Syrie : Ils tuent et vendent des organes.

Casques Blancs

Ils tuent et vendent des organes.

“Nous pouvons affirmer avec certitude que plusieurs centres de Casques Blancs étaient contrôlés par des groupuscules terroristes ou des formations militaires illégales.” 

À l’ambassade de la fédération de Russie à Paris, TV Liberté interviewait le directeur de l’ONG “Fondation des études de la démocratie” et membre de la chambre civile de la fédération de Russie, Maxime Grigoriev dans le cadre d’une conférence sur le thème : “Crise humanitaire en Syrie, vérité et désinformation“.

Stéphane Guibert / Finalscape

Voir aussi :

Témoignages à l’Onu sur les Casques blancs : « Trafiquants d’organes, terroristes & pillards »

Les ‘Casques blancs’ n’étant pas un groupe de secouristes, mais une branche du terrorisme djihadiste, ils devraient être qualifiés d’organisation terroriste, a plaidé l’envoyé russe, lors de la présentation des témoignages sur leurs méfaits à l’ONU.

Encensés en Occident, qualifiés de secouristes humanitaires volontaires, les Casques blancs collaborent en réalité avec le terrorisme islamiste en Syrie. D’après Maxime Grigoriev, directeur de la fondation russe pour l’étude de la démocratie, les Casques blancs prélèvent des organes sur les victimes qu’ils prétendent ‘sauver’, mettent en scène de fausses attaques chimiques et autres sous l’œil des caméras, et pillent les corps et les maisons des Syriens tués et blessés dans la guerre.

En 2018, au siège de l’ONU à New York, Grigoriev a présenté les résultats de l’enquête de la fondation sur les Casques blancs. L’envoyé russe auprès de l’ONU, Vassily Nebenzia, a déclaré que les preuves montrent la dangerosité de ce groupe.

« Les Casques blancs méritent de figurer sur la liste des terroristes reconnus par les Nations Unies, » a déclaré Nebenzia.

Au lieu de volontaires, presque tous les membres des Casques blancs étaient des employés rémunérés, a expliqué Grigoriev. Il y a aussi ‘des preuves indéniables’ montrant que le groupe recevait des ordres écrits de Jaysh al-Islam, le groupe terroriste islamiste le plus malfamé pour son occupation de Douma.

C’est dans cette banlieue de Damas que les Casques blancs ont mis en scène l’attaque chimique ayant servi  de prétexte aux  tirs de missiles français, britanniques et étasuniens contre le gouvernement syrien en avril dernier.

« La parodie d’attaques chimiques était l’élément essentiel de l’activité des Casques blancs, a témoigné Grigoriev. Il a ajouté que le groupe s’impliquait aussi régulièrement dans « la fabrication de fausses informations et dans l’organisation de mises en scène de sauvetages. »

Il a cité un exemple précis qui s’est passé dans un lieu d’Alep appelé Jisr al-Haj, où les militants ont mis le feu à des ordures, apporté des corps de la morgue locale et filmée une mise en scène de sauvetage des Casques blancs. Grigoriev a cité un membre des Casques blancs, qui a témoigné que tous ceux qui participaient recevaient une prime de 50 dollars.

Interrogés dans le cadre de l’enquête, de nombreux résidents locaux ont parlé de personnes ‘secourues’ par les Casques blancs qui finissaient par mourir, avec des organes internes manquant. Parmi les témoins interrogés, un ancien membre d’Ahrar al-Sham a dit que son commandant, Shadi Kadik, aussi connu sous le nom d’Abou Adel Al-Halabi (d’Alep), avait reconnu l’existence de prélèvements d’organes. À Alep seulement, le nombre total de ces cas se monte à « au moins plusieurs centaines », a témoigné Grigoriev.

Au lieu de porter secours aux civils et aux enfants, les Casques blancs pillaient les maisons endommagées par les combats et le corps des morts. Ils obligeaient les enfants à sortir des écoles et des jardins d’enfants pour y installer des cabinets médicaux.

« Selon une grossière estimation, sur 26 centres opérant à la Ghouta orientale, dix se trouvaient dans des écoles et un dans un jardin d’enfants, » a dit Grigoriev en citant le témoignage d’un journaliste syrien de la région.

