-vous très bientôt sur d’autres supports.

En attendant vous pouvez me retrouver sur http://www.leseconoclastes.fr/, sur YouTube 100 % Econoclastes, une lettre mensuelle « Le Delamarche »  https://pro.vbn-edi.com/m/660511/

Je suis viré de BFM Business : Olivier Delamarche, analyste financier, a annoncé dimanche 14 mai avoir été écarté de l’antenne où il intervenait tous les lundis depuis 2009.

Sur le blog Les éconoclastes – dont il est auteur en compagnie notamment d’Olivier Berruyer, actuaire en bisbille avec Les décodeurs du Monde – Delamarche regrette cette mise au ban: “il fut un temps où BFM Business acceptait la contradiction et l’analyse divergente dès lors qu’elle était sourcée et à dose homéopathique”, écrit-il. “Désormais elle fait «marche arrière», elle ne vendra que la lessive maison. Probablement l’air du temps !” Une référence au mouvement En marche et à son candidat fraîchement élu. Très récemment encore, Delamarche disait tout le mal qu’il pensait d’Emmanuel Macron avec qui “nous allons droit dans le mur” selon lui.

Ce catastrophisme est la marque de fabrique de cet ancien gérant-associé de Platinium gestion, un gestionnaire de fonds qu’il a quitté en début d’année. Invité de notre émission lors de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle… de 2012, Delamarche apparaissait déjà mi-goguenard, mi-désabusé. Interrogé également par Maja Neskovic quelques mois auparavant, l’analyste étayait ses prédictions pessimistes à coup de longs soupirs.

Est-ce ce pessimisme et cet anti-macronisme affiché qui a conduit BFM Business à l’écarter? Pas du tout explique le directeur de la rédaction de la station Stéphane Soumier sollicité par @si: “tant qu’il racontait n’importe quoi, ça ne me dérangeait pas. Mais il s’est mis à dénigrer publiquement BFM Business, et là ça ne passait plus”. Selon Soumier, Delamarche s’en est pris à l’éditorialiste maison Emmanuel Lechypre, en le qualifiant d’incompétent, mais aussi au modèle économétrique mis en place par BFM Business pour évaluer le programme économique des candidats à la présidentielle. Sur Twitter, quand BFM Business a publié les projections en cas de victoire de Marine Le Pen (à savoir -5% de croissance, +5% d’inflation, +3% de chômeurs), Delamarche a demandé s’ils n’avaient pas non plus les résultats du Loto.

Si Soumier lui reconnaît une forme d’expertise, il ajoute cependant que la fin du monde annoncée depuis de longues années par Delamarche n’a toujours pas eu lieu. Aussi le directeur de la rédaction a-t-il décidé non pas de le virer – Delamarche n’était pas salarié de l’antenne – mais de ne plus l’inviter. Les autres membres des éconoclastes sont toujours les bienvenus, ajoute Soumier.

Contacté également par @si, Delamarche raconte avoir été informé de son éviction par Cédric Decoeur, rédacteur en chef adjoint d’Intégrale Placements sur BFM Business, mais semble peu bouleversé : “je m’en fous comme de ma première chemise, dit-il, et je ne suis pas fâché de ne plus avoir à faire 400 kilomètres pour me rendre à Paris le lundi“. L’analyste, qui vit dans le Jura, estime cela dit que son discours dérange car il n’est pas dans la ligne de BFM Business. Il précise qu’il continuera de participer aux émissions des éconoclastes enregistrées pendant un déjeuner dans un restaurant puis diffusées sur Youtube… avant d’éventuellement lancer sa propre chaîne.

Économie et démocratie : Olivier Delamarche, l’Europe et les banques Le “Cartes sur table”

Régulièrement invité sur  BFM TV dans la rubrique BFM Business puis écarté des plateaux pour son franc parlé, Olivier Delamarche qui est suivi sur Finalscape nous met régulièrement en garde sur le devenir de l’Europe et notre avenir en règle générale.

Le document qui suit retrace dans les grandes lignes ce qu’Olivier tente de nous dire depuis des années en nous avertissant avec un franc parlé qui le caractérise et qui fait notamment qu’il soit particulièrement apprécié ici. De plus, toutes ses analyses se tiennent et semblent lui donner raison.

Merci Olivier pour votre clairvoyance et votre professionnalisme.

