Tariq Ramadan : Ceux qui dérangent le système se font abattre

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La troisième demande de mise en liberté de Tariq Ramadan, incarcéré depuis huit mois pour des soupçons de viols qu’il conteste, a été rejetée par la justice.

La version du théologien suisse de 56 ans, qui niait toute relation sexuelle avec deux plaignantes, a été contredite par une expertise de son téléphone et de son ordinateur remise lundi aux magistrats, révélant plusieurs sms à caractères sexuelles selon le MuslimPost.fr .

De son côté, l’avocat de Tariq Ramadan Me Marsigny, défend son client en rappelant qu’il n’est pas jugé pour « parjure » ou mensonge mais pour « viol », estimant que ces SMS ne prouvent en aucun cas qu’il y avait eu viol. Il s’interroge également sur certains messages envoyés par la plaignante

📱 »Ta peau me manque, tu m’as manqué dès que j’ai passé la porte » lui aurait écrit cette femme d’après les résultats de l’expertise. « Si je passais un mauvais moment je serais (sic) partie ».

Pour l’avocat de Tariq Ramadan, ces messages tendres laissent planer le doute sur la nature de la présumée relation. S’agissait-il d’une relation consentie? d’une personne sous emprise? Ce sera à la justice de trancher sur la question.

Néanmoins des récentes investigations concernant les accusations de viols visant Tariq Ramadan ont de nouveau mis à mal la version des deux plaignantes dont la première Henda Ayari, qui était confrontée jeudi 19 juillet 2018 pour la première fois à l’islamologue.

En octobre 2017, la militante féministe avait porté plainte contre le théologien musulman de 55 ans. Elle affirmait avoir été violée au début du printemps 2012, dans un hôtel de l’est parisien.

Elle avait ensuite modifié son récit, évoquant alors la date du 26 mai 2012 et un lieu précis : l’hôtel Crowne Plaza de la place de la République.

Cette version s’est effondrée lorsque les enquêteurs ont découvert que ce soir-là, elle se trouvait au mariage de son frère à Rouen.