Explosion dans une base russe du Grand Nord : quand les médias s’emmêlent les pinceaux

Le traitement de l’explosion meurtrière, survenue le 8 août dans une base russe du Grand Nord, semble poser des difficultés à certains médias. BFMTV a par exemple confondu ce drame avec une autre explosion survenue en Sibérie quelques jours plus tôt.

Crédit vidéo : RT France

Réseaux sociaux : Un Grand merci à VK et à la Russie

Je devais le dire : La Russie est mon Amie

Voilà plusieurs année que je publie et partage sur les réseaux sociaux. Je voulais, par le biais de ce modeste billet, remercier VK et la Russie pays auquel ce réseau social est rattaché.

Ce sont des centaines de vidéos (jamais censurées), des centaines d’articles que cette plateforme me permet de partager, c’est également mon amour inconditionnel dédié à ce pays et que je peux sans aucun complexe dévoiler.

Alors que l’occident s’affaire par des moyens propagandistes, mensongers et peu scrupuleux de traîner la Russie dans la boue en la qualifiant de dictature, (mais de qui se moque-t-on ?) le peuple Russe vote haut la main pour un président, Vladimir Poutine et ce, alors qu’en Europe et en France tout particulièrement, les démêlés électoraux demeurent troubles et confus.

Je ne partagerai pas ce post sur Facebook car il est sujet à censure mais croyez-moi si je vous dit mon amour pour ce grand et puissant pays qu’est la Russie.

Merci donc à VK pour ses bons et loyaux services et merci à la Russie pour sa beauté et sa culture ancestrale.

Russie : Love for ever ! “Я люблю тебя вечно”

Stéphane Guibert / Finalscape

 

Russie : importantes inondations dans la région d’Irkoutsk

Le 27 juin, la Russie a été touchée par de fortes inondations dans la région d’Irkoutsk, aux alentours du lac Baïkal. Au moins sept personnes sont mortes et neuf sont portées disparues, dont un enfant, l’état d’urgence a été déclaré dans cette région.

Russie: 12 morts, neuf disparus après des inondations dans la région du lac Baïkal

Douze personnes sont mortes et neuf sont portées disparues après des inondations dans la région russe d’Irkoutsk, proche du lac Baïkal, ont annoncé ce lundi les autorités russes.

» VOIR AUSSI – Mexique : un orage de grêle recouvre la ville de Guadalajara

«A l’heure actuelle, selon les données du ministère de l’Intérieur, 12 personnes sont mortes et environ neuf ont disparu», a déclaré le vice-premier ministre russe Vitali Moutko au cours d’une réunion avec le premier ministre, Dmitri Medvedev. Selon Vitali Moutko, 751 personnes ont été blessées et 153 hospitalisées après ces inondations. «Ces chiffres changent constamment», a-t-il ajouté, précisant que quatre hameaux étaient toujours totalement coupés du monde mais que les services de secours avaient pu y acheminer des couvertures de survie et de la nourriture. De fortes pluies se sont abattues sans discontinuer la semaine dernière sur la région d’Irkoutsk, un territoire de Sibérie bordé notamment par le lac Baïkal. Les intempéries ont fait déborder le lac et provoqué la crue de la plus grande rivière de la région, l’Angara.

De retour du sommet du G20 à Osaka (Japon), le président russe Vladimir Poutine a fait étape dans la région et visité les zones sinistrées samedi, appelant les autorités locales et les services de secours à tout faire pour reloger rapidement les sinistrés. Selon les services d’urgence de la région, cités par l’agence de presse Ria Novosti, 6.700 logements dans lesquels vivent environ 32.700 personnes ont été inondés.

L’eau a commencé à descendre mais de nouvelles chutes de pluie sont attendues à partir du 6 juillet, a précisé Vitali Moutko.

«Inacceptable» : Moscou condamne le matraquage d’un journaliste de RT France par un policier

La Russie mise au ban et privée du droit à la libre expression ?