  • L’essentiel du boulot d’un politique c’est de se faire élire.
  • Brexit : Le patron de la banque Goldman Sachs Europe demande d’annuler le vote.
  • Astrid Lulling députée européenne déclare : “Heureusement que nous n’avons pas de référendum en Europe, les citoyens sont si bêtes”
  • Pourquoi les peuples ne se révoltent-ils pas ? (Jusqu’où peut-on aller jusqu’à ce qu’un peuple se révolte ?)
  • Remboursement de la dette en Europe, est-ce faisable ? Aujourd’hui, l’état français est endetté à raison de 137 % que nous allons devoir payer.  Avec un taux d’intérêts à 3 % en moyenne, cela nous mène à 4.2 %. Ce qui signifie que si le taux de croissance n’atteint pas 4.2 %, les intérêts de la dette ne sont même pas remboursés et ce, sans même parler de déficit budgétaire. A l’heure ou ces images ont été tournées, le tôt de croissance de la France atteignait tout juste 1 %. Résultat des courses, à ce moment là, la France était obligée d’emprunter pour ne rembourser que les intérêts. (Et aujourd’hui tout le monde le sait, les choses ne vont pas en s’améliorant. ndlr).
  • Confiscation de vos avoirs en cas de faillite bancaire, loi votée le 23 juillet 2015 : Nous nous trouvons dans un déni de démocratie flagrant : “Vous n’avez pas bien voté alors on va vous faire revoter et puis finalement on ne va pas passer par le vote parce que comme vous n’avez rien compris, nous, les élites, nous allons penser pour vous … C’est ahurissant ! Ils le disent eux-même, on s’assoit allègrement sur les traités, sur les statuts de la BCE, sur tout…! Une banque ferme comme cela a été le cas à Chypre, on gel tous les comptes, on pique 80 % du pognon qu’il y a dessus et on vous explique que c’est très bien. Il s’agit de l’abnégation du droit de propriété et cela s’appelle du vol. Vous aviez un million, on vous en pique 800’000.- … C’est du vol, c’est pas autre chose.”
  • Votre épargne est-elle à l’abri à la banque ? La réponse est Non ! : Concernant la loi sur la confiscation de vos avoirs bancaires, TVL vous l’explique dans les détails.
  • Planche à billets ou Quentitative easing, les conséquences : Avant ce que nous avons coutume d’appeler la planche à billets, vous aviez de la création monétaire qui était corrélée à la croissance mondiale. Nous avions donc une croissance qui tournait aux alentours de 3 voir 4 % et la croissance monétaire suivait la même courbe, ce qui donnait à l’argent papier sa valeur. Aujourd’hui, nous avons une croissance mondiale qui tourne autour de 0.8 % et la masse monétaire quand à elle atteint 17 à 18 %. ce qui fait que la monnaie papier ne vaut plus rien et seule la confiance que lui accordent les marchés financiers font que la monnaie ne se soit pas encore effondrée. La prochaine bulle financière devrait réajuster le tir. (Préparez vous donc à devoir aller payer votre café avec une brouette de billets de banque. ndlr).
  • Dernière intervention en date de Olivier Delamarche : Mise en garde contre le gel préventif de vos avoirs bancaires.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Appel URGENT d’Olivier Delamarche

Déjà évoqué sur ce site :

l’Union européenne prévoit un gel des comptes en banque afin d’éviter les Bank Run.

Voir l’article :

Appel URGENT d’Olivier Delamarche

« Vous avez vu le projet de bloquage des comptes de l’Union Européenne ? Cela se passe comme je l’avais prévu».

L’agence de presse Reuters vient de révéler le plan de l’Union Européenne pour geler vos comptes courants en cas de crise bancaire [1].

Il est plus urgent que jamais d’assurer vos arrières (plus à ce sujet ci-dessous).

Selon Reuters, le blocage total durerait jusqu’à 20 jours. C’est-à-dire trois semaines sans pouvoir accéder à votre compte en banque… et sans savoir ce que vous y retrouverez par la suite.

En novembre dernier, la Commission Européenne s’opposa à ce que l’on puisse geler les dépôts garantis, c’est-à-dire à hauteur de 100 000€ par compte.

Cela devrait être une évidence : puisque le dépôt est garanti, il n’y pas besoin de le geler.

Mais déjà Olivier avait analysé que cela n’était pas tenable.

