Syrie & Pierre Le Corf : Témoignage

SYRIE ET PIERRE LE CORF

Sur le vif !

Il y a 3 ans, ce quartier s’appelait Masharaa, le quartier en face avec Daesh, Nosra, armée libre & cie s’appelait Bistan Al Kasr. J’ai une famille que je dois visiter dans un autre quartier, depuis sa maison on peut toujours voir le drapeau flotter mais c’est trop dangereux de le prendre en photo, il y a un sniper en face.

Si je republie çà c’est parceque si tout le monde a bien envie de tourner la page et moi aussi … ce n’est pas encore totalement possible. Certains quartiers où je travaille avec des gamins sont toujours touchés et si moi mon appart est maintenant normalement hors de portée de tir je ne peux pas m’empêcher de garder ça dans la tête et de garder un certain sens des réalités, je n’arrive pas à faire semblant … on touche du bois

Etant donné qu’ils se servent de la majorité comme boucliers, les terroristes n’ont laissé aucun civil sortir. Ils ont tiré sur le corridor humanitaire. Il y a même pas 2 semaines ils ont abattu ceux qui ont essayé. Cette fois les médias de différents pays ont été invités à venir à la sortie des corridors humanitaires ouverts à nouveau aujourd’hui pour le constater. Cela ne signifie qu’une chose, la guerre continue à Alep et des gens vont mourir, encore encore et encore. Je suis un humanitaire neutre, mais je le répète, je suis contre le fanatisme, le terrorisme. Au-delà de l’aide apportée, avec les mois qui passent j’espère que certaines choses font sens, je n’ai rien à gagner ici sinon de préserver la vie et la liberté de ceux qui vivent à Alep Ouest en vous montrant aussi ce qu’il se passe vraiment. On vous ment, vous devez impérativement ouvrir vos yeux et vos coeurs.

Des rebelles vous-dites? Aller un petit coup d’oeil, je fais même un petit zoom pour vous, je vous republie cette photo que j’ai prise il y a pas 1 mois dans un quartier ou on aide des familles, depuis la fenêtre de l’une d’entre-elles sur laquelle les snipers tirent. je n’invente rien et ce n’est pas anodin, je prends des risques, vous connaissez ce drapeau noir? > Étendards islamiques noirs et blancs Il est un présage, celui de la mort. Ceux qui le portent arrachent les têtes sur Youtube, brûlent vivant les prisonniers en streaming et depuis ces derniers jours envoient des kamikazes pour détruire des postes militaires à l’entrée de la ville. Ils se font appeler @Daesh Front Fatah al-Cham etc

La vie et la liberté ici sera toujours la plus forte que toutes les idéologies et le fanatisme qui est utilisé, instrumentalisé et motive ceux qui sous le couvert d’un support médiatique et politique international, n’a d’autre objectif que la destruction de ce pays, la prise de pouvoir et l’instauration d’un Etat-Islamique sous une charia déformée. Je serais curieux encore une fois de voir votre tête en vous réveillant un de ces 4 matins avec ce drapeau qui flotte sur le building voisin du vôtre à Paris. Je ne parle même pas des roquettes ou des bouteilles de gaz remplies de matière explosive et clous par exemple. Comment vous sentiriez-vous? Voilà le sentiment de ceux qui vivent ici. Les gens ne s’arrêteront jamais de se battre pour autant, encore une fois, la vie sera la plus forte.

 We are superheroes

Since they use the majority of them as human shields during fightings, the terrorists have left no civil exit. They shot the humanitarian corridor. There is not even two weeks they shot those who tried, 6 died also a pregnant woman who tried. This time the media from different countries were invited to come out humanitarian corridors open again today to see. This means only one thing, the war continues in Aleppo and people will die again and again. I am a neutral humanitarian, but I repeat, I am against fanaticism, terrorism. Beyond helping people the past months with the social help we built, I hope that some things make sense now and step by step, I have nothing to gain here except to preserve the life and freedom of those who live in western Aleppo, showing you also what is really happening, you need to open your eyes and heart.