Couvrant la mobilisation des Gilets jaunes le 25 mai dernier, un reporter de RT France avait été frappé à coups de matraque par un policier. Le ministère russe des Affaires étrangères appelle les autorités françaises à respecter les journalistes.

Le ministère russe des Affaires étrangères est revenu ce 5 juin sur le cas du journaliste web de RT France Frédéric Aigouy, matraqué par les forces de l’ordre le 25 mai dernier alors qu’il couvrait une manifestation de Gilets jaunes dans la ville de Toulouse.

«Nous sommes dans l’ensemble préoccupés par les cas de plus en plus fréquents de violence policière en France contre les journalistes au cours des actions de protestation», a déploré Maria Zakharova, porte-parole du ministère. «Nous tenons à souligner que, dans tous les cas, les victimes portaient les brassards “presse” des journalistes», a-t-elle rappelé, citée par RIA Novosti. Et de poursuivre, jugeant «inacceptables» les situations dans lesquelles des journalistes sont pris pour cibles : «Nous appelons les autorités françaises à prendre des mesures pour garantir une protection supplémentaire des représentants des médias qui couvrent ces manifestations.»

Maria Zakharova a en outre affirmé la volonté de Moscou de suivre ce dossier. «Nous attendons des informations officielles de la part des autorités françaises», a-t-elle encore noté.

Lors de l’acte 28 des Gilets jaunes, un journaliste du site web de RT France a été témoin d’une interpellation sur le boulevard Lazare Carnot. Positionné sur le trottoir, notre reporter était en train de filmer la scène quand il a été chargé par un membre des forces de l’ordre, probablement un commissaire divisionnaire. Ce dernier lui a asséné des coups de matraque au niveau des jambes.

Une vidéo démontre que notre journaliste s’est signalé en tant que tel, en répétant au policier : «Presse ! Presse !»

À Moscou, un avion de ligne prend feu lors de l’atterrissage d’urgence, faisant 41 morts

Seules 37 personnes ont survécu le 5 mai dans l’incendie qui s’est déclaré à bord d’un avion de ligne de la compagnie russe Aeroflot qui a dû retourner d’urgence à l’aéroport de Moscou-Cheremetievo 28 minutes après son décollage, selon les données communiquées par le Comité d’enquête de Russie.

Un Sukhoi Superjet 100 de la compagnie aérienne russe Aeroflot avec 78 personnes à son bord a demandé d’atterrir d’urgence peu après son décollage de l’aéroport de Moscou-Cheremetievo, informant de l’existence de problèmes de communication.

Or, en atterrissant sur la piste 28 minutes après son décollage, l’appareil a pris feu.

Si, dans un premier temps, une source au sein de l’Agence fédérale du transport aérien (Rosaviatsiya) faisait état de six blessés, ce bilan a été révisé à plusieurs reprises. D’après les récentes données du Comité d’enquête de Russie, 41 personnes ont péri dans la catastrophe. D’après la ministre russe de la Santé publique 6 autres personnes ont été hospitalisées, dont 3 dans un état grave.

L’appareil central du Comité d’enquête a été chargé d’établir les causes de la tragédie.

Juste après la tragédie, une source au sein de Rosaviatsia avait communiqué à l’agence Sputnik que l’atterrissage avait été décidé après que l’appareil a pris feu. Par la suite, cette information n’a pas trouvé de confirmation.

Géopolitique : États-Unis, Russie, Chine, Moyen-Orient, Gilets jaunes et guerres civiles : au bord d’un conflit globalisé ?

Analyse très pertinente de ce qui se passe dans le monde et que je vous invite à écouter ne serais-ce que pour avoir une vision dissidente (ouvrir les yeux) sur une autre réalité que celle que les médias de masse s’acharnent à nous imposer.

La Syrie reste le front le plus dangereux, c’est dans ce pays que les grands empires Russe et Américain se sont affrontés le plus violemment. Il y a quelques semaines, le président américain D. Trump a été forcé de retirer ses troupes de Syrie car son aviation ne pouvait plus attaquer l’armée syrienne protégée par le système de protection aérienne Russe. Jusqu’à maintenant, la stratégie américaine étais simple : maintenir le chaos en Syrie en empêchant l’armé syrienne de libérer les villes qui étaient aux mains de Daesh ; mais grâce à la présence des S-400 russes, les américains et les israéliens ne peuvent plus bombarder les positions syriennes.