Et voici que début juillet l’Union Européenne, dont l’Estonie assure la présidence tournante, est revenue à la charge avec un projet incluant tous les dépôts, dès le premier euro.

Oui, on parle bien de votre compte courant.

La raison de ce revirement : la faillite de la banque espagnole Banco Popular est passée par là. 

Et ce qui s’est passé avec Banco Popular n’est rien d’autre qu’un bank run, une panique bancaire : le cauchemar des banquiers, le mot interdit. La seule différence est que tout cela s’est passé en ligne sans les scènes de paniques aux comptoirs et distributeurs : la douleur moins le sang.

Ce sont plus de 2 milliards d’euros qui s’échappaient des coffres de la banque chaque jour au moment de l’intervention de la BCE.

Ce bank run fatal est arrivé après tous les recours possibles par ses actionnaires, par la BCE. Il est le résultat d’une longue série d’échecs et de discours rassurants et mielleux. 

Mais les raisons de la faillite de la banque, les créances pourries qui ont miné ses comptes et ont fini par déclencher la panique datent de 2008. Cela faisait 10 ans que les banquiers mettaient la poussière sous le tapis

Force est de constater : le temps ne fait pas l’affaire.

Les créances pourries en euros ont été multipliées par 3 depuis la crise et partout en Europe elles gonflent comme de véritables bombes à retardement dont chaque jour augmente la puissance de déflagration.

Banco Popular était la 3e banque privée espagnole avec 1 700 agences en Espagne. Pas une petite banquette régionale mal ficelée. Et nous ne sommes plus à Chypre mais dans la 4e économie de la zone Euro.

Banco Popular avait passé les stress tests hauts la main. Cela n’a pas empêché la faillite.

La banque a été rachetée pour un euro symbolique par Santander, la première banque du pays.

Encore une fois, aucun problème n’a été réglé. Les créances ont été transférées à une autre banque finalement pas tellement plus solide que Banco Popular.

Les créances pourries sont toujours-là, elles continuent d’enfler. Elles sont simplement plus concentrées… Et la crise bancaire revient plus forte et plus dure que jamais. Et si demain c’est Santander qui est en difficulté, il n’y aura personne au-dessus pour la sauver…

Il ne reste qu’une solution, prévue d’ailleurs depuis plus de 5 ans par des organismes privés et publics comme le FMI et le Boston Consulting Group : à la fin, ce sont vos comptes que l’on bloque. Ce sont vos comptes que l’on prélève.

C’est ce que l’Europe se prépare à faire aujourd’hui.

Avez-vous seulement assez d’argent liquide pour tenir 3 semaines ? 

Votre patrimoine est-il diversifié pour survivre à la Grande Crise Bancaire européenne ? 

Olivier Delamarche: Le Brésil vit sa pire récession depuis 1929, le Venezuela s’effondre totalement… Enfin, tout va bien !

Déjà évoqué sur ce site, le Vénézuela vit sa pire crise économique depuis 1929 et le Brésil est au bord de la faillite.

Olivier Delamarche nous parle de la situation chaotique en Amérique du sud et avec un cynisme bien à lui nous déclare que tout va bien.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK

Le face à face a opposé Olivier Delamarche, associé et gérant de Platinium Gestion, membre fondateur des Econoclastes, et Emmanuel Lechypre, éditorialiste de BFM Business. – Intégrale Placements, du lundi 13 mars 2017, présenté par Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

Olivier Delamarche :

« Les marchés émergents, ça je ne m’y attendais pas, c’est merveilleux ! Au Brésil,-3,6% en 2016 après -3,8% en 2015 de Pib ce qui est la plus forte récession depuis 1929, pour un pays qui était cité comme un exemple à suivre avec une croissance importante…. mais les J.O sont passés par là depuis et là où les J.O passent, l’économie trépasse, on l’a vu en Grèce et maintenant au Brésil. Le Venezuela s’effondre totalement, ça en devient pathétique. Le Mexique est en train de suivre le même chemin… Non, c’est vrai que cela se passe très très bien dans les pays émergents, ça c’est le moins que l’on puisse dire »

Dans un Venezuela en crise, la faim pousse les habitants à fouiller les poubelles

La démographie ralentit-elle la croissance mondiale malgré les efforts des gouvernements ?