Rebels you say? I republishes you this photo that I took there not 1 month in an area where we help families, from the window of one of them. You know this flag > Islamic State (Islamic state) it is an omen, omen of death. Those who cut off heads on YouTube, burn alive prisoners in streaming and since these last days send suicide bombers to destroy military posts at the entrance to the city from recent days.

Life and freedom here will always be stronger than all ideologies and fanaticism that is used, manipulated and motivates those who under the guise of a media and international politics support, has no other goal than the destruction of this country, taking power and establishing an Islamic state under biased Sharia law. I would be curious again, to see your head the day this flag will fly on the adjacent building of yours in Paris. I don’t even talk about the death they spread through rockets, mortars … How would you feel? That is the feeling of those who live here. People never stop to fight for as much again, life will be the strongest.

We are superheroes

Syrie et Pierre Le Corf : Témoignage

Syrie : Témoignage

Pierre Le Corf est à Alep

Ce matin sur la route, des étincelles, une colonne de fumée noire, des vies volées … C’est idiot mais tout le monde est persuadé que Alep est libérée et que c’est terminé.

Ce n’est que partiellement vrai, avant les terroristes étaient à 340° autour et dans la ville et dans le centre, maintenant ils occupent 30% de la périphérie Ouest d’Alep, environ 8 000 terroristes sur des quartiers qui s’appellent Khaldye (un quartier coupé en deux du centre ville), Zahraa (banlieue intérieure coupée en deux), Rashdeen (banlieue extérieure) (…)

Il y a la rue Al Nil dans le centre ville, des magasins de vêtements, des marchés, des milliers d’habitants, des écoles, de la vie …

Au bout de la rue protégée par l’armée c’est un autre monde, au milieu des carcasses d’immeubles c’est l’armée Libre, Al Qaïda & compagnie. On peut voir le drapeau noir flotter, les fameux “libérateurs” de l’occident. Des snipers et des obus qui partent au quotidien et qui visent les quartiers intérieurs et le centre-ville. Malgré la reconstruction, histoire de ne pas omettre cette réalité ni vendre la peau de l’ours, ce n’est pas fini.

Pierre Le Corf

This morning on the road, sparks, a column of black smoke, stolen lives … It’s silly but everyone is convinced that Aleppo is freed and that it’s over.

This is only partially true, before the terrorists were besieging the city at 300° and were in the city center, now they occupy 30% of the western outskirts of Aleppo, about 8,000 terrorists on neighborhoods called Khaldye (a neighborhood cut in half in the city center), Zahraa (inner suburb cut in half), Rashdeen (outer suburbs) (…)

There is Al Nil street in the city center, clothing stores, markets, thousands of inhabitants, schools, life … at the end of the street protected by the army is another world, among the carcasses of buildings is the Free Army, Al Qaeda & company. We can see the black flag flutter, the famous “liberators” of the West. Snipers and shells that flies out everyday and that target the inner districts and downtown. To don’t omit this reality nor to sell the bear skin too fast, it is not over.

Pierre Le Corf

Mise en ligne : Stéphane Guibert / Finalscape (novembre 2019)

Syrie et Pierre Le Corf : Témoignage

MA BELLE SYRIE

Témoignage de Pierre Le Corf, humanitaire à Alep

Ma belle Syrie. Je ne suis pas né ici ni n’ai grandi ici mais je me sens attaché à quelque chose de profond, des racines, des âmes. N’importe quel Syrien ou Aleppin qui regardera cette photo et qui a connu la guerre, la mort, la peur et le désespoir ne pourra pas s’empêcher de se sentir fier, fier de leur beau pays, fier de ceux qui feront demain, fier de ceux qui se sont battus, de ceux qui sont morts, de ceux qui restent, fier de retrouver ce qui leur a été volé. Ça a été un combat pour chacun et ça a été très difficile, souvent nous avons cru que c’était terminé. N’importe qui qui regardera cette photo et connaît son histoire ne pourra pas s’empêcher d’y voir de l’espoir, de la beauté, du courage.