Trump a du effectuer ce que l’on appelle : un repli stratégique, il a envoyé ses troupes ailleurs, comme en Irak par exemple en attendant l’occasion de pouvoir frapper à nouveau mais les américains sont désemparés, ils ne savent plus quoi faire pour intervenir en Syrie ; alors ils ressortent la vieille “fake news” de l’attaque chimique mais plus personne n’y croit. Le président syrien est soutenu par son peuple et est en train de gagner la guerre. Pourquoi commettrait-il des massacres contre son propre peuple ?

Les États-Unis font également face à la Chine, en mer de Chine méridionale. La Chine prétend que les îles et archipelles de cette mer lui appartiennent. L’armée américaine y a envoyé récemment un navire de guerre afin de provoquer la Chine et ce n’est pas la première fois. Il se peut très bien qu’un jour ou l’autre, ses confrontations se terminent très mal. Il pourrait y avoir un accrochage et donc un début de guerre entre ces deux pays. À ce sujet, le président chinois a déclaré à son armée de se tenir prête à la guerre…

Le reste dans la vidéo

Stéphane Guibert / Finalscape

Médias : RT France décrié par l’Élysée pour être un outil de propagande, Moscou contrattaque

RT France décrié par l’Élysée pour être un outil de propagande, Moscou contrattaque. (Vidéo en fin d’article)

Selon Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement français, Sputnik et Russia Today ne sont pas des organes de presse, ces deux médias sont des outils de propagande financés par un État étranger et il ajoute que les gens qui travaillent dans ces deux médias ne sont pas des journalistes, ce sont des propagandistes et c’est la raison pour laquelle ils ne seront jamais admis dans la salle de presse de l’Élysée.

Moscou contrattaque par la voie de Maria Zakharova, porte-parole du ministère Russe des affaires étrangères qui déclare qu’il y a un vrai problème de censure en France, elle reproche notamment aux médias français de reproduire sans cesse des informations non fiables à l’égard de la Russie.

RT France a reçu plus de 70 refus d’interviews de la part des autorités françaises au cours de la période récente alors que les autorités Russes sont interviewées par les médias Français, les journalistes peuvent parler à qui ils veulent sur le territoire de la Fédération de la Russie et ce sont les médias Russes que l’on accuse de censure et de propagande.

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Yémen : Moscou exige désormais la fin de la guerre

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La guerre conjointe des USA, de l’OTAN et des monarchies arabes contre le Yémen tourne au génocide. Réticente jusqu’ici à prendre position dans cette guerre dont l’un des objectifs majeurs consiste à interdire à la Russie et à la Chine d’accéder à la mer Rouge, Moscou vient de se repositionner. Le ministre russe des Affaires étrangères exige désormais la fin de la guerre.

Que doit-on en déduire ? Les Russes veulent-ils envoyer des armes ou intervenir directement comme en Syrie ?

Luc Michel, géopoliticien, intervient sur ce sujet.

La Russie accusée de l’implication du crash du Vol MH17 abattu au-dessus de l’Ukraine en 2014, retour sur les faits

La Russie accusée de l’implication du crash du Vol MH17 abattu au-dessus de l’Ukraine en 2014, retour sur les faits

Préambule avec l’article publié par RT Français, le 25 mai 2018

Vol MH17 abattu : les Pays-Bas et l’Australie jugent la Russie «responsable», le Kremlin dément.

Selon une déclaration du gouvernement néerlandais, les Pays-Bas et l’Australie tiennent la Russie pour responsable de la catastrophe du vol MH17 abattu par un missile au-dessus de l’Ukraine en 2014. Le Kremlin rejette l’ensemble de ces allégations.

Les Pays-Bas et l’Australie tiennent la Russie responsable de la catastrophe du vol MH17 abattu par un missile au-dessus de l’Ukraine en 2014, a annoncé le 25 mai le gouvernement néerlandais, une déclaration qui pourrait ouvrir la voie à des poursuites judiciaires.

