Syrie, Pierre Le Corf : Toujours avec mes chatons en classe à Alep, premier live en sécurité. Voilà de quoi je parle quand je parle de la vie

Un Live qui remonte à une année où Pierre Le Corf filmait une classe d’enfants âgés de 8 à 11 ans lors d’un cours de français ; une classe somme toute tout ce qu’il y a de plus normale pour nos yeux d’occidentaux qui vivons dans des pays encore épargnés par la guerre.

En Syrie Il n’y a pas que mort et désolation, il y a aussi les enfants, il y a aussi la vie ce que bien peu de médias dominants nous montrent.

Ce sont des “Je t’aime” et des “I love you” que ces enfants victimes de la guerre nous adressent et qui devraient nous servir de modèles pour reconsidérer notre approche de l’injustice et de ce que nous en faisons.

Stéphane Guibert

Toujours avec mes chatons en classe à Alep, premier live en sécurité. Voilà de quoi je parle quand je parle de la vie.

We are Superheroes

 

 

Syrie, Pierre Le Corf (Témoignage)

J’écris peu, je dois avouer que je travaille beaucoup entre les gamins et mes programmes ici … et il y a une campagne de com offensive par de nombreux médias contre tous ceux qui ne partagent pas le narratif en ce moment, je suppose en préparation de la suite des événements à Idlib. Je suis épuisé de voir que j’ai toujours les mêmes vautours sur le dos qui font tout pour me décrédibiliser et me faire taire, particulièrement récemment à cause de Syria Charity … je prends toutes les semaines mes petits coups de lame. Je me fiche d’être trainé dans la boue ou que l’on me fasse passer pour un salopard en me stigmatisant … ce que je ne veux pas c’est que ces dictateurs de la pensée arrivent à effacer et écraser les voix et réalités de ceux qui ont trop souffert d’un côté comme de l’autre. Une guerre ce n’est pas une seule voix, il n’y a pas de monopole de la « vérité ». Il ne reste presque plus que Idlib, attendez-vous à du sensationnel, de la peur, de la violence, de la mort, de l’injustice et peut-être même une provocation dans les 6 à 12 mois qui viennent pour relancer la guerre ici.

Pierre Le Corf

I don’t write a lot, I have to admit that I work a lot between kids and my programs here … and there is an offensive campaign from many media against all those who do not share the narrative right now, we’re kind of enemies … I guess this is in preparation from following events to Idlib. I’m exhausted to see that I always have the same vultures on my back who do everything to discredit me and to silence me in mainstream medias, especially recently because of Syria Charity … I take my little blows every week. I do not care about being dragged into the mud … what I do not want is that these “thought dictators” can erase and crush the voices and realities of those who have suffered too much on one side or the other. A war is not one voice, there is no monopoly of “truth”. There’s only Idlib left, … so expect sensationalism, fear, violence, death, injustice, and maybe provocation in the next 6 to 12 months to restart the war right here.

Pierre Le Corf

Syrie, Pierre Le Corf : Ce Français qui voue sa vie au bien-être des humains et des animaux

1 an en arrière … elle est apparue dans mes souvenirs FB, je voulais la republier. Comme je l’écrivait, que ce soit avec ou sans fourrure, ce n’est que de l’amour J’arrive tout juste du dispensaire, on a beaucoup de bébés et des mamans probablement mortes ou parties du coup je suis au biberon haha. J’avais écrit ça à l’époque:

“Avec mes jeunes pour un petit programme au service des animaux et surtout ici pour les chiens abandonnés dans la guerre, une vidéo faite par mes gamins. Du coup en bicyclette prêtée par un enfant pour nous réapprovisionner en savon et shampoing à travers les ruines de la vieille ville. Ces chiens ont été secourus par des militaires, ils restent avec eux autour d’une base qui sert à récupérer les roquettes, grenades etc en coopération avec les Russes pour sécuriser le quartier. Je trouve que c’est important pour mes gamins même si pour ce petit groupe ils ont déjà entre 15 et 16 ans d’apprendre à prendre soin de la vie, et puis c’est un échange entre eux, ces chiens qui sont traumatisés et qui ne demandent que de l’amour, comme pour ces soldats qui sont mobilisés ici et leur ont donné une seconde chance en prenant eux-même en charge leurs vaccins, nourriture etc.