Pourtant il y a une part d’ombre, une blessure que l’incertitude et la guerre ont laissée, une goutte de poison qui s’est répandue et a exacerbé les comportements, les regards, la lassitude, la fatigue, la nervosité et finalement voile le regard des gens sur la beauté de leur pays, se raccrochant souvent à des formules patriotiques de poche sans ne plus vraiment les comprendre ni sur donner de sens, aiment leur pays et pourtant rêvent de voyager ailleurs et de tourner la page … il y a une sorte de confusion ambiante qui se ressent. Les gens marchent, courent sans vraiment savoir ou, sortent, vivent, donnent vie, survivent, rigolent et se laissent guider à travers une sorte de routine qu’ils ne contrôlent plus très bien, une sorte de blizzard quotidien. On voit le mal partout, juge trop souvent, rejette, convoite … la guerre et surtout cet espèce d’après-guerre qui se présente déjà poussent les gens à perdre leurs repères, chacun veut rattraper le temps perdu mais la question est: comment, quoi, via qui (wasta) … ? Le « pourquoi » n’est pas vraiment réfléchi, il s’agit d’aller suffisamment vite, de prouver que l’on s’en est bien sorti, il y a vraiment une confusion ambiante.

C’est là le grand challenge du pays, se soigner et se reconstruire de l’intérieur, prendre du recul, éduquer et rééduquer, raccrocher ceux qui se sont séparés, rallumer chaque petite bougie qui s’est éteinte, rallumer chaque âme qui s’est perdue en route, illuminer demain, montrer l’exemple et que chacun reste fort malgré la guerre qui continue tant militairement qu’économiquement. Il faudra du temps et du courage mais ça arrivera.

Depuis la citadelle, cette photo est l’image de la vraie Syrie, son âme d’aujourd’hui et de demain.

Piere Le Corf

My beautiful Syria. I was not born nor grew up here but I feel attached to something deep, roots, souls. Any Syrian or Aleppin who will look at this picture and who knew the war, the death, the fear and the despair … will not be able to refrain from feeling proud, proud of their beautiful country, proud of those who will make tomorrow, proud of those who fought, of those who died, of those who remain, proud to get back what was stolen from them. It was a fight for everyone and it was very difficult, often we thought it was over. Anyone who looks at this picture and knows its story will see hope, beauty, courage.

Yet there is a shadow, a wound that uncertainty and war have left, a drop of poison that has spread and exacerbated behaviors, looks, weariness, fatigue, nervousness and finally people’s appreciation on the beauty of their country, just often clinging to patriotic pocket formulas without really understanding them nor giving it meaning, loving their country and yet dreaming of traveling elsewhere to turn a new page … there is a kind of ambient confusion. People walk, run without really knowing where, go out, live, give life, survive, laugh and let themselves be guided through a kind of routine they do not control very well, a kind of daily blizzard. We see the evil everywhere, judge too often, reject, covet, … war and especially this kind of post-war is already pushing people to lose their bearings, everyone wants to make it up for their lost time but the question is: how, what, via who (wasta) …? The “why” is not really thought about tough, it’s about going fast enough, to prove that we’ve done well, it is messy in the heart of people.

This is the great challenge for the country, for the Syrians and whoever has been here long enough … healing and rebuilding from the inside, take a step back, educate and reeducate, hang up those who have been separated, relight every little candle that has gone out, relight every soul that was lost on the way, illuminate tomorrow, show the example and for everyone to remain strong despite the war that continues both militarily and economically. It will take time and courage but it will happen.

This photo is the image of true Syria, its soul of today and tomorrow, hope is here.

Pierre Le Corf

Syrie & Pierre le Corf : Alep, toujours la guerre et un cœur d’ange qui se débat au milieu des décombres

Ce témoignage qui remonte à 2 ans mais qui est malheureusement toujours d’actualité est publié à titre d’archive

Je sais ce que beaucoup de gens pensent, la guerre est presque terminée, Alep a été libérée, la situation va pour le mieux …

Oui, mais la réalité c’est aussi que les terroristes sont toujours là à peine à quelques kilomètres du centre-ville, sinon quelques centaines de mètres dans de nombreux quartiers.