Les deux pays, dont de nombreux ressortissants étaient parmi les 298 victimes, «tiennent la Russie responsable pour sa participation dans la destruction» de l’avion de Malaysia Airlines, a fait savoir le gouvernement néerlandais. Les deux pays peuvent désormais soumettre ce dossier complexe devant une organisation ou juge international, selon la même source.

Cette déclaration intervient au lendemain des conclusions des enquêteurs internationaux, qui ont établi que le missile Bouk qui a abattu l’avion provenait de la 53e brigade anti-aérienne russe basée à Koursk. L’avion de la compagnie Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur avait été abattu au-dessus de l’Est de l’Ukraine le 17 juillet 2014. L’ensemble des 298 personnes présentes à son bord, en majorité des Néerlandais, avaient péri.

«La destruction du vol MH17 a causé des souffrances irréparables», a souligné le ministre néerlandais des Affaires étrangères Stef Blok au lendemain des conclusions de l’équipe des enquêteurs internationaux (JIT). «En se basant sur les conclusions de la JIT, il est maintenant évident pour les Pays-Bas et l’Australie que la Russie est responsable pour le déploiement du système de missiles Bouk utilisé pour abattre l’avion», a-t-il ajouté. «Le gouvernement agit ainsi pour rendre la Russie officiellement responsable», a-t-il souligné.

La Russie a une nouvelle fois nié le 24 mai toute implication dans le drame en affirmant qu’aucun missile russe n’avait franchi la frontière russo-ukrainienne. Pour le ministère des Affaires étrangères, il s’agit «d’accusations gratuites visant à discréditer [le] pays devant la communauté internationale».

Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, la Russie n’a pas été conviée à participer à l’enquête à part entière et ne peut donc se fier aux résultats.

Détails à suivre…

Source : RT France

Et pour rappel :

Le journal russe Soverchenno Secretno (Top Secret) vient de publier un article concernant le crash du MH17 dans le Donbass il y a trois ans (version en anglais de l’article complet sur FLB), qui pourrait considérablement aider à faire la lumière sur ce qui s’est passé ce jour-là.

Pour rappel, le 17 juillet 2014, le vol MH17 de la Malaysian Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur, avec 298 personnes à son bord, est abattu dans le ciel du Donbass, et s’écrase près du village de Grabovo (à l’Est de Donetsk).

La carlingue de l’avion fumait encore que les accusations contre la République Populaire de Donetsk (RPD), et surtout contre la Russie fusaient de toute part, avant même qu’une enquête sérieuse ne soit menée. L’armée ukrainienne bombardera d’ailleurs à plusieurs reprises la zone du site du crash, empêchant les enquêteurs de travailler correctement.

Le comité d’enquête international mis sur pied, travaille en étroite collaboration avec le SBU (les services de sécurité ukrainiens), et beaucoup d’éléments de « preuve » sont fournis par eux alors même que l’Ukraine faisait partie des suspects (c’est comme si un policier suspecté de meurtre aidait à mener l’enquête sur ce meurtre). Les éléments apportés par la Russie furent systématiquement écartés et l’enquête fut menée dans le plus grand secret, jetant ainsi bien plus que des doutes sur les conclusions de la commission.

Ses rapports intermédiaire puis final mettront un temps incroyables à être publiés, et leur manque de preuves solides sera relevé et battu en brèche successivement par Almaz Anteï, le fabricant des missiles BUK incriminés dès le départ, par les autorités russes, puis par des enquêteurs privés comme Max van der Werff et des groupes de volontaires comme Anti-Bellingcat, qui publiera deux rapports démontant tout l’argumentaire des rapports de Bellingcat (l’expert de canapé) qui ont servi de base au comité d’enquête international pour élaborer son dernier rapport (sic).

Lors de la sortie du rapport final en septembre 2016, qui accuse la Russie, le porte-parole du ministère russe de la Défense avait souligné le côté plus que bancal de l’enquête.

« Toutes les données présentées aujourd’hui lors du point presse de l’équipe d’enquêteurs ont deux sources: Internet et le renseignement ukrainien. Ainsi, l’objectivité de ces données ainsi que des conclusions tirées ne peuvent pas ne pas éveiller des doutes », a déclaré le porte-parole du ministère Igor Konachenkov.