On s’en occupe, 20 kilos de croquettes, bains et amour tous les mois si possible (difficile à trouver et chères mais je voulais quelque chose qui se conserve) On ne peut pas aider les humains sans aider aussi ce qui vit autour, ces chats, oiseaux, chiens etc. ont vécu le pire de la guerre en vivant dans cette partie de la ville, ils étaient tués dans les combats comme abattus par les djihadistes (le chien est considéré comme impur) ce qui ne pousse que les idiots à les tuer, sinon quiconque respecte sa religion de manière humble, à simplement les éviter. Malgré toute la haine autour d’eux, malgré la loi du plus fort qui a véritablement régné dans la rue pour eux, ils sont restés des amis et ne demandent qu’à être aimé. Parfois je voudrais ne vivre qu’avec des animaux en créant un refuge par exemple, projet que j’envisage sérieusement et que je tâte un peu en ce moment. J’aime les gens, mais les animaux dans leur naturel m’apportent quelque chose de bien plus puissant et complémentaire à l’intérieur, je les aime comme de vrais amis. Pour ces gamins c’est important aussi, c’est de l’amitié, de l’amour, des leçons et une sagesse. Pour ces chiens ça n’a pas de prix.”

We are superheroes

—————-

“With my youngsters for a small program for animals and especially here, for abandoned war dogs, a video from my children. By bicycle lent by a child to get us Aleppo soap with for them. These dogs were rescued by soldiers, they stay with them around a base that serves to recover rockets, grenades etc. in cooperation with the Russians to secure the neighborhood. I find it important for my kids even if for this small group they are already between 15 and 16 years old to learn to take care of life, and then it is an exchange between them, these dogs who are traumatized and who only ask for love, as for those soldiers who are mobilized here and gave them a second chance by taking charge of their vaccines, food and so on.

We take care of them, 20 kilos of croquettes, baths and love every month if possible (difficult to find and expensive but I wanted something that can be preserved) We can not help humans without helping also what lives around, cats, birds, dogs etc. experienced the worst of the war by living in this part of the city, they were killed in the fighting as slaughtered by jihadists (the dog is considered impure) which only pushes the idiots to kill them, otherwise anyone who respects His religion in a humble way, to simply avoid them. Despite all the hatred around them, despite the law of the strongest who really reigned in the street for them, they remained friends and only wanted to be loved. Sometimes I would like to live only with animals by creating a refuge for example, a project that I am seriously considering and that I am working slowly on. I love people, but animals in their natural brings me something much more powerful and complementary inside, I like them as true friends. For these kids it’s important too, it’s friendship, love, lessons and wisdom. For these dogs it is priceless”

We are superheroes

Syrie, Pierre Le Corf : Avant la libération (Témoignage)

“Je vis ici à Alep, avant avec ma famille, puis dans la rue et maintenant avec cette femme qui me garde avec elle à Ashrafié. Elle ne m’a jamais obligé à aller dans la rue et demander de l’argent aux gens, je vais dans la rue, je demande de l’argent moi-même et je lui donne. En échange j’ai un lit, un toit et à manger. Je dors à côté d’elle ou à côté de sa mère parce qu’ils veulent que je sois un petit comme leur enfant.

C’est compliqué de s’en sortir dans la rue, les gens t’insultent, ne te respectent pas. Je donne tout mon argent à cette femme parce qu’ils n’ont rien, elle est trop pauvre et son mari est mort. Avant elle vivait dans un jardin, un jardin que je connaissais d’avant, je l’ai connue là-bas.

Moi et mes parents on avait l’habitude d’aller au jardin de Tawhid. Un jour mes parents m’ont laissé jouer avec un autre enfant dans le jardin et ils m’ont dit « quand tu auras fini, reviens ». Quand j’ai fini, je suis allé à la maison de mes parents, j’ai frappé à la porte, frappé et frappé mais personne ne répondait. Je suis allé à un autre étage pour demander aux voisins et ils m’ont dit que mes parents aillaient bien, qu’un mortier était tombé mais que tout allait bien, qu’il ne fallait pas que je m’inquiète … c’était au Sallom hôpital, le mortier est tombée sur le côté de l’hôpital. Ma maman et ma sœur sont mortes à cet endroit, ça fait un an et demi à peu près. Je ne les ai pas vus mourir mais j’ai vu leurs corps, j’espère que leur âme est avec Dieu.”