Hier encore des roquettes sont tombées sur la ville dans des quartiers qui sont plutôt centraux, dans certains endroits où je travaille avec des jeunes, des amis ou des volontaires, la mort est toujours là au quotidien, la peur, le doute …

Le drapeau noir flotte toujours sur des ruines occupées par des snipers, le drapeau d’Al Qaïda, les combatants de la liberté, visible à l’oeil nu, les gens ne savent toujours pas s’ils vont vivre ou mourir. En ce moment même, comme tous les jours, les terroristes attaquent autour de nous. Tous les jours il continuent de tuer aveuglément, gratuitement – je partage ceci car je pense que c’est important que vous puissiez le voir pour ceux qui le vivent.

I know what many people think, the war is almost over, Alep has been liberated, the situation is going for the best …

But the reality is that the terrorists are still there just a few kilometers from the city center, if not several hundred meters of many inhabitants.

Yesterday, rockets fell on the city in rather central neighborhoods, in some places where I work with young people, friends or volunteers, death is always there in everyday life.

The black flag always floats on ruins, visible to the naked eye, and people still do not know if they will live or die. At this very moment, as everyday, terrorists are attacking around us. Every day they continues to kill blindly, for free – I’m sharing that because I believe it’s important for you to see in honor of those who are living it.

Mise en ligne : Stéphane Guibert pour Pierre Le Corf et Finalscape

 

Syrie & Pierre Le Corf : Je vais finir par devenir complotiste

Je vais finir par devenir complotiste: quand tu reçois des courriers du quai d’Orsay qui te dit que tu ne seras pas secouru si quoi que ce soit t’arrive ici, que je dois retourner en France immédiatement et arrêter de publier sur les réseaux sociaux, les cabales de certains journalistes qui continuent de me salir pour essayer de décrédibiliser ce que je transmets ici à propos des gens, de la situation et autres organisations soutenues par l’État Français et le public a destination de terroristes, la seule compétition humanitaire ou je m’inscris pour démontrer l’urgence humanitaire en Alep non occupé et ou j’arrive premier: éliminé sans accès aux résultats live ni appel, mon site pour les projets fermé sans appel, mon compte PayPal bloqué et fermé sans appel et aujourd’hui un mail de ma banque alors que je n’ai aucune activité humanitaire connectée:

“Bonjour Monsieur Le Corf, un courrier vous a été transmis le 14/05/2019 vous informant que HSBC France ne souhaite plus maintenir les relations.
Pour cela votre compte est en cours de clôture au sein de HSBC France.”

Et je passe sur une multitude de lames de rasoir posées ici et là … c’est un autre angle de la guerre, ceux qui gênent ne passent plus automatiquement par une rafale de balles mais on les désarticule morceau par morceau, publiquement et personnellement.

Pendant ce temps on continue de tirer les tapis rouges aux terroristes et représentants qui conseillent l’Elysée, on continue de mentir à la population pour servir un agenda qui tue chaque jour en se cachant derrière des larmes de crocodiles, on arme et finance des organisations et groupes appelés rebelles ici et référencés comme terroristes en Europe. Je suis fatigué mais avant tout vous savez quoi? J’ai honte et la Syrie se souviendra. On n’oubliera pas le jour où les mêmes retourneront leurs vestes pour reprendre la place qu’ils ont déchirée il y a plus de 8 ans. Le vent tournera.

Pierre Le Corf

Dans la vidéo qui suit, Pierre Le Corf mentionne un article érit par Camille de Rouvray et publié le 27 février 2018 sur le site “Lignes de crêtes”, un article qui se veut insultant et diffamatoire à l’encontre de l’humanitaire. Personnellement, je partage l’avis de Pierre Le Corf car si on le suit sur les réseaux sociaux, on sait très bien que la totalité de l’article est mensonger et n’a pour but de réduire au silence et détruire un travail bénévole de longue haleine.