L’implication du renseignement ukrainien, prend une tout autre dimension quand on regarde l’article de Soverchenno Secretno. Quatre copies de documents, présentés comme émanant du SBU, et concernant le crash du MH17, y sont montrés.

Si l’authenticité des documents originaux doit encore être prouvée par des experts, une analyse préliminaire des copies par un ancien agent de la Loubyanka a conclu que le mode de rédaction de ces ordres était conforme à la méthodologie enseignée dans les écoles du KGB, dont beaucoup d’agents actuels du SBU sont issus. J’ai fait parvenir de mon côté les copies des documents à un ancien militaire qui connaît bien les services de sécurité russes et ukrainiens. Pour lui, il y a 80 % de chances que les documents soient authentiques. Ce n’est qu’après son avis positif, que j’ai décidé de faire cet article.

Car ce que révèlent ces documents n’est ni plus ni moins que la tentative des services de sécurité ukrainiens (SBU) de dissimuler la vérité sur ce qui s’est passé le 17 juillet 2014 dans le ciel du Donbass. Ces ordres, télégrammes cryptés, et décrets ordonnent d’identifier et d’arrêter les témoins oculaires, y compris des soldats ukrainiens, de prendre des « mesures préventives » contre eux, de détruire toutes les preuves qui indiquent la présence d’un avion de combat menant des missions dans cette zone là le jour du crash, et enfin de détruire les preuves qu’une opération spéciale a eu lieu.

Si ces documents sont vrais, alors il y a dans les archives du SBU de quoi faire tomber tout le gouvernement ukrainien et les envoyer devant un tribunal. La fuite semble venir de l’intérieur, d’agents qui veulent voir leurs supérieurs tomber. Bien sûr pour obtenir les originaux, ils demandent une compensation financière que le journal russe ne peut leur fournir.

Résultat, pour l’instant, seules les copies sont à notre disposition pour analyse. Il y aurait là matière à creuser pour des spécialistes des « leaks », qui pourraient obtenir des documents électroniques clairement identifiables, confirmant ou infirmant ces quatre copies de documents. C’est d’ailleurs le sens du lancement par Soverchenno Secretno d’une enquête publique, appelant à l’aide tous les volontaires qui pourraient faire avancer la récolte de preuves. Pour que la vérité éclate et que justice soit faite pour les 298 victimes.

Les documents s’étalent du 20 au 28 juillet 2014.

Le premier, daté du 20 juillet, concerne un témoin oculaire qui dit avoir vu le MH17 être abattu par un avion de combat ukrainien. Le chef du bureau du SBU de Lougansk demande de lancer une enquête de contre intelligence sur ce témoin qui possède des informations pouvant porter préjudice à l’état ukrainien. On ne sait pas si ce témoin a été retrouvé ni ce qui lui est arrivé.

Le deuxième document est daté du 24 juillet 2014. Il concerne de nouveau des témoins oculaires de la scène, y compris un militaire.

« Il a été établi qu’il y a effectivement des témoins du tir contre l’avion civil, certaines personnes sont identifiées et détenues, mais dans le même temps le bureau a reçu des informations selon lesquelles l’un des soldats qui se trouve sur le territoire de la région de Lougansk a enregistré l’événement en vidéo.
À cet égard, nous vous demandons d’identifier et d’arrêter le soldat qui a fait un enregistrement vidéo de l’événement. »

D’après la source du journal, le soldat en question, un sergent nommé Vyacheslav, serait mort peu de temps après, tué par un sniper en dehors de la zone de combat, et l’ensemble de ses affaires personnelles auraient été saisies par le SBU. Le journal lance dans son article un appel au supérieur hiérarchique de ce sergent à l’époque, afin qu’il transmette les images que le sergent lui aurait fournies avant sa mort.

Le troisième document, est lui aussi daté du 24 juillet 2014. Il contient un ordre tout ce qu’il y a de plus clair concernant les éventuels témoins.