We are superheroes

————-

“I live here in Aleppo, before with my family, then in the street and now with this woman who keeps me Ashrafié with her. She never forced me to go to the streets and ask people for money, I ask money myself and I give it to her. In exchange I have a bed, a roof and some food. I sleep beside her or next to her mother because they want me to be like their child. It’s difficult to survive in the street, people insult you, don’t respect you. I give all my money to this woman because they have nothing, they’re too poor and her husband died. Before she was living in a garden, a garden that I knew before, I met her there. Me and my parents we used to go in Tawhid garden. One day my parents let me play with another child in the garden and they told me “when you’re done, come back.” when I finished, I went to my parents’ house, I knocked on the door, knocked and knocked but no one answered. I went to another floor to ask neighbors and they told me that my parents were ok, a mortar fell not far, but everybody were fine, that I should not worry … it was the Sallom hospital, the mortar fell on the side of the hospital. My mom and my sister died there, it’s been a year and a half or so. I didn’t see them die but I saw their bodies, I hope that they’re with god.”

We are superheroes

Syrie, Pierre Le Corf : Hier soir à Alep… Témoignage

Hier soir j’étais dans un quartier périphérique d’Alep, une de mes jeunes n’était pas très loin de moi à Zahra, les combats et bombardements étaient intenses et elle avait peur en m’écrivant sur whatsapp, elle me demandait de prier pour eux. C’est ça qui est le plus fatiguant, c’est le stress pour ceux que tu aimes, plus que pour toi ou quoi que ce soit.

La majorité des gens ne peuvent pas comprendre ce que veut dire la guerre, pour certains c’est un parti ou un autre, c’est un titre d’article, ce sont des photos ou des vidéos, de la politique, des médias, des stéréotypes Hollywoodiens etc. … et beaucoup pensent pouvoir juger de ce qui est vrai ou faux, de ce qui est bien ou mal. Qui a raison? Personne. Même pas moi. Une guerre c’est 1000 vérités qui se basent d’abord sur ceux qui la vivent et 1000 raisons pour chacun de percevoir le monde en fonction.

Et c’est là ce que l’on oublie, la vie, les gens, même si certains se pourfendent de faire semblant de les défendre ou d’autres s’en soucient sincèrement, la guerre c’est avant tout des gens qui la vivent, aucun média ne pourra jamais montrer la guerre et ce que ça signifie dans la vraie vie. C’est là le grand problème, il y a un abysse entre réalité et documentaire entre opinions et vérités. Si un jour vous voyez une photo vous montrant d’un côté ou d’un autre des enfants courir sous un bombardement, c’est bien plus compliqué qu’une seule image. Un avion, une bombe, des enfants? Non, malheureusement la plupart de ceux qui continuellement font des vidéos ou images déconnectées de tout ce qui est ci-dessus font de la propagande car la vie y a été effacée, on ne vous vend que la mort, un petit morceau de l’histoire. Pour autant je maintiens aussi que même en vivant la guerre, je ne peux me prévaloir d’avoir raison, d’être LA vérité, mais je transmets une partie de l’histoire et des morceaux du puzzle de plus ou moins grande importance en fonction des événements, chacun ensuite fait son propre mélange pour ceux qui sont prêts à faire un mélange. Il s’agit de prendre du recul et d’essayer de vous mettre dans la peau des gens en faisant abstraction des émotions pré-mâchées qui vous sont tendues sur un plateau.