Lire l’article : “Pierre le Corf, dans l’enfer de la propagande du régime de Bachar-al-Assad

Stéphane Guibert

Sur VK

Sur Youtube

Syrie : Pierre Le Corf humanitaire est à Alep

Parce que l’amour doit primer !

On ne te laissera jamais tomber Pierre car tu fais partie de celles et ceux qui redonnent de l’espoir à la gent humaine (G.S)

Je me suis plongé dans les photos que j’ai faites ces dernières semaines, des foules de gens qui profitent du vendredi, des enfants qui jouent, des familles, des cadavres, … il y a tellement de choses que je veux simplement partager mais c’est complexe et ça me rend vide. A chaque fois que j’ai envie de partager quelque chose c’est comme si le néant m’envahissait. Je crois que c’est ce statu quo, le fait que depuis la bataille d’Alep même si la vie est vraiment revenue, il y a de l’eau (alors qu’à l’époque les terroristes la contrôlaient), il y a de l’électricité (pareil, ils abattaient les pilonnes et tuaient ceux qui sur les routes de désert venaient essayer de réparer les liaisons électriques), il y a de l’essence (même si aujourd’hui l’Occident fait tout pour mener un embargo total sur la Syrie sous le prétexte de sanctions en sachant pertinemment que ce sont les gens qui en souffrent), il y a des magasins qui ouvrent et des rues propres qui débordent de gens (quand tout était fermé, criblé d’impacts de shrapnels et les rues vides la plupart du temps) bref malgré les bombes qui continuent, quelques 8000 terroristes en banlieue … il y a de la vie, de la lumière, il y a une sorte de paix ambiante parce qu’on a pris l’habitude. Mais c’est ça le sale truc, l’habitude, une sorte de mélange empoisonné entre déni, acceptation et abandon.

Tu te convainc que tout va bien puis BOUM, tu n’y pense plus puis BOUM, tu marches avec tes amis puis BOUM … et au-delà des attaques, je suis dégoûté à l’intérieur parce que Alep est simplement en train de se reproduire avec Idlib, quelque chose de gros va arriver à un moment ou à un autre et tout va recommencer, les mêmes mensonges mais cette fois plus affutés. Tu te dis mais merde, c’est quand même visible !? Non, plus le mensonge est gros plus ça passe … et c’est qui qui va payer pour ça? Les gens. Des gens dont vous n’avez jamais entendu parler. Ca me vide, tout simplement, je hais l’idée de me répéter quand j’écris mais je ne suis ni écrivain, ni journaliste, ni analyste, je suis prof et humanitaire (étiquette à la con, ça veut simplement dire quelqu’un qui essaye d’aider), juste un garçon au milieu d’un bordel qui le dépasse, qui essaye de partager ce qu’il ressent, qui essaye de faire une différence … avant j’écrivais avec mes tripes mais j’ai le sentiment qu’elles sont percées. On va voir avec le temps mais malgré tout ça … la Syrie est illuminée et brille, rien ni personne n’a réussi à l’éteindre très longtemps, ça n’arrivera pas. Les gens sont fatigués, on a tous la même chose à l’intérieur … mais rien ne les brisera, chacun est humain, a peur, est stressé, affecté, etc. mais chacun est prêt, cette guerre se finira et beaucoup retournerons dans l’ombre de l’insignifiance, et ce jour là, même l’ombre ne sera pas assez sombre pour eux.