« Dans le cadre de l’OAT, prendre des mesures spéciales pour détruire les preuves de l’opération spéciale. Obtenir des informations sur la présence de témoins potentiels parmi les habitants du district, les soldats et d’autres. Prendre des mesures préventives efficaces. »

Rien que le nom « mesures préventives » fait déjà trembler pour les pauvres témoins concernés.

Le quatrième est daté du 28 juillet 2014. Il comporte le trident ukrainien en logo en haut et à gauche et un tampon du SBU en bas.

Il contient plusieurs ordres, dont celui de détruire toutes les preuves de violation de la loi par les soldats ukrainiens, de prendre des mesures préventives contre les témoins oculaires, de détruire toutes les preuves de la présence d’un avion de combat ukrainien dans cette zone le 17 juillet 2014, et enfin de mener une rotation et de prendre des mesures préventives vis à vis des soldats de l’armée de l’air qui ont effectué des vols dans la zone concernée, en particulier les soldats de la brigade No. A-4104, venant de la ville de Chouguev dans la région de Kharkov.

Bientôt trois ans après cette tragédie, cette fuite de documents du SBU vient relancer les doutes légitimes sur l’enquête officielle. Si l’authenticité de ces documents est confirmée, alors toute l’enquête internationale, qui s’est largement basée sur les éléments de « preuves » apportés par le SBU, sera totalement discréditée, et ses conclusions invalidées.

Si ces documents sont vrais, cela expliquerait l’acharnement de l’enquête à se focaliser sur le tir d’un missile BUK au détriment de toutes les autres hypothèses (entre autre celle de l’avion de combat), cela expliquerait aussi l’absence de données radar ukrainiennes sous prétexte de panne ou d’indisponibilité de tous les radars civils et militaires de la zone (les radars auraient-ils vus quelque chose qu’ils ne devaient pas voir ?).

Car si c’est bien un avion de combat qui a abattu le MH17, alors il n’y a qu’un seul coupable possible : l’armée ukrainienne. Les accusations farfelues contre la Russie ou la RPD tomberaient comme un château de cartes, et les occidentaux auraient le plus grand mal à justifier leur soutien à l’Ukraine après un scandale pareil.

Il est temps que la vérité soit dévoilée sur cette catastrophe, pour que les familles de victimes obtiennent justice, et que les coupables soient punis. J’espère que toutes les personnes de bonne volonté vont se rassembler autour de l’équipe du journal Soverchenno Secretno afin de les aider à obtenir les documents originaux, à les faire authentifier, et à en obtenir d’autres pour avoir enfin les preuves de ce qui s’est réellement passé le 17 juillet 2014 au dessus du Donbass.

Christelle Néant

Et pour rappel :

On se souviendra du Crash du vol MH 17 de la compagnie Malaysia Airlines, un vol international régulier reliant Amsterdam à Kuala Lumpur et qui avait été abattu en vol le dans la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine où un conflit armé était en cours mais le survol n’était pas interdit aux avions civils. Aucun survivant n’avait été retrouvé parmi les 283 passagers et 15 membres de l’équipage. Le parquet néerlandais avait annoncé le 28 septembre 2016 que l’enquête pénale internationale qu’il coordonnait avec des enquêteurs venus de Belgique, d’Australie, de Malaisie et d’Ukraine, avait confirmé que le missile avait été tiré depuis un territoire alors contrôlé par les séparatistes pro russes, après avoir été acheminé depuis la Russie.

Cet attentat avait d’ailleurs contribué à la mise en place de la résolution 758 votée en toute hâte par le congrès US le 4 décembre 2014  avant que la dite enquête ne fusse terminée.

Je rappelle que la résolution 758 permet au président Obama et au commandant des armées de déclarer la guerre à la Russie sans passer par le congrès. A toutes fins utiles je remet en ligne en fin d’article, la vidéo qui l’atteste.

Voici à présent une vidéo qui semble démontrer très clairement que le crash du vol MH17 ait été un coup monté pour une fois de plus accabler la Russie et faire monter de quelques crans encore les tentions entre l’OTAN et ses alliés contre la Russie.

Attention à la dureté de certaine images !

Résolution 758 :