La guerre c’est la vie, ici c’est l’amour de ceux qui sont proches de vous avec la peur de les perdre, c’est l’espoir mélangé à la peur, ce sont les enfants qui vont à l’école et les parents qui espèrent les revoir, ce sont les commerçants qui essayent de faire vivre leurs familles et qui se saignent dans une économie dévastée, ce sont des centaines de taxis qui écument les rues à la recherche de clients, ce sont des patrons d’usines qui sont devenus vendeurs de rue, ce sont des gens qui sortent dans la rue avec de jolies robes quand ils ont du mal à manger, ce sont des gens qui vivent dans des carcasses d’immeubles après avoir tout abandonné plusieurs fois, ce sont des milliers d’enfants et de jeunes toutes religions confondues membres de scouts, ce sont les gens qui sont fatigués et qui voyagent, d’autres qui restent avec la guerre comme une sorte de zone de confort, ceux qui ne veulent pas aller se battre même s’ils aiment leur pays, ceux qui sont tous les jours sur les lignes de front, ce sont des hommes d’un côté et d’un autre s’affrontant pour le pays l’argent ou la religion, ce sont des gens qui pensent avoir été oubliés par le monde et d’autres qui sont en skype tous les soirs quand internet le permet avec ceux qu’ils aiment de l’autre côté de la planète, ce sont des dizaines de milliers d’animaux errants qui apparaissent et disparaissent ici et là, ce sont les jeunes et les gens qui sortent le soir fumer le narguilé ou jouer au Taoulé pour se détendre malgré des bombardements, c’est l’insouciance mêlée de déni, c’est la peur de la mort mêlée d’envie d’y rester, si Dieu le veut. Je pourrais écrire 10 pages …

J’aime cette photo, je l’ai prise avant la libération, elle était celle de notre quotidien et encore aujourd’hui sur certains quartiers, elle pourrait être utilisée dans n’importe quel magazine aussi renommé soit-il qu’elle ne pourra jamais transmettre tout ce qu’elle signifie, tout ce qu’il y a derrière ce moment ou ces jours, les émotions, les réalités …. même moi en écrivant je n’ai pas les mots pour décrire ce que ça signifie en fond. Je me souviens de beaucoup de gens qui sont morts ces jours-là, de la peur qu’on avait que Nosra ou l’armée libre ne rentre dans la ville après tellement d’attaques mais surtout des moments incroyables d’amitié à la lumière de la bougie la nuit, les ciels incroyablement étoilés, les étoiles filantes qui se mêlaient aux balles traçantes, ces enfants qui affrontaient la guerre en tant qu’enfants …

On me reproche parfois d’écrire un peu trop pour donner envie aux gens de me lire, désolé pour les fainéants, j’aime bien écrire et j’ai fâcheuse tendance à écrire un peu au fil de la plume dans objectif spécial sinon évacuer les choses à l’intérieur ou partager des messages que je pense importants … la raison de ce bout de texte c’était de parler de ce qui compte plus que la guerre, les gens dans leurs réalités simplement les plus diverses. Prenez du recul sur ce que l’on vous raconte et vous verrez tellement plus …

We are superheroes

—————————–

Yesterday evening I was in a peripheral district of Aleppo, one of my young people was not very far from me in Zahra, the fightings and bombings were intense and she was afraid writing on whatsapp, asking me to pray for her. That’s the most tiring thing, it’s the stress for those you love, more than for you.

The majority of people can not understand what the war means, for some it’s one side or another, it’s an article title, it’s pictures or videos, politics, media, Hollywood stereotypes etc. … and many think they can judge what is true or false, what is right or wrong. Who is right? No one. Not even me. A war is 1000 truths that are based first of all on those who live it and 1000 of reasons for each one.

And that’s what we forget, the life, the people, even if some people pretend to defend them or others care genuinely, the war is first and foremost people who lives it, no media will ever be able to show the war and what it means in the real life. This is the big problem, there is an abyss between reality and documentary, between opinions and truths. If one day you see a picture showing you from one side or another children running under bombings, it’s a lot more complicated than a single image. A plane, a bomb, children? No, unfortunately most of those who continually make videos or disconnected images of all the above are war propaganda because life have been kind of erased, we are only selling death, a small piece of the story . However, I also maintain that even since I live the war, I can not claim to be right, to be THE truth, but I transmit part of the story and pieces of the puzzle of greater or lesser importance depending events, … each one then makes its own mix for those who are ready to make a mix. It’s about taking a step back and trying to put yourself in the shoes of people by disregarding the pre-chewed emotions that are served on a tray.