Pierre Le Corf


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I immersed myself in the pictures I made theses last weeks, crowds of people enjoying Friday, children playing, families, corpses, … there are so many things that I just want to share but I am actually quite empty. Whenever I want to share something it’s as if the nothingness invades me. I believe it is this status quo, the fact that since the battle of Aleppo even though life has really returned, there is water (whereas at the time the terrorists controlled it), there is electricity (the same, they slaughtered the pounding and killed those who on the desert roads came to try to repair the electrical connections), there is gasoline (even if today the West is doing everything to lead a total embargo on Syria under the guise of sanctions knowing full well that it is the people who are suffering from it), there are shops that open and clean streets that overflow with people (when everything was closed, riddled with impacts of shrapnels and empty streets most of the time) despite the bombs that continue, some 8000 terrorists in the suburbs … there is life, light, there is a kind of ambient peace because we took the habit. But that’s the dirty thing, the habit, a sort of poisoned mixture of denial, acceptance and abandonment.

You convince yourself that everything is fine then BOUM, you do not think anymore then BOUM, you walk with your friends then BOUM … and beyond the attacks, I’m disgusted inside because Aleppo is just starting over again with Idlib, something big will happen at one time or another and everything will start again, the same lies but this time more sharpens. You say to yourself … but shit, it’s visible! No, the bigger the lie is … and who will pay for it? People. People you have never heard of. It empties me, quite simply, I hate the idea of ​​repeating myself when I write but I am neither writer, nor journalist, nor analyst, I am prof and “humanitarian” as we etiquette it, I am just a boy in the middle of something bigger than me, just a boy who tries to share what he feels, who tries to make a difference … before I used to write with my guts but I feel that they are pierced. We will see with time but despite all that … Syria is illuminated and is shining, nothing and nobody managed to extinguish it very long, it will not happen. People are tired, we all have the same things inside … but nothing will break them, everyone is human, is afraid, is stressed, affected, etc. but everyone is ready, this war will end and many will return in the shadow of insignificance, and that day, even the shadow will not be dark enough for them.

Pierre Le Corf

Syrie et Pierre Le Corf : Nous sommes des super-héros ! (Respect)

Mise à jour : dimanche 26 mai 2019 – 15:23 –

SYRIE

Vibrant hommage à Ce français, Pierre Le Corf qui au péril de sa vie vient au quotidien, aidé par ses bénévoles et amis, au secours des hommes, femmes, enfants et animaux victimes innocentes de la guerre en Syrie. Pierre Le Corf est un sage parmi les sages, il est une larme de paix et d’amour dans un monde en guerre.

Bien à toi Pierre. Je ralaye et ne peu que témoigner de mon admiration pour ce que tu fais.

laissez la joie et l’innocence l’emporter (Vidéo)

Stéphane

Simplement donner de l’amour, partager du temps, un sourire, donner la main … je publie peu mais on continue d’essayer. Ce sont des moments magiques, hors du temps … mais réels … plus réels que tout ce que nous vivons au quotidien dans ce monde devenu aveugle et ou chacun déambule un petit peu perdu. Beaucoup n’imaginent pas le pouvoir des petites actions, même ici parfois. J’utilise souvent un petit conte écrit par Loren Eiseley pour mes élèves, il s’appelle « Le lanceur d’étoiles ». Nous sommes tous des lanceurs d’étoiles. Joyeux et généreux Ramadan.

“Il était une fois un vieil homme qui avait pris l’habitude de méditer en longeant une immense plage déserte. Un beau matin cependant, il vit au loin un jeune garçon qui inlassablement se penchait, ramassait quelque chose et courait le jeter dans l’océan.

Le vieil homme finit par le rejoindre et lui demanda pourquoi il agissait ainsi.

– Je rejette les étoiles de mer dans l’océan, répondit le garçon.
– Et pourquoi fais-tu cela, mon garçon ?
– Voyez-vous, grand-père, c’est la marée basse. Et toutes ces étoiles de mer ont échoué sur la plage. Dans quelques heures, elles sécheront sous les rayons chauds du soleil. Alors, si je ne les rejette pas à la mer, elles vont mourir…

– Je comprends. Mais la plage s’étend sur des kilomètres, répliqua le vieil homme, et il doit y avoir des milliers d’étoiles de mer sur cette plage ! Tu ne peux pas toutes les sauver, il y en a tout simplement trop… De plus, le même phénomène se produit très probablement à l’instant même partout sur des milliers de plages à travers le monde. Ne vois-tu pas, mon garçon, que tu ne peux rien y changer ?