Olivier Delamarche :

« On a un modèle économique qui ne tient que sur la DETTE, PAS SUR AUTRE CHOSE… et un modèle économique MONDIAL, qui n’est basé que sur une seule chose, LA DETTE… TOUJOURS PLUS DE DETTE »

Economie : Olivier De Lamarche vous met en garde contre le gel de vos avoirs bancaires en cas de crise financière

Olivier Delamarche, né en 1966, est un analyste financier, président-fondateur de la société de gestion de portefeuille Platinium Gestion. Il est spécialisé en analyse macro-économique et gestion de portefeuille.

Il a débuté sa carrière aux côtés de Jean Borjeix, en qualité d’analyste chez Pinatton France. Il a ensuite assuré des fonctions de sales et trader fonds propres chez Pinatton puis chez Wargny et enfin chez Leven. Il crée la Sicav Platinium France en 2004 et Platinium Gestion en 2005 avec Jean Borjeix.

Il est réputé depuis 2009 pour ses interventions de “super-bear” sur la station de radio/chaîne de télévision BFM Business, interventions jugées ordinairement d’un pessimisme catastrophiste. Avec Philippe Béchade, dont les analyses sont assez proches, il fait partie des analystes considérés comme “hétérodoxes”.

Il critique régulièrement l’interventionnisme des banques centrales, l’expansion sans fin des dettes publiques. Il prédit “un défaut de paiement généralisé sur la dette de tous les États”. Il dénonce le too big to fail qui prévaut dans le monde financier :

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, quand vous regardez bien les choses, il n’y a aucune sanction à l’encontre des banquiers et des personnes qui mettent en risque les pays ou les sociétés pour lesquels ils travaillent. Vous pouvez faire n’importe quoi, ruiner une banque, un pays, ou mettre 5000 personnes dehors. En général vous touchez votre petite prime au passage et personne ne vous en veut. Tant que c’est comme ça, qu’est-ce que vous voulez faire ?[1]

Il fait remonter l’origine des désordres actuels à 1998, avec le sauvetage du fonds LTCM par la FED (Alan Greenspan), puis la politique de taux bas de Ben Bernanke à partir de 2007.

Bien qu’il ne se réclame pas de l’École autrichienne d’économie, ses analyses d'”homme de terrain”, confronté à la recherche de la meilleure façon de placer l’argent de ses clients, en sont très proches, comme peuvent l’être celles d’un Peter Schiff.

Cependant, son refus du stock picking, son attitude constamment bearish et ses performances mitigées en tant que gérant de fonds soulèvent des interrogations et des critiques. En 2017, après 8 années de participation, il est finalement exclu de l’émission BFM Business ; il attribue ce départ à la trop grande liberté de parole qu’il s’arrogeait.

>>>Source : Wikipedia<<<

Photo : Olivier Delamarche évincé de BFM TV

Olivier Delamarhe Les premières lignes de son intervention.

“Bonjour; ici Olivier Delamarche, j’enregistre cette courte vidéo pour vous prévenir que l’UE est en train de mettre en place les conditions du racket de vos comptes en banque.

Rien que ça me direz-vous, ça fait longtemps que j’y travail, on a eu l’exemple de Chypre il y a de cela quelques années maintenent, mais ils sont en train de mettre ça en place de façon légale.

Bien Sûr, ils font ça en plein mois d’août pendant que les télés et les radios sont plus occupées à vous parler de la température de l’eau et de ce que vous allez boire à l’apéro plutôt que des menaces sur vos comptes en banque ce qu’à prioris vous vous fichez puisque vous êtes sur la plage. Et puisque je ne peux pas vous prévenir ni sur BFM, ni sur Boursorama, j’ai pris mon téléphone pour enregistrer cette petite vidéo.

Si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que la crise bancaire en Europe n’a jamais été réglée, ce ne sont que des patchs et qu’elle empire chaque jour un petit peu plus. Vous avez trois banques italiennes qui ont fait faillite dont personne en tous cas pour deux d’entre elles n’a jamais entendu perler. Le nom de ces banques n’avait jamais été prononcé. Elles ont fait une perte supérieure à celle qu’avait fait le crédit Lyonais et il y en a encore 110 autres dans la même situation. Cela représente aujourd’hui 23 milliards d’Euros, soit 1,4 % du Pib italien et sachez que les créances pourries des banques italiennes se monte à 360 milliard d’Euros et qu’il y en a la dessus 220 qui sont absolument irrécouvrables. Donc un bon pourcentage du Pib italen, ce qui signifie que l’heure est grave.