War is life, here it is the love of those who are close to you with the fear of losing them, it is the hope mixed with fear, it is the children who go to school and the parents who hope to see them again, it’s the traders who try to support their families and who are bleeding themselves in a devastated economy, hundreds of taxis who roam the streets in search of customers, it’s patrons of factories that have become street vendors after they were looted or destroyed, it’s women who come out into the street with pretty dresses when they struggle to eat, it’s people who live in carcasses of buildings after having abandoned everything several times, it’s thousands of children and young people from all religions scouting together, it’s people who are tired and traveling, it’s others who stays with the war as a kind of comfort zone, it’s those who do not want to fight even if they love their country, it’s those who Every day on the front lines, it’s mens on one side and another fighting for the country, money or religion, it’s people who think they have been forgotten by the world or others who are on skype every night when the internet allows it with those they love on the other side of the planet, it’s tens of thousands of stray animals appearing and disappearing here and there, it is the young and the people who come out at night to smoke the Narguilé or to play Taoulé to relax despite of bombings, it is the carelessness mingled with denial, it is the fear of the death mingled with desire to get killed, if God want it. I could write 10 pages …

This photo I took before the liberation was our daily life and still today on certain neighborhoods, it could be used in any magazine as famous as it is that it will never be able to transmit all it means, all this that there is behind this moment or these days, the emotions, …. even me writing I do not have the words to describe what it means in the background. I remember many people who died those days, the fear that we had that Al Nosra came back but especially incredible moments of friendship in the light of the candle at night, the incredibly stellar skies, the shooting stars who mingled with the tracer bullets, theses children as hope.

I am sometimes criticized for writing a little too much to make people willing to read to me, sorry for lazy people I like to write and I have a tendency to write straight and in details, no special purpose if not evacuate the things inside or share messages that I think are important … the reason for this piece of text was to talk about what matters more than war, people in their realities simply the most diverse. Take a step back from what you are told and you’ll see much more.

We are superheroes

Syrie, Pierre Le Corf : Alep c’est aussi ça, des rues pleines de vie, pleines d’enfants

Sur le chemin de l’école, ce sont 30 secondes de film toutes bêtes mais elles montrent quelque chose trop effacée du tableau de la “guerre”. La vie. Une partie de la ville est toujours assiégée et on est toujours bombardés sur certains quartiers mais la vie est plus forte que tout, que ce soit ici à Alep ou partout en Syrie … et ce ne sont pas 100 missiles qui briseront ça, on a vu pire.

Pierre Le Corf

Frappes occidentales sur la Syrie : La réaction de Bachar el-Assad : C’est un Fake et Je republie avec mes excuses

Ce qui suit et qui tourne sur la toile depuis deux jours est un Fake !

Je remercie pour cela Pierre Le Corf, ce Français qui a tout laissé derrière lui pour partager le quotidien des Syriens en leur apportant du réconfort et des secours en créant l’ONG “We Are Super Heroes

Merci encore à toi Pierre 🙂

Selon Pierre Lecorf il s’agit de sous-titres humoristique, qui ne collent absolument pas avec le discours du Président Syrien.

Dans ce discours, Bachar el-Assad parle d’humanitaire, de Syriens qui recherchent la paix, il parle aussi des difficultés rencontrées par les Syriens pour la nourriture, c’est donc un discours qui est basé sur les difficultés du peuple Syrien à trouver des ressources humanitaires et économiques.

Donc tout ce qui suit est “Fake News” et a été élaboré par un petit plaisantin.

Stéphane Guibert


______________________

Fake !

“Notre pays a été frappé sur plusieurs sites dans la nuit de vendredi à samedi par une coalition illégale menée par les États-Unis et suivie par ses vassaux britanniques et français. Ces attaques n’ont provoqué aucune perte humaine et des dégâts très limités. La majorité des missiles ont été interceptés et particulièrement la totalité des missiles français. La France a utilisé 6 navires, 17 avions, 12 missiles de croisière pour un coût de 1,4 millions d’euros par missile français, soit 16 millions d’euros jetés à la poubelle.

Nous conseillons donc à la France d’utiliser son argent à des causes plus importantes pour l’humanité comme la protection de ses citoyens pauvres et ses nombreux SDF.”