Après avoir écouter le vieil homme avec respect, le jeune garçon se pencha de nouveau pour ramasser une autre étoile de mer avant de se diriger vers l’océan en courant. Une fois l’étoile lancée dans la mer, celui-ci s’approcha du vieil homme en souriant, puis lui répondit:

– Vous avez peut-être raison, grand-père, mais pour celle que je viens de lancer, ça change tout…”

We are superheroes

Just to give love, to share time, smile, to give your hand … I publish few but we keep trying. These are magic moments, out of time … but real. More real than all that we live in everyday life in this world becoming blind and where everyone wanders a little lost. Many do not imagine the power of small actions, even here sometimes. I often use a little tale written by Loren Eiseley at school for my students, it’s called « The star thrower ». We all are « star thrower ». Ramadan Kareem.

“Once upon a time, there was a wise man who used to go to the ocean to do his writing. He had a habit of walking on the beach before he began his work. One day, as he was walking along the shore, he looked down the beach and saw a human figure moving like a dancer. He smiled to himself at the thought of someone who would dance to the day, and so, he walked faster to catch up.

As he got closer, he noticed that the figure was that of a young man, and that what he was doing was not dancing at all. The young man was reaching down to the shore, picking up small objects, and throwing them into the ocean. He came closer still and called out “Good morning! May I ask what it is that you are doing?”

The young man paused, looked up, and replied “Throwing starfish into the ocean.”

“I must ask, then, why are you throwing starfish into the ocean?” To this, the young man replied, “The sun is up and the tide is going out. If I don’t throw them in, they’ll die.”
Upon hearing this, the wise man commented, “But, young man, do you not realize that there are miles and miles of beach and there are starfish all along every mile? You can’t possibly make a difference!”

At this, the young man bent down, picked up yet another starfish, and threw it into the ocean. As it met the water, he said, “It made a difference for that one.”

We are superheroes

Mise en ligne : Stéphane Guibert / Finalscape

 

Syrie & Pierre le Corf : Guerre, guerre, guerre ! Putain de merde quand cela va-t-il donc cesser ?

Voilà quelques jours que la bataille finale d’Idlib semble avoir commencée.

Amitié la plus sincère à Pierre.

Témoignage de Pierre le Corf :

Bientôt il pleuvra des gros titres de couleur sang, des larmes de crocodile, des images prédécoupées et de nouvelles stratégies pour renforcer les mensonges et où demi-vérités qui seront mitraillées dans tous les sens comme à l’époque ici à Alep pour noyer le poisson. La bataille d’Alep a été la plus importante bataille militaire pendant cette guerre mais aussi l’un des événements historiques qui a été le plus manipulé …

Ces prochaines semaines et mois vont être difficiles, déjà ça l’est avec des bombardements qui continuent ici sur la ville, qui s’intensifient mais aussi avec ces dizaines de pays, d’entités, de lobbys (…) qui s’accordent sur la scène politique et dans l’ombre depuis la libération d’Alep pour faire en sorte que la guerre ici ne se termine jamais et ne pas perdre l’ultime bataille. Comment? En empêchant la libération d’Idlib par tous les moyens possibles, en protégeant les terroristes sous la couverture des civils. Il va se passer beaucoup de choses, voyons avec le temps mais je ne suis pas serein.

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Syrie & Pierre le Corf : Quand il pleut des bombes

L’humanitaire français Pierre Le Corf: “Ma présence en Syrie dérange certaines personnes qui voudraient me faire taire”

Pierre le Corf est accusé “d’être bercé par le FN” étant donné qu’il est“arrivé par SOS Chrétiens d’Orient, qui, touché par les actions que je menais à travers le monde a voulu m’aider à les continuer en Syrie”. Pierre le Corf donne un démenti à un article diffamatoire bien relayé intitulé:“Pierre Le Corf dans l’enfer de la propagande de Bachar-el-Assad” dans lequel il est désigné “comme une cible”.