Au mois de juin, nous avons eu droit à une vrai panique bancaire, un Bank run, qui a eu la peau de l’une des plus grandes banques espagnole, qui s’appelle “Banco Popular” évidemment, les médias se sont bien gardés d’en faire des tonnes et la BCE a soutenu la banque à bout de bras depuis 10 ans mais cette fois-ci elle n’a rien pu faire et la banque est allé au tapis.

Ils sont en train de discuter du blocage des comptes et pourquoi le blocage des comptes, tout simplement pour éviter un Bank run qui se généraliserait en Europe. Ne croyez pas que c’est parce que cela se passe en Italie, ça ne se passera pas dans le reste de l’Europe pour la simple et bonne raison que si l’on veut que cela soit efficace, il faut bien sûr bloquer tous les pays en même temps et toutes les banques en même temps parce que si vous avez le malheur de laisser un pays qui ne bloque pas ses banques, vous aurez la queue dès le matin afin de retirer de l’argent. ce qui signifie que cela doit êre fait dans toute l’Europe en même temps …”

La suite dans la vidéo :

L’union européenne explore un gel préventif des comptes afin d’éviter des ruées bancaires

Cette information est tombée hier, et elle n’est pas des plus optimistes. Selon ce que rapporte reuters, les états membres membres de l’union européennes envisagent des mesures qui permettraient de geler provisoirement les comptes des déposants afin d’éviter toute ruée bancaire. Voilà ce qu’a révélé reuters en ayant pris connaissance d’un document européen.

Selon cet article, ce projet étudié depuis le début de l’année, sort moins de 2 mois après qu’une telle ruée aux guichets de la banque espagnole Banco Popular, ait contribué à sa faillite.

« Les contribuables européens pourraient être une nouvelle fois sollicités pour venir en aide aux banques en difficulté. L’Autorité bancaire européenne (EBA), qui a publié vendredi soir les résultats des tests de résistance pour mesurer leur vulnérabilité aux chocs extérieurs, assure que la santé du secteur s’est largement améliorée depuis la dernière crise financière en 2008 grâce aux nombreuses mesures prises. »

L’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié vendredi soir les résultats des stress-tests des banques européennes, qui indiquent leur vulnérabilité aux chocs économiques. Ils montrent que le système bancaire européen s’est beaucoup assaini depuis la crise de 2008. Comme on s’y attendait, la Banca Monte Paschi di Siena (BMPS) a échoué à ces tests, mais elle est la seule. Même la Deutsche Bank, dont les difficultés sont pourtant aussi connues, les a passés avec succès.

Mais selon Diane Pierret, professeure de finance à l’Université de Lausanne, interviewée par Le Temps, les créances douteuses qui grèvent le bilan des banques, et la recapitalisation insuffisante d’un certain nombre d’entre elles, posent toujours des risques. Elle conteste même la méthode de l’EBA, et souligne qu’elle n’a pas précisé quelle était l’ampleur de la sous-capitalisation des banques européennes.

La professeure explique que  l’EBA a pris en compte des données de décembre 2015 pour calculer la capitalisation boursière des banques. Or, depuis cette date, beaucoup d’événements importants, dont le Brexit, sont susceptibles d’avoir beaucoup modifié ces chiffres. On sait que la valorisation des banques a chuté de 40 % entre novembre 2015 et la fin du mois de juin 2016, par exemple. Si l’effondrement de la valorisation des banques avait été intégrée au calcul, les stress-tests auraient mis en évidence une sous-capitalisation de près de 882 milliards d’euros en juin 2016.

Pierret affirme de plus que les résultats n’auraient pas été si glorieux si les stress-tests avaient été calqués sur ceux que les banques américaines doivent subir. En effet, 29 banques européennes y auraient échoué, dont la Deutsche Bank, et les banques françaises BNP Paribas et Société Générale. En outre, l’exercice aurait révélé un besoin de recapitalisation de 123 milliards d’euros.

Pierret conclut que les déposants n’ont en théorie rien à craindre, parce qu’en cas de faillite, ce sont les actionnaires qui seraient plus susceptibles d’être appelés pour renflouer les banques. De plus, les avoirs des déposants sont garantis par l’Etat à hauteur de 100 000 euros. Mais elle n’exclut pas un nouvel appel aux contribuables pour recapitaliser les banques les plus fragiles.