_______________________

Suivis de l’article :

Toutefois, un commentaire publié sur les réseaux sociaux prétend que les sous-titres de la vidéo ne correspondent pas au discours du Président Syrien ; le cas échéant, quelqu’un parlant l’Arabe pourrait-il m’envoyer la traduction afin que je puisse, si nécessaire rectifier le tir. Merci d’avance.

G.S

Avant d’avoir plus de précisions, dans les grandes lignes le Président Syrien  parlerait des syriens qui ne sont plus en paix des syriens qui ont perdu des proches et qui bientôt vivront en paix.

A suivre donc.

G.S

Merci à Pierre Lecorf pour ses limières 🙂

G.S

Les sous-titres ne correspondent pas à la réalité cette vidéo est un Fake !

Syrie, Pierre Lecorf : Un live qui servira l’histoire

Je n’ai pas les mots alors je vais essayer de faire une vidéo à propos du bombardement international d’aujourd’hui sur la Syrie ..

Je n’ai pas réussi à trouver les mots cette nuit pendant les bombardements, je n’ai pas réussi à trouver les mots ce matin, je voudrais simplement laisser un message qui pour moi est très important, je voudrais véritablement m’excuser au nom de la France, au nom des Français de ce qui c’est passé aujourd’hui.

Je voudrais m’excuser, mon pays qui a continuellement soutenu le terrorisme ici et qu’il ait bombardé la Syrie, basé sur un mensonge. J’ai véritablement honte.

Vous n’avez pas idée à quel point on vous a menti sur ce bombardement, à quel point on va vous mentir dans le futur…

Syrie : Un amour inconditionnel pour son prochain redonne à l’humanité quelques lettres de noblesse

Alors que la Syrie se prépare à une guerre inventée de toutes pièces par des politiciens dont la démagogie, le narcissisme, et la cupidité dépassent l’entendement, certaines femmes, certains hommes sortent du lot comme c’est le cas de ce Français qui c’est volontairement exilé en Syrie, Pierre Lecorf, pour venir au secours de ces victimes d’une guerre insensée et illégitime.

Voici quelques images d’un refuge créé pour des innocents encore plus vulnérables que les autres, ces animaux pris dans l’étau de la folie humaine.

Vibrant hommage à toutes celles et ceux qui au péril de leur vie viennent en aide à ce qui reste d’amour dans notre triste monde.

Vidéo en fin d’article

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

Syrie, Pierre Lecorf : De retour de la Syrie en guerre, un témoignage qui remet en cause la propagande occidentale

C’est lors de son rapide passage en France en août 2017 que Pierre Lecorf, fondateur de l’ONG “We are Super Heroes” était reçu dans les studios de la radio Russe Sputnik pour un entretien sur son parcours en Syrie et son point de vue dans ce pays, point de vue qui diffère de ce que les médias mainstream veulent nous faire croire.

Rappelons que Pierre Lecorf a tout vendu en France pour venir apporter du réconfort et du soutient aux habitants de Alep ouest en créant une association et mettant sur pieds différents programmes offrant aux victimes la possibilité de se reconstruire. Il distribue des kits de premiers secours aux enfants et aux familles leur enseignant les gestes qui peuvent sauver des vies.

C’est pour lui un travail de longue haleine et lors de son arrivée sur place il a du faire ses preuves pour être accepté étant tout d’abord considéré comme un espion.

La présence Russe en Syrie n’a pas contribué à la radicalisation des rebelles car l’armée de Poutine est arrivée en septembre 2015, les factions étaient déjà djihadistes, la radicalisation était déjà la partie la plus forte du conflit. La réalité est que si il n’y avait pas eu l’aviation Russe pour soutenir l’aviation Syrienne,  Alep serait tombée.

Une grande majorité du pays soutient le Président Bachar el-Assad. Il y a bien évidemment des gens qui ont des problèmes avec le gouvernement et souscrivent à des réformes notamment concernant la police ou les services secrets mais dans la grande majorité, le peuple est derrière le président et le soutient.

Cette vidéo a donc été tournée en août 2017 et ne tient pas compte des derniers évènements.

Stéphane Guibert / Finalscape / VK / MondiAspora

Sur VK


Sur Youtube