“Une certaine Camille de Rouvray me harcèle depuis le début. Particulièrement bien placée dans le milieu politique universitaire”, “Ces personnes qui aujourd’hui défendent la poursuite de cette guerre”. Ces êtres malfaisants, fouillent dans sa vie passée et en retirent des “éléments qu’ils montent et décontextualisent”.

Ces gens “insinuent que les témoignages que je donnent sont des faux, que les photos que je publie d’Alep sont des montages, ils insinuent que je suis un menteur, que je suis là pour défendre le gouvernement. Or je suis ici comme un humanitaire neutre, je prends position contre les terroristes, parce que j’ai l’expérience de ce qui se passe ici à Alep et je le vois. Venez ici à Alep, venez demander à Alep ce qui se passe, vous verrez! Ici les gens meurent par le terrorisme. Sur toutes les lignes de front ce ne sont que des drapeaux noirs, ce ne sont que des terroristes. Ce ne sont pas des rebelles. Toutes les rockets, toutes les bombonnes de gaz montées en rockets qui tombent ici, ne tombent que sur des quartiers civils. Il n’y a ni tout blanc, ni tout noir, certes, mais je vis à l’Ouest, je m’occupe des civils de l’Est comme de l’Ouest, parce que les civils de l’Est sont ici aussi.” etc

L’organisation de Pierre Le Corf: We are superheroes.

Camille de Rouvray“enseignante de Français, de langue étrangère et professeur des écoles, a travaillé au Laos, au Cambodge et en Syrie, elle vit aujourd’hui à Paris”, selon sa fiche de Bibliomonde. Elle est intervenue en qualité de journaliste, notamment dans le Point sur la Syrie. Elle a publié un ouvrage sur la Syrie également. Son parcours professionnel semble indiquer qu’elle a embarqué parmi les bien-pensants dans le Système médiatico-politique du mondialisme. Ses attaques diffamatoires contre Pierre le Corf vont dans ce sens.

Chez-nous, il pleut de l’eau là bas, il pleut des bombes !

Syrie & Pierre le Corf : Des challenges pour un monde plus humain

Petit rappel concernant Pierre le Corf que je suis depuis quelques années déjà :

Parti de France en laissant derrière lui tout ce qu’il possédait pour venir en aide à des familles et des animaux que la guerre avait détruit, Pierre le Corf est une image, une Icône qui par son humanisme redonne à notre espèce quelques lettres de noblesse.

G.S / FINALSCAPE

J’écris peu, encore une fois … mais je me donne de gros challenges en ce moment, nouveaux projets, est-ce que ça va marcher? Est-ce que je ne vais pas me planter? Je ne sais pas, mais je veux essayer … Je me suis occupé de plusieurs classes à Damas la semaine , avant mon départ ils ont fait un montage vidéo, ont réalisé une collecte entre eux pour participer aux projets pour les enfants, m’ont écrit des cartes et ont organisé un petit spectacle … c’est bête mais pour moi ça vaut tout l’or du monde, je n’attends rien de personne et je ne dois rien attendre, personne ne m’a demandé de venir ici … mais quand ces petits moments arrivent, ça génère suffisamment de magie pour régénérer mes batteries et me donner le supplément de courage nécessaire pour assurer. Depuis ces dernières années j’essaye d’apporter autant que je peux … mais je reçois énormément aussi. Si vous me lisez à Damas, merci 

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I write very few, again … but I’m having big challenges right now, new projects, will it work? Am I not going to crash? I don’t know, but I want to try … I worked with few classes in Damascus, before my departure they made a video, made a collection between them to participate in projects for children, wrote me cards and have organized a little show … it’s silly but for me it’s worth all the gold in the world, I do not expect anything from anyone and I have nothing to expect, no one asked me to come here … but when these little moments happen, it generates enough magic to regenerate my batteries and give me the extra courage needed to keep going on. These last years I tried to bring as much as I could … but I received a lot too. If you read me in Damascus, thank you